Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Sima Yi

dimanche 10 avril 2022, par ljallamion

Sima Yi (179-251)

Stratège chinois de l’époque de la fin de la dynastie Han

Il servit d’abord le Premier ministre Cao Cao, puis les empereurs de la dynastie Wei [1]. Son petit-fils, Sima Yan , prendra le pouvoir et fondera la dynastie Jin [2].

Sa famille habite à Luoyang [3] lorsque Dong Zhuo occupe la ville, la détruit et déplace la capitale à Chang’an [4]. Sima Lang, le frère aîné de Sima Yi amène toute la famille sur la terre de leurs ancêtres, dans le comté de Wen. Une fois sur place, il examine la situation locale et prédit que l’endroit va devenir un champ de bataille. Il déplace à nouveau sa famille à Liyang, juste avant que sa prédiction ne se réalise. En 194, lorsque Cao Cao finit par vaincre Lü Bu , Sima Yi accompagne sa famille, qui retourne dans le comté de Wen.

Il existe différentes versions sur la manière dont Sima Yi se met au service de Cao Cao, mais toutes s’accordent sur le fait qu’il accepte son premier poste auprès de Cao à l’âge de 30 ans.

Selon le Livre des Jin, Sima Yi pense que la dynastie Han [5] va bientôt disparaître et n’est absolument pas motivé pour rejoindre Cao Cao, qui a déjà pris le contrôle du gouvernement des Han. Il refuse les demandes de Cao Cao qui le presse d’entrer à son service, sous prétexte d’une maladie. Cao ne croit pas une seconde que Yi soit malade et envoie des hommes pour l’espionner pendant la nuit. Sima Yi, au courant de cette petite expédition, reste au lit toute la nuit et n’en bouge pas. En 208, Cao Cao devient premier ministre et donne l’ordre à Sima Yi d’entrer à son service. Il donne un ordre très clair à ceux qui vont porter son message à Yi. Effrayé de ce qu’il pourrait lui arriver, Sima Yi finit par accepter le poste de Wenxueyuan [6].

Sous les ordres de Cao Cao, Sima Yi est promu au rang de dongcaoyuan [7], et major. En 215, lorsque Cao Cao finit par obliger Zhang Lu à se rendre, Sima Yi suggère à Cao Cao de continuer à avancer vers le sud et de pénétrer dans la province de Yi, avant que Liu Bei n’affermisse son contrôle sur cette zone. Mais Cao Cao n’écoute pas son conseil. Sima Yi fait également partie des conseillers qui plaident pour la re-création et le développement du système des tuntian [8] et qui pressent Cao Cao de prendre le titre de Roi de Wei.

Avant même la mort de Cao Cao, Sima Yi fait partie des proches de son successeur désigné, Cao Pi. Lorsque Cao Pi est choisi en 216 comme prince héritier du royaume vassal de Wei, Sima Yi devient son secrétaire. Et lorsque Cao Cao hésite entre Cao Pi et son jeune frère Cao Zhi pour lui succéder, Sima Yi fait partie des soutiens de Cao Pi et l’aide à renforcer sa position de seul successeur possible pour son père. Ne s’arrêtant pas là, Sima Yi fait également le nécessaire pour pousser Cao Zhi à démissionner et prendre sa retraite politique. Sima Yi est un ami de longue date de Cao Pi, pour être précis, depuis l’époque où ce dernier est devenu "Général de la Maison". Et lorsque Cao Pi monte sur le trône, l’influence de Sima devient très importante au sein de la cour.

En 225, Cao Pi lance une campagne contre Sun Quan, pour prendre le contrôle des territoires qu’il domine et qui correspondent au futur royaume de Wu [9]. Pendant qu’il part au combat, il confie la garde de la capitale à Sima Yi, qu’il compare à Xiao He, dont le travail discret qu’il a fait à l’arrière des combats lui ont valu beaucoup d’éloges. Lorsqu’il revient à la capitale après l’échec de cette campagne, Cao Pi remercie à nouveau son subordonné.

En 226, alors que Cao Pi gît sur son lit de mort, il confie son successeur Cao Rui aux bons soins de Sima Yi, Cao Zhen, et Chen Qun . Quand Cao Rui devient Empereur du Wei, il met toute sa confiance en Sima Yi et le nomme général de la Cavalerie Agile ainsi que commandant militaire des provinces de Yu et Jing, faisant ainsi de lui le gardien de la frontière entre le Wei et le Wu, chargé de défendre son pays contre les troupes de Sun Quan. Enfin, il devient le Marquis de Wuyang.

