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L’histoire pour le plaisir

L’Égypte... un don du Nil

lundi 28 décembre 2020, par ljallamion

L’Égypte... un don du Nil

L’Égypte des pharaons a prospéré pendant près de 3 millénaires. Aucun autre État ni aucune autre civilisation ne peut en dire autant... Elle doit en bonne partie sa longévité et sa grandeur à son environnement géographique : une vallée fertile isolée par le désert.

Le voyageur grec Hérodote, découvrant le royaume des pharaons sur son déclin, a pu écrire avec justesse : L’Égypte est un don du Nil.

Vers 6500 av. jc, le Sahara précédemment fertile se transforme en désert. Ses habitants cherchent leur survie en se regroupant sur les bords du Nil [1]. Né au sud, dans les montagnes d’Éthiopie [2], le fleuve coule vers la Méditerranée, au nord, en traversant le désert sur plus de 1000 kilomètres.

Tous les ans, en septembre, gonflé par la fonte des neiges d’Éthiopie, il sort de son lit et inonde sa vallée. En se retirant, au mois de décembre, il laisse dans la vallée un limon très fertile. Il s’agit de la terre arrachée aux hauts plateaux d’Éthiopie.

Les paysans de la vallée arrivent très vite à tirer le meilleur parti des crues du fleuve. Grâce au limon, ils obtiennent en un temps record d’abondantes récoltes de céréales. Ces résultats sont rendus possibles grâce à une mise en commun des efforts de tous et à des règles strictes pour le partage des terres et l’entretien des canaux d’irrigation et de drainage.

Dans le delta [3], encore en grande partie sauvage, les habitants pratiquent la chasse et la pêche. Ils récoltent aussi le papyrus [4], un roseau avec les fibres duquel ils fabriquent des feuilles souples qui leur servent de support d’écriture.

Dans la vallée, on cultive essentiellement les céréales, à commencer par l’orge.

La terre molle reçoit directement les grains, mis en terre soit par un araire [5] ou une houe [6], soit plus simplement foulés par des troupeaux qu’on laisse déambuler à cette fin.

Les céréales fournissent la base de l’alimentation : le pain issu des bouillies de céréales et la bière produite par la fermentation spontanée de l’orge.

Il semblerait que les Égyptiens soient aussi à l’origine de l’invention du foie gras. Il sont aussi très friands de gâteaux au miel et aux dattes, à en juger par les dépôts destinés à accompagner les défunts dans leur dernier voyage.

Pendant la crue du fleuve, quand il est impossible de travailler dans la vallée, les paysans se mettent au service de l’administration centrale et construisent des canaux d’irrigation, des digues mais aussi des temples, des palais et des tombeaux. Ainsi naît le premier État de l’Histoire.

Une exceptionnelle stabilité de l’État

La vallée du Nil [7] et son delta [8] sont unifiés sous l’autorité d’un roi désigné sous le terme de pharaon vers l’an 3100 av. jc, peut-être même vers l’an 3300 av. jc.

Le pharaon est le garant de l’ordre social indispensable à la gestion des crues. Il est assisté par de nombreux fonctionnaires et des scribes [9] sélectionnés pour leur maîtrise de l’écriture.

Certains archéologues pensent que les besoins administratifs sont à l’origine de l’écriture égyptienne, à base d’hiéroglyphes [10], à peu près contemporaine de l’écriture cunéiforme de Mésopotamie.

La redéfinition des champs après chaque crue donne l’occasion de développer la géométrie et les techniques d’arpentage.

Comme les hommes de cette lointaine époque ignorent la monnaie, c’est en nature [11] que les fonctionnaires collectent les impôts auprès des paysans pour développer les infrastructures.

Protégée par son isolement, entre le désert et la mer, l’Égypte des pharaons perdure comme État indépendant pendant 25 siècles, en cultivant peu ou prou les mêmes coutumes, les mêmes croyances et la même langue.

La prospérité générale profite à la minorité privilégiée (fonctionnaires, clergé, entourage du pharaon). Elle conduit aussi au développement d’une civilisation aimable dont les fresques des tombeaux royaux ne nous donnent qu’une imparfaite image.

Excellents jardiniers et observateurs de la Nature, les Égyptiens sont à l’origine de notre calendrier solaire.

Ils développent une médecine et une chirurgie remarquables. Ainsi le pain moisi est-il utilisé pour soigner les plaies.

Leurs praticiens se montrent habiles dans la trépanation du cerveau comme dans les opérations de l’oeil et leur réputation s’étend jusqu’en Perse. Les chroniques relatent le cas de princesses achéménides [12] venues se faire soigner sur les bords du Nil.

Ils sont tout aussi habiles en mathématiques comme l’atteste le papyrus du scribe Ahmès datant du Nouvel Empire [13], avec ses problèmes et leur solution.

