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Un siècle marqué par une guerre de succession en Bretagne

samedi 25 août 2012, par ljallamion

Un siècle marqué par une guerre de succession en Bretagne

Chapelle ou fut signé la trève de Malestroit

En Bretagne De 1305 à 1317 règne Arthur II, duc de Bretagne. Jean III, duc de Bretagne lui succède jusqu’en 1341.

De 1341 à 1364, une guerre de succession à lieu . 2 prétendants sont sur les rang et il s’ensuivra une longue période de conflit. D’un coté Jean de Montfort, demi-frère de Jean III.

De l’autre Charles de Blois, mari de Jeanne de Penthièvre, petite-fille d’Arthur II par son père Guy de Penthièvre et frère de Jean III.

Jean III de Bretagne, fidèle vassal de la France, n’avait pas de fils. A sa mort, le 30 avril 1341, la succession se trouva donc disputée par sa nièce, Jeanne de Penthièvre, la Boiteuse, épouse de Charles de Blois, et son demi-frère Jean de Montfort. Ce dernier s’empara du fief sans demander l’investiture au roi de France, ainsi que du trésor gardé à Limoges. Son pouvoir resta localisé aux villes. La noblesse et les prélats, pour qui Jean était un inconnu, soutiennent le jeune Charles de Blois, déjà populaire et qui fut, par les soins de Philippe VI, déclaré duc de Bretagne le 7 septembre.

Peu après, avec le secours d’une armée française, Charles de Blois entrait à Nantes et faisait prisonnier son rival. Mais Jean de Montfort avait fait hommage à Édouard III, qui ne manqua pas une aussi belle occasion d’intervenir sur le continent.

En 1342, un premier corps anglo-breton dégageait Hennebont, où l’héroïque épouse de Montfort, Jeanne de Flandre, s’incrustait avec son jeune fils ; un deuxième, avec Robert d’Artois, s’élançait sur Vannes ; le troisième 12000 hommes avec Édouard en personne allait se heurter à l’armée de Jean de Normandie, revenue en Bretagne à l’appel de Charles, lorsque les légats du pape arrêtèrent la lutte, au grand courroux de la noblesse des 2 camps. Une trêve est signée à Malestroit pour 3 ans en janvier 1343 maintenant le statu quo et sera rompue peu après.

En 1344 Charles de Blois, à la tête d’une armée française, prend Quimper. mais en 1345, Jean de Montfort débarque avec une armée anglaise. Il ne peut reprendre Quimper et meurt peu après. De nouveau en 1346, Charles de Blois est battu et fait prisonnier à la Roche-Derrien. Le 26 mars 1351 à lieu le combat des Trente. En 1352, les Anglais remporte une victoire à Mauron.

Depuis la mort de Jean II la guerre de Succession de Bretagne oppose l’épouse de Charles de Blois, Jeanne de Penthièvre, nièce du défunt, à celui qui fut son demi-frère, Jean de Montfort. Le roi de France, Charles V, soutient les prétentions de la première, le roi d’Angleterre celles du second.

Le 29 septembre 1364 a lieu la Bataille d’Auray. Les armées anglaises et bretonnes sont commandées par Olivier de Clisson. Les armées des Français sont commandées par Charles de Blois. Auprès de lui, Bertrand du Guesclin. Au cours de la bataille, si Olivier de Clisson a un œil crevé, Charles de Blois est tué, et Bertrand du Guesclin, se battant encore avec une épée brisée, est fait prisonnier par un conseiller du Prince Noir, qui lui lance : “Vous serez plus heureux une autre fois, messire Bertrand”. Ce sont 40 000 florins d’or que du Guesclin fixe pour sa rançon. Si les Anglais alliés aux Bretons l’emportent et imposent que Jean de Montfort devienne duc de Bretagne sous le nom de Jean IV, le roi de France obtient qu’à ce titre il lui rende hommage.

C’est le 12 avril 1365 par la paix de Guérande que Jean de Montfort sera reconnu duc de Bretagne sous le titre de Jean IV. Cette décision met fin à ce que l’on a appelé la guerre des Jeanne, Jeanne de Penthièvre, nièce de Jean III de Bretagne et Jeanne de Flandre.

Sous la pression française, le duc devra s’exiler de 1373 à 1379. Il rentrera triomphalement en Bretagne en 1379.

Un château très convoité au 14ème siècle

En 1346 Godefroy de Harcourt conspire contre Philippe de Valois, passe en Angleterre, décide le roi Édouard III à descendre en Normandie et débarque avec lui à la Hougue le 12 juillet 1346, ravage le Cotentin sauf ses domaines et assiste au désastre de Crécy. A la suite d’intrigues il rentre en France et obtient son pardon.

Vers 1347, il fait construire le Château actuel qui avait été rasé. En 1352 il fait construire la Bastille d’Ouve à Beuzeville. Il se fâche à nouveau avec Philippe de Valois et finalement meurt en 1356.

Le château sera dès lors occupé par les Anglais jusqu’en 1375. Le traité de Brétigny de 1360 avait reconnu à Édouard III le droit de disposer de l’héritage de Godefroy de Harcourt qui l’avait légué à l’un de ses meilleurs capitaines Jean Chandos. Ce dernier fît bâtir les fortifications actuelles et le donjon carré dénommé "tour Chandos". Pendant 20 ans des bandes d’Anglais dévastèrent tout le cotentin.

En 1369 le roi Charles V fit engager un premier siège sans succès. En 1372 Charles V décida d’en finir avec St Sauveur, il prépara soigneusement un nouveau siège dirigé par l’Amiral Jean de Vienne. En février 1375, on parla de capitulation, finalement la place forte fut rendue pour 40000 Francs le 3 juillet 1375, par l’Anglais Thomas Catterton qui s’embarqua avec ses troupes à Carteret. De 1375 à 1418 différents hommes d’armes se succèdent à la garde de Château.