Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 15ème siècle > Richard Plantagenêt ou Richard d’York

Richard Plantagenêt ou Richard d’York

samedi 20 mars 2021, par ljallamion

Richard Plantagenêt ou Richard d’York (1411-1460)

Comte de Rutland, de March, d’Ulster et de Cambridge-3ème duc d’York

Membre de la famille royale anglaise. Il hérite de vastes territoires et détient plusieurs postes pour le compte de la Couronne en Irlande et en France. Il gouverne l’Angleterre à plusieurs reprises en tant que Lord Protecteur [1] pendant la folie du roi Henri VI.

Ses disputes avec la reine Marguerite d’Anjou et ses partisans ainsi que sa revendication au trône conduisent au déclenchement de la guerre des Deux-Roses [2]. Il tente de s’emparer du trône, mais en est dissuadé, bien qu’un compromis le fasse héritier d’Henri VI. Cependant, quelques semaines après cet accord, il tombe au champ d’honneur face aux partisans lancastriens de la reine.

Bien qu’il n’accède pas au trône, ses fils Édouard IV et Richard III règnent sur l’Angleterre de 1461 à 1485. Par le mariage de sa petit-fille Élisabeth d’York avec Henri VII en 1486, Richard est l’ancêtre de tous les rois anglais depuisHenri VIII, de tous les rois écossais depuis Jacques V , et de tous les souverains britanniques depuis Jacques VI d’Écosse.

Les parents de Richard d’York descendent tous deux directement du roi Édouard III. Son père Richard de Conisburgh , 3ème comte de Cambridge [3], est le second fils d’ Edmond de Langley , 1er duc d’York [4] et 4ème fils d’Édouard III. Sa mère Anne Mortimer est l’arrière-petite-fille de Lionel d’Anvers , 1er duc de Clarence [5] et 2ème fils d’Édouard III.

La mère de Richard meurt peu après sa naissance. Richard de Conisburgh est exécuté en août 1415 par le roi Henri V pour haute trahison à la suite de son implication dans le complot de Southampton [6].

Le 25 octobre 1415, l’oncle paternel de Richard, Édouard d’York , 2ème duc d’York, est tué à la bataille d’Azincourt [7]. Richard, qui n’a que 4 ans, devient l’héritier du duché d’York. Après avoir quelque temps hésité, Henri V autorise Richard à succéder à son oncle même s’il doit attendre sa majorité de 21 ans pour prendre possessions de ses terres.

Richard devient également comte de March [8] à la mort de son oncle maternel Edmond Mortimer le 19 janvier 1425. Mortimer avait été l’héritier de Richard II lors de sa déposition en 1399 mais Henri IV, père d’Henri V, avait usurpé le trône. Richard hérite donc de fait de sa revendication au trône.

Richard acquiert une grande fortune grâce aux revenus rattachés à ses titres. Ainsi, en l’année 1443, le revenu concernant les terres de March s’élève à 3 430 £ [9]. Il devient le second personnage le plus riche du royaume après son cousin le roi Henri VI.

En 1417, Richard, orphelin, est confié à la garde de Raph Neville , 1er comte de Westmoreland [10]. Neville, conscient de la fortune de son pupille, le fiance à sa fille Cécile Neville en 1424, alors âgée de 9 ans. À la mort de Neville en octobre 1425, la garde de Richard est transférée à sa veuve Jeanne Beaufort .

Le 19 mai 1426, Richard est adoubé par Jean de Lancastre, 1er duc de Bedford [11], oncle et régent du jeune Henri VI. En octobre 1429, Richard épouse Cécile Neville. Quelques semaines plus tard, le 6 novembre, il assiste au couronnement d’Henri VI, alors âgé de 8 ans. Deux ans plus tard, le 16 décembre 1431, Richard et Cécile sont présents au sacre d’Henri VI en tant que roi de France en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Finalement, le 12 mai 1432, Richard peut prendre pleinement possession de ses terres.

