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Guy XII de Laval ou Jean de Laval

mardi 5 mars 2019, par ljallamion

Guy XII de Laval ou Jean de Laval (ap. 1327-1412)

Seigneur de Laval-Vicomte de Rennes-Baron de Vitré-Seigneur de Gavre et d’Acquigny-Châtelain du Désert-Gouverneur de Bretagne

Armes portées par Guy XII de Laval lors du rôle d'armes du second traité de Guérande (1381).Il fut nommé Jean au baptême par Jean III de Bretagne, duc de Bretagne, son oncle, et pris en succédant à son frère aîné, le nom de Guy suivant la loi de sa maison.

Pierre Le Baud, rappelle que dès le début du 15ème siècle, le comte Guy XII aimait les bons chantres et musiciens dont il entretenait plusieurs de ceux-ci à ses dépens.

Sa position de grand féodal fortuné, impliqué dans les conflits de succession en Bretagne, le plonge au cœur des antagonismes de la guerre de Cent Ans. Son nom est uni à ceux de Bertrand du Guesclin et de Olivier V de Clisson. On doit remarquer que tous les trois appartenaient à la maison de Laval [1].

Fils de Guy X de Laval et de Béatrix de Bretagne , marié en 1348 avec Louise de Châteaubriant, fille de Geoffroy VII, sire de Châteaubriant [2], et de Jeanne de Belleville , et sœur de Geoffroy VIII, lequel, étant mort sans enfants, la laissa héritière de la terre de Châteaubriant, la cinquième des neuf grandes baronnies de Bretagne.

Louise de Châteaubriant, s’éteint en 1383, et est enterrée à l’Abbaye de Clermont [3]. Guy XII était héritier de la terre de Châteaubriant, mais après un arrangement renonça à ses prétentions à la suite d’un arrangement avec Louis de Dinan.

Marié avec dispense le 28 mai 1384 avec Jeanne de Laval-Tinténiac, sa parente au 3e degré, dame de Châtillon [4], veuve du connétable Bertrand Du Guesclin.

Jeanne de Laval possédait Meslay [5], Montsûrs [6], Olivet [7], Courbeveille [8], Bouère [9], dans la baronnie de Laval [10], Aubigné [11] et plusieurs autres lieux en Bretagne : Châtillon, Tinténiac [12], Bécherel [13] et de Romillé [14]. Ce mariage fait rentrer dans les mains de Guy XII de Laval des biens qui étaient sortis par le don en parage fait en 1292 à André de Laval , fils de Guy VIII de Laval . Guy XII récompensa sa baronnie, morcelée par les mariages. II racheta aussi de Jean L’Archevêque les seigneuries de Saint Ouën* et de Juvigné [15].

Malgré ses liens l’attachant à la Bretagne, il se tient écarté de la Guerre de Succession de Bretagne jusqu’en 1356. Il demeure en Guyenne [16], gardant plusieurs places appartenant à sa femme. Le douaire d’ Isabeau de Craon , sa belle-sœur fut à la mort de Guy XI de Laval , et à la suite d’un accord signé à Château-Gontier [17], assigné sur les terres d’Acquigny [18], de Sainte-Marguerite, de Crevecœuret de Frego, en Normandie. Au même moment, des guerres désolaient la Normandie à cette époque, le château d’Acquigny fut pris par le parti de Charles II de Navarre.

La Guerre de Succession de Bretagne ne s’arrête pas, la veuve de Jean IV de Montfort, Jeanne de Flandre dite Jeanne la Flamme, reprenant la lutte au nom de son fils, le futur Jean IV de Montfort. Rennes est à nouveau assiégée en 1357, par Henri de Grosmont duc de Lancastre [19], l’événement étant resté célèbre de par la présence de Bertrand Du Guesclin.

Après la Bataille de Poitiers [20] en 1356 dans lequel Jean II le Bon est fait prisonnier, Guy XII se jette dans Rennes avec le vicomte de Rohan [21] et d’autres seigneurs, pour défendre cette place assiégée par Henry de Grosmont, duc de Lancastre. Cette opération est sans doute effectuée par Couanier de Launay sur la demande de son oncle Pierre de Laval évêque de Rennes .

Par la suite, Bertrand Du Guesclin est fait prisonnier par John Chandos, chef de l’armée anglaise. Sa rançon est de 100 000 livres. Le roi de France paie 40 000 livres, Guy XII de Laval répond du reste.

Le 9 mai 1363, Gui XII, assisté d’un grand nombre de seigneurs, consentit à ce que les ermites de l’ordre de Saint-Augustin demeurent à perpétuité à Guinefolle, dans le faubourg de Vitré [22], et y possèdent des maisons, des jardins et d’autres propriétés.

Guy XII fut aussi sollicité par Urbain V pour ramener la paix entre Jeanne de Penthièvre dite la boiteuse, duchesse de Bretagne et Jean de Montfort.

En 1370, comme les Anglais couraient la France sous la conduite de Robert Knoles , le roi Charles V lui donna commission de lever deux compagnies d’hommes d’armes pour s’opposer aux passage et ravages de ces ennemis. En même temps, le roi rappela Bertrand du Guesclin et le mit à la tête de son armée avec le titre de connétable [23].