S’ils connaissent les métaux, au moins le cuivre et le bronze, les anciens Égyptiens n’en restent pas moins fidèles aux outils en silex. C’est qu’une pierre bien taillée est plus coupante et plus résistante qu’une lame en mauvais métal.

La paysannerie est essentiellement composée de paysans libres. L’esclavage, au moins dans les premiers temps, semble limité aux exploitations minières du Sinaï [14] où travaillent des captifs de guerre. Cette situation sociale va toutefois se dégrader au cours du dernier millénaire av. jc, du fait des troubles et de l’influence des Grecs, moins regardants sur l’esclavage.

Les femmes elles-mêmes semblent bénéficier d’un statut honorable dans la société pharaonique. Ainsi sont-elles généralement représentées au côté de leur époux (haut fonctionnaire ou pharaon), à la même taille que celui-ci.

La religion, ciment social

Le ciment de l’Égypte ancienne est la religion. Hérodote l’a bien compris en présentant les Égyptiens comme les plus religieux de tous les hommes. À l’origine, chaque cité avait ses propres divinités, souvent des dieux à corps humain et tête d’animal.

Avec l’émergence d’un État centralisé, ces divinités sont réunies dans une cosmogonie commune. Tous les habitants partagent la même vision de la création du monde, avec une place privilégiée pour Rê appelé plus tard Amon.

C’est le dieu Soleil, qui dispense la vie sur la Terre. Sa domination sur les autres dieux du panthéon égyptien fait dire à certains historiens que la religion des pharaons était somme toute plus proche du monothéisme que du polythéisme.

Il n’empêche que les Égyptiens accordent beaucoup d’intérêt aux divinités secondaires, y compris à des animaux divinisés comme le scarabée et le chat.

Le mythe d’Osiris

Le mythe d’Osiris est au cœur de la religion pharaonique. Ce récit forgé dans les temps les plus anciens nous a été rapporté par un écrivain grec, Plutarque.

Il raconte que le pharaon Osiris avait enseigné aux Égyptiens l’agriculture, le droit et l’architecture. Jaloux, son frère Seth l’avait enfermé dans un sarcophage et jeté dans le Nil.

Isis , épouse et sœur d’Osiris, retrouve le sarcophage et le cache dans les marais. Mais Seth découpe le cadavre de sa victime en 14 morceaux pour éviter qu’elle ne ressuscite. Isis, sans se décourager, retrouve les morceaux et les entoure de bandelettes avec l’aide du dieu chacal Anubis .

Rendu à la vie, Osiris gagne le monde des morts dont il devient dès lors le roi, cependant que son fils Horus chasse Seth du pouvoir et ceint la double couronne d’Égypte. Depuis lors, les morts, au terme d’un long voyage et sous réserve qu’ils aient été momifiés, passent devant le tribunal d’Osiris et ce dernier accorde la vie éternelle aux plus méritants. Notons que la momification reste le privilège des pharaons et de l’aristocratie ; les gens du peuple sont inhumés sans façon après leur mort.

Les rites religieux égyptiens sont organisés par un clergé nombreux et puissant auquel les offrandes des fidèles assurent richesse et influence. Les prêtres gèrent les temples somptueux et les sanctuaires où sont abritées les statues des divinités. Ils président aussi aux cérémonies funéraires et à l’embaumement des défunts.

Sous l’Ancien Empire [15], les Égyptiens tendent à penser que seuls les pharaons et leur entourage méritent d’être momifiés et d’accéder à la vie éternelle. D’où les énormes tombeaux en pierre que se font construire les premiers pharaons dans l’espoir que leur cadavre y soit conservé à l’abri des pillages et de la putréfaction.

Mais au fil des siècles, les habitants de la vallée du Nil accèdent à l’idée plus réconfortante que la résurrection est accessible à tout un chacun. À preuve les innombrables statuettes funéraires en terre cuite, retrouvées dans les tombes même les plus modestes. Elles figurent les serviteurs, les outils et les animaux destinés à servir le défunt dans l’au-delà.

Vers 2 700 ans avant jc Imhotep , n’est pas satisfait. La dalle monumentale qui recouvre le tombeau du pharaon Djéser est moins élevée que les murailles de la ville voisine de Memphis [16]. Inacceptable ! Il ordonne donc que 4 dalles similaires mais de taille décroissante soient empilées les unes sur les autres : la première pyramide vient de naître, à Saqqara [17]. Mais elle comporte encore des degrés qui rappellent les dalles d’origine, ou mastabas [18].

Après Imhotep, les architectes égyptiens vont abandonner la forme en degrés et lisser les parois des sépultures pharaoniques. Les voyageurs grecs qui les découvriront longtemps après les baptiseront pyramides.

