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L’histoire pour le plaisir

Philippe V (roi d’Espagne)

dimanche 5 décembre 2021, par ljallamion

Philippe V (roi d’Espagne) (1683-1746)

Roi des Espagnes et des Indes de 1700 à 1746

Titré roi d’Espagne et des Inde à la suite des décrets de Nueva Planta [1] qui modifiaient l’organisation territoriale des royaumes hispaniques en abolissant les royaumes de Castille [2] et d’Aragon [3].

Deuxième fils de Louis de France dit le Grand Dauphin, et petit-fils du roi Louis XIV, Philippe de France est titré duc d’Anjou. Il succède à son grand-oncle Charles II, dernier roi d’Espagne de la dynastie des Habsbourg [4], et il devient lui-même roi d’Espagne, premier de la dynastie des Bourbons [5] : il prend alors le nom de Felipe de Borbón. Son règne, de 45 ans et 2 jours, est le plus long de la monarchie espagnole.

Philippe naît au château de Versailles [6]. Il est ondoyé le jour de sa naissance dans la chambre de sa mère par Emmanuel-Théodose de La Tour d’Auvergne , cardinal de Bouillon, et par Nicolas Thibault, curé de l’église Saint-Julien de Versailles, en présence du roi Louis XIV et de Philippe de France, duc d’Orléans.

Le 18 janvier 1687, le même jour que ses deux frères Louis et Charles , Philippe est baptisé par l’évêque d’Orléans et premier aumônier du roi Pierre du Cambout de Coislin dans la chapelle royale [7] du château de Versailles, en présence de François Hébert, curé de l’église Notre-Dame de Versailles. Son parrain est Monsieur, Philippe de France, duc d’Orléans, frère du roi, et sa marraine est Mademoiselle, Élisabeth-Charlotte d’Orléans, future duchesse de Lorraine [8] et de Bar [9].

En 1689, Philippe reçoit le duc de Saint-Aignan Paul de Beauvilliers comme gouverneur. En 1690, il perd sa mère, la dauphine, Marie-Anne de Bavière .

À la fin des années 1690, le problème de la succession d’Espagne devient aigu : Charles II d’Espagne, surnommé el Hechizado [10], est malingre et contrefait, de santé très délicate et sans postérité.

Avant même sa mort, les grandes puissances européennes tentent de s’entendre pour partager son royaume, ne pouvant se satisfaire que soit conservée l’intégrité de l’héritage espagnol.

Quoique arrière-petit-fils d’Anne d’Autriche et petit-fils de Marie-Thérèse, infantes d’Espagne, le problème de sa participation à la succession espagnole ne se pose tout d’abord pas, car Marie-Thérèse avait renoncé à ses droits sur la couronne espagnole en épousant Louis XIV. D’ailleurs, ce dernier et les autres monarques européens s’étaient accordés pour déclarer que l’héritier du trône d’Espagne serait, dans le cas de la mort sans héritier de Charles II, Joseph-Ferdinand de Bavière .

Ce premier traité de Partition, confirmé à La Haye [11] en 1698, accordait à Joseph-Ferdinand les royaumes de la péninsule espagnole sauf le Guipuscoa [12], la Sardaigne [13], les Pays-Bas espagnols [14] et les territoires américains ; à la France revenait le Guipuscoa, Naples et la Sicile ; à l’Autriche, le Milanais. À la mort de Joseph-Ferdinand, en 1699, fut conclu un nouveau traité de Partition, à Londres, en 1700, sans l’accord de l’Espagne.

La France, la Hollande et l’Angleterre reconnaissaient comme roi l’archiduc Charles d’Autriche le futur Charles VI , à qui étaient dévolus les royaumes de la péninsule, les Pays-Bas et les Indes occidentales ; le duc de Lorraine Léopold 1er, recevait le Milanais à condition de céder la Lorraine et le Barrois au dauphin, qui recevait par ailleurs Naples [15], la Sicile [16] et la Toscane [17]. Mais l’archiduc Charles protesta, réclamant la totalité de l’héritage espagnol.

Cependant, pressé par son principal conseiller le cardinal Portocarrero et après avoir demandé l’avis du pape Innocent XII, Charles II choisit la solution française. Le 2 octobre 1700, il fait du jeune duc d’Anjou, 17 ans, le second petit-fils de Louis XIV, son légataire universel. L’espoir de Charles II était que Louis XIV saurait éviter l’éclatement de l’empire espagnol pour son propre petit-fils. Il meurt peu de temps après, le 1er novembre 1700.

La nouvelle de la mort de Charles II parvient le 9 novembre à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonce à la cour qu’il accepte le testament de son cousin, beau-frère et neveu. Il présente alors son petit-fils, âgé de 17 ans, à la cour, par ces mots : Messieurs, voici le roi d’Espagne. Puis il déclare à son petit-fils : Soyez bon Espagnol, c’est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français pour entretenir l’union entre nos deux nations ; c’est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l’Europe. Le marquis de Castel dos Rios, ambassadeur d’Espagne, aurait ajouté qu’ il n’y a plus de Pyrénées.

À la suite de l’événement, toutes les monarchies européennes, sauf l’Empire, reconnaissent le nouveau roi. Celui-ci quitte Versailles le 4 décembre, pourvu d’Instructions en 33 articles, écrites par Louis XIV et résumant sa conception du pouvoir. Il arrive à Madrid le 22 janvier 1701. Mais au bout de quelques mois, les motifs de tensions avec l’empereur Léopold 1er s’accumulent :

Le 1er février 1701, le Parlement de Paris rappelle par lettres patentes, que Philippe V conserve ses droits à la couronne de France.