En 220, Meng Da fuit le Shu [10] avec ses proches et se rend au Wei. Dès son arrivée, Cao Pi fait de lui l’administrateur de Xincheng. Sima Yi ne fait pas confiance au nouveau venu et met en garde Cao Pi, qui ne l’écoute pas. En 227, Meng Da commence à prendre contact avec le Wu et le Shu, promettant de trahir le Wei dès qu’une occasion se présente. Alors que Zhuge Liang le presse de répondre, Meng Da prend son temps et semble hésiter. Zhuge Liang tente alors un coup de poker en mettant indirectement au courant Shen Yi, l’administrateur de Weixing, des intentions de Meng. Lorsque ce dernier apprend qu’il a été découvert, il commence à lever des troupes afin de passer à l’action.

Lorsque Cao Zhen meurt en 231, le Wei perd celui qui s’occupait de défendre le royaume contre les expéditions nordiques de Zhuge Liang. C’est Sima Yi qui le remplace et se charge de défendre la frontière ouest du Wei, et ainsi se retrouver pour la première fois face à Zhuge Liang, lors de la bataille du mont Qi [11]. Sima Yi craignant de subir une défaite en cas de bataille rangée, il préfère laisser son armée en sécurité derrière des fortifications et attendre que, comme pour les précédentes expéditions nordiques, l’armée du Shu soit obligée de se replier une fois ses provisions épuisées. À aucun moment il n’essaye de déclencher une confrontation directe avec Zhuge Liang, ce qui lui vaut les moqueries de ses subordonnés, qui voient en lui la risée du monde entier. Sous la pression de ses subordonnés, il finit par autoriser ses généraux à attaquer les positions du Shu ; ce qui aboutit à une défaite cinglante pour le Wei, qui perd en une bataille 3000 soldats, 5000 armures complètes en fer et 3000 arbalètes. Lorsque Zhuge Liang, à court de vivres, finit par se replier, Sima Yi donne l’ordre à Zhang He de poursuivre l’armée du Shu, mais Zhang finit tué dans une embuscade.

La seconde confrontation entre Sima Yi et Zhuge Liang a lieu en 234, lors de la bataille des plaines de Wuzhang [12]. À cette date, Cao Rui a bien compris les problèmes de ravitaillement du Shu et appuie la tactique de Sima Yi en lui donnant personnellement l’ordre de rester avec ses troupes dans son fort et d’attendre que l’ennemi se replie. Ainsi, lorsque les deux armées se retrouvent face à face dans les plaines de Wuzhang, Sima Yi ne lance aucune attaque contre les troupes du Shu ; et ce malgré les nombreux défis que Zhuge Liang lui lance. Ainsi, pour provoquer son ennemi, Zhuge Liang envoie à Sima Yi des habits de femme, suggérant que ce dernier doit être une femme pour refuser ainsi le combat. Lorsqu’ils l’apprennent, les officiers du Wei sont fous de rage, mais Sima Yi ne répond pas à la provocation. Pour apaiser la situation et ses subordonnés, Sima Yi envoie un message à l’Empereur Cao Rui dans lequel il lui demande la permission d’attaquer l’ennemi. Lorsqu’il reçoit cette demande, Cao Rui comprend quelle est la situation et envoie Xin Pi , un de ses conseillers, auprès de Sima Yi pour qu’il invite les troupes du Wei à la patience. Lors d’une autre tentative, Zhuge Liang envoie un émissaire à Sima Yi pour le presser d’engager le combat. Sima Yi reçoit l’émissaire, mais ne parle absolument pas des affaires militaires avec lui. À la place, il l’interroge sur Zhuge Liang et sa manière de travailler. Un peu surpris par la tournure de la conversation, l’émissaire lui répond que Zhuge Liang supervise personnellement toutes les affaires militaires, quelle que soit leur importance. Il gère aussi bien les tactiques militaires que les rations pour ceux qui montent la garde la nuit, mais lui-même mange peu. Sima Yi remercie l’émissaire et le renvoie dans le camp du Shu, puis explique à un de ses aides de camp que Zhuge Liang n’en a plus pour longtemps à vivre.