En mai 1436, quelques mois après la mort du duc de Bedford, Richard est nommé pour lui succéder comme lieutenant de France. À cette époque, les Anglais n’étaient plus en mesure d’envisager de grandes conquêtes comme sous Henri V. Cependant, ils avaient réussi à affaiblir les Français en s’alliant avec les Bourguignons [12]. Or, l’alliance anglo-bourguignonne est rompue après le traité d’Arras en 1435 [13].

Se dirigeant initialement vers Paris, Richard se détourne vers la Normandie après la reprise de la capitale par Charles VII. En accord avec les capitaines de Bedford, Richard reprend Fécamp [14] et érige le pays de Caux [15] en forteresse. En même temps, il rétablit l’ordre et la justice en Normandie. Il avait cependant des difficultés à payer ses propres soldats et fait part de sa colère à la Couronne.

Richard retourne en Angleterre en novembre 1439 mais ne fait cependant pas partie du Conseil du roi, à son désarroi. Il retourne en France à l’été 1440 après l’échec des négociations pour la paix. Durant son séjour, son épouse Cécile l’accompagne et donne naissance à ses fils Édouard et Edmond et à sa fille Elisabeth à Rouen.

En 1443, Jean Beaufort , 1er duc de Somerset [16], réunit à Rouen près de 600 hommes d’armes et 4000 archers, mais se contente de ravager la Normandie, le Maine [17] et les confins de la Bretagne [18] au lieu d’aller dégager la Guyenne [19]. Richard semble avoir durement ressenti la préférence du roi pour Somerset. C’est sans doute le point de départ de sa querelle avec la Maison de Beaufort. Somerset meurt dès 1444 sans avoir rien accompli.

Richard lui-même rentre en Angleterre le 20 octobre 1445. À la cour, les avis divergent quant à l’attitude à prendre en réaction à la reconquête menée par Charles VII en France. Le duc de Gloucester [20] Humphrey de Lancastre et Richard sont partisans d’une reprise en main de la situation par une intervention rapide, tandis que le cardinal et William de la Pole duc de Suffolk , cherchent à faire la paix.

Ayant par ses parents une revendication au trône d’Angleterre, Richard commence à l’exercer dès 1448 en prenant comme nom de famille celui, depuis longtemps inutilisé, de Plantagenêt. C’est un défi direct au roi.

Accusé de complot contre la Couronne en ayant rendu la Maine et l’Anjou [21] à la France, Suffolk est arrêté en janvier 1450 et emprisonné à la Tour de Londres [22]. Il est banni pour 5 ans mais son bateau l’emmenant en France est intercepté par une bande de soldats mécontents appartenant au duc d’Exeter qui le condamnent à mort et le décapitent le 2 mai 1450.

En septembre 1450, Richard revient d’Irlande et commence à recevoir des soutiens. La situation est si instable à Londres que Somerset est emprisonné dans la Tour de Londres pour sa propre sécurité alors que Richard réforme le Parlement.

Somerset retrouve ses positions en avril 1451 tandis que Richard se retire à Ludlow [23]. En mars 1452, Richard tente une seconde démonstration de force. Il demande le départ de Somerset et à être reconnu comme héritier d’Henri, toujours sans enfant. La reine intervient pour protéger Somerset. Richard se rebelle mais devant le peu de soutien des nobles, il se soumet à Henri. Il doit jurer de ne plus reprendre les armes contre la Couronne et Somerset.

Henri VI subit un choc mental en août 1453 en apprenant la défaite de Castillon [24]. Il semble avoir hérité de la schizophrénie de Charles VI. Le roi souffre notamment d’hallucinations et ne réagit même pas à la naissance de son fils, Édouard de Westminster, le 13 octobre 1453. Le cardinal John Kempe , Lord grand chancelier [25], meurt le 22 mars 1454, ce qui laisse le poste de chef du Conseil royal vacant.