Considérées dès l’Antiquité comme une des merveilles du monde, les 3 pyramides du plateau de Gizeh [19], dont la plus grande culmine à 146 mètres, sont longtemps restées mystérieuses jusqu’au 16ème siècle lorsque des voyageurs occidentaux purent enfin pénétrer dans ces montagnes construites sur des montagnes selon Philon de Byzance . On sait aujourd’hui qu’elles ont abrité les dépouilles des pharaons Khéops , Képhren et Mykérinos .

Merveilles de précision, les pyramides égyptiennes n’ont été édifiées que grâce à quelques outils rudimentaires. Pas de roue, encore moins de poulie pour transporter sur un sol instable puis assembler les 6 millions de tonnes de blocs qui recouvrent le tombeau de Khéops.

Inventeurs de la géométrie selon le voyageur grec Hérodote, les Égyptiens maîtrisaient parfaitement la mesure des surfaces et volumes. Mais comment passer de la théorie à la pratique ?

Extraits de carrières voisines ou convoyées sur le Nil, les blocs de calcaire, une fois taillés, étaient transportés sur des traîneaux en bois qui glissaient sur le sol mouillé, avant d’être tirées sur une rampe vers le sommet du monument.

Notons que les ouvriers à la manœuvre n’étaient pas des esclaves ou des prisonniers de guerre mais des paysans libres qui se mettaient à la disposition du pharaon pendant les crues du Nil, quand il était devenu impossible de travailler dans les champs.

Mais aujourd’hui encore on continue à s’interroger sur la façon dont les Égyptiens, certes nombreux mais dont les moyens n’avaient guère évolué depuis le Néolithique, sont parvenus à bâtir ces monuments titanesques.

Symbole, par sa majesté, de l’autorité politique de son commanditaire, la pyramide concrétise surtout la volonté de se rapprocher du monde des dieux. Il s’agit de leur signaler notre humble présence !

Quand elle n’est pas un tombeau comme chez les Égyptiens, la pyramide peut devenir un sanctuaire, avec un autel au sommet et une table des sacrifices dont l’agréable fumet séduit les divinités.

Sans entretien, peu sensible aux intempéries comme aux tremblements de terre, elle offre de nombreux atouts comme en atteste sa présence dans différentes civilisations Olmèques [20] puis Aztèques [21] du Mexique ou encore Mayas [22] se lancent dans une course à la hauteur.

Cette stratégie était déjà à l’œuvre 2 millénaires plus tôt en Mésopotamie [23], avec l’érection des ziggourats [24]. Ces impressionnantes tours de briques à degrés ont inspiré le récit biblique de la tour de Babel [25].

En attendant le perfectionnement des techniques, Grecs et Romains se montrent raisonnables dans la construction de leurs temples. Est-ce pour marquer une plus grande proximité avec leurs dieux ?

Après tout, ils ne sont pas censés avoir élu domicile dans les nuages, mais dans les temples eux-mêmes qui abritent leur statue !

Ce temple va prendre la forme des anciens palais des rois : la salle contenant le foyer devient sanctuaire, tandis qu’est conservée l’idée d’un portique protecteur, permettant de séparer profane et sacré.

Par la suite, les constructeurs vont profiter des progrès de l’architecture pour offrir davantage d’espace à leurs divinités en créant des coupoles de plus en plus imposantes, à l’image du Panthéon de Rome [26]. Dédicacé en 135 par l’empereur Hadrien, il devait accueillir tous les dieux sous ses 40 mètres de hauteur.

Suite à la chute de Rome, le savoir-faire antique se transmet à Byzance [27]. En inaugurant en 537 la basilique Sainte-Sophie [28], l’empereur Justinien pouvait à juste titre s’écrier, au pied des 55 mètres de haut de la coupole : Salomon, je t’ai surpassé ! en référence au roi hébreu qui avait érigé le Temple de Jérusalem [29].

Il faudra attendre près d’un millénaire avant que les coupoles de Sainte-Sophie n’inspirent tout à la fois les architectes italiens et les architectes ottomans dont l’illustre Sinan , contemporain de Soliman le Magnifique.

L’aspiration au ciel revient avec l’islam. Les cinq appels quotidiens à la prière par le muezzin [30] nécessitent très vite un point élevé aux abords des mosquées. C’est ainsi que sont érigées des minarets [31]. Les plus beaux exemples de minarets nous sont toutefois offerts par le Maroc des Almohades [32], au 12ème siècle. C’est la Koutoubia de Marrakech [33] et sa sœur de Séville, la Giralda [34], aujourd’hui convertie en clocher.

L’attrait des hautes constructions a des prolongements à l’autre extrémité du monde, chez les bouddhistes d’Extrême-Orient.

Au début de notre ère, ils transforment les modestes stupas [35], en vertigineuses pagodes à étages.