Toujours en février, Louis XIV, à la demande du conseil de régence espagnol, envoie des troupes occuper des garnisons hollandaises sur la frontière des Pays-Bas espagnols, garnisons installées en vertu d’un traité bilatéral signé en 1698. Des Français s’installent aux postes importants à Madrid et orientent de façon nouvelle la politique espagnole.

Dernière inquiétude pour les Habsbourg impériaux, Louis XIV pousse Philippe V à épouser le 3 novembre 1701 à Figueras [18] Marie-Louise-Gabrielle de Savoie .

Son frère, le duc de Bourgogne, ayant déjà épousé la sœur de Marie-Louise. Les deux sœurs ayant épousé les deux frères, cela devait dans l’esprit des politiques lier non seulement les deux familles, mais aussi les deux États et leur faire mener conjointement une politique anti-impériale. Louis XIV donne également pour “camarera mayor” au nouveau couple une amie de madame de Maintenon, la princesse des Ursins Marie-Anne de La Trémoille .

Dès lors, même si le risque de réunion des couronnes française et espagnole semble minime, les monarchies européennes craignent de voir l’Espagne devenir un protectorat français. L’Angleterre et la Hollande toutes deux sous domination de Guillaume d’Orange, l’Autriche, puis le Portugal déclarent la guerre à la France et à l’Espagne.

La guerre de Succession [19] est non seulement un conflit international entre puissances européennes mais également une grave guerre civile : d’un côté, les couronnes de Castille et de Navarre [20] restent fidèles au candidat Bourbon ; de l’autre, la majeure partie de la couronne d’Aragon donne son appui au candidat autrichien.

Les combats sont, en Espagne, favorables aux troupes philippistes, parfois au prix de massacres et de destructions, comme à Xàtiva [21], incendiée en 1707. Philippe V sauve son trône grâce aux victoires d’Almansa [22] par le maréchal de Berwick Jacques Fitz-James en 1707, et de Villaviciosa [23] et Brihuega [24] par le maréchal de Vendôme Louis-Joseph de Vendôme en 1710.

En 1713, les puissances européennes sont épuisées par la guerre et, alors que l’archiduc Charles vient d’être élu empereur, craignent que les Habsbourg obtiennent un pouvoir trop important, retirent leurs troupes et font la paix à Utrecht [25]. Philippe V est confirmé dans ses droits à la couronne de France, tout en étant contraint à y renoncer solennellement pour lui et ses descendants. La couronne d’Espagne lui reste et il est reconnu comme roi légitime par tous les pays. Mais cette reconnaissance se fait au prix de pertes territoriales, notamment Gibraltar [26], Minorque [27] et des territoires en Italie. L’Espagne reste sous influence française, par l’intermédiaire de Jean Orry , chargé des finances, qui mène une politique de centralisation administrative à la française.

Philippe V se remarie le 24 décembre 1714 avec Élisabeth Farnèse , nièce du duc de Parme.

La politique du règne de Philippe V est marquée par le modèle louis-quatorzien de l’État absolutiste et centralisateur. Les réformes engagées représentèrent un changement radical par rapport au système précédemment mis en place par la Maison d’Autriche. Ils marquent une étape fondamentale dans l’élaboration d’un esprit national, notamment par l’imposition du castillan comme langue exclusive dans l’administration et le gouvernement, et la modernisation de l’appareil d’État espagnol.

Mais il faut remarquer que, si Philippe V tenta de se comporter en monarque absolu, il ne le fut jamais véritablement. Il était sujet, depuis l’adolescence, à des crises de dépression, de neurasthénie et de mélancolie que sa femme Élisabeth Farnèse prétendit soigner en faisant venir le chanteur castrat Farinelli . Philippe V ne put, à plusieurs reprises, assumer personnellement la charge du pouvoir, et il fut alors le jouet de ses ministres ou de courtisans, comme la princesse des Ursins. Le 24 décembre 1714 à Guadalajara [28], il épouse grâce à l’entremise de l’abbé Giulio Alberoni la nièce du duc de Parme, Élisabeth Farnèse, qui fait renvoyer prestement la princesse des Ursins. Philippe V passe alors sous la coupe de son épouse et de d’Alberoni, nommé ministre.

Le gouvernement fut recomposé de secrétaires d’État, dont les charges étaient occupées par des fonctionnaires nommés par le roi.

Mais l’exemple le plus éclatant de réforme centralisatrice et autoritaire sont les décrets de Nueva Planta, pris entre 1707 et 1716 [29], qui sont une série reales cédulas [30] établissant la nueva planta [31] des audiences royales contrôlant les territoires des 2 couronnes. Les décrets furent précédés de l’abolition des institutions propres à chaque région [32]. Ces décrets imposaient ensuite un modèle juridique, politique et administratif commun à toutes les provinces d’Espagne.

L’État fut organisé en provinces, gouvernées par un Capitán General [33] et une Cour de justice, chargés de l’administration et devant répondre directement au gouvernement de Madrid.