La prédiction de Sima Yi se réalise rapidement, car Zhuge Liang tombe malade et meurt peu de temps après. À la suite du décès de leur premier ministre, les troupes du Shu se retirent discrètement de leur camp, en gardant secrète la mort de Zhuge. Malgré ces précautions, Sima Yi finit par être mis au courant de la mort de son ennemi par des habitants des villages alentour.

Immédiatement, il mobilise ses hommes et se lance à la poursuite de l’armée qui se replie ; mais lorsqu’il réussit à les rattraper, Jiang Wei et Yang Yi font immédiatement faire faire demi-tours à leurs troupes et se mettent en position de combat, alors que s’avance un chariot où semble trôner Zhuge Liang. Voyant cela, Sima Yi repense à la manière dont Zhang He est mort et, craignant que la nouvelle de la mort de Zhuge Liang ne soit qu’une ruse, il donne immédiatement l’ordre de se replier. Quelque temps plus tard, il apparaît que le premier ministre du Shu est bien mort et que celui qui est apparu sur le champ de bataille n’était qu’un leurre. Très vite, la nouvelle que Sima Yi s’est enfui devant un Zhuge Liang mort se répand.

Lorsque Gongsun Yuan se révolte au Liaodong [13], c’est d’abord Guanqiu Jian qui tente de mater le rebelle, mais il est vaincu lors d’une bataille à Liaosui, à proximité du fleuve Liao [14]. Après sa victoire, Gongsun Yuan prend le titre de "Roi de Yan". Face à cette provocation, Cao Rui fait appel à Sima Yi pour organiser une nouvelle expédition contre Gongsun. Une fois arrivé sur place, Sima Yi inflige deux défaites à Gongsun Yuan et l’oblige à se replier à l’intérieur des murailles de Xiangping [15], devant lesquelles il met le siège. De fortes pluies offrent un sursis temporaire à Gongsun, mais dès qu’elles s’arrêtent, Sima Yi lance une attaque massive et par tous les côtés contre la ville. La cité tombe rapidement et Gongsun Yuan est tué en même temps que ses fils alors qu’il essaye de fuir.

Alors que Cao Rui gît sur son lit de mort, il a des doutes concernant Sima Yi, et, au début, pense à l’écarter de la régence de Cao Fang , son successeur. Il veut confier Cao Fang aux bons soins de son oncle Cao Yu , qui serait le régent principal, avec Xiahou Xian, Cao Shuang , Cao Zhao, et Qin Lang comme corégents. Cette solution ne convient pas à Liu Fang et Sun Zi, deux des hommes de confiance de l’empereur mourant. En effet, ceux-ci sont en mauvais termes avec Xiahou Xian et Cao Zhao, et ils craignent pour leur avenir. Ils font donc le nécessaire pour convaincre Cao Rui de changer d’avis et nommer régents leur ami Cao Shuang ainsi que Sima Yi, et d’inclure Liu Fang et Sun Zi, deux de leurs amis proches, dans le conseil de régence. Cao Yu, Cao Zhao et Qin Lang sont exclus de la régence.

Dans un premier temps, Cao Shuang et Sima Yi partagent le pouvoir, mais très vite Cao Shuang se lance dans de nombreuses manœuvres politiques, visant a octroyer de nombreux titres honorifiques à Sima Yi, dont celui de Grand Tuteur, tout en le privant de réel pouvoir. Une fois son but atteint, Cao Shuang prend seul toutes les décisions importantes et arrête de consulter Sima Yi.

Rapidement, Cao Shuang installe à des postes clefs ses différents associés, comme Deng Yang, Li Sheng, He Yan et Ding Mi. Ces gens, connus pour être talentueux mais dénués de sagesse, deviennent tout puissants et excluent des lieux de pouvoirs tous les officiels qui ne partagent pas leurs points de vue.

En 241, Sima Yi reçoit les pleins pouvoirs militaires pour repousser une importante attaque du Wu. Il prend personnellement la tête des troupes envoyées en renfort au général Hu Zhi, le gouverneur militaire du comté de Fan, et repousse Zhu Ran . Après sa victoire, Sima Yi lance ses troupes à la poursuite des fuyards et rattrape l’armée du Wu à Sanzhoukou où la bataille s’achève par un véritable massacre des ennemis du Wei.