Dans les environs de 1500 av. jc, un tremblement de terre épouvantable, probablement provoqué par l’irruption du volcan Thêra [36], situé à une centaine de kilomètres de la Crète [37], entraîna la destruction des palais crétois et la civilisation minoenne [38] disparut complètement.

Arrivèrent alors les Achéens [39] qui, profitant du désarroi provoqué par ce cataclysme, conquirent pacifiquement la Crète. Ils essaimèrent aussi sur le continent et s’installèrent autour de Mycènes [40], Argos [41], Tirynthe [42], Pylos [43].

Les Achéens construisirent de véritables forteresses autour de Mycènes, leur principale cité, mais, peuple guerrier, ils ne surent rester en place et se lancèrent dans de lointaines expéditions. Ce fut leur perte : ils se virent incapables de résister à l’invasion d’un nouveau peuple, les Doriens [44], vers l’an 1200 av. jc. Ceux-ci, descendants de Doros et d’Héraclès selon la légende, ruinèrent les cités et incendièrent les champs.

Les prospères cités du Péloponnèse [45] disparurent sous les coups des nouveaux envahisseurs. Le monde grec entra alors dans un long Moyen Âge que les historiens qualifient parfois d’Âges sombres.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Fabienne Manière/ Herodote.net

Notes

[1] Le Nil est un fleuve d’Afrique. Avec une longueur d’environ 6 700 km, c’est avec le fleuve Amazone, le plus long fleuve du monde. Il est issu de la rencontre du Nil Blanc et du Nil Bleu. Le Nil blanc (Nahr-el-Abiad) prend sa source au lac Victoria (Ouganda, Kenya, Tanzanie) ; le Nil bleu (Nahr-el-Azrak) est issu du lac Tana (Éthiopie). Ses deux branches s’unissant à Khartoum, capitale du Soudan actuel, le Nil se jette dans la Méditerranée en formant un delta au nord de l’Égypte. Le Nil est la voie qu’empruntaient les Égyptiens pour se déplacer. Il apporte la vie en fertilisant la terre et garantit l’abondance. Il joua un rôle très important dans l’Égypte antique, du point de vue économique, social (c’était autour de lui que se trouvaient les plus grandes villes), agricole (grâce au précieux limon des crues) et religieux. La crue du Nil, qui avait lieu chaque été et qui apportait le limon noir permettant la culture de ses rives. Le Nil est la voie qu’empruntaient les Égyptiens pour se déplacer. La crue du Nil, qui avait lieu chaque été et qui apportait le limon noir permettant la culture de ses rives

[2] Considérée comme l’un des berceaux de l’humanité, l’Éthiopie est avec le Tchad, le Maroc et le Kenya, l’un des pays où l’on retrouve les plus anciens hominidés. On y a découvert Lucy en 1974 et, en 2003, les plus anciens spécimens d’Homo sapiens. Au sein de l’Afrique, l’Éthiopie se caractérise comme l’un des pays à avoir conservé sa souveraineté lors du partage de l’Afrique au 19ème siècle

[3] Le delta du Nil désigne la région d’Égypte où le Nil se jette dans la mer Méditerranée. C’est une région marécageuse qui depuis l’Antiquité a toujours été riche en faune et flore. Depuis près de 5 000 ans, le delta est une zone d’agriculture intensive. Le papyrus égyptien vient en grande partie de cette région. Il se situe au nord de l’Égypte et commence au nord de la ville du Caire, à quelque 150 km de la côte méditerranéenne, en un lieu que les Égyptiens nomment « Le Ventre de la vache » (Batn el-Baqara). Le Nil, après un parcours de près de 6 600 km, s’y divise en plusieurs branches. Sa superficie est de l’ordre de 24 000 km², faisant de par sa surface le premier delta en Méditerranée devant celui du Rhône.

[4] La feuille de papyrus ou simplement papyrus, est un support d’écriture obtenu par superposition de fines lamelles tirées des tiges de la plante Cyperus papyrus. Son invention remonte à près de 5 000 ans. Il était utilisé en Égypte et autour de la Méditerranée dans l’Antiquité pour la fabrication de livres et actes manuscrits.

[5] charrue primitive

[6] La houe est un outil de base pour tous les travaux de la terre. La houe est un des plus anciens outils utilisés depuis le néolithique. Tout au long des siècles, il apparaît sous différentes formes et s’adapte aux spécificités de chaque région. Sa forme première a peu évolué si ce n’est que dans l’utilisation de nouveaux matériaux dans sa fabrication. Objet essentiellement agraire à l’époque égyptienne

[7] haute Égypte

[8] basse Égypte

[9] Le scribe désigne dans l’Égypte antique un fonctionnaire lettré, éduqué dans l’art de l’écriture et de l’arithmétique. Omniprésent comme administrateur, comptable, littérateur ou écrivain public, il fait fonctionner l’État de Pharaon au sein de sa bureaucratie, de son armée ou de ses temples. Le scribe royal domine l’administration centrale. Les scribes supérieurs font partie de la cour de pharaon, ils ne paient pas d’impôts et n’ont pas d’obligations militaires.

