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Lucius Marius Maximus Perpetuus Aurelianus dit Marius Maximus

dimanche 14 février 2021, par ljallamion

Lucius Marius Maximus Perpetuus Aurelianus dit Marius Maximus (vers 160-vers 230)

Biographe romain

Emblème de la République romaine.Dans les premières années du 3ème siècle, il écrivit en latin la biographie de 12 empereurs en imitant et poursuivant le travail de Suétone. Son œuvre est perdue, mais elle était encore lue à la fin du 4ème siècle et servait de source aux écrivains de cette époque, dont l’auteur de l’Histoire Auguste [1].   Il est plus ou moins convenu que Marius Maximus le biographe n’est nul autre que l’un des sénateurs de la dynastie des Sévères [2] dont la carrière est connue grâce à des inscriptions, qui fut 2 fois consul et une fois préfet de Rome [3]. Sa famille était peut-être originaire d’Afrique [4] et n’était pas une famille sénatoriale ; son père, était un procurateur [5] équestre en Gaule, mais obtint manifestement l’admission de son fils au Sénat comme homo novus [6].   Marius Maximus commença sa carrière militaire sous le règne de Marc Aurèle au poste de tribun laticlave [7]. Vers 182-183, il occupa la charge de questeur [8] urbain avant d’être nommé candidat à la charge de tribun de la plèbe [9].   Il devint sénateur sous Commode et préteur [10] par adlectio [11]. Vers 190, il fut le curateur [12] de la Voie Latine [13] avant de devenir curator rei publicae [14] de Faventia [15]. En 193, quand Septime Sévère s’empara du pouvoir, il était légat [16] de la 1ère légion Italique sur le bas Danube [17] et participa à la campagne contre Pescennius Niger. Entre 193 et 196, il devint dux exercitus [18] de Mésie [19] et de Byzance [20].   En 197, Marius Maximus était dux exercitus de Mésie et de Lugdunum [21]. C’est alors qu’il combattit Clodius Albinus à la bataille de Lugdunum [22], après quoi il fut nommé légat d’Auguste propréteur [23] de la Gaule Belgique [24], charge qu’il remplit probablement jusqu’en 199. Probablement dans la dernière année de cette charge, il obtint son premier consulat à titre de consul suffect [25] vers 199 ou 200. Son affectation suivante fut au poste de légat prétorien de la Germanie inférieure [26], puis il devint gouverneur impérial de la Coele-Syrie [27], probablement de 205 à 208.   Puis, de 213 à 217, Marius Maximus devint le premier ex-consul à exercer successivement tant le proconsulat de l’Asie [28] que celui de l’Afrique. L’ordre n’est pas certain, mais il est plus probable qu’il exerça celui d’Afrique de 213 à 214, puis celui d’Asie de 215 à 216. Quoi qu’il en soit, on n’avait jamais vu quiconque remplir les deux proconsulats, car l’un ou l’autre couronnait traditionnellement la carrière des sénateurs. De plus, il exerça l’autorité proconsulaire sur l’Asie durant 2 années de suite, ce qui était aussi extraordinaire. Cela porte à croire que Caracalla le tenait en grande estime.   En 218, la carrière de Marius se poursuivit après l’assassinat de Caracalla par sa nomination à la charge de préfet de Rome par Macrin, charge qu’il occupa jusqu’en 219. Il n’occupa aucun poste sous le règne d’Héliogabale, mais sous Alexandre Sévère, il devint consul pour la seconde fois en 223, avec Lucius Roscius Aelianus Paculus Salvius Julianus.   On ne sait pas à coup sûr quand Marius écrivit son œuvre, apparemment intitulée Caesares [29], mais on peut supposer que ce fut vers la fin de sa carrière. Ses biographies se voulaient une suite de “la Vie des douze Césars” de Suétone et portaient sur les 12 règnes suivants, de celui de Nerva à celui de Héliogabale.

Comme témoin qui a vécu au moins 7 de ces règnes à des postes d’autorité, Marius Maximus aurait pu se mettre à rédiger l’histoire comme son contemporain Dion Cassius, mais il préféra les formes anecdotiques.