Pour l’administration économique et financière furent établies, sur le modèle français, Intendencias provinciales [34]). Les Conseils des territoires disparus ou perdus par la Couronne, c’est-à-dire d’Aragon, de Flandre et d’Italie, furent abolis, et concentrés dans le seul Conseil de Castille ; seuls perdurèrent les Conseils de Navarre et des Indes. Progressivement, les Cortes [35] de Castille intégrèrent les représentants des anciens territoires aragonaiss ; le pouvoir des Cortes en tant que tel, vu comme un frein au pouvoir royal, diminua.

Philippe V fut confronté à la situation économique et financière d’un État ruiné. Il lutta contre la corruption. Dans le domaine fiscal, il s’efforça de ne pas établir de nouveaux impôts afin de rendre plus équitable la charge fiscale.

Dans le domaine économique, il opta pour des positions mercantilistes. Il favorisa l’agriculture, et interdit l’exportation des grains ; il interdit l’importation de produits textiles et créa des manufactures royales ; il s’efforça de réorganiser le commerce colonial par la création de compagnies de commerce dotées de privilèges, sur les modèles anglais et néerlandais.

Comme conséquence des nécessités de la guerre et suivant le modèle français, Philippe V réalisa une profonde réorganisation de l’armée. Il substitua aux anciens tercios une nouvelle organisation militaire en brigades, régiments, bataillons, compagnies et escadrons. On introduisit plusieurs nouveautés, comme les uniformes ou les fusils à baïonnette.

La politique extérieure espagnole est, jusqu’en 1736, principalement le retour de son influence dans la péninsule italienne. Sous l’influence de sa nouvelle épouse Élisabeth Farnèse et de son premier ministre Giulio Alberoni, Philippe V développe une ambitieuse politique, qui se concrétise par l’invasion de la Sardaigne autrichienne en 1717, puis de la Sicile des Savoie en 1718. En réaction, la Quadruple-Alliance [36], à laquelle se joint le duché de Savoie [37], rentre en guerre contre l’Espagne. Cette dernière est vaincue. Par le traité de La Haye de 1720 [38], Philippe V doit éloigner Alberoni, mais il obtient cependant la reconnaissance des droits dynastiques sur les duchés italiens pour son second fils, l’infant Charles le futur Charles III .

L’Espagne se rapproche alors de la France par une politique de triple mariage, conclue par un traité de fiançailles signé à Paris le 22 novembre 1722. Le roi de France Louis XV , âgé de 11 ans, est promis à l’infante Marie-Anne-Victoire , sa cousine de 3 ans ; l’héritier du trône espagnol Louis et l’héritier des duchés italiens Charles sont promis à 2 filles du régent Philippe d’Orléans, respectivement Louise Élisabeth et Philippine Élisabeth . Le prince Louis épouse effectivement Louise-Élisabeth en 1722, et, 2 ans après, Philippe V abdique en sa faveur.

Le 10 janvier 1724, Philippe V confirma par décret qu’il abdiquait en faveur de son fils Louis Ier. Le prince reçut les documents le 15 et les fit publier le lendemain. Les motifs de cette abdication ne sont pas véritablement éclaircis.

Certains historiens ont pu avancer qu’il se préparait à monter sur le trône de France, profitant de la mort attendue de Louis XV ; d’autres qu’il était conscient de son incapacité à gouverner à cause de sa maladie. Mais Louis Ier étant trop jeune et insouciant, ce sont ses parents qui continuèrent à s’occuper du gouvernement.

Louis 1er ne régna que 7 mois. À sa mort, Philippe V redevint roi, malgré les droits de son deuxième fils, Ferdinand , qui était alors prince des Asturies [39].

Le 9 mars 1725, les Français rompent les fiançailles de Louis XV avec l’infante Marie-Anne-Victoire, et en représailles la reine Louise-Élisabeth, veuve de Louis 1er d’Espagne, et Philippine Élisabeth, la fiancée de Charles, sont renvoyées en France. Élisabeth Farnèse décide alors de traiter avec l’Autriche qui est le principal obstacle à l’expansion espagnole dans la péninsule italienne. Elle propose de fiancer ses fils aux filles de l’empereur Charles VI. l’infant Charles avec l’archiduchesse Marie-Thérèse et Philippe , son second fils, avec l’archiduchesse Marie-Anne . L’alliance entre les deux puissances est confirmée par le traité de Vienne du 30 avril 1725 [40], qui prévoit la renonciation définitive de Charles VI au trône d’Espagne au profit de Philippe V et son soutien à une tentative pour libérer Gibraltar de l’occupation britannique.

Mais la guerre anglo-espagnole 1727/1729 se conclut par le maintien de la souveraineté britannique sur le rocher et, au cours des négociations de paix, Charles VI abandonne le principe du mariage de ses filles avec les infants espagnols.

Par conséquent, Philippe V rompt l’alliance avec l’Autriche et conclut avec la Grande-Bretagne et la France, le 9 novembre 1729, le traité de Séville [41] qui garantit à son fils Charles le droit d’occuper le duché de Parme [42] et de Plaisance [43] et le grand-duché de Toscane [44], au besoin par la force. Le duc Antoine Farnèse meurt le 20 janvier 1731, mais il a nommé comme successeur le ventre enceint de son épouse Henriette d’Este , ce qui écarte Élisabeth Farnèse de la succession. La duchesse est examinée par un groupe de médecins et de sages-femmes qui la déclarent enceinte de 6 mois, mais la reine d’Espagne fait constater qu’il s’agit d’une mise en scène.