Quelques mois après la victoire de Sima Yi sur Sun Quan, la cour du Wei examine la possibilité de développer des programmes agricoles dans les provinces de Yang et de Yu. Sima Yi envoie Deng Ai inspecter ces terres, et ce dernier revient avec un rapport préconisant de créer une série de canaux pour irriguer les terres. Sima Yi met en pratique les suggestions de Deng Ai et élimine ainsi non seulement les pénuries alimentaires à répétition, mais aussi des problèmes locaux d’inondation.

Deux ans plus tard, en 243, Zhuge Ke lance une nouvelle attaque surprise contre Lu’an, qui lui permet de capturer un grand nombre de prisonniers. Peu après, il commence des préparatifs pour lancer une attaque contre Shouchun, pendant que Sima Yi, qui a anticipé le plan de Zhuge, envoie des troupes au comté de Shu, pour défendre la région contre une éventuelle attaque. Voyant cela, Sun Quan mute Zhuge Ke à la Commanderie [16] de Chaisang

Cao Shuang ne se satisfait pas d’être "seulement" tuteur de l’empereur et cherche à se bâtir une réputation dans le domaine militaire. Pour y arriver, il lance en 244 une grande campagne contre le Shu dont la première étape est la prise de Hanzhong [17], une grande et puissante ville située à la frontière du Shu et du Wei. Il part à l’attaque sans avoir effectué une planification logistique minutieuse et choisit de passer par la route la plus courte, mais la plus pauvre en sources d’eau potable. Si les combats eux-mêmes ne sont pas décisifs, Cao Shuang est obligé de se replier en catastrophe lorsque son armée, à court de vivre est décimée par la faim, la soif et la fatigue. Talonné par ses ennemis, il regagne le Wei de justesse, en laissant derrière lui de nombreux morts. En dépit de cet échec sanglant sur le champ de bataille, Cao Shuang réussit à conserver les rênes du pouvoir. En 247, Sima Yi, conscient de son impuissance, feint d’être gravement malade et se retire de la vie publique. Suspicieux, Cao Shuang envoie Li Sheng rendre visite à Sima sous un faux prétexte, pour déterminer si oui ou non ce dernier est vraiment malade. Sima Yi n’est absolument pas dupe sur le but réel de cette visite et trompe Li en jouant la comédie du grand malade sénile en sa présence.

En 249, Sima Yi décide de passer à l’action. Alors que Cao Fang et Cao Shuang ont quitté la capitale pour une visite officielle à la tombe de Cao Rui, Sima Yi fait fermer toutes les portes de la ville de Luoyang, en prétendant avoir reçu l’ordre de le faire de la part de l’impératrice douairière Guo et avec le soutien d’un certain nombre de fonctionnaires opposés à Cao Shuang. Ensuite, il présente un rapport à l’empereur Cao Fang, où il accuse Cao Shuang d’usurper le pouvoir et de corrompre le gouvernement et demande la déposition de Cao Shuang et ses frères. Lorsqu’il apprend la nouvelle, Cao Shuang est pris de panique et ne sait pas comment réagir. Huan Fan , son conseiller principal, lui recommande de prendre Cao Fang avec lui et de l’amener à Xuchang [18], la capitale secondaire du Wei, et de s’y retrancher avec ses troupes pour y résister à Sima Yi. Cao préfère renoncer à ses troupes et au pouvoir, après que Sima Yi lui ait promis qu’il pourrait continuer à mener une vie de luxe. Cependant, Sima Yi revient vite sur sa promesse et fait exécuter Cao Shuang, ses associés, ainsi que leurs clans respectifs, sur des accusations de trahison.

Suivant une théorie qui ne fait pas l’unanimité, certains pensent que Sima Yi avait l’intention de trahir le clan Cao depuis qu’il était entré au service de Cao Cao. En effet, Cao Cao aurait dit une fois à Cao Pi que Sima Yi avait des ambitions cachées, et qu’il ne se contenterait pas de servir les autres pendant toute sa vie.

Après avoir pris le contrôle du pouvoir, Sima Yi élimine soigneusement mais inexorablement ceux qui sont des menaces réelles ou potentielles pour son autorité. Pourtant, dans le même temps, il s’efforce de se démarquer le plus possible de celui dont il semble suivre la trace : Cao Cao. Ainsi, quand Cao Fang lui offre le Jiu xi, il refuse vigoureusement et ne l’accepte qu’après plus de trois offres. Le jeune empereur de 18 ans se laisse enfermer dans une position vulnérable en accordant une telle influence et un tel pouvoir à un de ses subordonnés. Sima Yi, cependant, il a le soutien du peuple, car il éradique la corruption et l’inefficacité, qui étaient les caractéristiques principales de la régence de Cao Shuang, et en promouvant un certain nombre de fonctionnaires honnêtes. L’empereur va jusqu’à lui a offrir le titre de chancelier impérial, qu’il refuse.