Ses écrits firent l’objet de critiques défavorables de Jérôme de Stridon, d’Ammien Marcellin tandis que l’auteur anonyme de l’Histoire Auguste formule des avis contradictoires. Marius semble avoir eu l’intention de suivre Suétone et de le surpasser en servant des ragots, des détails croustillants de la vie privée des empereurs, des commentaires cyniques, des anecdotes scandaleuses et des curiosités. Il cita aussi des lettres, des édits sénatoriaux et d’autres documents, mais semble en avoir inventé certains.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Marius Maximus »

Notes

[1] L’Histoire Auguste (en latin Historia Augusta) est le nom que l’on donne couramment depuis le début du 17ème siècle à un recueil de biographies d’empereurs romains composé en latin au cours de l’Antiquité tardive, à la fin du 4ème siècle.

[2] Les Sévère sont une dynastie d’empereurs romains du Haut Empire ayant régné approximativement durant le premier tiers du 3ème siècle, après L’empire d’Auguste, et avant la Crise de l’Empire romain. Fondée par Septime Sévère, elle vit se succéder cinq empereurs qui régnèrent de 193 à 235, avec une interruption d’avril 217 à juin 218. Elle s’éteignit en 235 lorsque Sévère Alexandre, son dernier représentant, fut assassiné. Bien que Septime Sévère ait été porté au pouvoir par un coup d’État militaire, les Sévère se présentèrent toujours comme les successeurs légitimes des Antonins du siècle précédent et mirent l’accent sur la continuité dynastique

[3] Le préfet de Rome ou préfet de la Ville est une magistrature romaine non collégiale et non élective, chargée de gouverner la ville. Si les historiens romains mentionnent durant la monarchie romaine et la République archaïque une délégation temporaire et épisodique pour défendre la ville en l’absence des titulaires du pouvoir, la préfecture de Rome n’est une magistrature réelle que sous l’Empire.

[4] L’Afrique ou Afrique proconsulaire, est une ancienne province romaine qui correspond à l’actuelle Nord et sud Est Tunisien, plus une partie de l’Algérie et de la Libye actuelle. La province d’Afrique est créée en 146 av. jc, après la destruction de Carthage, au terme de la 3ème guerre punique ; ayant Utique pour capitale, elle est séparée du royaume de Numidie par une ligne de démarcation, la fossa regia. En 46 av. jc, Rome annexe la Numidie avec le nom de « nouvelle province d’Afrique » (Africa Nova) pour la distinguer de la première (Africa Vetus). Vers 40-39 av. jc, les deux provinces sont réunies dans la province dite d’Afrique proconsulaire ; ayant Carthage pour capitale, elle s’étend, d’ouest en est, de l’embouchure de l’Ampsaga (auj. l’Oued-el-Kebir, en Algérie) au promontoire de l’Autel des frères Philènes (auj. Ras el-Ali, en Libye). En 303, celle-ci est divisée par Dioclétien en trois provinces : la Tripolitaine, la Byzacène et l’Afrique proconsulaire résiduelle, aussi appelée Zeugitane.

[5] Dans la Rome antique le terme procurateur désigne au départ un personnage nommé par un autre pour s’occuper d’une tâche précise, mais l’usage le plus courant du terme, à partir d’Auguste désigne un fonctionnaire impérial choisi par l’empereur romain dans l’ordre équestre ou parmi ses anciens esclaves, on parle alors de procurateur affranchi.

[6] Homo novus (« homme nouveau » ; pluriel : homines novi) est une expression latine désignant dans l’Antiquité romaine, particulièrement sous la République, un citoyen dont aucun aïeul n’a occupé quelque charge publique que ce soit (consulat, préture, questure, édilité, ...) et qui occupe pour la première fois une telle charge alors qu’il n’est pas issu de la noblesse.