Apprenant le retour de Bertrand du Guesclin, les troupes anglaises s’étaient éloignés de Paris et se dirigeaient vers la Bretagne, pour y prendre leurs quartiers d’hiver. Le 4 décembre 1370, lors de la bataille de Pontvallain [24], Bertrand Du Guesclin, opérant par surprise, défait les troupes anglaises de Robert Knolles commandées par son lieutenant Thomas Granson, permettant ainsi la libération pour quelque temps de la province du Maine [25] et des forteresses angevines tenues par les Anglais. Robert Knolles dut alors se replier en Bretagne. Cette défaite des Anglais est due en grande partie à la valeur de Guy XII de Laval ; et le roi Charles V le reconnut lui-même par le don qu’il lui fit de 4000 livres d’or avec une pension de 300 livres par mois pour son état.

Guy XII suit en 1371 Bertrand Du Guesclin en Poitou [26]. Il prend part aux conquêtes que le Connétable effectue sur les Anglais. Contrairement aux habitudes de la chevalerie française, Du Guesclin ne procède pas par grandes campagnes avec tout l’ost [27] français, mais préfère reconquérir méthodiquement des provinces entières, assiégeant château après château. Il va chasser les Anglais de la Normandie, de la Guyenne, de la Saintonge [28] et du Poitou.

Au commencement de 1373, toutes les régions comprises entre la Loire et la Garonne reconnaissent l’autorité de Charles V. Les sires de Laval, de Clisson et de Rohan reçoivent enfin la reddition de la Roche-sur-Yon [29], qu’ils assiègent depuis près d’un an. Après cette campagne militaire, ces seigneurs retournes dans leurs possessions.

En 1373, Louis 1er de Naples, duc d’Anjou [30], gendre de Jeanne, duchesse de Bretagne, et du Guesclin, rentrent en Bretagne avec de grandes forces, dans la vue de punir le duc Jean IV de Bretagne de ses pratiques secrètes avec l’Angleterre.

Guy XII Laval se joint aux seigneurs bretons soulevés contre Jean IV de Bretagne ; et, tandis que le vicomte de Rohan s’empare de Vannes [31], et Clisson d’autres villes, Guy XII marche contre Rennes [32] dont il se rend maître.

Guy XII fait continuer les travaux commencés par Jean IV de Bretagne pour la construction de Notre Dame de Bonne Nouvelle de Rennes [33], fondée à la suite de la bataille d’Auray [34]. Le chœur et une partie des dortoirs et des cloîtres sont achevés par ses soins.

Ces échecs obligent Jean IV de Bretagne à se retirer en Angleterre. Le but du roi Charles V est de réunir le duché de Bretagne au domaine royal de France comme un moyen assuré d’établir la tranquillité du royaume, avec promesse de faire bonne part aux seigneurs alliés ; et, pour cela, il leur demande les places et forteresses qu’ils y possèdent.

Devant les manœuvres de Charles V, Guy XII de Laval, dans une conférence qu’il tient en son hôtel avec les deux autres seigneurs, leur remontre la conséquence de la prétention du roi. Rappelant tous les avantages dont ils seraient privés par la réduction de la Bretagne en simple province du royaume de France. Le résultat de cette allocution est le prompt départ des barons pour la Bretagne.

Jean IV, débarque avec des troupes anglaises à Dinard [35] le 3 août 1379 dans un climat d’allégresse et reprend le contrôle du duché. Les seigneurs de Laval, de Châtillon et du Guesclin indiquent ce retour au duc d’Anjou. La lettre de Guy XII exprime la confiance que lui inspirent les premières déclarations du duc et l’espoir de voir promptement la Bretagne purgée d’Anglais.

Une trêve est signée avec la France dès le 14 octobre. Les Anglais prennent quatre places fortes maritimes et dix châteaux, places fortes stratégiques, pour garantir la dette contractée par Jean IV pour cette reconquête de son duché note.

En avril 1380 les représentants des États, dont Guy XII, inquiets de la présence anglaise envoient une supplique au roi afin qu’il accorde son pardon au duc et lui permette de conserver son héritage.

Charles V meurt en juillet 1380, la réconciliation avec Charles VI est alors possible et donne lieu au second traité de Guérande [36] le 4 avril 1381.

Guy XII fait la campagne de Flandre à partir de 1381 avec le vicomte de Rohan et Olivier V de Clisson. Guy XX participe au Passage de Comines [37], puis tous trois combattent à la Bataille de Roosebeke [38].

Le duc Jean IV de Bretagne étant réconcilié avec la France, accompagne le roi Charles VI, en 1382, dans son expédition de Flandre. Avant son départ, il donne commission à Guy XII de Laval, par lettres scellées le 22 juillet de la même année, de gouverner la Bretagne en qualité de lieutenant général, avec pouvoir d’agir comme sa propre personne, de donner des grâces, d’établir des gouverneurs et des capitaines dans toutes les places, d’accorder des trêves et d’agir, en un mot, comme le duc lui-même.

La rivalité avec les Penthièvre et Jean IV de Bretagne demeure malgré la mort de Jeanne de Penthièvre en 1384. Le chef de cette maison est désormais son fils Jean 1er de Chatillon prisonnier en Angleterre.

Les biens de la famille de Penthièvre sont administrés par le Connétable de France Olivier V de Clisson dont la fille Marguerite de Clisson est devenu l’épouse de Jean 1er de Chatillon. Marguerite est aussi la fille de Catherine de Laval .