En adhérant, le 22 juillet, au 2ème traité de Vienne [45], elle obtient de l’empereur, qui a fait occuper le duché par le comte Carlo Stampa, son lieutenant en Italie, la cession de Parme et Plaisance au jeune infant. Le 29 décembre, le gouvernement du duché est confié à Dorothée Sophie de Neubourg, grand-mère maternelle et tutrice de l’infant Charles.

La France et l’Espagne passent plusieurs accords d’alliance, appelés communément Pactes de famille [46], dont le but est principalement l’opposition à l’Autriche ou à la Grande-Bretagne.

Le premier Pacte de famille est signé le 7 novembre 1733, durant la guerre de Succession de Pologne [47] ; le second Pacte de famille est conclu le 25 octobre 1743 par le traité de l’Escorial, durant la guerre de Succession d’Autriche [48].

Le règne de Philippe V est également marqué par la rivalité maritime avec la Grande-Bretagne.

Philippe V s’attaqua également à la reconstruction de la marine espagnole. Il fit construire de nouveaux navires modernes et mieux équipés. Il regroupa également les différentes flottes dans l’Armada Española en 1717. Dans cette œuvre, il s’appuya particulièrement sur l’action de son intendant général de la Marine, José Patiño Rosales .

L’Espagne se bat contre les avantages acquis par les Anglais au traité d’Utrecht, et le règne de Philippe V est émaillé d’incidents maritimes, comme en 1739-1748, lors de la guerre de l’oreille de Jenkins.

Au cours du règne, l’Espagne redevient une grande puissance maritime. La marine tient la Méditerranée occidentale, bien que les Anglais occupent toujours Gibraltar et Minorque.

Philippe V meurt le 9 juillet 1746 et, contrairement à la tradition [49] il est enterré en son palais San Ildefonso [50].

Son fils lui succède sous le nom de Ferdinand VI d’Espagne.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du livre de Philippe Erlanger, Philippe V d’Espagne : un roi baroque, esclave des femmes, 1978 (ISBN 2-262-00117-0)/ Source : Cet article est partiellement ou en totalité, issu du dictionnaire d’histoire universelle, le petit mourre édition Bordas 2004 p 1017

Notes

[1] Les décrets de Nueva Planta sont une série de trois décrets pris entre 1707 et 1716 par le roi Philippe V1, premier monarque espagnol de la maison de Bourbon, et par lesquels fut substantiellement modifiée l’organisation territoriale des royaumes hispaniques. Des trois décrets, le premier est le décret de Nueva Planta proprement dit. Pris le 29 juin 17071, il ne concerne que le royaume d’Aragon et celui de Valence. Les deux autres décrets sont celui du 28 novembre 1715, concernant le royaume de Majorque, et celui du 16 janvier 1716, concernant la principauté de Catalogne.

[2] Le royaume de Castille est un ancien royaume du Moyen Âge qui trouve ses origines au nord de la péninsule Ibérique, dans l’actuelle Espagne. À la fin du Moyen Âge, le royaume de Castille s’étend depuis le golfe de Gascogne au nord jusqu’à l’Andalousie au sud et comprend la majeure partie du centre de la péninsule Ibérique. En 1037, date à laquelle Ferdinand 1er fonde le Royaume uni de Castille et León. En 1058, Ferdinand est à l’origine d’une série de guerres contre les Maures, se lançant à la conquête de ce qui allait devenir la Nouvelle-Castille (bataille d’Alarcos et bataille de Las Navas de Tolosa). La région s’agrandit particulièrement sous le règne d’Alphonse VI (1065-1109) et d’Alphonse VII (1126-1157). Sous Alphonse X, la vie culturelle du royaume se développe, mais une longue période de conflits internes suit. En 1469, le mariage de Ferdinand II d’Aragon (plus tard Ferdinand V de Castille) et d’Isabelle 1ère de Castille initie l’union des royaumes d’Aragon et de Castille et, par la suite, de l’ensemble de l’Espagne.

[3] Le royaume d’Aragon est une entité politique du nord-est de la péninsule Ibérique, née en 1035 de l’union des comtés d’Aragon, du Sobrarbe et de la Ribagorce et disparue en 1707 avec son intégration au sein du royaume d’Espagne par les décrets de Nueva Planta.

[4] La maison de Habsbourg ou maison d’Autriche est une importante Maison souveraine d’Europe connue entre autres pour avoir fourni tous les empereurs du Saint Empire romain germanique entre 1452 et 1740, ainsi qu’une importante lignée de souverains d’Espagne et de l’empire d’Autriche, puis de la double monarchie austro-hongroise. La dynastie a pris le nom de « Maison de Habsbourg-Lorraine » depuis 1780.

[5] En Espagne, la maison de Bourbon est la dénomination officielle de la dynastie régnant sur le royaume depuis l’accession au trône de Philippe V, petit-fils agnatique de Louis XIV. Outre-Pyrénées, traité en qualité de fils de France, le roi Philippe V avait été créé à sa naissance duc d’Anjou, d’où l’appellation fréquente de maison de Bourbon-Anjou, également utilisée s’agissant de sa descendance à la nationalité espagnole issue des mâles. Issue de la maison de France, ou plus précisément du rameau des Bourbons, la branche succède en Espagne aux Habsbourg à la suite des victoires des partisans bourboniens durant la guerre de la Succession d’Espagne, en 1700. Deux fois rétablie au 19ème siècle (en 1813 et en 1874), la famille règne de nouveau sur le royaume espagnol depuis 1975, dans le cadre de la Troisième Restauration.