[7] Dans l’armée romaine de la République et du principat, le tribunus laticlavius était l’un des six tribunes militaires de la légion. Le poste fut créé par les réformes mariales. Son titulaire se trouvait juste en dessous du legatus legionis, le commandant de la légion, et au-dessus des cinq tribuni angusticlavii. Cette position constituait la première étape du cursus honorum traditionnel, la séquence des charges publiques assumées par les nobles romains de la classe sénatoriale (à l’inverse, les tribuni angusticlavii étaient des chevaliers). Le tribunus laticlavius était généralement un jeune homme appartenant à l’une des familles les plus riches de Rome ou un ami proche du commandant légionnaire. Après deux ou trois ans dans l’armée, il retournait à Rome et se présentait à un poste politique, généralement comme questeur

[8] Dans la Rome antique, les questeurs sont des magistrats romains annuels comptables des finances, responsables du règlement des dépenses et de l’encaissement des recettes publiques. Ils sont les gardiens du Trésor public, chargés des finances de l’armée et des provinces, en relation avec les consuls, les promagistrats et les publicains. Maintenue sous le Haut Empire avec son rôle comptable, cette fonction se réduit sous le Bas-Empire à une magistrature honorifique et coûteuse exercée uniquement à Rome.

[9] Dans la Rome antique, les tribuns de la plèbe sont les représentants de la plèbe, élus pour une durée d’un an par le concile plébéien.

[10] Le préteur est un magistrat de la Rome antique. Il était de rang sénatorial, pouvait s’asseoir sur la chaise curule, et porter la toge prétexte. Il était assisté par 2 licteurs à l’intérieur de Rome, et 6 hors du pomerium de l’Urbs. Il était élu pour une durée de 1 an par les comices centuriates. La fonction de préteur fut créée vers 366 av. jc pour alléger la charge des consuls, en particulier dans le domaine de la justice. Le premier préteur élu fut le patricien Spurius Furius, le fils de Marcus Furius Camillu. Égal en pouvoir au consul, auquel il n’a pas de compte à rendre, le préteur prêtait le même serment, le même jour, et détenait le même pouvoir. À l’origine, il n’y en avait qu’un seul, le préteur urbain, auquel s’est ajouté vers 242 av. jc le préteur pérégrin qui était chargé de rendre la justice dans les affaires impliquant les étrangers. Cette figure permit le développement du ius gentium, véritable droit commercial, par contraste avec le ius civile applicable uniquement aux litiges entre citoyens romain. Pour recruter, pour former ou pour mener des armées au combat ; sur le terrain, le préteur n’est soumis à personne. Les préteurs ont aussi un rôle religieux, et doivent mener des occasions religieuses telles que sacrifices et des jeux. Ils remplissent d’autres fonctions diverses, comme l’investigation sur les subversions, la désignation de commissionnaires, et la distribution d’aides. Lors de la vacance du consulat, les préteurs, avant la création des consuls suffects, pouvaient remplacer les consuls : on parle alors de préteurs consulaires.

[11] L’adlectio désigne, sous l’Empire romain, la concession à un citoyen, en dehors des règles ordinaires, du droit de prendre place dans un collège, particulièrement celui de siéger au Sénat. L’adlectio a été créée par l’empereur Claude en 48, lorsqu’il obtint, alors qu’il était censeur, le droit de compléter la liste des sénateurs, alors en nombre inférieur à 600, en désignant lui-même des individus répondant aux conditions de fortune et d’honorabilité mais n’ayant pas encore été questeurs ou titulaires d’une autre magistrature.

[12] Un curateur est dans la Rome antique et plus particulièrement sous l’Empire romain un magistrat ou un fonctionnaire impérial chargé de missions d’administration dans un domaine précis, tel que l’approvisionnement ou la gestion du patrimoine public à Rome, ou en Italie.

[13] La Voie Latine est une voie romaine antique de l’Italie qui relie Rome à la ville de Capoue, à l’instar de la Voie Appienne. Elle passe par les monts Albains, longeant Tusculum, puis passe par les villes de Toleria, Anagnia, Ferentinum et Frosinone, passe le Liri à Fregellae, Calès en Campanie en direction de Capoue.

[14] Le curator civitatis ou curator reipublicae, ou logiste dans la partie orientale de l’empire, apparaît sous les Antonins. Chevalier ou sénateur nommé à cette curatelle par l’empereur, il est chargé de la surveillance des finances de municipalité qui connaît des problèmes budgétaires. Longtemps ponctuelle et exceptionnelle, cette mise sous tutelle impériale des cités s’observe d’abord dans les villes d’Italie.

