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Jeanne de Laval-Tinténiac

dimanche 21 octobre 2018, par ljallamion

Jeanne de Laval-Tinténiac (1437-1433)

Armes de la famille de TinténiacDame héritière de Châtillon [1], d’Aubigné [2], Courbeveille [3], dame héritière de Tinténiac [4], de Bécherel [5] et de Romillé [6], fille de Jean de Laval-Châtillon et de Isabeau de Tinténiac, petite-fille de André de Châtillon dit André de Laval .

Elle possédait Meslay [7], Montsûrs [8], Olivet [9], Courbeveille [10], Bouère [11], dans la baronnie de Laval [12], Aubigné et plusieurs autres lieux en Bretagne.

Mariée à la chapelle de Montmuran en 1374 à Bertrand Du Guesclin, Comte de Longueville [13].

Elle épouse en 2ème noce le 28 mai 1384 Guy XII de Laval , son parent au 3ème degré.

Jeanne de Laval a fait bâtir le devant du chœur de l’abbaye de Fontaine-Daniel [14] en 1432. Elle meurt à Vitré [15] en 1433.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de Jeanne de Laval-Tinténiac », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910

Notes

[1] Châtillon-en-Vendelais, est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Un château fortifié y fut construit en 1040 et pris le nom de Plessis-Innoguen. Il fut donné au deuxième seigneur de Vitré, Tristan qui épousa Innoguen, la sœur de Main, seigneur de Fougères. En 1270, la seigneurie de Châtillon appartenait à Guy VIII de Laval, sire de Laval, Vitré et Châtillon. En 1430, Michel de Malnoë était capitaine du château de Châtillon. Ce château supporta plusieurs sièges : en 1488, Louis II de la Trémoïlle y passa avec son armée. En 1500, de nombreux manoirs existaient dans la paroisse : Bois-Morin, Daudrie et l’Ecoublère appartenaient au comte de Laval ; Bredotière, à Anne Houdry ; la Mazure, à Guillaume de Gesnes ; Haute et Basse Rouxière, à André Hardy ; Blairons, à Michel Le Bouteiller ; le Bois-Teuilleul

[2] Aubigné est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. La fonction initiale de la commune est militaire. Le seigneur d’Aubigné est aussi considéré que les grands féodaux de Vitré, de La Guerche ou de Châteaugiron. Aubigné formait dès le 11ème siècle une importante seigneurie qui s’étendait sur dix paroisses : Aubigné, Saint-Aubin-d’Aubigné, Andouillé, Neuville, Feins, Montreuil-sur-Ille, Saint-Germain-sur-Ille, Saint-Médard, Chevaigné, Melesse, et une partie des paroisses de Dingé et de Saint-Léger ; la famille d’Aubigné a plusieurs représentants connus à cette époque (Raoul d’Aubigné est cité en 1095, Juhel d’Aubigné en 1122, etc.) ; elle se fond par mariage dans la famille des barons de Vitré, puis à partir de 1251 dans la maison de Laval. À l’abri des tours du château, se développe une activité commerciale croissante qui donne au début du 11ème siècle un marché hebdomadaire et trois foires annuelles. Au 15ème siècle, le château est abandonné et son territoire se voit décliner.

[3] Le château de Courbeveille était un château situé à Courbeveille, sur la lisière de la région forestière située aux confins de la Bretagne. C’était une des 10 châtellenies du comté de Laval. Il est construit sur les marches de Bretagne comme un grand nombre de châteaux. Il est mentionné au 12ème siècle dans le castrum curvae villae. Possession de la famille de Laval, en 1269, Guy VII de Laval reconnaît à sa fille Yolande les droits sur la terre de Courbeveille. En 1292, Guy VIII de Laval donne la terre de Courbeveille à ses enfants issus de son deuxième mariage avec Jeanne de Beaumont. Son fils, André de Laval, mari d’Eustache de Beaucay, en bénéficie, puis la donne à leur fils Jean de Laval-Châtillon. Jeanne de Laval-Tinténiac, sa fille épouse Guy XII de Laval. Anne de Laval laisse Courbeveille à André de Lohéac, auquel succède son frère Louis de Laval-Châtillon.