Cette situation pousse Richard, avec l’aide des comtes de Salisbury et de Warwick à écarter du pouvoir la reine Marguerite et à se proclamer Lord Protecteur du royaume le 27 mars 1454. Somerset est emprisonné à la Tour de Londres et Richard fait entrer au Conseil du roi ses alliés.

Le retour du roi à ses sens à la Noël 1454 contrarie les ambitions de Richard qui est écarté de la cour en février 1455 par la reine Marguerite d’Anjou. Cette dernière noue des alliances contre Richard et conspire avec d’autres nobles pour réduire son influence. Elle forme ainsi le clan des Lancastriens. Richard de plus en plus pressé recourt finalement aux armes en mai 1455.

Richard bat les troupes royales lors de la bataille de Saint-Albans [26] le 22 mai 1455. Somerset et son allié le comte de Northumberland sont tués, ce qui satisfait en grande partie York, Salisbury et Warwick. Les troupes yorkistes découvrent Henri abandonné par son escorte. Il venait de subir une seconde crise de folie.

Richard et ses alliés recouvrent leur position influente, et pendant quelque temps les deux côtés paraissent choqués qu’une bataille réelle se soit déroulée, si bien qu’ils font tout leur possible pour apaiser leurs différends. Puisque le roi est malade, Richard est de nouveau nommé Protecteur et la reine Marguerite est écartée du pouvoir.

La famille royale doit quitter Londres qui est acquise au clan York pour s’installer à Coventry [27]. Les problèmes à l’origine du conflit ressurgissent cependant, surtout quand il s’agit de savoir si c’est Richard ou le jeune fils d’Henri, Édouard de Westminster, accusé d’être un enfant illégitime dont le père serait le défunt duc de Somerset, qui doit succéder à Henri sur le trône. Marguerite refuse toute solution qui déshériterait son fils et il devient clair qu’elle ne tolérerait la situation qu’aussi longtemps que Richard et ses alliés garderaient la suprématie militaire. Le protectorat de Richard prend fin en février 1456 et Marguerite s’empresse d’annuler toutes les mesures de son rival.

Quatre années passent ainsi dans un climat de paix extrêmement fragile. Le 24 mars 1458, Henri essaie avec l’aide de Thomas Bourchier , archevêque de Canterbury [28], de faire procéder à une réconciliation entre les Lancastriens et les Yorkistes. La rencontre échoue.

Les hostilités reprennent en septembre 1459. Les troupes yorkistes du comte de Salisbury battent celles du roi à Blore Heath le 23 septembre [29]. Le 12 octobre, Henri VI défait à Ludford Bridge [30] la puissante armée de Richard, qui s’enfuit en Irlande tandis que Salisbury, Warwick et le fils aîné de Richard, Édouard, comte de March s’exilent à Calais. Ils sont tous déchus de leurs droits civiques par le Parlement le 20 novembre. Les Lancastriens contrôlent de nouveau la situation. Cependant, les Yorkistes commencent à lancer des raids sur la côte anglaise depuis Calais à partir de janvier 1460, ajoutant ainsi un sentiment de chaos et de désordre.

Salisbury, Warwick et March envahissent l’Angleterre à l’été 1460. À la bataille de Northampton le 10 juillet 1460 [31], Warwick fait le roi prisonnier, à nouveau frappé d’une crise de folie. Les Yorkistes entrent peu après à Londres.

Richard revient d’Irlande en septembre et revendique le trône. Il obtient finalement du Parlement d’être nommé une troisième fois Lord Protecteur et est désigné héritier du trône le 25 octobre par l’Acte d’Accord, au détriment du prince Édouard de Westminster.

Comme on pouvait s’y attendre, les Lancastre, menés par Marguerite d’Anjou, refusent l’Acte d’Accord et poursuivent la guerre.