Guy XII de Laval était avec Beaumanoir et le Connétable de Clisson, le 26 juin 1387 au château de l’Hermine [39], lorsque Jean IV de Bretagne fait arrêter secrètement Clisson.

Peu après, le duc de Bretagne négocie avec Guy XII : il se contente d’une rançon et fixe celle-ci à 100 000 livres d’or, il exige la remise de toutes les places qui appartiennent à Clisson en Bretagne, et demande la rupture du mariage proposé à Jean 1er de Chatillon. Laval promet tout . La Bretagne est alors au bord de la guerre civile. Guy XII quitte alors la Bretagne pour venir habiter dans le Maine. Le conflit dure jusqu’à la réconciliation de 1395.

Le 26 février 1396, Guy XII figure parmi les barons dans l’acte d’assignation de douaire faite à Jeanne de Navarre, duchesse de Bretagne. Au cours de l’année 1398, un bourgeois de Vitré, nommé Pierre Pilet, accuse Guillaume, seigneur de Marcillé-Robert [40], d’avoir fait tuer par ses fils un des parents de l’accusateur.

Il fait, en 1401, un accord avec Pierre II d’Alençon , pour délimiter leurs juridictions réciproques.

La duchesse Jeanne de Navarre, veuve de Jean IV de Bretagne, ayant accordé son mariage avec Henri IV d’Angleterre, roi d’Angleterre, et se disposant à l’aller joindre, invite, en 1402, le duc de Bourgogne, Philippe le Hardy, à venir la trouver.

Le duc se rend, le 1er octobre à Nantes [41], où la duchesse lui remet, le 19 octobre, la tutelle de ses enfants et la régence du duché pendant la minorité de l’aîné. Plusieurs seigneurs bretons, le comte de Penthièvre à leur tête, s’opposent à cette disposition, et redoutent les inconvénients qui peuvent surgir du séjour du jeune duc en Angleterre. Le duc de Bourgogne part de Nantes le 3 décembre. Il obtient, malgré l’opposition de quelques seigneurs, que la régence de Bretagne [42] lui soit confiée et que les enfants de Jean IV lui sont remis en garde. Guy XII de Laval est nommé administrateur des biens des enfants mineurs de Jean IV de Bretagne, et reçoit procuration pour administrer le duché pendant l’absence du duc de Bourgogne. Il est en même temps établi capitaine de Jugon [43], place alors très importante.

En 1404, curateur du duc Jean IV de Bretagne depuis la mort du père de celui-ci, Guy XII est déchargé de ses fonctions par Jean V de Bretagne par lettres patentes du 14 janvier, en raison des faiblesses dues à son âge. Jean confirme les officiers qu’il a institués, et le met à l’abri.

Guy XII de Laval acquiert le domaine du Saint-Ouën-des-Toits [44] en 1408.

Il décède au château de Laval [45] le 24 avril 1412, et est inhumé à l’abbaye de Clermont

Guy XII de Laval, et sa femme, tous les deux dans leur vieillesse s’adonnèrent aux œuvres de piété et firent plusieurs fondations importantes. Ils sont à l’origine : de la fondation et de la construction du couvent des Cordeliers de Laval [46], des fondements de ce qui deviendra par la suite la Collégiale Saint-Tugal de Laval [47], du don de la terre de Saint-Léger-en-Charnie [48] à la Chartreuse du Parc-en-Charnie [49].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de « Guy XII de Laval », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910

Notes

[1] La maison de Laval est une famille, ou plutôt une succession (en lignée féminine) de cinq familles de la noblesse française, qui fut influente dès le 11ème siècle, aussi bien dans le comté du Maine que dans le duché de Bretagne. À partir du 14ème siècle, elle devint, avec les Rohan et les Clisson, une des familles les plus puissantes du duché de Bretagne, tout en restant la première famille du Maine. Tout au long du Moyen Âge, elle sut préserver ses intérêts en maintenant une relation équilibrée entre les ducs de Bretagne et les rois de France. Néanmoins, à la fin de la guerre de Cent Ans, les comtes de Laval rejoignent la cause royale et participent aux batailles contre les Anglais. Les victoires successives de Charles VII leur permettent d’affermir encore leur position et leur fortune. À la fin du 15ème siècle, la maison de Laval a acquis un statut quasi princier, et elle possède de vastes domaines dans tout le Nord-Ouest de la France. Elle atteint son apogée sous la Renaissance, avant de décliner à partir du milieu du 16ème siècle.

[2] Châteaubriant est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique. Elle fait partie de la Bretagne historique et du pays de la Mée. Entourée d’un paysage à dominante rurale, elle s’est développée autour de son château qui fut le théâtre de combats liés à l’affrontement entre la Bretagne et la France.

[3] L’abbaye Notre-Dame de Clermont (ou de Clairmont) est une ancienne abbaye cistercienne située à quatre kilomètres du bourg d’Olivet dans le département de la Mayenne. Elle a été fondée en 1150 par Guy IV de Laval et fut longtemps la nécropole de la famille de Laval. Il s’agit de la première fondation de l’ordre cistercien dans le Bas-Maine et la 63ème des 66 fondations directes de l’Abbaye de Clairvaux.

