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Osiris

samedi 9 mai 2015

Osiris

Dieu du panthéon égyptien-Roi mythique de l’Égypte antique

Inventeur de l’agriculture et de la religion, son règne est bienfaisant et civilisateur. Il meurt noyé dans le Nil, assassiné dans un complot organisé par Seth , son frère cadet. Malgré le démembrement de son corps, il retrouve la vie par la puissance magique de ses sœurs Isis et Nephtys . Le martyre d’Osiris lui vaut de gagner le monde de l’au-delà dont il devient le souverain et le juge suprême des lois de Maât [1].

Au Moyen Empire égyptien, la ville d’Abydos [2] devient la cité du dieu Osiris. Elle attire ainsi de nombreux fidèles en quête d’éternité. La renommée de cette cité repose sur ses festivités cultuelles du Nouvel An et sur une sainte relique, la tête du dieu.

Durant le 1er millénaire avant notre ère, Osiris conserve son statut de dieu funéraire et de juge des âmes. Cependant, ses aspects de dieu des flots du Nil et, par là-même, de dieu de la fertilité, acquièrent la primauté, augmentant ainsi sa popularité auprès de la population nilotique. Des colons grecs installés à Memphis [3] adoptent son culte dès le 4ème siècle avant notre ère sous sa forme locale de Osiris Apis, le taureau sacré mort et momifié. Les souverains lagides importent ce culte dans leur capitale Alexandrie sous la forme de Sérapis, le dieu syncrétique gréco égyptien. Après la conquête de l’Égypte par les forces romaines, Osiris et Isis s’exportent vers Rome et son empire.

Les origines de son culte restent encore très obscures en l’état des connaissances égyptologiques, les plus anciennes attestations d’Osiris remontent au 25ème siècle avant notre ère et datent de la fin de la IVème ou du début de la Vème dynastie. Le nom d’Osiris se repère pour la première fois dans une formule d’offrande adressée à Osiris et à Anubis par une probable fille de Chéphren ou Khéphren est le nom grec du pharaon de l’Ancien Empire égyptien (IVème dynastie) Khafrê. Sur le papyrus de Turin, il est appelé Khâef Rê. On situe son règne aux alentours de 2520 ou 2518 à 2494 ou 2493 av. jc.

Kaouâb, le prince héritier, meurt avant son frère et c’est Khéphren, le demi-frère de Djédefrê qui prend la succession. Il conserve le titre de fils de Rê en développant l’affirmation de l’importance d’Atoum face à Rê, et laissera derrière lui le grand Sphinx de Gizeh non loin du temple bas de son complexe funéraire.

Il fit construire la seconde grande pyramide du plateau de Gizeh.

La première représentation d’Osiris est lacunaire [4], car figurant sur un fragment du temple haut du roi Djedkarê Isési . Le dieu figure comme un personnage masculin coiffé d’une longue perruque divine.

Osiris est un dieu complexe dont la présence est attestée sur tout le territoire égyptien. Ce dieu regroupe en son sein plusieurs facettes. Ses aspects de dieu funéraire sont bien connus. Mais Osiris est aussi une divinité qui veille au bon fonctionnement de l’univers. Son action bienfaisante est ainsi à l’œuvre dans le défilé des étoiles ou dans le cycle saisonnier de la végétation. Par conséquent, Osiris se présente à ses adorateurs sous une multiplicité de noms.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Osiris/ Portail de la mythologie égyptienne/ Divinité égyptienne

Notes

[1] La Maât (ordre cosmique) est un concept politico-religieux qui apparaît lors de la formation de l’Ancien Empire égyptien. À cette époque, le roi égyptien prend une dimension centrale. Dans un pays unifié, sa personne dépasse toutes les autorités locales. Dans ce cadre, la Maât est un mythe qui permet d’unifier tous les sujets du souverain égyptien sous une seule autorité. La Maât est alors la déification de la volonté et de l’ordre royal. Dire et faire la Maât, c’est obéir et participer à la monarchie. Dans la vie sociale, participer à la Maât c’est participer activement et réciproquement à une nécessaire solidarité humaine, les comportements anti-Maât étant la paresse, la surdité mentale et l’avidité.

[2] Abydos est une ancienne ville sainte d’Égypte vouée au culte du dieu Osiris, et située à 70 km au nord-ouest de Thèbes. Aujourd’hui sur le territoire de l’antique Abydos s’élève l’actuelle ville de Madfounek. Les prêtres d’Abydos prétendaient posséder une relique de toute première importance : la tête du dieu Osiris. On y a découvert les tables d’Abydos qui mentionnent deux séries de noms de pharaons allant jusqu’à la XVIIIème dynastie.

[3] Memphis était la capitale du premier nome de Basse Égypte, le nome de la Muraille blanche. Ses vestiges se situent près des villes de Mit-Rahineh et d’Helwan, au sud du Caire. La légende, rapportée par Manéthon, raconte que Memphis fut fondée par le roi Ménès vers 3000 av. jc. Capitale de l’Égypte durant tout l’Ancien Empire, elle est restée une cité importante tout au long de l’histoire égyptienne, placée sous la protection du dieu Ptah, le patron des artisans dont le temple était l’Hout-ka-Ptah (le « château du ka de Ptah »). C’est de ce terme, qualifiant la maison du dieu, que serait dérivé en grec le mot aegyptus prototype du nom du pays en latin. La ville occupe une place stratégique à l’entrée du delta du Nil et de ce fait regorge d’ateliers et de manufactures, notamment d’armes qui étaient conservées dans de grands arsenaux non loin du port principal de la ville, le Perou Nefer, dont les textes du Nouvel Empire vantent l’activité fébrile. Son histoire est étroitement liée à celle du pays et sa ruine est due, d’abord, à la perte de son rôle économique à la fin de l’Antiquité et la montée d’Alexandrie, puis à l’abandon de ses cultes à la suite de l’édit de Thessalonique.

[4] Qui présente des lacunes, des manques