[10] idéogrammes

[11] blé, bétail...

[12] L’Empire achéménide est le premier des Empires perses à régner sur une grande partie du Moyen-Orient. Il s’étend alors au nord et à l’ouest en Asie Mineure, en Thrace et sur la plupart des régions côtières de la mer Noire ; à l’est jusqu’en Afghanistan et sur une partie du Pakistan actuels, et au sud et au sud-ouest sur l’actuel Iraq, sur la Syrie, l’Égypte, le nord de l’Arabie saoudite, la Jordanie, Israël et la Palestine, le Liban et jusqu’au nord de la Libye. Le nom « Achéménides se rapporte au clan fondateur qui se libère vers 556 av. jc de la domination des Mèdes, auparavant leurs suzerains, ainsi qu’au grand empire qui résulte ensuite de leur fusion. L’empire fondé par les Achéménides s’empare de l’Anatolie en défaisant la Lydie, puis conquiert l’Empire babylonien et l’Égypte, unissant les plus anciennes civilisations du Moyen-Orient dans une seule entité politique de façon durable. L’Empire achéménide menace par 2 fois la Grèce antique et prend fin, vaincu par Alexandre le Grand, en 330 av. jc.

[13] Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l’histoire égyptienne après l’âge d’or connu dans l’Ancien Empire. C’est une période de raffinement et d’évolutions qui s’étale sur un peu plus de cinq siècles. L’initiateur en est Ahmôsis 1er, premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs, il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Iâhhotep et de son épouse Ahmès-Néfertary. Le Nouvel Empire couvre une période allant d’environ 1500 à 1000 avant notre ère, et est formé de trois dynasties : les XVIIIème, XIXème et XXème dynasties.

[14] Le Sinaï est une péninsule égyptienne d’environ 60 000 km², à la forme triangulaire et située entre la mer Méditerranée (au nord) et la mer Rouge (au sud). Elle est géographiquement située en Asie du Sud-Ouest. Sa frontière terrestre longe le canal de Suez à l’ouest et la frontière entre l’Égypte et Israël et la bande de Gaza au nord-est.

[15] L’Ancien Empire égyptien est une période de l’histoire de l’Égypte antique qui couvre une large partie du troisième millénaire (d’environ 2700 à 2200) avant notre ère. Succédant à la période thinite qui a vu l’apparition de l’État en Égypte, elle comprend les IIIème, IVème, Vème et VIème dynasties, puis s’achève par une période de fragmentation politique, la Première Période intermédiaire. Dès l’Antiquité, cette période était considérée par les Égyptiens antiques eux-mêmes comme l’âge d’or de leur civilisation. Il s’agit en effet de la plus longue période de stabilité politique que l’Égypte ancienne ait connue, durant laquelle aucune menace extérieure ne venait perturber l’ordre intérieur. La centralisation de l’État amorcée sous les dynasties thinites et la prospérité qui, progressivement, en a découlé, va permettre des développements artistiques et architecturaux considérables, surtout perceptibles dans les sites entourant la capitale de l’époque, Memphis. Ainsi sont posés les grands thèmes de la littérature classique égyptienne, les canons artistiques en matière de peinture et de sculpture, mais aussi le perfectionnement du système administratif qui perdure près de trois millénaires.

[16] Memphis était la capitale du premier nome de Basse Égypte, le nome de la Muraille blanche. Ses vestiges se situent près des villes de Mit-Rahineh et d’Helwan, au sud du Caire. La légende, rapportée par Manéthon, raconte que Memphis fut fondée par le roi Ménès vers 3000 av. jc. Capitale de l’Égypte durant tout l’Ancien Empire, elle est restée une cité importante tout au long de l’histoire égyptienne, placée sous la protection du dieu Ptah, le patron des artisans dont le temple était l’Hout-ka-Ptah (le « château du ka de Ptah »). C’est de ce terme, qualifiant la maison du dieu, que serait dérivé en grec le mot aegyptus prototype du nom du pays en latin. La ville occupe une place stratégique à l’entrée du delta du Nil et de ce fait regorge d’ateliers et de manufactures, notamment d’armes qui étaient conservées dans de grands arsenaux non loin du port principal de la ville, le Perou Nefer, dont les textes du Nouvel Empire vantent l’activité fébrile. Son histoire est étroitement liée à celle du pays et sa ruine est due, d’abord, à la perte de son rôle économique à la fin de l’Antiquité et la montée d’Alexandrie, puis à l’abandon de ses cultes à la suite de l’édit de Thessalonique.