[4] Châtillon-en-Vendelais, est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Un château fortifié y fut construit en 1040 et pris le nom de Plessis-Innoguen. Il fut donné au deuxième seigneur de Vitré, Tristan qui épousa Innoguen, la sœur de Main, seigneur de Fougères. En 1270, la seigneurie de Châtillon appartenait à Guy VIII de Laval, sire de Laval, Vitré et Châtillon. En 1430, Michel de Malnoë était capitaine du château de Châtillon. Ce château supporta plusieurs sièges : en 1488, Louis II de la Trémoïlle y passa avec son armée. En 1500, de nombreux manoirs existaient dans la paroisse : Bois-Morin, Daudrie et l’Ecoublère appartenaient au comte de Laval ; Bredotière, à Anne Houdry ; la Mazure, à Guillaume de Gesnes ; Haute et Basse Rouxière, à André Hardy ; Blairons, à Michel Le Bouteiller ; le Bois-Teuilleul

[5] Le château de Meslay était un château fort situé à Meslay-du-Maine, entouré de douves. C’était une des dix châtellenies du comté de Laval. Il était situé sur la partie sud de la place centrale actuelle. En 1129, le comte d’Anjou Geoffroy Plantagenêt assiège le château de Meslay, appartenant alors à Guy III de Laval, pendant trois semaines. Guy de Laval avait formé une coalition contre son suzerain. Le comte renverse les murs de la place, enfonce les portes, et étant parvenu jusqu’au donjon, le détruit, puis il rase entièrement le château. La victoire des Angevins est suivie d’un pillage, du massacre d’une partie de la population, de la destruction des murs et des chaumières du village. La citadelle est par la suite reconstruite. En 1292, la terre de Meslay-du-Maine arrive dans la famille de Laval puisqu’elle fait l’objet d’un partage entre les enfants de Guy VIII de Laval et de Jeanne de Beaumont. Jeanne de Laval-Tinténiac, veuve de Bertrand Du Guesclin, habita le château de Meslay, et y épousa Guy XII de Laval en 1384. Elle est mariée avec dispense le 28 mai 1384 avec Guy XII de Laval, son parent au 3e degré.

[6] Le château de Montsûrs était un château situé à Montsûrs. Il reste deux tours du château où naquit André de Lohéac, compagnon de Jeanne d’Arc. Le château était situé sur des escarpements naturels renforcés par de profondes douves alimentées par la Jouanne et le Vesnard. La ville de Montsûrs était une des dix châtellenies du comté de Laval.

[7] Le château d’Olivet était un château situé à la lisière de la forêt de Concise au nord-ouest d’Olivet dans le département de la Mayenne. Situé près de Laval, sur les confins de la Bretagne, il avait été reconstruit par François de Laval, évêque de Dol.

[8] Le château de Courbeveille était un château situé à Courbeveille, sur la lisière de la région forestière située aux confins de la Bretagne. C’était une des 10 châtellenies du comté de Laval. Il est construit sur les marches de Bretagne comme un grand nombre de châteaux. Il est mentionné au 12ème siècle dans le castrum curvae villae. Possession de la famille de Laval, en 1269, Guy VII de Laval reconnaît à sa fille Yolande les droits sur la terre de Courbeveille. En 1292, Guy VIII de Laval donne la terre de Courbeveille à ses enfants issus de son deuxième mariage avec Jeanne de Beaumont. Son fils, André de Laval, mari d’Eustache de Beaucay, en bénéficie, puis la donne à leur fils Jean de Laval-Châtillon. Jeanne de Laval-Tinténiac, sa fille épouse Guy XII de Laval. Anne de Laval laisse Courbeveille à André de Lohéac, auquel succède son frère Louis de Laval-Châtillon.

[9] Bouère est une commune française, située dans le département de la Mayenne. Bouère se trouve au sud-est de la Mayenne, à la limite entre les anciennes provinces du Maine (bas-Maine) et de l’Anjou (Haut-Anjou). La commune se trouve entre Grez-en-Bouère et Saint-Denis-d’Anjou, à 35 km de Laval, 54 km d’Angers et 70 km du Mans.

[10] La baronnie de Laval est un ancien territoire situé à la frontière entre le duché de Bretagne et le comté du Maine. Sa capitale était Laval. Seigneurie puissante et influente, cette baronnie fut érigée en comté en 1429, récompensant ainsi l’aide apportée par ses seigneurs aux rois de France, au cours de la guerre de Cent Ans.

[11] Aubigné est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. La fonction initiale de la commune est militaire. Le seigneur d’Aubigné est aussi considéré que les grands féodaux de Vitré, de La Guerche ou de Châteaugiron. Aubigné formait dès le 11ème siècle une importante seigneurie qui s’étendait sur dix paroisses : Aubigné, Saint-Aubin-d’Aubigné, Andouillé, Neuville, Feins, Montreuil-sur-Ille, Saint-Germain-sur-Ille, Saint-Médard, Chevaigné, Melesse, et une partie des paroisses de Dingé et de Saint-Léger ; la famille d’Aubigné a plusieurs représentants connus à cette époque (Raoul d’Aubigné est cité en 1095, Juhel d’Aubigné en 1122, etc.) ; elle se fond par mariage dans la famille des barons de Vitré, puis à partir de 1251 dans la maison de Laval. À l’abri des tours du château, se développe une activité commerciale croissante qui donne au début du 11ème siècle un marché hebdomadaire et trois foires annuelles. Au 15ème siècle, le château est abandonné et son territoire se voit décliner.