[6] Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, dans les Yvelines, en France. Il fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le roi et la cour y résidèrent de façon permanente du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789, à l’exception des années de la Régence de 1715 à 1723. Situés au sud-ouest de Paris, ce château et son domaine visaient à glorifier la monarchie française. Le château est constitué d’une succession d’éléments ayant une harmonie architecturale. Il s’étale sur 63 154 m², répartis en 2 300 pièces, dont, actuellement, 1 000 pièces de musée

[7] La chapelle du château de Versailles est une chapelle palatiale située dans le château de Versailles, près de l’angle que forment l’aile du Grand Appartement du Roi et l’aile nord. Cinq sanctuaires se sont succédé, au gré des transformations architecturales du château. La chapelle actuelle est bénie en 1710, après un chantier ébauché dès 1687. C’est la partie du château la moins modifiée par l’Histoire.

[8] Le duché de Lorraine est né du partage de la Lotharingie en 959 par le duc Brunon de Cologne, qui confia la Haute Lotharingie au vice duc Frédéric de Bar. Celui-ci prit le titre de duc de Haute Lotharingie en 977. Au fil du temps, le duché de Haute Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1067. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain à la suite du mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec l’archiduchesse régnante d’Autriche Marie-Thérèse. Ce François III a été élu par la suite roi des Romains et couronné comme Saint Empereur Romain sous le nom de François (premier de ce nom), de sorte qu’on parle de sa femme comme l’Impératrice Marie-Thérèse.

[9] Relevant à la fois du Saint Empire romain germanique mais aussi du domaine royal de France (partie du duché située à l’ouest de la Meuse), le comté, puis duché de Bar, fut formé au 10ème siècle par Ferry d’Ardennes, frère de l’évêque de Metz Adalbéron. Il fut annexé par la France en 1766. Ses villes principales étaient Bar-le-Duc, la capitale, Pont-à-Mousson sur la Moselle, au pied du château de Mousson, Briey et Longwy. Ses frontières bordaient le comté de Champagne, la principauté épiscopale de Verdun, le comté puis duché de Luxembourg, la principauté épiscopale de Metz, le duché de Lorraine et la principauté épiscopale de Toul.

[10] l’Ensorcelé

[11] La Haye a été fondée en 1248 par Guillaume II, comte de Hollande et roi d’Allemagne, puis du Saint Empire romain germanique. À cette date il a ordonné la construction d’un château dans une forêt près de la mer en Hollande, dans lequel il avait l’intention de s’installer après son couronnement. Guillaume II mourut dans une bataille avant celui-ci, stoppant ainsi la construction avant la fin. Aujourd’hui le château est appelé le « Ridderzaal » (littéralement : « salle des Chevaliers ») et est encore utilisé pour des événements politiques. Par la suite, La Haye a été le centre administratif des comtes de Hollande. De puissantes villes hollandaises comme Leyde, Delft et Dordrecht s’accordèrent pour choisir la petite et peu importante ville de La Haye comme leur centre administratif. Cette situation n’a jamais été remise en cause, ce qui fait aujourd’hui de La Haye le siège du gouvernement, mais pas la capitale officielle des Pays-Bas qui est Amsterdam.

[12] Le Guipuscoa est l’une des trois provinces de la communauté autonome du Pays basque, dans le nord de l’Espagne. Sa capitale est la ville de Saint-Sébastien.

[13] La Sardaigne est une île de la mer Méditerranée et une région italienne, qui se trouve à l’ouest de l’Italie continentale, au sud de la Corse. Son chef-lieu est la ville de Cagliari. Lorsque l’affaiblissement de l’Empire romain se propage jusqu’à l’île, cela a pour conséquence l’abandon progressif des terres agricoles et des côtes, ainsi qu’une perte de dynamisme notable de la démographie. Abandonnée à elle-même et sans défense, la Sardaigne est occupée et subit les razzias durant quelque 80 ans (vers 460-530) par les Vandales d’Afrique qui, défaits sous Justinien, laissent l’île sous la domination de Byzance.

[14] Les Pays-Bas espagnols étaient les États du Saint Empire romain rattachés par union personnelle à la couronne espagnole sous le règne des Habsbourgs, entre 1556 et 1714. Cette région comprenait les actuels Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, ainsi que des territoires situés en France et en Allemagne. La capitale était Bruxelles.

[15] Naples est une ville d’Italie, chef-lieu de la région de Campanie. L’histoire de Naples s’étend sur plus de 28 siècles. Sous le nom de Parthénope, elle fut fondée durant l’Antiquité par la cité voisine de Cumes. Elle s’étend ensuite rapidement jusqu’à devenir un des principaux centres commerciaux, culturels, philosophiques et politiques de la Grande-Grèce puis de l’Empire romain. Après avoir été brièvement dépendante de l’Empire byzantin, elle devient autonome au sein du duché de Naples. Dès le 13ème siècle et pour ensuite plus de 600 ans, elle devient successivement la capitale du royaume de Naples puis du royaume des Deux-Siciles. Elle reste alors un des principaux centres de développement économiques et technologiques d’Europe jusqu’à son annexion au royaume d’Italie en 1860, date à laquelle elle entame un relatif déclin socio-économique.