[17] Saqqarah est une vaste nécropole de la région de Memphis. Elle connaît une occupation ininterrompue tout au long de l’histoire de l’Égypte antique : de ce fait, tombes royales et sépultures plus modestes se côtoient et présentent de nombreux témoignages sur la vie quotidienne de l’Égypte ancienne.

[18] en arabe table

[19] Gizeh, est une ville d’Égypte, située sur la rive gauche du Nil, face à la vieille ville du Caire. La renommée internationale de Gizeh est due aux célèbres grandes pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, ainsi qu’au Sphinx, témoins de la civilisation égyptienne antique, situés sur le plateau à quelques kilomètres de la ville.

[20] Les Olmèques sont un ancien peuple précolombien de Mésoamérique s’étant épanoui de 2500 av. jc jusqu’à 500 av. jc sur la côte du golfe du Mexique, dans le bassin de Mexico, et le long de la côte Pacifique (États du Guerrero, Oaxaca et Chiapas). C’est la plus ancienne civilisation connue de Mésoamérique, dont elle est souvent considérée comme la « culture-mère » parce que la première ville olmèque, San Lorenzo, est la plus ancienne ville mésoaméricaine connue et parce que les cultures suivantes partagent plusieurs caractéristiques communes qui semblent héritées des Olmèques.)

[21] Les Aztèques, ou Mexicas du nom de leur capitale, Mexico-Tenochtitlan, étaient un peuple amérindien du groupe nahua, c’est-à-dire de langue nahuat. L’origine des Mexicas demeure incertaine, aussi bien du point de vue de la chronologie que de la localisation des différentes étapes de leur migration. En effet, les récits des migrations mexicas, avant qu’ils ne fondent Mexico-Tenochtitlan et s’y sédentarisent définitivement et tels qu’ils ont été retranscrits dans plusieurs codex, se contredisent et ont été remis en cause par les fouilles archéologiques. Ces textes empreints de symboles ont certainement volontairement occulté et modifié, à des fins idéologiques, la réalité historique sur leurs origines. Les codex montrent que les Aztèques revendiquaient une double origine nordique, à la fois chichimèque et toltèque, qui leur conférait le prestige à la fois de la vaillance guerrière des chasseurs-cueilleurs et de l’héritage culturel des fondateurs de Tula. Les Aztèques partageaient effectivement avec ces peuples la même langue, mais aussi les mêmes croyances astrales, la même pratique des sacrifices humains et une même organisation militariste de la société

[22] La civilisation maya est une ancienne civilisation de Mésoamérique principalement connue pour ses avancées dans les domaines de l’écriture, de l’art, de l’architecture, de l’agriculture, des mathématiques et de l’astronomie. C’est une des civilisations précolombiennes les plus étudiées avec celles des Aztèques et des Incas. Elle occupait à l’époque précolombienne un territoire centré sur la péninsule du Yucatán, correspondant actuellement à une partie du sud du Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Salvador. C’est une des plus anciennes civilisations d’Amérique : ses origines remontent à la préhistoire. La sédentarisation de populations est attestée, dans l’aire maya, à l’époque archaïque, entre le 7ème et le 3ème millénaire av. jc, les villages les plus anciens ayant été retrouvés sur les côtes de la mer des Caraïbes et de l’océan Pacifique. Les premiers indices de stratification sociale remontent à l’époque préclassique ancienne, au 2ème millénaire av. jc, et se multiplient à l’époque préclassique moyenne, entre 1000 et 400 av. jc, avant l’émergence progressive d’États au préclassique récent. D’importantes cités-États mayas des Basses-Terres du sud, telles que Copán, Tikal ou Palenque, connurent leur niveau de développement le plus élevé à la période classique, entre le 6ème et le 9ème siècle de notre ère, avant d’être rapidement abandonnées entre la fin du 8ème et du 9ème siècle.

[23] La Mésopotamie est une région historique du Moyen-Orient située dans le Croissant fertile, entre le Tigre et l’Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l’Irak actuel.

[24] Une ziggurat (ou ziggourat) est un édifice religieux mésopotamien à degrés, présent aussi en Élam, constitué de plusieurs terrasses supportant probablement un temple construit à son sommet. Le terme vient de l’akkadien ziqqurratu. On peut donc le traduire par la très haute. Il s’agit du monument le plus spectaculaire de la civilisation mésopotamienne, dont le souvenir a survécu bien après sa disparition grâce au récit biblique de la Tour de Babel, inspiré par la ziggurat de Babylone.

[25] L’histoire de la tour de Babel est un épisode biblique rapporté dans la parashat Noa’h, dans le Livre de la Genèse, peu après l’épisode du Déluge. La tour biblique pourrait avoir été inspirée par l’Etemenanki, une ziggurat de sept étages dédiée au dieu Mardouk à Babylone et désignée comme « le temple de la fondation du Ciel et de la Terre ».