[12] Tinténiac est mentionné pour la première fois en 1032 dans le cartulaire de l’Abbaye Saint-Georges de Rennes, l’église et le bourg y sont alors donnés par le duc de Bretagne Alain III à sa sœur Adèle 1ère, abbesse de Saint-Georges de Rennes en 1032, à l’occasion de la fondation de l’abbaye. L’Abbaye rétrocède dès 1036 une partie de son fief au chevalier Donoual ou Donoald. L’abbesse demande alors à Donoual de construire un château fort pour protéger ses terres (il s’agit d’une forteresse aujourd’hui remplacé par le château de Montmuran). Les successeurs de Donoal porteront longtemps le nom d’Ismaëlites, peut-être à la suite d’un pèlerinage en Terre-Sainte fait par Guillaume au début du 11ème siècle. Ils prennent le nom de Tinténiac à la fin du 12ème siècle. La seigneurie de Tinténiac était une châtellenie d’ancienneté et s’étendait sur sept paroisses, avec un droit de haute justice. En 1168, Henri II, roi d’Angleterre, guerroyant contre Eudon de Porhoët détruisit de fond en comble le château de Tinténiac. Ce fut alors que les héritiers des Ismaëlites bâtirent à quelque distance de Tinténiac, dans la paroisse des Iffs, le Château de Montmuran. En 1351, le chevalier Jean de Tinténiac s’illustre dans le combat des Trente qui a lieu à Mi-Voie près de Josselin. Isabeau de Tinténiac, la fille unique de Jean de Tinténiac épouse vers 1347 Jean de Laval, seigneur de Châtillon-en-Vendelais. Elle apporte à la famille de Laval toute la seigneurie de Tinténiac-Montmuran.

[13] Bécherel est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. En 1124, Alain de Dinan reçoit en partage la terre de Bécherel et y fait élever, dominant la vallée, un château en pierre autour duquel se développe la cité. En 1168, Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre s’empare de la ville, très convoitée pour sa position stratégique, et la fait fortifier. La situation stratégique de Bécherel, en haut d’un promontoire rocheux qui permet de surveiller jusque vers Dinan au nord, en fait l’objet des convoitises pendant les guerres du Moyen Âge. La ville est assiégée quatre fois entre le 11ème et le 15ème siècles, notamment pendant la guerre de Succession de Bretagne : les Anglais, alliés de Jean de Monfort, occupent Bécherel. En 1363, Charles de Blois, accompagné de Bertrand Du Guesclin, assiège la ville, mais Jean de Montfort rassemble des troupes et vient les contre assiéger. Les deux parties décident de régler leur différend sur les landes d’Évran, non loin de Bécherel, mais les évêques interviennent, et un partage de la Bretagne est décidé entre les Monfort et les Blois. En avril 1371, Olivier V de Clisson met à nouveau le siège devant la ville occupée par les Anglais. Il est rejoint en août par Bertrand Du Guesclin. En 1373, le château fort est encore assiégé par les Français. Bécherel est aux mains des Français en 1374.

[14] Romillé est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. La seigneurie et l’ancien manoir du Perron à Romillé appartinrent successivement à la famille Colin, au 15ème siècle, à Pierre de la Douesnellière, seigneur du Fail, en 1500 et à Thomas Trémaudan en 1677.

[15] Juvigné est une commune française, située dans le département de la Mayenne

[16] La Guyenne est une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. Ses limites ont fluctué au cours de l’histoire sur une partie des territoires des régions françaises Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Portant le titre de duché, la Guyenne avait pour capitale Bordeaux. Son nom est apparu au 13ème siècle en remplacement du terme d’« Aquitaine ». Sous l’Ancien régime, la Guyenne était l’une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais. La Guyenne était couramment associée avec la Gascogne dont la capitale était Auch et qui regroupait notamment l’Armagnac, le Bigorre, le Labourd, la Soule et le Comminges. Guyenne et Gascogne partageaient ainsi le même gouvernement général militaire.

[17] La baronnie de Château-Gontier, est une ancienne baronnie médiévale, érigée en marquisat en 1656. Elle offre cette particularité historiquement intéressante que sa limite nord était comme indécise entre le comté de Laval, le comté du Maine et l’Anjou. L’autorité civile et féodale du comte d’Anjou avait empiété par droit de conquête sur le territoire du Maine, avant le 11ème siècle, mais à une époque où les paroisses étaient déjà constituées. Aussi l’évêque du Mans avait-il maintenu sa juridiction sur l’étendue de son diocèse. C’est ainsi, du moins, que l’abbé Angot croit devoir comprendre et expliquer ce phénomène anormal.

[18] Acquigny est une commune française située dans le département de l’Eure. Acquigny était, avant la Révolution, une paroisse du diocèse d’Évreux, doyenné de Louviers, vicomté et élection de Pont-de-l’Arche, généralité de Rouen. Les moines de Conches y possédaient le prieuré de saint Mauxe et de saint Vénérand, et avaient le patronage de l’église qu’ils échangèrent au 18ème siècle avec les seigneurs du lieu. Cette commune était le chef-lieu d’une ancienne baronnie longtemps divisée en plusieurs parties et possédée par d’illustres familles

[19] Le titre de duc de Lancastre a été porté plusieurs fois au 14ème et au début du 15ème siècle. La première création du titre date du 6 mars 1351 pour Henry de Grosmont, comte de Lancastre, Leicester, Derby et Lincoln. Il était un arrière-petit-fils d’Henri III d’Angleterre, et ce titre s’éteint avec lui en 1361. Jean de Gand fut le deuxième à recevoir ce titre le 13 novembre 1362. Il était aussi comte de Lancastre, Richmond, Derby et Leicester. Il était le quatrième fils du roi Édouard III d’Angleterre, et avait épousé Blanche de Lancastre, la cinquième comtesse de Lancastre, fille de Henry de Grosmont. Quand il mourut, le 4 février 1399, le duché passa à son fils, Henri de Bolingbroke, 1er duc d’Hereford. Plus tard cette même année, ce dernier usurpa la couronne d’Angleterre du roi Richard II, et accéda au trône sous le nom d’Henri IV. Par conséquent, le duché fut rattaché à la couronne.