En 249, Wang Ling, un puissant général chargé de protéger la ville de Shouchun, planifie une rébellion contre Sima Yi et sa mainmise sur les affaires de l’État. Il s’associe à Cao Biao, le Prince de Chu et fils de Cao Cao, qui doit devenir le nouvel empereur après la destitution de Cao Fang. En 251, Wang Ling est prêt à passer à l’action, quand Huang Hua et Yang Hong, deux de ses associés, dévoilent son plan à Sima Yi. Ce dernier marche rapidement sur Souchun à la tête d’une armée et obtient la reddition de Wang contre une promesse de pardon. Wang Ling sait parfaitement qu’il n’a pas encore les forces nécessaires pour résister à Sima Yi, mais aussi que ce dernier ne tiendra pas sa promesse. Il se rend pour éviter un conflit inutile, puis se suicide par le poison pendant son transport à Luoyang. Le clan de Wang Ling et ceux de ses associés sont exécutés, pendant que Cao Biao reçoit un courrier lui donnant l’ordre de se suicider.

Sima Yi meurt de maladie en 251, peu de temps après avoir écrasé cette rébellion et avoir assuré la mainmise de son clan sur le Wei. C’est son fils Sima Shi qui lui succède.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Luo, Guanzhong. Roman des trois royaumes (Sanguo Yanyi).

Notes

[1] Le royaume de Wei, également appelé Cao Wei, est un des royaumes qui régnaient sur la Chine pendant la période des Trois Royaumes. Avec sa capitale à Luoyàng, ce royaume fut établi par Cao Pi en 220, à partir des bases posées par son père Cao Cao. Cette dénomination apparaît en 213, lorsque les exploitations féodales de Cao Cao prennent le nom de Wei ; les historiens ajoutent souvent le préfixe Cao (du nom de famille de Cao Cao) afin de distinguer ce royaume des autres États que l’histoire de la Chine a également connus sous le nom de Wei, par exemple les précédents États de Wei durant la période des royaumes combattants, et plus tard l’État de la dynastie Wei du Nord. En 220, lorsque Cao Pi déposséda le dernier empereur de la dynastie Han, Wei est devenu le nom de la nouvelle dynastie qu’il fonda. Cette dynastie fut saisie et contrôlée par la famille Sima en 249, jusqu’à ce qu’elle fût renversée et soit devenue une partie de la dynastie Jin en 265.

[2] La dynastie Jin (265/420), divisée en Jin occidentaux ou Jin de l’Ouest ou Xi Jin 265/316) et Jin orientaux ou Jin de l’Est ou Dong Jin (316/420), succède au Royaume de Wei de la période des Trois royaumes de Chine et compte en tout 15 empereurs. Ses capitales sont Luoyang (265/311) puis Jiankang (316/420), avec un bref intermède à Chang’an (311/316). Les Seize Royaumes occupent le Nord de la Chine durant la période des Jin orientaux. Ces derniers finissent par être évincés en 420 par la dynastie Liu-Song ou Song du Sud, événement qui marque le début de la période des dynasties du Nord et du Sud.

[3] Luoyang, ou Loyang est une ville-préfecture de la province du Henan en Chine. On y parle le dialecte de Luoyang du mandarin zhongyuan. Située sur le Fleuve Jaune, c’est l’une des quatre capitales historiques de la Chine.

[4] Autrefois nommé Hao ou Zongzhou, pendant la dynastie Zhou, elle fut la capitale de la Chine pour la période des Zhou occidentaux. Suite à la folie du roi Zhou Youwang, la ville fut incendiée et pillée par les barbares Rong. Xi’an est l’extrémité est de la route de la soie considérée comme ayant été « ouverte » par le général chinois Zhang Qian au 2ème siècle av. jc. C’était l’une des Quatre Grandes Capitales Anciennes car ce fut la capitale de la Dynastie Qin, des Han, alors connue sous le nom de Chang’an

[5] La dynastie Han régna sur la Chine de 206 av. jc à 220 apr. jc. Deuxième des dynasties impériales, elle succéda à la dynastie Qin (221 - 206 av. jc) et fut suivie de la période des Trois Royaumes (220 - 265). Fondée par Liu Bang, chef de guerre d’origine paysanne révolté contre la dynastie Qin, elle compta 28 empereurs.