[26] Le Panthéon de Rome est un édifice religieux antique situé sur la piazza della Rotonda à Rome, bâti sur l’ordre d’Agrippa au 1er siècle av. jc . Endommagé par plusieurs incendies, il fut entièrement reconstruit sous Hadrien au début du 2ème siècle. À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités de la religion antique. Il fut converti en église au 7ème siècle par le pape Boniface IV et aujourd’hui elle est la basilique de la Sainte Vierge et de tous les Martyrs. C’est le plus grand monument romain antique qui nous soit parvenu en état pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue jusqu’à nos jours. Il a donné son nom à un quartier de Rome.

[27] Byzance est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sous une partie de l’actuelle Istanbul. La cité a été reconstruite par Constantin 1er et, renommée Constantinople en 330, elle est devenue la capitale de l’Empire romain, puis de l’Empire romain d’Orient et enfin de l’Empire ottoman à partir de 1453 date de la prise de la ville par les Turcs. Elle fut rebaptisée Istanbul en 1930.

[28] Ancienne église chrétienne de Constantinople du vie siècle, devenue une mosquée au 15ème siècle sous l’impulsion du sultan Mehmet II. Elle est édifiée sur la péninsule historique d’Istanbul. Depuis 1934, elle n’est plus un lieu de culte mais un musée.

[29] Le Temple de Salomon également connu comme le premier temple de Jérusalem est selon la Bible hébraïque, un lieu de culte édifié par le roi Salomon sur le mont Moria et détruit lors du siège de Jérusalem par l’armée babylonienne de Nabuchodonosor II. Conçu par le roi pour centraliser le culte du Dieu d’Israël, Jéhovah (ou Yahvé), son hégémonie est remise en cause après sa mort et l’ouverture d’un autre sanctuaire à Béthel, dans le royaume schismatique d’Israël. C’est dans ce laps de temps que se produisent la plupart des faits décrits dans les livres prophétiques.

[30] personne qui appelle les autres à la prière dans la tradition islamique

[31] de l’arabe manara qui désigne à l’origine un phare

[32] Les Almohades sont un mouvement religieux fondé au début du 12ème siècle, dont est issue la dynastie éponyme d’origine berbère qui gouverne le Maghreb et al-Andalus entre le milieu du 12ème siècle et le 13ème siècle. Le mouvement religieux des Almohades est fondé vers 1120 à Tinmel par Mohammed ibn Toumert, appuyé par un groupe de tribus masmoudiennes du Haut Atlas marocain principalement des Masmoudas. Ibn Toumert prône alors une réforme morale puritaine et se soulève contre les Almoravides au pouvoir à partir de son fief de Tinmel. À la suite du décès d’Ibn Toumert vers 1130, Abd al-Mumin prend la relève, consolide sa position personnelle et instaure un pouvoir héréditaire, en s’appuyant sur les Koumyas de la région de Nedroma dans l’ouest algérien (située alors dans l’est de l’empire Almoravide) ainsi que les Hilaliens. Sous Abd al-Mumin, les Almohades renversent les Almoravides en 1147, puis conquièrent le Maghreb central hammadide, l’Ifriqiya (alors morcelée depuis la chute des Zirides) et les Taïfas. Ainsi, le Maghreb et l’al-Andalus sont entièrement sous domination almohade à partir de 1172. À la suite de la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, les Almohades sont affaiblis et leur empire se morcelle au profit des rois des Taïfas en al-Andalus des Zianides du Maghreb Central et des Hafsides, et voit l’émergence des Mérinides au Maghreb al-Aksa qui prennent Fès en 1244. Les Almohades, qui doivent désormais payer tribut aux Mérinides et ne contrôlent plus que la région de Marrakech, sont finalement éliminés par ces derniers en 1269.

[33] La mosquée Koutoubia est un édifice religieux construit au 12ème siècle à Marrakech, Maroc. Elle est la plus grande mosquée de la ville. Son architecture et son décor ascétique reflètent l’art des Almohades. Une première mosquée fut construite en 1148 par le sultan Almohade Abdelmoumen après avoir conquis Marrakech. Il reconstruira une deuxième version de taille semblable vers 1158. Celle-ci est la version actuelle, la première ayant été démoli. Yacoub Al-Mansour finalisera la construction du minaret vers 1195.

[34] La Giralda est l’ancien minaret de la grande mosquée almohade de Séville, en Andalousie. Après la reconquête de la ville (la Reconquista), la mosquée a été convertie en cathédrale et la Giralda est devenu le clocher de la cathédrale. À la suite d’un tremblement de terre survenu au 14ème siècle, qui a entraîné la destruction de la mosquée d’origine, les devis de construction de la nouvelle cathédrale Notre-Dame de Séville prévoyaient la préservation de la Giralda, qui a cependant fait l’objet de modifications en fonction du style architectural espagnol.