[16] La Sicile est la plus grande île méditerranéenne. Avec une superficie de 25 708 km², c’est la région la plus étendue de l’Italie et son territoire est constitué de neuf anciennes provinces à leur tour partagées en 390 municipalités. Elle est également la seule région italienne à compter 2 des 10 villes les plus peuplées du pays : Palerme et Catane. Son chef-lieu est Palerme.

[17] La Toscane dirigée d’abord par des margraves et des marquis au 9ème et 10ème siècles, devint un ensemble de Cité États à statut républicain oligarchique. Au 15ème siècle, avec Cosme de Médicis, elle est progressivement réunifiée dans une seule entité politique et passe entre les mains de la famille des Médicis, l’une des plus puissantes durant la Renaissance. Cette famille a gouverné la Toscane du 15ème au 18ème siècle. Le Grand-duché de Toscane est fondé officiellement au début du 16ème siècle, lorsque Cosme de Médicis (1519-1574) reçoit le titre de Duc puis de Grand-Duc. Le Grand-duché disparaît en 1801, lorsque Napoléon Bonaparte, le transforme en royaume d’Étrurie. Cependant, le titre de grand-duc de Toscane perdure et est toujours porté par une branche cadette de la famille de Habsbourg Lorraine.

[18] à la frontière franco-espagnole, en Catalogne

[19] La guerre de Succession d’Espagne est un conflit qui a opposé plusieurs puissances européennes de 1701 à 1714, dont l’enjeu était la succession au trône d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II et, à travers lui, la domination en Europe. Dernière grande guerre de Louis XIV, elle permit à la France d’installer un monarque français à Madrid : Philippe V, mais avec un pouvoir réduit, et le renoncement, pour lui et pour sa descendance, au trône de France, même dans le cas où les autres princes du sang français disparaîtraient. Ces conditions ne permettaient pas une union aussi étroite que celle qui était espérée par Louis XIV. La guerre de succession donna néanmoins naissance à la dynastie des Bourbons d’Espagne, qui règne toujours aujourd’hui.

[20] La Haute Navarre est le nom historique donné à la partie du royaume de Navarre qui fut conquise par Ferdinand le Catholique en 1512 et rattaché à la couronne de Castille en 1516. Elle était constituée des merindades de Pampelune, Tudela, Olite, Sangüesa et Estella. Aujourd’hui, la Haute Navarre correspond à peu près à la communauté forale de Navarre, l’une des 17 communautés autonomes d’Espagne.

[21] Xàtiva, est une commune d’Espagne de la province de Valence dans la Communauté valencienne. Elle est le chef-lieu de la comarque de la Costera. Elle est située dans la zone à prédominance linguistique valencienne.

[22] La bataille d’Almansa est une bataille de la guerre de Succession d’Espagne qui s’est déroulée en 1707 à Almansa en Espagne. Pour l’anecdote, elle fut décrite comme « probablement la seule bataille dans l’histoire dans laquelle les troupes anglaises étaient commandées par un Français, et les Français par un Anglais »

[23] La bataille de Villaviciosa eut lieu le 10 décembre 1710, deux jours après la bataille de Brihuega, pendant la guerre de Succession d’Espagne.

[24] La bataille de Brihuega eut lieu le 8 décembre 1710 pendant la guerre de Succession d’Espagne. L’arrière-garde britannique sous le commandement de James Stanhope y fut attaquée par le duc de Vendôme sur la route de Barcelone. Stanhope dut se rendre et fut fait prisonnier. Seul un petit détachement britannique parvint à Barcelone ; l’alliance avec les Habsbourg en Espagne, déjà affaiblie par les défaites, commence dès lors à s’émietter.

[25] Les traités d’Utrecht sont deux traités de paix signés en 1713 qui mirent fin à la guerre de Succession d’Espagne. Le premier fut signé à Utrecht le 11 avril entre le royaume de France et le royaume de Grande-Bretagne, et le second fut signé dans la même ville le 13 juillet entre l’Espagne et la Grande-Bretagne.

[26] Gibraltar est un territoire britannique d’outre-mer, situé au sud de la péninsule Ibérique, en bordure du détroit de Gibraltar qui relie la Méditerranée à l’océan Atlantique. Il correspond au rocher de Gibraltar et à ses environs immédiats et est séparé de l’Espagne par une frontière de 1,2 kilomètre. Gibraltar est possession du Royaume-Uni depuis 1704. Au début du 8ème siècle, dans le cadre de la conquête musulmane de l’Espagne wisigothique, le chef Tariq ibn Ziyad y établit une tête de pont en Europe, donnant son nom au rocher. Le site est conquis, en 1309, par le royaume de Castille, puis repris par le général mérinide Abd-el-Melek en 1333 expulsant les Castillans. En 1374, les Mérinides cèdent le rocher au royaume de Grenade. Gibraltar est définitivement reconquis par Ferdinand V en 1492.