[20] La bataille de Poitiers a été livrée au cours de la guerre de Cent Ans le 19 septembre 1356 à Nouaillé-Maupertuis, près de Poitiers en Aquitaine. Le roi de France Jean II le Bon cherche à intercepter l’armée anglaise conduite par Édouard de Woodstock, prince de Galles, qui est en train de mener une chevauchée dévastatrice. Par une tactique irréfléchie, Jean II conduit ses troupes, quoique numériquement très supérieures, au désastre et se fait prendre, ainsi que son fils Philippe et de nombreux membres éminents de la chevalerie française. Les conséquences de la défaite française sont catastrophiques pour la couronne des Valois. Le pays est nominalement dirigé par l’héritier du trône, le dauphin Charles. Celui-ci doit affronter la Grande Jacquerie en 1358, qui conteste les privilèges de la noblesse, celle-ci ayant perdu de son prestige à Poitiers. La première phase de la guerre de Cent Ans s’achève par une indéniable victoire anglaise, qui est confirmée par la signature du traité de Brétigny en 1360.

[21] En 1603, la vicomté de Rohan est érigée en duché, par lettres patentes du roi Henri IV. Henri II de Rohan devient donc 1er duc de Rohan.

[22] Vitré est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Vitré est au Moyen Âge le siège d’une baronnie. Au 13ème siècle, le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau est. La place du Château qui était considérée comme une avant-cour, était urbanisée en réalité. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le 13ème siècle, Vitré réunit tous les éléments de la ville.

[23] Tirant son nom de son origine de “comte de l’étable”, le connétable a, au Moyen Âge, la charge de l’écurie et de l’organisation des voyages du roi. Au 14ème siècle, sa fonction évolue vers le commandement de l’armée en temps de guerre et le conseil militaire du roi en temps de paix. Du Guesclin, Clisson, Bourbon… font partie des grands connétables de France. Supprimée en 1627, la charge de connétable est rétablie par Napoléon 1er en 1804 pour son frère Louis.

[24] La bataille de Pontvallain est une victoire de l’armée française contre les Anglais, le 4 décembre 1370, pendant la guerre de Cent Ans, à Pontvallain, dans le comté du Maine

[25] Le Maine est une région historique et culturelle française, correspondant à une ancienne province et dont la capitale est Le Mans. Le Maine fut aussi un comté et un duché. Ses limites correspondent historiquement depuis l’époque carolingienne jusqu’à la révolution à l’évêché du Mans de l’ancien régime.

[26] Le Poitou était une province française, comprenant les actuels départements de la Vendée (Bas-Poitou), Deux-Sèvres et de la Vienne (Haut-Poitou) ainsi que le nord de la Charente et une partie de l’ouest de la Haute-Vienne, dont la capitale était Poitiers. Il a donné son nom au Marais poitevin, marais situé dans l’ancien golfe des Pictons, sur la côte occidentale de la France, deuxième plus grande zone humide de France en superficie après la Camargue ; le marais s’étend de l’Atlantique aux portes de Niort et du sud de la Vendée au nord de La Rochelle.

[27] Le terme ost ou host désignait l’armée en campagne à l’époque féodale et le service militaire que les vassaux devaient à leur suzerain au Moyen Âge. Dès le haut Moyen Âge, le service d’ost ou ost s’imposait à tous les hommes libres (« homines liberi »), appelés plus tard vavasseurs.

[28] La Saintonge est une ancienne province française dont les limites ont plusieurs fois varié avec le temps. Partie intégrante de la province romaine d’Aquitaine ou Aquitania durant l’antiquité (Saintes devenant la première capitale de ce vaste ensemble), elle est ensuite placée selon les époques dans la mouvance des rois et ducs d’Aquitaine, des comtes d’Anjou puis des comtes de Poitiers ramnulfides, avant d’être de nouveau intégrée au duché d’Aquitaine pour plusieurs siècles.

[29] La Roche-sur-Yon est une commune du Centre-Ouest de la France, préfecture du département de la Vendée

[30] En 1360, le roi Jean II le Bon érigea l’Anjou en duché, et le donna pour apanage à son second fils Louis. Louis prend le titre de roi de Sicile le 30 août 1383, le titre royal de Naples étant « roi de Sicile et de Jérusalem ». Il meurt en 1384 à Bari, sans avoir obtenu de résultat décisif contre son compétiteur Charles de Durazzo, qui conserve le pouvoir effectif.

