Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Bertrand Du Guesclin

vendredi 3 août 2012, par ljallamion

Bertrand Du Guesclin (1320-1380)

Homme de guerre

Aîné d’une famille pauvre mais noble de la Bretagne française, célèbre pour son courage et sa laideur, Bertrand du Guesclin fait le désespoir de sa mère qui ne se console pas d’avoir un fils aussi laid et aussi turbulent. Elle en conçoit un tel déplaisir que Bertrand est devenu son souffre-douleur ; le seul, parmi ses frères et soeurs, à n’être jamais admis à la table familiale.

Maltraité par ses parents, l’enfant se rattrape sur ses camarades qu’il roue de coups lorsque ceux-ci refusent de jouer à la guerre avec lui. Si bien que Bertrand n’a jamais pris le temps d’étudier. Au service du roi Jean le Bon, il devient, vers 1342, une sorte de Robin des Bois. Avec sa petite troupe de partisans, il attaque et rançonne les Anglais qui s’aventurent dans la forêt de Brocéliande, en Bretagne du Nord.

C’est pendant la guerre qui s’ouvre pour la succession de Bretagne que Bertrand du Guesclin commence à s’illustrer. Il réinvente le harcèlement des troupes par ruses et subterfuges, qu’on appelle aujourd’hui guérilla et qui, de tout temps, su faire échec aux armées les plus puissantes. Il devient vite la terreur des occupants qui l’ont surnommé “le Dogue noir de Brocéliande”. Il se bat aux côtés de Charles de Blois, neveu du roi de France, contre Jean de Montfort, allié aux Anglais.

En 1356, il oblige les troupes Anglaises de Lancastre à abandonner le siège de Rennes. C’est Charles de Blois lui-même qui l’arme chevalier en 1357. Les 7 et 11 avril 1364, il remporte les batailles de Mantes et de Meulan et encore, le 16 mai, celle de Cocherel ou il bat l’armée du roi de Navarre et capture Captal de Buch leur commandant en chef. Cette dernière victoire, remportée la veille du couronnement du roi Charles V lui vaut sa nomination comme capitaine de Normandie et le titre de comte de Longueville. Lorsque le 27 septembre 1364, a titre personnel il participe alors à la bataille d’Auray en compagnie de Charles de Blois ou il est fait prisonnier par les Anglais le roi n’hésite pas à payer la fabuleuse rançon de 40 000 florins d’or. Le roi lui demande alors de débarrasser le royaume des grandes compagnies qui pillent les campagnes. Il entraîne les “ routiers ”, qu’il soumet, à soutenir Henri de Trastamare qui prétend au trône de Castille contre Pierre le Cruel, allié des Anglais. Il réussit à faire reconnaître roi de Castille Henri de Trastamare contre Pierre le Cruel.

Une nouvelle fois, le 3 avril 1367, à Najera, il est fait prisonnier par le prince noir. Ce dernier le fera soigner et le libérera contre une rançon de 60 000 florins . Du Guesclin, libéré, continue la lutte aux cotés de Henri de Trastamare. Le14 mars 1369, il bat le roi de Castille Pierre 1er à Montiel, au sud-est de la Castille. Cette bataille met fin à la première guerre civile espagnole. Elle a opposé pendant une quinzaine d’années l’héritier légitime de Castille aux bâtards de son père.

De retour en France, il se bat dans le Rouergue, l’Agenais, le Périgord. Il fait, auprès du duc d’Anjou, le siège de Tarascon, marche sur Aix et Arles. Son excommunication par le pape n’empêche pas Charles V de faire de lui, le 2 octobre 1370, le connétable du royaume. Dans les années qui suivent, il reconquiert, pour le roi, le Poitou, la Saintonge. Il se bat encore en Bretagne que Charles V peut annexer à la France en 1378. En 1380, il va se battre contre les routiers Anglais en Auvergne. Le 9 juillet, il fait le siège de Châteauneuf de Rondon en Auvergne, où la maladie et l’épuisement l’emportent le 13 juillet.