[27] Minorque est l’une des quatre îles Baléares habitées, cet archipel étant situé en mer Méditerranée. Elle se place au nord-est de Majorque et est voisine de l’îlot de l’Aire. En 1231, après la reconquête de Majorque par les chrétiens, Minorque reste un État musulman indépendant, quoique tributaire au roi Jacques 1er d’Aragon. L’île est d’abord gouvernée par Abû ’Uthmân Sa’îd ibn Hakam al Qurashi, puis après sa mort par son fils, Abû ’Umar ibn Sa’îd, d’Abû’Umar. Une invasion aragonaise, menée par Alphonse III intervient le 17 janvier 1287, date désormais célébrée comme jour national à Minorque. La plupart des habitants musulmans de l’île sont asservis et vendus sur les marchés aux esclaves d’Ibiza, de Valence et de Barcelone. Jusqu’en 1344, l’île appartient au royaume de Majorque, membre de la Couronne d’Aragon, puis est annexée par le royaume d’Aragon, lui-même intégré plus tard au royaume unifié d’Espagne.

[28] Guadalajara est une commune d’Espagne et la capitale de la province de Guadalajara dans la communauté autonome de Castille-La Manche.

[29] décret de 1707 pour l’Aragon et Valence, de 1715 pour Majorque et de 1716 pour la Catalogne

[30] d’ordonnances royales

[31] nouvelle base

[32] abolition des fors des royaumes de la couronne d’Aragon qui avaient pris parti contre lui lors de la guerre, dissolution de l’organisation territoriale des royaumes de la couronne de Castille et annulation des privilèges en vigueur dans ses municipalités

[33] Capitaine général

[34] les Intendances provinciales

[35] Dans les pays de la péninsule Ibérique (Espagne et Portugal), les Cortes ou Cortès sont les assemblées des états et royaumes, de même qu’il y a des Cortes de Castille, d’Aragon, de Valence, etc. Elles sont convoquées par le roi. Au Moyen Âge, on trouve en Espagne les Cortes de León réunies par le roi Alphonse IX dans le cloître de la basilique de San Isidoro de León avec des représentants des trois états, la noblesse, le clergé et les représentants des villes. Elles sont considérées comme l’un des premiers parlements en Europe. En Castille, dès le début de l’ère moderne, les Cortes ne réunissent plus que des représentants (procuradores) de 18 villes du royaume, chargés d’accorder la levée des impôts. En Aragon, ce sont les Cortes qui reçoivent du roi le serment de respect des fueros et qui le reconnaissent ensuite comme leur souverain. Elles sont dissoutes le 28 août 1982.

[36] La guerre de la Quadruple-Alliance est un conflit militaire européen mineur qui eut lieu entre 1718 et 1720 principalement en Italie, entre le Royaume d’Espagne d’un côté, et la Quadruple-Alliance de l’Archiduché d’Autriche (en tant qu’État du Saint Empire romain germanique), du Royaume de France, du Royaume de Grande-Bretagne, et des Provinces-Unies.

[37] Le duché de Savoie est un ancien duché indépendant, noyau des États de Savoie, devenu Royaume de Sardaigne en 1713, et divisé entre la France et l’Italie en 1860. Le 19 février 1416, l’empereur Sigismond 1er érige le comté de Savoie en duché de Savoie, lui offrant une autonomie politique sans précédent. Les successeurs d’Amédée VIII de Savoie portent désormais le titre de duc jusqu’à ce qu’ils deviennent rois de Sicile, puis de Sardaigne au début du 18ème siècle.

[38] La Paix de La Haye ou traité de Den Haag de 1720 met fin à la guerre de la Quadruple-Alliance qui a commencé au cours de l’été 1717 lorsqu’un contingent de 8 000 soldats espagnols débarquent en Sardaigne qui fait alors partie de l’empire des Habsbourg. Le conflit voit s’unifier les quatre puissances européennes, le Royaume de Grande-Bretagne, la France, l’Autriche (en tant que Saint-Empire romain germanique) et les Provinces-Unies contre l’Espagne de Philippe V et du cardinal Alberoni. La paix est signée à La Haye le 20 février 1720.

[39] Le titre de prince ou princesse des Asturies est traditionnellement utilisé par l’héritier des trônes de Castille puis d’Espagne. Le titre de prince des Asturies apparaît au 14ème siècle dans le cadre du règlement de la crise de succession apparue entre Jean de Gand et Henri puis Jean de Trastamare à la mort du roi Pierre le Cruel. Un décret royal du 21 janvier 1977 et la Constitution de 1978 lui ont donné un caractère officiel.

[40] Le traité de Vienne de 1725, souvent appelé aussi Premier traité de Vienne, est un ensemble de quatre traités signés entre avril 1725 et novembre 1725 par l’Autriche et l’Espagne bourbonienne. Le traité s’inscrit dans la suite de la guerre de la Quadruple-Alliance (1718-1720), qui avait été provoquée par Philippe V d’Espagne. Celui-ci, désireux de réviser certaines dispositions du traité d’Utrecht, en particulier celle concernant les anciennes possessions espagnoles en Italie, avait envahi la Sicile et la Sardaigne ; la guerre s’était cependant soldée par une défaite pour l’Espagne, et le traité d’Utrecht avait été confirmé. En 1725, devant cet échec, Philippe V chercha un rapprochement avec l’Autriche et missionna Ripperdá pour obtenir à Vienne auprès de l’empereur Charles VI un accord qui mettrait un terme à la rivalité entre les deux souverains à propos de la couronne d’Espagne. Des négociations secrètes aboutirent le 5 novembre 1725 à un traité aux termes duquel : Philippe V renonçait à ses prétentions sur les Pays-Bas du Sud et sur les territoires d’Italie naguère sous la souveraineté espagnole ; les Habsbourgs renonçaient à toute prétention sur le trône d’Espagne ; la main de l’archiduchesse Marie-Thérèse d’Autriche était promise à l’infant don Carlos, fils de Philippe V et d’Élisabeth Farnèse

[41] Le traité de Séville est un traité de paix, signé le 9 novembre 1729 par la Grande-Bretagne, la France et l’Espagne, plus tard par les Provinces-Unies, afin de mettre fin à la guerre anglo-espagnole de 1727-1729.