[35] stèles en l’honneur de Bouddha

[36] aujourd’hui Santorin

[37] La Crète, est une île grecque, autrefois appelée « île de Candie ». Cinquième île de la mer Méditerranée en superficie, elle est rattachée en 1913 à la Grèce

[38] La civilisation minoenne est une civilisation antique qui s’est développée sur les îles de Crète, de Santorin et probablement sur une grande partie de la mer Égée, au sud de la Grèce de 2700 à 1200 av. jc. Tirant sa dénomination moderne du nom du roi légendaire Minos, elle a été révélée par l’archéologue anglais Arthur John Evans au début du 20ème siècle. On ignore par quel nom elle se désignait elle-même, mais les Égyptiens de l’Antiquité la dénommaient Kaphti et certaines théories, basées sur des écrits de la cité de Mari, tendent à appeler l’île de Crète Kaptara.

[39] Les Achéens sont probablement l’un des premiers peuples de langue indo-européenne à s’être établi en Grèce continentale. Ils y apparaissent vers 1900 av. jc. Originaires de régions plus septentrionales, et probablement venus des Balkans, ils y arrivent par l’ouest, et s’installent d’abord en Épire, puis descendent en Thessalie. Ils repoussent les anciens habitants, les Pélasges, grâce à leur suprématie militaire, usage de l’épée au lieu du poignard, et surtout du bronze. Ils dominent ensuite les populations de Béotie, d’Attique, et enfin du Péloponnèse, où ils s’arrêtent en Argolide. Dans les épopées homériques, le terme désigne l’ensemble des Grecs rassemblés devant Troie, dirigés par les rois Ménélas et Agamemnon.

[40] Mycènes est une cité antique préhellénique située sur une colline au nord-est de la plaine d’Argos, dans le Péloponnèse, et entourée de murs cyclopéens (assemblage de blocs énormes). Selon la mythologie grecque, Mycènes est fondée par Persée suite au meurtre accidentel d’Acrisios, roi d’Argos. Alors que la ville lui revient légitimement, Persée préfère céder cette royauté à Mégapenthès, neveu du défunt, et part fonder une nouvelle ville, qu’il baptise « Mycènes » soit en allusion au pommeau de son épée, soit en allusion au champignon qu’il trouve sur place. Des traditions concurrentes évoquent une Mycène, fille d’Inachos ou encore un Mycénée, petit-fils de Phoronée. Mycènes est le royaume du héros homérique Agamemnon, chef des Achéens lors de la guerre de Troie. Homère la décrit comme chère à Héra et « riche en or ». La richesse de la ville est en effet proverbiale dès l’Antiquité.

[41] Argos est une ville d’Argolide dans le Péloponnèse, située près de Nauplie. Située au pied de deux acropoles remontant à l’antiquité Argos fut définitivement éclipsée par Sparte à partir du 6ème siècle av. jc. Elle ne participa pas aux guerres médiques. La rivalité avec Sparte explique qu’Argos ait adopté systématiquement un parti anti-laconien pendant la guerre du Péloponnèse, soit en restant neutre, soit en s’alliant à Athènes. La bataille de Mantinée, en 418 av. jc, finit par convaincre Argos de s’allier avec Sparte. Elle rompit cependant son traité au début de la guerre de Corinthe, en 395 av. jc. Pyrrhus s’attaqua à Argos en 272 avant notre ère, au cours de sa guerre contre le Macédonien Antigone II Gonatas. Il y fut tué, en recevant une tuile lancée depuis un toit par une vieille femme.

[42] Tirynthe est une ancienne cité mycénienne du Péloponnèse, au sud d’Argos, sur le golfe d’Argos. La cité se limitait à une colline calcaire de 30 m de haut, environ 300 m de long et 40 à 100 mètres de large. Initialement, la côte était très proche de la colline. Le lieu a été peuplé à partir du Néolithique. Puis, à partir du troisième millénaire avant jc, Tirynthe devint l’un des principaux centres de l’âge du bronze en Europe.

[43] en Messénie

[44] Les Doriens étaient l’une des quatre ethnie majeures de la Grèce antique que les historiens de l’époque classique reconnaissaient comme constituant leur propre peuple, les autres peuples étant les Achéens, les Ioniens et les Éoliens.

[45] Le Péloponnèse est une péninsule grecque, qui couvre 21 379 km². Elle a donné son nom à la périphérie du même nom qui couvre une part importante de la péninsule, regroupant cinq des sept nomes modernes qui la divisent. Seuls deux nomes (l’Achaïe et l’Élide) situés au nord-ouest de celle-ci sont rattachés à la périphérie de Grèce-Occidentale.