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Septimius Bassanius dit Caracalla

mercredi 31 juillet 2013, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 12 août 2011).

Septimius Bassanius dit Caracalla (188-217)

empereur romain de 211 à 217

Aureus à l'effigie de Caracalla. Date : 204.D’origine berbère par son père Septime Sévère et arabe syrienne par sa mère Julia Domna, il naquit à Lugdunum [1], son père étant alors gouverneur des Gaules. Baptisé Lucius Septimius Bassianus, il fut par la suite renommé Marcus Aurelius Antoninus, afin d’être rapproché de la dynastie des Antonins.

Son père devint empereur en 193 et l’associa au trône en 211. À la mort de celui-ci en 211, ses soldats tinrent à respecter son testament, obligeant Caracalla à partager le pouvoir avec son frère Geta. Une fois la paix revenue, l’armée démobilisée, et la famille impériale de retour à Rome, il assassina lui-même Geta d’un coup de glaive dans la gorge, sous les yeux de leur propre mère, qui tentait probablement de les réconcilier. Il se livra ensuite à une série de meurtres systématiques, ayant pour cible les amis, les relations et les partisans de Geta. Il fit effacer le nom de son frère des monuments de Rome et interdit même, sous peine des pires supplices, que celui-ci fût prononcé en sa présence.

Lorsque les habitants d’Alexandrie eurent vent des allégations de Caracalla qui prétendait avoir tué Publius Septimius Geta pour se défendre, ils tirèrent une satire de son mensonge et de ses autres prétentions.

Caracalla, offensé par l’insulte, contre-attaqua en 215 en organisant le massacre de la délégation de citoyens venus l’acclamer à son arrivée à Alexandrie, puis lâcha ses troupes sur la ville, qui la mirent à sac.

Lors de sa campagne contre les Parthes [2], il demanda en mariage la fille d’Artaban, le roi des Parthes. Il l’obtint et accompagné de toute son armée, se rendit en Mésopotamie pour célébrer les noces impériales. Quand la foule, civils et militaires confondus, fut rassemblée pour la fête, près de Ctésiphon [3], leur capitale, Caracalla donna un signal et le scénario du massacre d’Alexandrie se reproduisit. Les soldats romains se ruèrent sur les Parthes et les égorgèrent en masse. Le roi parthe s’échappa de justesse et ne songea plus qu’à se venger de la duplicité romaine.

Il est surtout connu pour l’édit de Caracalla [4], de 212 , garantissant la citoyenneté romaine aux hommes libres de tout l’Empire.

Caracalla devint au cours de son règne un véritable tyran militaire particulièrement impopulaire sauf auprès des soldats. Alors qu’il se rendait d’Édesse en Parthie pour y faire la guerre, il fut assassiné près de Harran [5] le 8 avril 217, d’un coup de glaive, par Martialis . Le préfet du prétoire Macrin , souvent soupçonné d’avoir commandité l’assassinat, lui succéda.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ Caracalla et Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 211

Notes

[1] Lyon

[2] La Parthie est une région située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l’empire des Achéménides, berceau de l’Empire parthe qui contrôle le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre 190 av.jc et 224 de notre ère. Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord, aujourd’hui la frontière entre Iran et Turkménistan, et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l’ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l’Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l’Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l’antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.

[3] Ctésiphon1 est une ancienne ville parthe, située face à Séleucie du Tigre, sur la rive gauche du Tigre, à 30 km au sud-est de la ville actuelle de Bagdad, en Irak. La ville s’étendait sur 30 km². Son seul vestige resté visible est la grande arche Taq-i Kisra au sud-est de la ville actuelle de Salman Pak

[4] L’édit de Caracalla de 212, également appelé Constitution antonine, est une des lois les plus connues de l’Empire romain. Il accorde, à la date de promulgation de l’édit, la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’Empire qui ne l’avaient pas encore. La citoyenneté romaine est héréditaire, par la filiation et l’adoption.

[5] Harran (ou Carrhes) est une ville et un district de Turquie, au sud-est de la Turquie actuelle, au croisement des routes de Damas, de Karkemich et de Ninive. C’est également un site archéologique : on peut y voir les murailles de la cité antique, longues de 5 kilomètres, et d’importants vestiges médiévaux tel que le château et l’Ulu Camii, une grande mosquée du 8ème siècle.