Richard quitte Londres en novembre 1460 avec son fils de 17 ans Edmond de Rutland et le comte de Salisbury pour consolider sa position au nord contre l’armée de Marguerite d’Anjou, dont on disait qu’elle s’était regroupée près de la ville d’York [32]. Richard occupe une position défensive au château de Sandal [33], près de Wakefield [34], à la Noël 1460.

Bien que l’armée de Marguerite l’emporte en nombre sur celle de Richard à plus de deux contre un, le 30 décembre York ordonne à ses forces de quitter le château et de passer à l’attaque. Son armée subit une défaite cuisante à la bataille de Wakefield [35]. Richard lui-même est tué dans la bataille tandis qu’Edmond et Salisbury sont capturés et décapités après la bataille.

Richard est inhumé à Pontefract, mais sa tête ainsi que celles de son fils et de Lord Salisbury sont plantées sur des pieux aux portes de la ville d’York, sur ordre de Marguerite d’Anjou. Plus tard, ce qui reste de sa dépouille est transporté à l’église de Fotheringhay [36].

Le 4 mars 1461, le fils aîné de Richard accède au trône d’Angleterre sous le nom d’Édouard IV. Il vainc ensuite l’armée lancastrienne à Towton le 29 mars [37]. Il règne jusqu’en 1483.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Richard Plantagenêt /Portail de l’Angleterre/ Maison d’York/ Comte de la pairie d’Irlande/ Comte de la pairie d’Angleterre

Notes

[1] En Angleterre, Lord Protecteur est un titre qui désignait le « chef du gouvernement ». De fait, le titre a connu deux significations différentes à deux moments différents. Il désigna d’abord la personne chargée de la régence au moyen age. Au 17ème siècle, il fut équivalent à celui de roi et a été utilisé durant la brève période de la république (ou « Commonwealth ») en Grande-Bretagne. Oliver Cromwell, puis son fils Richard Cromwell furent les lords protecteurs d’Angleterre, Écosse et Irlande de 1653 à 1659.

[2] La guerre des Deux-Roses désigne un ensemble d’affrontements, constituant globalement une guerre civile discontinue, qui eut lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York. Elle est appelée ainsi en référence aux emblèmes des deux maisons, la rose rouge de Lancastre et la rose blanche d’York ; cette référence ne se fait pour autant qu’a posteriori, la rose de Lancastre n’ayant été utilisée comme emblème pour cette maison qu’à partir de 1485, à la dernière bataille du conflit. Cette guerre des roses est liée aux droits de succession de la couronne d’Angleterre. Elle débute en 1455 et prend fin en 1485, quand le dernier des rois de la maison d’York, Richard III, meurt sur le champ de bataille et que Henri Tudor devient roi sous le nom d’Henri VII, fondant la dynastie des Tudor. Il réunit ainsi les deux maisons royales issues de la même branche en se mariant à Élisabeth d’York, et permet la fin de la guerre entre les maisons de Lancastre et d’York ; il choisit également pour emblème la rose Tudor, qui fusionne les deux autres.

[3] Le titre de comte de Cambridge a été créé à plusieurs reprises dans la pairie d’Angleterre. Le titre a été étroitement associé à la famille royale d’Angleterre. James Hamilton, le premier comte de la quatrième création fut sixième dans l’ordre de succession au trône d’Écosse. À partir de 1664, le titre de duc de Cambridge lui succède dans ce rôle.

[4] Duc d’York est un titre de noblesse de la pairie du Royaume-Uni associé à la ville d’York. Depuis le 15ème siècle, il est généralement attribué au deuxième fils du monarque britannique. Depuis 1461, le titre n’a jamais été transmis ; soit les porteurs n’ont pas eu de descendance masculine, soit ils sont devenus rois d’Angleterre.