[31] Vannes est une commune française située dans l’ouest de la France. La ville, située en Basse-Bretagne, est la préfecture du département du Morbihan. Ville du missus Nominoë, Vannes est une des cités royales de l’éphémère royaume de Bretagne. En partie détruite lors des invasions normandes au 10ème siècle, la ville connaît de nombreux sièges jusqu’à la fin de la guerre de Succession de Bretagne avant de devenir la résidence préférée des ducs Jean IV et Jean V. La Chambre des comptes de Bretagne est créée à Vannes et y siège jusqu’en 1491-1499 ainsi que le parlement de Bretagne qui devient cour souveraine en 1485. Le Parlement reste à Vannes jusqu’en 1553, date à laquelle Nantes et Rennes se le disputent. Vannes est la première capitale de l’État breton et le siège de son administration supérieure. La ville reste pourtant de taille modeste.

[32] Rennes est une commune de l’Ouest de la France, chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine. La ville voit son pouvoir politique s’accroître au Moyen Âge en devenant successivement forteresse des Marches de Bretagne puis capitale du duché de Bretagne. Sous l’Ancien Régime, l’union de la Bretagne à la France range progressivement Rennes au rang de grande ville provinciale. L’implantation du Parlement de Bretagne à Rennes au 16ème siècle puis du palais du Parlement de Bretagne au 17ème siècle a cependant permis à la Bretagne de conserver jusqu’à la Révolution française une certaine autonomie à l’égard du pouvoir royal de l’époque.

[33] L’église Saint-Aubin basilique Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, est une basilique catholique mineure située dans le centre-ville de Rennes, en Bretagne, sur la place Sainte-Anne. L’édifice actuel, inachevé, remplace une ancienne église homonyme située sur la même place.

[34] La bataille d’Auray du 29 septembre 1364 est la dernière bataille de la guerre de Succession de Bretagne, guerre régionale qui s’inscrit dans la rivalité franco-anglaise de la guerre de Cent Ans. Elle oppose une armée anglo-bretonne aux ordres de Jean III de Montfort à une force franco bretonne soutenant le parti de Charles de Blois.

[35] Dinard est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Durant le Moyen Âge, Dinard n’est qu’un très modeste port de pêche et village de pêcheurs à la périphérie de Saint-Énogat, bourg beaucoup plus important, comprenant une église et un cimetière, et chef-lieu de la commune de Dinard. Cette paroisse est dédiée à Saint Enogat, dont la tradition en fait le cinquième évêque d’Aleth. Le duc Jean IV de Bretagne débarque d’Angleterre le 3 août 1379. Une des plus célèbres chansons du Barzaz Breiz, An Alarc’h (« Le Cygne »), restitue ce débarquement à Dinard qui signe le début de la reconquête de la Bretagne, après la tentative de confiscation du duché par le roi de France Charles V.

[36] Le second traité de Guérande est signé le 15 janvier 1381 et ratifié le 4 avril, semble-t-il par Guillaume du Val, chevalier, seigneur du Val, noble à Inzinzac. Le duc Jean IV de Bretagne recouvre ses biens, contre l’hommage prêté au roi de France, Charles VI, le versement d’une indemnité et le renvoi des conseillers anglais. La neutralité de la Bretagne est imposée.

[37] Le passage de Comines est un élément préalable de la bataille de Roosebeke, également appelée « bataille du Mont-d’Or ». Il se déroule à Comines où l’armée du roi Charles VI de France réussit à traverser la Lys en 1382, pendant que Philippe van Artevelde assiège Audenarde.

[38] La bataille de Roosebeke, également appelée « bataille du Mont-d’Or », se déroula près du village de Roosebeke, actuellement Westrozebeke en Flandre-Occidentale, le 27 novembre 1382. Elle opposa une troupe de miliciens flamands, commandés par Philippe van Artevelde à l’ost français conduit par le roi Charles VI de France et commandé par le connétable Olivier V de Clisson.

[39] Le château de l’Hermine était un petit château fort intégré aux remparts de la ville de Vannes (Morbihan). Le château fut la résidence principale des ducs de Bretagne entre la fin du 14ème siècle et le 15ème siècle. Ruiné puis démantelé au 17ème, il fut remplacé au cours du 18ème siècle par un hôtel particulier, l’hôtel Lagorce, qui prit le nom de son propriétaire. On l’appelle cependant communément le château de l’Hermine, le souvenir de l’ancienne forteresse des ducs étant bien ancré dans la mémoire des Vannetais.

[40] Marcillé-Robert est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Marcillé-Robert est une localité très ancienne : on y battait monnaie dès le début du 7ème siècle. Petite ville fortifiée, les remparts du 15ème siècle étaient coupés par trois portes et la ville se divisait en trois bourgs : à l’ouest, la Ville-Bedon, au centre, la ville proprement dite et, à l’est, le bourg avec l’église. Au milieu de la ville s’élevaient les halles détruites vers 1884. Un château édifié au début du 11ème siècle par le premier seigneur de Vitré, Riwallon, pour son fils Robert : c’est alors que Marcillé prit le nom de Robert. Le château fut démantelé en 1595.