[15] Faenza est une ville située dans la province de Ravenne en Émilie-Romagne, dans le nord-est de l’Italie. Faenza est une ville d’art, connue dès la Renaissance pour la production d’objets en céramique, exportés dans plusieurs pays européens.

[16] Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Sous la République romaine, les consuls, proconsuls, préteurs en campagne pouvaient charger temporairement des légats du commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion entière et de plusieurs légions. Sous l’Empire romain, à partir d’Auguste, la fonction de ces légats militaires devint permanente. Désignés par l’empereur, ils le représentaient dans les provinces et les légions. On distingua alors les légats consulaires et les légats prétoriens, qui gouvernaient les provinces « impériales » et exerçaient le pouvoir militaire, et les légats de légion, officiers expérimentés, de rang sénatorial, qui étaient chef d’une légion. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique

[17] Le Danube est le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur (après la Volga qui coule entièrement en Russie). Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux cours d’eau, la Brigach et la Breg, se rencontrent à Donaueschingen où le fleuve prend le nom de Danube. La longueur du Danube dépend du point de départ considéré : 2 852 km pour la confluence de Donaueschingen mais 3 019 km à partir de la source de la Breg. Il coule vers l’est et baigne plusieurs capitales de l’Europe centrale, orientale et méridionale

[18] chef d’armée

[19] La Mésie est une ancienne région géographique et historique située au sud du cours inférieur du Danube, dans les actuelles Serbie, Bulgarie (nord) et Roumanie (extrémité sud-est).

[20] Byzance est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sous une partie de l’actuelle Istanbul. La cité a été reconstruite par Constantin 1er et, renommée Constantinople en 330, elle est devenue la capitale de l’Empire romain, puis de l’Empire romain d’Orient et enfin de l’Empire ottoman à partir de 1453 date de la prise de la ville par les Turcs. Elle fut rebaptisée Istanbul en 1930.

[21] aujourd’hui Lyon,

[22] La bataille de Lugdunum (également appelée bataille de Lyon) oppose les armées de l’empereur Septime Sévère à l’usurpateur romain Clodius Albinus, le 19 février 197, au nord de Lugdunum. Cette bataille remportée par Septime Sévère est relatée principalement par Dion Cassius, dont le texte a été remanié par Jean Xiphilin au Moyen Âge.

[23] gouverneur

[24] La Gaule belgique est une des trois parties entre lesquelles, d’après Jules César, la Gaule était divisée lors de la guerre des Gaules (58-51/50 av. jc). Elle correspond à la partie de la Gaule qui était habitée par les Belges. D’après César, elle comprenait le Belgium, région habitée par les Calètes, les Véliocasses, les Bellovaques, les Ambiens et les Suessions ainsi, peut-être, que par les Atrébates et les Viromanduens. D’après César, la Gaule belgique comprenait, d’autre part, la région habitée par les peuples qu’il qualifie de Germains cisrhénans, à savoir : les Condruses, les Éburons, les Caerèses, les Pémanes et les Sègnes. D’après César, la Gaule belgique comprenait, enfin, les régions habitées par les Morins,

[25] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[26] La Germanie inférieure, Germanie seconde ou Basse Germanie selon les auteurs et en latin Germania inferior, est une province romaine établie vers 90 par Domitien autour de la vallée de la Meuse, à l’ouest du Rhin, dans ce que sont aujourd’hui le sud des Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, une partie du nord-est de la France (Ardennes), et du nord-ouest de l’Allemagne. La capitale de la Germanie inférieure est Colonia Claudia Ara Agrippinensium l’actuelle ville de Cologne, également la capitale du peuple des Ubiens.

[27] La Cœlé-Syrie correspond à l actuelle vallée de la Bekaa au Liban ; mais ce terme sert souvent, de manière conventionnelle, à désigner tout le territoire allant de Byblos (Liban) à la frontière nord de l Egypte ptolémaïque, y compris la Judée.

[28] La province romaine d’Asie comprenait la Carie, la Lydie, la Mysie, la Phrygie et la Troade.

[29] Césars