[4] Tinténiac est mentionné pour la première fois en 1032 dans le cartulaire de l’Abbaye Saint-Georges de Rennes, l’église et le bourg y sont alors donnés par le duc de Bretagne Alain III à sa sœur Adèle 1ère, abbesse de Saint-Georges de Rennes en 1032, à l’occasion de la fondation de l’abbaye. L’Abbaye rétrocède dès 1036 une partie de son fief au chevalier Donoual ou Donoald. L’abbesse demande alors à Donoual de construire un château fort pour protéger ses terres (il s’agit d’une forteresse aujourd’hui remplacé par le château de Montmuran). Les successeurs de Donoal porteront longtemps le nom d’Ismaëlites, peut-être à la suite d’un pèlerinage en Terre-Sainte fait par Guillaume au début du 11ème siècle. Ils prennent le nom de Tinténiac à la fin du 12ème siècle. La seigneurie de Tinténiac était une châtellenie d’ancienneté et s’étendait sur sept paroisses, avec un droit de haute justice. En 1168, Henri II, roi d’Angleterre, guerroyant contre Eudon de Porhoët détruisit de fond en comble le château de Tinténiac. Ce fut alors que les héritiers des Ismaëlites bâtirent à quelque distance de Tinténiac, dans la paroisse des Iffs, le Château de Montmuran. En 1351, le chevalier Jean de Tinténiac s’illustre dans le combat des Trente qui a lieu à Mi-Voie près de Josselin. Isabeau de Tinténiac, la fille unique de Jean de Tinténiac épouse vers 1347 Jean de Laval, seigneur de Châtillon-en-Vendelais. Elle apporte à la famille de Laval toute la seigneurie de Tinténiac-Montmuran.

[5] Bécherel est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. En 1124, Alain de Dinan reçoit en partage la terre de Bécherel et y fait élever, dominant la vallée, un château en pierre autour duquel se développe la cité. En 1168, Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre s’empare de la ville, très convoitée pour sa position stratégique, et la fait fortifier. La situation stratégique de Bécherel, en haut d’un promontoire rocheux qui permet de surveiller jusque vers Dinan au nord, en fait l’objet des convoitises pendant les guerres du Moyen Âge. La ville est assiégée quatre fois entre le 11ème et le 15ème siècles, notamment pendant la guerre de Succession de Bretagne : les Anglais, alliés de Jean de Monfort, occupent Bécherel. En 1363, Charles de Blois, accompagné de Bertrand Du Guesclin, assiège la ville, mais Jean de Montfort rassemble des troupes et vient les contre assiéger. Les deux parties décident de régler leur différend sur les landes d’Évran, non loin de Bécherel, mais les évêques interviennent, et un partage de la Bretagne est décidé entre les Monfort et les Blois. En avril 1371, Olivier V de Clisson met à nouveau le siège devant la ville occupée par les Anglais. Il est rejoint en août par Bertrand Du Guesclin. En 1373, le château fort est encore assiégé par les Français. Bécherel est aux mains des Français en 1374.

[6] Romillé est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. La seigneurie et l’ancien manoir du Perron à Romillé appartinrent successivement à la famille Colin, au 15ème siècle, à Pierre de la Douesnellière, seigneur du Fail, en 1500 et à Thomas Trémaudan en 1677.

[7] Le château de Meslay était un château fort situé à Meslay-du-Maine, entouré de douves. C’était une des dix châtellenies du comté de Laval. Il était situé sur la partie sud de la place centrale actuelle. En 1129, le comte d’Anjou Geoffroy Plantagenêt assiège le château de Meslay, appartenant alors à Guy III de Laval, pendant trois semaines. Guy de Laval avait formé une coalition contre son suzerain. Le comte renverse les murs de la place, enfonce les portes, et étant parvenu jusqu’au donjon, le détruit, puis il rase entièrement le château. La victoire des Angevins est suivie d’un pillage, du massacre d’une partie de la population, de la destruction des murs et des chaumières du village. La citadelle est par la suite reconstruite. En 1292, la terre de Meslay-du-Maine arrive dans la famille de Laval puisqu’elle fait l’objet d’un partage entre les enfants de Guy VIII de Laval et de Jeanne de Beaumont. Jeanne de Laval-Tinténiac, veuve de Bertrand Du Guesclin, habita le château de Meslay, et y épousa Guy XII de Laval en 1384. Elle est mariée avec dispense le 28 mai 1384 avec Guy XII de Laval, son parent au 3e degré.

[8] Le château de Montsûrs était un château situé à Montsûrs. Il reste deux tours du château où naquit André de Lohéac, compagnon de Jeanne d’Arc. Le château était situé sur des escarpements naturels renforcés par de profondes douves alimentées par la Jouanne et le Vesnard. La ville de Montsûrs était une des dix châtellenies du comté de Laval.