[41] Le comté de Nantes faisait partie de la marche établie par les rois Francs à la frontière de la Bretagne indépendante. Durant la première moitié du 8ème siècle, les évêques de Nantes (Agathée et ses trois successeurs : Amelon, Saint Émilien et Salvius) cumulèrent avec le titre de « Comte de Nantes ». Il fut conquis par Nominoë en 851 avec le traité d’Angers. Salomon de Bretagne, par ses conquêtes agrandi les limites territoriales de la Bretagne jusqu’à son expansion maximale. Mais fragilisé par cet immense territoire, ainsi que par les attaques vikings et franques, la Bretagne se replie sur ses fiefs bretons. Dès le début du 10ème siècle, Nantes est mise sous protection de l’Anjou face aux menaces vikings et bretonnes. Malgré cela, Nantes fut occupé par les Vikings de 919 à 937 avant d’être reconquise par Alain II de Bretagne. Le Pays Nantais constitua ensuite un comté dont les titulaires disputèrent le titre de duc de Bretagne aux comtes de Rennes. Dans cette lutte du pouvoir, Nantes et Rennes reçurent le soutien de leurs alliés respectifs, la maison de Blois pour Rennes et l’Anjou pour Nantes. Par mariage, Nantes passa successivement de la famille comtale de Cornouaille à la dynastie angevine des Plantagenêts avant d’être définitivement incorporée au domaine des Ducs de Bretagne au 13ème siècle.

[42] Le Duché de Bretagne est un duché féodal qui a existé de 939 à 1547. Son territoire, partie de celui de l’ancienne Armorique, correspond à la région Bretagne actuelle avec une grande partie du département de la Loire-Atlantique où se trouvent la ville de Nantes et l’ancien pays de Retz. Le duché s’est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d’influence du duché de Normandie, du royaume de France et du royaume d’Angleterre. À plusieurs reprises, les ducs ont essayé de se détacher de ces influences. Succédant au royaume de Bretagne, le duché naît en 936, en plein cœur de l’occupation de la Bretagne par les troupes viking du chef Incon. Alain Barbetorte, petit-fils du dernier roi de Bretagne Alain 1er Le Grand, libère le pays du joug normand et devint alors le premier duc de Bretagne. Pendant près de trois siècles, du 10ème siècle au 12ème siècle, les grandes maisons comtales bretonnes (Nantes, Rennes, Cornouaille) se disputent ardemment le pays breton et finissent par posséder le duché les unes après les autres.

[43] Jugon-les-Lacs est une ancienne commune du département des Côtes-d’Armor.

[44] Le château de Saint-Ouën-des-Toits est un château situé à Saint-Ouën-des-Toits, sur la lisière de la région forestière située sur les confins de la Bretagne. C’était une des dix châtellenies du comté de Laval. Il est construit sur les marches de Bretagne comme un grand nombre de châteaux. Sa position et ses fortifications étaient placées comme à l’avant garde de la ville de Laval. Cette terre est livrée à la concurrence entre les seigneurs de Laval et les seigneurs de Mayenne. En 1388, on y trouve un chastel et chastellenie. Aucun document antérieur à cette date n’en fait auparavant état. Guy XII de Laval acquiert le domaine en 1408

[45] Le château de Laval est un château situé à Laval, dans le département français de la Mayenne. Il est composé de deux ensembles architecturaux distincts : le Vieux-Château, édifice défensif médiéval construit à partir du 12ème siècle, et le Château-Neuf, ouvrage de la Renaissance dont l’édification a commencé en 1542.

[46] Les frères mineurs conventuels furent établis à Laval à la fin du 14ème siècle par Guy XII de Laval, et sa femme Jeanne de Laval, veuve en premières noces du connétable Bertrand Du Guesclin. Tous les deux dans leur vieillesse s’adonnèrent aux œuvres de piété et firent plusieurs fondations importantes. Ils s’adressèrent à l’antipape Benoît XIII, dont la France suivait alors l’obédience, et lui exposèrent leur désir d’appeler auprès d’eux des religieux de Saint François.

[47] La collégiale Saint-Tugal de Laval était située à Laval en Mayenne. Elle était liée à la paroisse Saint-Tugal de Laval. La collégiale fut démolie en 1798. Lors du rétablissement du culte en 1800, il ne pouvait être aucunement question ni du rétablissement du chapitre ni de celui de la paroisse de Saint-Tugal qui se trouva réuni tout naturellement à celle de la Trinité.

[48] Saint-Léger ou Saint-Léger-en-Charnie est une commune française, située dans le département de la Mayenne.

[49] Dans les dernières années de sa vie, Raoul VIII de Beaumont contribua efficacement à la fondation des chartreux du parc d’Orques, puisqu’il donna à cet effet à sa nièce Marguerite de Fiff un canton de la Charnie, et fit confirmer par saint Louis la création de cette maison, 1235, 1236. Il approuva la vente par les cisterciens de l’abbaye de Bellebranche aux chartreux du Parc du lieu de la Sauvagerie donné par lui. Veuve en 1235, la comtesse de Fiff fonda l’année suivante le prieuré de la Chartreuse de Notre-Dame du Parc-en-Charnie. Elle y ajouta d’autres revenus, les droits de ségrairie et de forêterie de la Charnie acquis des titulaires de ces charges. Un peu plus tard, Geoffroy de Loudon suppléa à l’insuffisance des premiers dons et fit bâtir l’église dans laquelle ses restes, visités par de nombreux pèlerins, reposèrent jusqu’à la Révolution française. Jeanne de Laval, sœur de Guy V de Laval fait aux chartreux de Notre-Dame du parc d’Orques des dons, en reconnaissance desquels les religieux conservèrent dans leur maison un appartement à la disposition des seigneurs de Laval.