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Marcus Statius Priscus

samedi 15 février 2014, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 5 août 2011).

Marcus Statius Priscus

Général romain

Carte Centrée sur l'Arménie et la Mésopotamie. Situation en Orient vers 110 ap. J.-C. avant la guerre parthique de Trajan.

Après des débuts durant la guerre des Juifs d’ Hadrien en tant qu’officier de rang équestre entre 132 et 135, il entre au sénat et mena une carrière militaire et provinciale durant le règne d’Antonin le Pieux. Après avoir mené des opérations en Dacie [1], il reçoit l’honneur d’un consulat ordinaire en 159. Il se voit alors confier les provinces les plus exposées, Mésie [2] puis Bretagne en 161.

Il fut rappelé pour être nommé gouverneur romain de Cappadoce [3], il est alors envoyé en Arménie par Marc Aurèle avec Lucius Verus, son co-empereur, pour mener une campagne contre les Parthes [4] après l’écrasement des légions du légat Marcus Sedatius Severianus par Vologèse IV, en 162.

Les forces de Statius Priscus, composées de contingents orientaux et de plusieurs légions transférées des limes du Rhin et du Danube, écrasèrent rapidement les troupes parthes et détruisirent la ville d’Artaxata [5]. Il installa alors sur le trône d’Arménie un protégé de Rome, Sohaemus, et construit une nouvelle capitale à Vagharchapat [6].

Sa renommée est alors à son maximum. Il doit cependant se retirer peu de temps après, la fin de la guerre étant confiée à d’autres généraux, Avidius Cassius et Publius Martius Verus.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Marcus Statius Priscus/ Portail de la Rome antique/ Gouverneurs de la Bretagne romaine

Notes

[1] La Dacie est, dans l’Antiquité, un territoire de la région carpato-danubiano-pontique correspondant approximativement à celui de la Roumanie actuelle. Le mot Dacie vient du nom romain de ses occupants principaux, les Daces, qui sont très proches des Thraces. La Dacie était également peuplée par les Sarmates, les Scythes, et les Bastarnes. On relève aussi quelques peuplements celtes, et probablement un certain nombre de colons grecs et commerçants romains. Les ennemis des Daces sont les Romains et parfois certains Celtes. Leurs alliés sont les Thraces et les Grecs, jusqu’à la conquête de la Grèce par l’Empire romain.

[2] La Mésie est une contrée balkanique de l’Europe ancienne, entre le Danube et la Macédoine. Elle recouvre un territoire inclus dans le nord de l’actuelle Bulgarie, l’actuelle Serbie et une petite partie de la Roumanie. Initialement peuplée par les Thraces, la région accueille à partir du 8ème siècle av. jc des colons grecs qui s’installent sur le littoral. Au 1er siècle av. jc, les Romains, maîtres de la zone, y fondent la province de Mésie, qui fera partiellement partie de l’empire d’Orient par la suite.

[3] La Cappadoce est une région d’Asie Mineure située dans l’actuelle Turquie. Elle se situe à l’est de la Turquie centrale, autour de la ville de Nevşehir. La notion de « Cappadoce » est à la fois historique et géographique. Les contours en sont donc flous et varient considérablement selon les époques et les points de vue. Hérodote considérait qu’elle était délimitée par le Taurus, l’Euphrate, le lac Salé (Tuz Gölü) et la mer Noire. Aujourd’hui, on désigne généralement par ce nom une région d’environ 15 000 km2 entre Kayseri et Aksaray. Elle est connue pour ses paysages pittoresques résultant du volcanisme et de l’érosion, pour ses églises rupestres ornées de fresques, ainsi que pour ses habitations troglodytiques et ses cités souterraines

[4] La Parthie est une région située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l’empire des Achéménides, berceau de l’Empire parthe qui contrôle le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre 190 av.jc et 224 de notre ère. Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord, aujourd’hui la frontière entre Iran et Turkménistan, et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l’ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l’Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l’Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l’antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.

[5] Artachat, Artashat ou Ardachat, autrefois Artaxate (Artaxata), est une ville d’Arménie, capitale de la région d’Ararat La ville située à 20 km au sud d’Erevan fut une ancienne capitale de l’Arménie dans l’Antiquité.

[6] Etchmiadzin ou Vagharchapat, est une ville d’Arménie située à une vingtaine de kilomètres d’Erevan. C’est à Etchmiadzin que se trouve le siège de l’Église apostolique arménienne. Etchmiadzin, dont le nom d’origine est Vagharchapat, a été fondée entre 570 et 560 avant jc. La ville, s’appelant à cette époque Varguésavan, est rebaptisée par le roi Vagharch 1er vers 117-140 de la dynastie arsacide, qui la nommera Vagharchapat. Il fortifie aussi la ville qui devient une ville-résidence. L’armée romaine fait une incursion dans la région en 163, et un nom grec lui est donné , Kainepolis, « nouvelle ville ». À cette époque, Vagharchapat devient la capitale de l’Arménie au détriment d’Artachat, qui perd ce statut. Vagharchapat obtient une place importante grâce à l’installation du siège de l’Église apostolique arménienne fondée par Grégoire 1er l’Illuminateur, consacrée par la construction de la cathédrale Sourp Etchmiadzin.