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L’histoire pour le plaisir

Jiang Wei

vendredi 6 mai 2022, par ljallamion

Jiang Wei (202-264)

Général chinois du royaume de Shu-Régent du royaume de Shu

À l’origine sous les bannières du royaume de Wei [1], il rejoint le Shu [2] en se rendant à Zhuge Liang, sans pouvoir emmener sa mère avec lui.

Après cette défection, il prend part à de nombreuses campagnes militaires contre le Wei. En 228, il fait partie de la première expédition nordique de Zhuge Liang contre le Wei, en tant que chef d’un corps d’armée. Considéré par Zhuge Liang comme un général capable et plein de ressources, il reçoit de nombreuses promotions durant la régence de Zhuge et sous le gouvernement de ses successeurs, Jiang Wan et Fei Yi .

Il finit par devenir le premier assistant de Fei et lui succède lorsque ce dernier est assassiné en 253. Il a toutefois moins de pouvoir que ses prédécesseurs, étant principalement chargé des affaires militaires et n’ayant de régent que le titre.

Contrairement à Jiang Wan et Fei Yi, Jiang Wei est partisan d’un retour à une politique agressive contre le Wei. Une fois au pouvoir, il lance ses propres expéditions nordiques, dont une en coordination avecZhuge Ke, le régent du Royaume de Wu [3]. Malgré ses efforts, chacune de ses campagnes se solde par un échec, soit à la suite de difficultés d’approvisionnements, soit à la suite d’une défaite militaire. Finalement, il ne réussit qu’à épuiser les ressources du Shu et sa popularité.

En 263, Sima Zhao , le régent et dirigeant de fait du Royaume de Wei, lance une grande campagne militaire pour conquérir le Shu. Jiang Wei fait de son mieux pour repousser Deng Ai et Zhong Hui , les généraux commandant les armées d’invasion, mais il ne peut pas empêcher la chute du Shu.

Dans une tentative désespérée de restaurer la souveraineté du Shu, il réussit à convaincre Zhong Hui de se rebeller ; mais son ultime plan échoue quand l’armée du Wei se retourne contre son général et massacre les rebelles.

Jiang Wei naît à Ji dans le district de Tianshui. Il est issu d’une famille de serviteurs de l’État et son père, Jiang Jiong, est tué lors d’une insurrection des tribus du peuple Qiangs [4], au nord-ouest de la Chine, alors qu’il tente de protéger le préfet du comté. Bien que très jeune, Jiang Wei se retrouve donc seul avec sa mère et hérite de la position de son défunt père comme conseiller aux affaires militaires de son comté. À ce poste, il devient un sujet du royaume de Wei après la chute de la dynastie Han [5].

Au printemps de 228, Zhuge Liang lance sa première expédition nordique contre le Wei. Tianshui étant une cible convoitée lors de cette invasion, Jiang Wei se retrouve vite au cœur des hostilités. Tandis que plusieurs comtés voisins se soumettent à l’envahisseur, Jiang Wei et son préfet s’affairent à patrouiller aux alentours de la ville. Craignant que Jiang ne se soumette à son tour aux Shu, le préfet le quitte secrètement durant la nuit et s’enferme dans la ville. Le lendemain matin, ne comprenant pas ce qui lui arrive, Jiang Wei se présente devant les murs de la ville avec les soldats de sa patrouille et tente d’y rentrer, en vain.

Laissé complètement au dépourvu, il n’a pas d’autre choix que de rejoindre les rangs du Shu, en laissant sa mère derrière lui. Il va donc à la rencontre de Zhuge Liang, au moment où ce dernier se retrouve obligé de se replier après la défaite de Ma Su face à Zhang He à Jieting [6]. Bien que Jiang n’aie pas encore prouvé sa valeur sur le champ de bataille, Zhuge le considère comme un officier talentueux et le ramène avec lui au Shu. Âgé seulement de 27 ans, Jiang Wei reçoit alors le titre de “Duc de Yangting” et est promu peu de temps après au rang de “Général qui garde le Sud”, après une audience avec Liu Shan, l’Empereur du Shu, il devient alors l’élève de Zhuge Liang, et de sa femme, Yue Ying .

Après sa mort en 234, Zhuge Liang est remplacé à son poste de régent du Shu par Jiang Wan . Ce dernier tient lui aussi Jiang Wei en grande estime et lui octroie le titre de gouverneur de la province de Liang. À cette date, le Shu ne contrôlait pas la province en question ; mais ce titre donnait, de fait, à Jiang Wei toute autorité sur la frontière nord-ouest du pays. Quand Jiang Wang meurt à son tour en 245, Fei Yi son successeur, fait de Jiang Wei son assistant en chef ; ce qui revient à dire qu’à partir de cette date Jiang est le corégent du Shu.

Jiang Wei voulait reprendre la politique guerrière de Zhuge Liang et attaquer le Wei. Fei Yi s’y opposait, arguant que les conflits passés avaient déjà coûté très cher au Shu et qu’une guerre à grande échelle ne ferait rien à part épuiser le royaume. À la place, Fei Yi donne 10 000 soldats à Jiang Wei pour qu’il harcèle sans cesse les troupes du Wei sur la frontière. Sous les ordres de Fei Yi, l’action de Jiang Wei fut très efficace, et il réussit à persuader plusieurs tribus non chinoises de se rebeller contre le Wei.