[9] Le château d’Olivet était un château situé à la lisière de la forêt de Concise au nord-ouest d’Olivet dans le département de la Mayenne. Situé près de Laval, sur les confins de la Bretagne, il avait été reconstruit par François de Laval, évêque de Dol.

[10] Courbeveille est une commune française, située dans le département de la Mayenne. La commune est au sud-ouest du Bas-Maine. Son bourg est à 6 km au nord de Cossé-le-Vivien, à 11 km au sud-est de Loiron et à 15 km au sud-ouest de Laval.

[11] Bouère est une commune française, située dans le département de la Mayenne. Bouère se trouve au sud-est de la Mayenne, à la limite entre les anciennes provinces du Maine (bas-Maine) et de l’Anjou (Haut-Anjou). La commune se trouve entre Grez-en-Bouère et Saint-Denis-d’Anjou, à 35 km de Laval, 54 km d’Angers et 70 km du Mans.

[12] La baronnie de Laval est un ancien territoire situé à la frontière entre le duché de Bretagne et le comté du Maine. Sa capitale était Laval. Seigneurie puissante et influente, cette baronnie fut érigée en comté en 1429, récompensant ainsi l’aide apportée par ses seigneurs aux rois de France, au cours de la guerre de Cent Ans.

[13] Le comté de Longueville a appartenu à divers personnages célèbres. Il fut érigé en duché en 1505. La seigneurie de Longueville était le chef d’un honneur ayant appartenu à la famille Giffard. Guillaume le Maréchal reçoit la moitié de cet honneur en droit de sa femme, Isabelle de Clare, fille de Richard de Clare dit Strongbow en 1191. L’héritier de l’autre moitié est Richard de Clare, 3ème comte d’Hertford. Après 1204, Guillaume le Maréchal parvint à conserver sa partie, qui appartenait encore en 1219 à sa veuve Isabelle de Clare et à ses enfants en 1219. À la mort d’Isabelle de Clare, son fils Guillaume II le Maréchal cède à son cadet Richard ses terres en Normandie, soit les honneurs de Longueville et d’Orbec. Richard meurt sans descendance, et le roi Louis IX de France s’empare de ses terres. En 1305, il fut donné par Philippe IV le Bel à son ministre Enguerrand de Marigny pour lui être confisqué en 1314. Il appartint à la famille des comtes d’Évreux jusqu’à la mort de Philippe de Navarre, frère de Charles le Mauvais en 1363. Charles V offrit le comté à Bertrand du Guesclin le 27 mai 1364.

[14] L’ancienne abbaye cistercienne de Fontaine-Daniel est située à Fontaine-Daniel dans la commune de Saint-Georges-Buttavent (Mayenne). Elle fut fondée au commencement du 13ème siècle, en 1204, par Juhel III de Mayenne, seigneur de Mayenne, revenu de Terre-Sainte dès 1196. Cette abbaye était pourvue d’une église, détruite après la Révolution française, de la taille de la cathédrale du Mans.

[15] La baronnie de Vitré est un ancien territoire breton dont la capitale était située à Vitré. C’était l’une des neuf anciennes baronnies de Bretagne et était d’ailleurs considérée comme étant la plus puissante et la plus prospère. C’est sous le règne de Robert 1er que la ville de Vitré va naître et va devenir la capitale de la nouvelle baronnie. Les deux églises ont aujourd’hui disparues : l’église Saint-Pierre est à l’origine de l’actuelle église Notre-Dame et l’église Sainte-Croix fut reconstruite à de nombreuses reprises. Par la suite, la baronnie de Vitré s’agrandit de plus en plus jusqu’à comprendre près de 80 paroisses. Mais les barons de Vitré occupèrent d’autres seigneuries : Riwallon, par exemple, fut vicomte de Rennes et aussi seigneur d’Acigné et de Marcillé, André II fut comte de Mortain... Certains barons furent de fervents protecteurs de la Bretagne, et donc de la baronnie, contre les envahisseurs anglais : on peut citer Robert 1er et André II. En 1248, le baron André III part en croisade en Terre-Sainte. Il y meurt en 1250 lors de la bataille de Mansourah. Son seul fils, André, un enfant, va hériter de la baronnie mais il mourra l’année suivante. C’est alors sa sœur, Philippa, dernière représentante de la Famille de Vitré, qui devint baronne. À sa mort, en 1254, la baronnie de Vitré passe aux mains de son mari, le baron Guy VII de Laval.