[6] ce qui correspond à "gestionnaire des affaires internes"

[7] greffier

[8] Le tuntian, ou duntian, ou t’ouen-t’ien était une politique agraire chinoise. L’exemple le plus connu est celui instauré par le seigneur de guerre Cao Cao à partir de 196.

[9] Le royaume de Wu, connu également sous le nom Sun Wu, est l’un des royaumes de la période des Trois Royaumes en lutte pour le contrôle de la Chine après la chute de la dynastie Han. Il était situé au sud du Yangzi Jiang dans la région des actuelles villes de Nankin, Shanghai et Suzhou, à l’emplacement de l’ancien État de Wu de la Période des Printemps et Automnes. La capitale principale du royaume était Jianye, près de l’actuelle ville de Nankin (Nanjing), mais parfois la capitale fut déplacée à Wuchang, actuelle Ezhou, Hubei. Plus puissant que le royaume du Shu mais plus faible que celui du Wei, le royaume de Wu fut celui qui vécut le plus longtemps des Trois Royaumes de Chine. Il exista pendant 51 ans, de sa fondation en 229 à sa conquête en 280 par le premier empereur de la dynastie Jin, Sima Yan.

[10] Le Shu, appelé rétrospectivement Shu postérieur, pour le différencier du Shu antérieur, est l’un des Dix Royaumes ayant existé dans le sud de la Chine durant la Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes, qui se situe chronologiquement entre les dynasties Tang et Song. Il recouvre l’actuelle province du Sichuan, ainsi que des parties septentrionales du Gansu et du Shaanxi, et sa capitale se situe dans la ville de Chengdu. Il existe de 934 a 965 et est le quatrième et dernier État dominant cette région à porter le nom de Shu.

[11] La bataille du mont Qi est un combat entre le Royaume de Shu et le Royaume de Wei, qui eut lieu en 231 au pied du mont Qi, ce qui correspond actuellement à la zone montagneuse du Xian de Li, Longnan, Gansu. Cette bataille se déroula durant la période des trois royaumes et elle ne doit pas être confondue avec une autre bataille qui se déroule au même endroit en 214 et où les troupes de Cao Cao affrontent celle de Zhang Lu. Elle fut l’une des plus meurtrières parmi celles qui ont eu lieu durant les expéditions nordiques de Zhuge Liang, provoquant des centaines de morts dans chaque camp. Après la victoire finale du Wei, Zhuge Liang, le premier ministre du Shu, passa trois ans à reconstituer son armée, avant de lancer un nouvel assaut en 234.

[12] La bataille des plaines de Wuzhang est une bataille qui s’est déroulée en 234 durant la période des Trois Royaumes dans les plaines de Wuzhang, en Chine, dans le cadre des expéditions nordiques de Zhuge Liang. Il s’agit de la cinquième et dernière de ses expéditions nordiques. Elle se résume en un long face à face entre l’armée du Shu, dirigée par Zhuge Liang, et l’armée du Wei, commandée par Sima Yi. Elle s’achève par la mort de Zhuge Liang et la retraite des troupes du Shu.

[13] La péninsule du Liaodong, est une péninsule de Chine, dans la province du Liaoning.

[14] Le Liao est un fleuve de Chine, se jetant en mer de Bohai, qui fait partie de la mer Jaune. Avec 1 345 km, il s’agit du principal cours d’eau du sud de la Mandchourie.

[15] Liaoyang est une ville préfecture du centre de la province du Liaoning en Chine. Autrefois appelée Xiangping, la ville fut un centre économique, culturel, politique et militaire à partir du 3ème siècle av. jc. Durant la période des royaumes combattants, Xiangping devint la capitale du district de Liaodong afin de résister aux tribus Donghu.

[16] Une commanderie, ou préfecture suivant les traductions, est une ancienne division administrative chinoise utilisée depuis la période de la dynastie Zhou (vers 1046 av. jc-256 av. jc) jusqu’au début de la dynastie Tang (618-907).

[17] Hanzhong est une ville du sud de la province du Shaanxi en Chine

[18] Xuchang est une ville-préfecture du centre de la province du Henan en République populaire de Chine.