[5] Le titre de duc de Clarence fut traditionnellement attribué aux jeunes membres de la famille royale anglaise et britannique. Les trois premières créations furent dans la pairie d’Angleterre, la quatrième dans celle de Grande-Bretagne, et la dernière dans celle du Royaume-Uni. Les deux premiers ducs n’eurent pas de descendance, et le titre s’éteint donc. Georges, frère d’Édouard IV, fut condamné pour trahison contre son frère, et exécuté à la Tour de Londres. Une quatrième création fut suggérée et planifiée en 1553 pour le mari de Jeanne Grey après son couronnement, Jeanne refusant de lui conférer le titre de roi consort. Finalement, la reine fut déposée avant que la décision prenne effet.

[6] Le complot de Southampton est un complot mené en 1415 contre le roi Henri V d’Angleterre dans le but de le remplacer par Edmond Mortimer, 5ème comte de March.

[7] La bataille d’Azincourt (Artois) se déroule le vendredi 25 octobre 1415 pendant la guerre de Cent Ans. Les troupes françaises, fortes de quelque 18 000 hommes, tentent de barrer la route à l’armée du roi d’Angleterre Henri V, forte d’environ 6 000 hommes et qui tente de regagner Calais, devenue anglaise depuis 1347, et donc par là même l’Angleterre.

[8] Le titre de comte de March a été créé plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre et dans la pairie d’Écosse. Le titre tient son nom des territoires de marches entre les royaumes d’Angleterre et Royaume d’Écosse ou le pays de Galles. C’est pour cela que le titre a d’abord été porté par des familles puissantes de ces régions. Plus tard, ce titre devient seulement honorifique et le lien géographique avec les marches est perdu.

[9] environ 350 000 £ actuelles

[10] Le titre de comte de Westmorland, qui est associé au comté de Westmorland au nord-ouest de l’Angleterre, a été créé deux fois dans la pairie d’Angleterre.

[11] Les titres de comte et duc de Bedford ont été créés plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. Ils sont nommés d’après Bedford dans le Bedfordshire.

[12] La guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons est un conflit qui ravagea le royaume de France, déjà en lutte avec le royaume d’Angleterre pendant la guerre de Cent Ans. Les Bourguignons sont favorables au modèle anglais (d’autant plus que la Flandre appartient au duché de Bourgogne), tandis que les Armagnacs défendent le modèle français. De la même manière, le grand schisme d’occident a entraîné l’élection d’un antipape qui siège à Avignon (Clément VII) et est soutenu par les Armagnacs, alors que le pape de Rome (Urbain VI) est soutenu par les Anglais.

[13] Le traité d’Arras fut signé en 1435 entre le roi de France, Charles VII, et le duc de Bourgogne, Philippe le Bon ; il mit fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

[14] Fécamp est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime. Ancien port morutier sur le littoral du pays de Caux, la commune est située à environ 40 km au nord du Havre. En 1410 les Anglais envahissent et incendient la ville, puis l’occupent, y maintenant une garnison. Henri V débarque à Chef-de-Caux en août 1415 ; le 9 octobre il est à Fécamp avant de rejoindre Azincourt. La ville de Fécamp est placée sous l’autorité et la garnison de John Fastolf qui lève l’impôt à son gré sur le pays de Caux. La mort du régent Bedford (Jean de Lancastre) le 14 septembre 1435 donne aux Normands rebelles l’occasion de se révoltés. Le 28 octobre, un chef de bande, Charles des Maretz, prend la ville de Dieppe d’assaut et la libère de l’occupation anglaise. Soutenu par des petits seigneurs et par des détachements français aux ordres de la Hire, les paysans se soulèvent amenant la libération de Fécamp et d’Harfleur. S’en suit une riposte anglaise ; les paysans sont massacrés et les villes reprises à l’exception d’Harfleur qui résistera jusqu’en 1447 et Dieppe, que les Anglais ne pourront jamais enlever. En 1449, la ville est libérée de l’occupation anglaise, tout comme Rouen.