[42] Le duché de Parme et de Plaisance était un petit État de la péninsule italienne qui exista entre 1545 et 1802 puis de 1814 à 1859. Les ducs de Parme et de Plaisance furent également ducs de Plaisance excepté dans les premières années du règne d’Octave Farnèse (1549 -1556) et sous le règne des deux ducs choisis par Napoléon Bonaparte en 1808.

[43] Plaisance est une ville italienne, chef-lieu de la province de Plaisance, située sur la rive droite du Pô, en Emilie Romagne (plaine du Pô). À Plaisance en 456, Ricimer, commandant des forces armées romaines, renversa l’empereur Avitus. Il épargna Avitus et lui permit de devenir évêque de Plaisance. En 1095, elle est le siège du concile de Plaisance, à l’origine de la première croisade. Au Moyen Âge, Plaisance fait partie du Saint Empire romain germanique et adhère à la Ligue lombarde. Cédée à la Papauté à l’issue des guerres d’Italie, elle fut unie à Parme en 1545 au sein du duché de Parme et Plaisance, sous la domination de la famille Farnese, puis passa aux Bourbons en 1732.

[44] La Toscane dirigée d’abord par des margraves et des marquis au 9ème et 10ème siècles, devint un ensemble de Cité États à statut républicain oligarchique. Au 15ème siècle, avec Cosme de Médicis, elle est progressivement réunifiée dans une seule entité politique et passe entre les mains de la famille des Médicis, l’une des plus puissantes durant la Renaissance. Cette famille a gouverné la Toscane du 15ème au 18ème siècle. Le Grand-duché de Toscane est fondé officiellement au début du 16ème siècle, lorsque Cosme de Médicis (1519-1574) reçoit le titre de Duc puis de Grand-Duc. Le Grand-duché disparaît en 1801, lorsque Napoléon Bonaparte, le transforme en royaume d’Étrurie. Cependant, le titre de grand-duc de Toscane perdure et est toujours porté par une branche cadette de la famille de Habsbourg Lorraine.

[45] Le traité de Vienne de 1731 est un traité conclu en premier lieu par le Royaume-Uni, l’Autriche et les Provinces-Unies (16 mars), avec le concours ultérieur de l’Espagne (22 juillet). Ce traité marque un retournement des alliances par rapport au système établi en 1725, avec notamment la fin de l’alliance franco-anglaise.

[46] Un pacte de famille est, dans l’histoire européenne, une série d’accords entre différentes branches d’une maison régnante, en général pour ne pas se nuire entre elles, ou en assurer l’hégémonie. Ils se concluent en général quand une famille royale se trouve à la tête de plusieurs territoires dont les intérêts sont susceptibles d’entrer en conflit. C’est un élément fondamental de la politique dynastique des grandes maisons à l’époque moderne. Les deux plus célèbres sont ceux qui ont existé au 16ème siècle entre les deux principales branches de la Maison de Habsbourg, puis au 18ème siècle entre les différentes branches régnantes de la Maison de Bourbon

[47] La guerre de Succession de Pologne est un conflit européen qui eut lieu de 1733 à 1738, qui est déclenché à la suite du décès du roi de Pologne et électeur de Saxe Auguste II en 1733. Deux candidats s’opposent pour lui succéder, le trône de Pologne étant électif : son fils, Frédéric II Auguste, devenu électeur de Saxe par hérédité, et Stanislas Leszczynski, qui a déjà été de roi de Pologne de 1704 à 1709 et est devenu le beau-père de Louis XV en 1725. Le premier est soutenu par la Russie et l’Autriche, le second par la France : le conflit électoral polonais va devenir une guerre civile et internationale. Le principal épisode de la guerre en Pologne est le siège de Dantzig par l’armée russe en 1734. Vaincu, Stanislas Leszczynski se réfugie en Prusse, puis renonce formellement au trône de Pologne en 1736.

[48] La guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) est un conflit européen né de la contestation par des États qui y avaient souscrit de la Pragmatique Sanction, par laquelle l’empereur Charles VI du Saint Empire léguait à sa fille Marie-Thérèse d’Autriche les États héréditaires de la maison de Habsbourg. Cette guerre oppose deux coalitions dont les principaux protagonistes sont : la Prusse, la Bavière et la France, d’une part ; l’Autriche, la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et la Russie, d’autre part.

[49] les monarques espagnols sont enterrés au palais de l’Escurial depuis Charles Quint

[50] Le palais royal de la Granja de San Ildefonso est un palais du 18ème siècle, résidence d’été des rois d’Espagne depuis Philippe V d’Espagne. Il se trouve dans le village de San Ildefonso, dans la province de Ségovie, à 80 kilomètres de Madrid. De style baroque, il est entouré de jardins à la française et de 26 fontaines sculptées. Il est maintenant ouvert au public comme musée.