[15] Le pays de Caux est une région naturelle de Normandie appartenant au Bassin parisien. Il s’agit d’un plateau délimité au sud par la Seine, à l’ouest et au nord par les falaises de la Côte d’Albâtre, à l’est par les hauteurs dominant les vallées de la Varenne et de l’Austreberthe. Son territoire occupe toute la partie occidentale du département de la Seine-Maritime. Au 9ème siècle, des Vikings pillent la région, puis s’y implantent en fondant le duché de Normandie en 911 qui va dès lors s’ouvrir aux influences nordiques. Intégré en même temps que le duché au royaume de France en 1204, le pays de Caux est particulièrement frappé par les effets de la Guerre de Cent Ans et des guerres de religion, les Cauchois comme les autres Normands s’étant convertis au protestantisme en grand nombre.

[16] Les titres de comte et duc de Somerset ont été créés plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. Ils sont relatifs au comté de Somerset, et ont été liés à deux familles, les Beaufort et les Seymour. Le seul titre subsidiaire du duc est baron Seymour, qui est utilisé comme titre de courtoisie par son fils aîné.

[17] Le Maine est d’abord apparu en tant que comté au Haut-Moyen-Âge. Initiallement possession de la dynastie des Rorgonides, le Maine a connu plusieurs crises de succession qui l’ont fait passer aux Robertiens et aux Hugonides. Ces derniers gardent le titre comtal jusqu’au 11ème siècle, lorsque le dernier comte, sans descendant, lègue son fief à Guillaume le Conquérant, duc de Normandie. Les seigneurs locaux contestent la décision et renversent les Normands au profit de la maison italienne d’Este, lointaine descendante des Hugonides. Suite à plusieurs mariages, le Maine passe au 12ème siècle aux comtes d’Anjou de la dynastie des Plantagenêts.

[18] sac de La Guerche

[19] La Guyenne est une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. Ses limites ont fluctué au cours de l’histoire sur une partie des territoires des régions françaises Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Portant le titre de duché, la Guyenne avait pour capitale Bordeaux. Son nom est apparu au 13ème siècle en remplacement du terme d’« Aquitaine ». Sous l’Ancien régime, la Guyenne était l’une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais. La Guyenne était couramment associée avec la Gascogne dont la capitale était Auch et qui regroupait notamment l’Armagnac, le Bigorre, le Labourd, la Soule et le Comminges. Guyenne et Gascogne partageaient ainsi le même gouvernement général militaire.

[20] Le titre de duc de Gloucester est un titre de la pairie du Royaume-Uni souvent conféré à l’un des fils du monarque régnant. Les quatre premières créations furent dans la pairie d’Angleterre, et la suivante dans la pairie de Grande-Bretagne. Il a aussi été créé joint à celui d’Édimbourg sous la forme duc de Gloucester et Édimbourg.

[21] L’Anjou est une région historique et culturelle française, correspondant à l’ancienne province du même nom et dont la capitale est Angers. Bien que le duché ait disparu, le terme « Anjou » est toujours utilisé pour définir le territoire de Maine-et-Loire. Le logo du département reprend le terme « Anjou ». Le territoire de l’Anjou correspond à l’actuel département de Maine-et-Loire, ainsi qu’à plusieurs autres territoires intégrés dans diverses divisions administratives.

[22] La tour de Londres est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté de Tower bridge. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100. Il servait également de grand palais et de résidence royale.

[23] Le château de Ludlow est un château fort en ruines du comté anglais de Shropshire. Cette forteresse, qui surplombe la vallée de la Teme à Ludlow, était au Moyen Âge une place forte stratégique pour le contrôle des Marches galloises, et elle fut par intermittence le siège du gouverneur anglais du Pays de Galles.

[24] La bataille de Castillon eut lieu le 17 juillet 1453 entre les armées de Henri VI d’Angleterre et celles de Charles VII de France. Cette victoire décisive pour les Français met fin à la guerre de Cent Ans.

[25] Le lord grand chancelier ou lord chancelier est un des grands officiers d’État du gouvernement du Royaume-Uni. Le titre est accordé au secrétaire d’État à la Justice.

[26] La première bataille de St Albans se déroule le 22 mai 1455. C’est le premier affrontement de la guerre des Deux-Roses, et elle se solde par une victoire du parti yorkiste.

[27] Coventry est une ville d’Angleterre, située dans la région des West Midlands, à proximité de Birmingham. Seconde ville du comté de Midlands de l’Ouest. Au 15ème siècle, Coventry était la 4ème ville d’Angleterre. Elle était très bien protégée des agresseurs, notamment grâce aux châteaux médiévaux de Warwick et Kenilworth, situés non loin de la ville. Sa prospérité était due principalement aux échanges de laine et de textile.

[28] L’archevêque de Cantorbéry est, après le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (c’est-à-dire le monarque du Royaume-Uni), le chef de l’Église d’Angleterre et de la Communion anglicane.

[29] La bataille de Blore Heath est le premier affrontement majeur de la guerre des Deux-Roses. Elle se déroule de 23 septembre 1459 en Angleterre, à Blore Heath, dans le Staffordshire, à 2 miles (3,2 kilomètres) de la ville de Market Drayton dans le Shropshire.

[30] La déroute de Ludford Bridge est une confrontation sans effusion de sang livrée au début de la guerre des Deux-Roses. Elle s’est déroulée les 12 et 13 octobre 1459 et a conduit à un revers sérieux de la Maison d’York. Bien que cette confrontation semble alors être un triomphe pour la Maison de Lancastre, la conduite irréfléchie des vainqueurs fait à nouveau basculer l’avantage en faveur des Yorkistes au bout de six mois.

[31] La bataille de Northampton se déroule le 10 juillet 1460, en Angleterre, à Northampton, dans le Northamptonshire, durant la guerre des Deux-Roses. Elle voit la capture du roi Henri VI d’Angleterre.

[32] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.

[33] Le château de Sandal est un château médiéval en ruines, situé à Sandal Magna, une banlieue de la ville de Wakefield dans le Yorkshire de l’Ouest. Il surplombe la rivière Calder. Ce fut le site d’intrigues royales.

[34] Wakefield est une ville du comté du West Yorkshire en Angleterre. Elle se trouve au sud de Leeds.

[35] La bataille de Wakefield est une bataille de la Guerre des Deux-Roses. Cette ville du Yorkshire vit s’affronter les armées de Richard, duc d’York et de la reine Marguerite d’Anjou le 30 décembre 1460. Le duc d’York y fut tué, ainsi que son deuxième fils, Edmond Plantagenêt, comte de Rutland.

[36] Fotheringhay est un village et une paroisse civile du Northamptonshire, en Angleterre. Il est situé sur la Nene, à 6 kilomètres au nord-est d’Oundle. Le château de Fotheringhay est, au 15ème siècle, l’une des résidences des chefs de la maison d’York. Il n’en reste aujourd’hui que la motte castrale.

[37] La bataille de Towton a lieu au cours de la guerre des Deux-Roses le 29 mars 1461 au sud-ouest d’York, entre les villages de Towton et Saxton. C’est la plus grande et la plus sanglante bataille à avoir jamais été livrée sur le sol anglais ainsi que la journée la plus meurtrière de toute l’histoire de l’Angleterre. Selon les chroniques médiévales, plus de 50 000 soldats des maisons d’York et de Lancastre se sont combattus ce dimanche des Rameaux pendant plusieurs heures et dans des conditions météorologiques déplorables, et une proclamation diffusée une semaine après la bataille rapporte que 28 000 hommes ont péri sur le champ de bataille. Cet engagement provoque un changement monarchique en Angleterre, Édouard IV remplaçant Henri VI sur le trône et forçant les principaux partisans des Lancastre à partir.