En 253, Fei Yi est assassiné et Jiang Wei le remplace, devenant de fait le général en chef de l’armée du Shu. Contrairement à son prédécesseur, il avait peu d’influence sur les affaires civiles et la politique intérieure, ces sujets étant entre les mains de l’eunuque [7] Huang Hao et de Zhuge Zhan, le fils de Zhuge Liang. Jiang Wei, lui devient l’autorité militaire suprême du royaume et décide de tout mettre en œuvre pour affaiblir le Wei. Malgré cette apparente répartition des pouvoirs, il y avait des dissensions au sein de se trio dirigeant, Zhuge Zhan et Huang Hao craignant que Jiang Wei utilise les résultats de ses campagnes militaires pour accroître son influence personnelle.

Au-delà de ces considérations politiques, de nombreux généraux mettent en avant les conséquences potentiellement désastreuses que peut avoir une politique d’agression permanente contre un État bien plus puissant que le Shu. Bref, la volonté de Jiang Wei de marcher sur les traces de Zhuge Liang rencontre de nombreuses oppositions au sein de la cour impériale du Shu.

Jiang Wei ignore ses opposants et prépare ses plans d’attaque. En 253, il organise une attaque du Wei sur deux fronts en se coordonnant avec Zhuge Ke, le régent du Wu. Le Shu doit attaquer à l’ouest, au niveau de la cité frontalière de Didao [8]), pendant que Zhuge Ke lance une attaque massive à l’est contre Hefei [9].

Mis au courant de la situation, Sima Shi , le régent du Wei, juge avec clairvoyance que l’attaque du Wu constitue la véritable menace. Il envoie le gros des troupes du Wei en direction de Hefei et ne dépêche qu’un petit contingent pour lever le siège de Didao. Cette tactique fut payante, car pendant que Jiang Wei se retrouvait obligé de lever le siège de Didao, faute de vivres, l’armée du Wu subissait une défaite cinglante à Heifei, défaite devant provoquer la chute de Zhuge Ke la même année.

En 254, Li Jian, le principal magistrat de Didao, fait secrètement savoir au Shu qu’il veut faire défection. Jiang Wei attaque Longxi [10] et prend la ville de Didao, mais il doit faire face à une puissante résistance locale sous les ordres du général Xu Zhi. Affaibli par une violente bataille, Jiang Wei se replie sur une position fortifiée à Longxi et oblige les habitants de Didao, Hejian et Lintao à suivre ses troupes, avant que le général Guo Huai, au service du Wei, n’arrive sur place.

Durant l’été 255, Jiang Wei repart au combat, malgré l’opposition de Zhang Yi, qui considérait que le Shu n’avait plus les moyens matériels de continuer ces campagnes contre le Wei. Ignorant ces critiques, Jiang Wei attaque à nouveau la cité de Didao, et commence sa campagne par une grande victoire contre Wang Jing, l’inspecteur de la province de Yong [11], les troupes de Wang étant quasiment annihilées.

Zhang Yi tente à nouveau de convaincre Jiang Wei de mettre fin à son expédition après cette victoire, mais en vain. Jiang préfère mettre le siège devant Didao pendant tout l’hiver, avant de devoir se replier lorsque les renforts du Wei, commandés par le général Chen Tai arrivent sur place. Durant l’été 256, Jiang Wei change de stratégie et marche sur Shanggui [12]. Hélas pour lui, Deng Ai , un général du Wei, avait anticipé cette attaque et l’intercepte avant de lui infliger une défaite majeure ; défaite qui fait naître un ressentiment contre Jiang Wei au sein de la population du Shu.

En 257, quand Zhuge Dan se rebelle contre le Wei [13], Jiang Wei attaque Chenling, avance jusqu’à Mangshui, et se retrouve face à face avec les forces du Wei à Weishui. La situation s’enlise rapidement car, malgré toutes les ruses de Jiang, Deng Ai et Sima Wang, les commandants des troupes du Wei, refusent d’engager le combat ; reproduisant ainsi la tactique de Sima Yi face à Zhuge Liang lors de la bataille des plaines de Wuzhang [14]. En 258, Jiang Wei finit par se replier, après la défaite de Zhuge Dan face aux troupes du Wei.

En 262, malgré l’opposition de Liao Hua , Jiang Wei attaque à nouveau le Wei, en prenant pour cible Taoyang [15], mais il est à nouveau vaincu par Deng Ai. Il se replie à Tazhong [16] plutôt que de rentrer à Chengdu [17], la capitale du Shu, car il craint que Huang Hao utilise sa défaite à Taoyang pour l’attaquer sur le plan politique à la cour du Shu.

À la place, il préfère rester à Tazhong et reprendre à son compte une des stratégies que Zhuge Liang avait utilisées lors de sa dernière campagne : fonder des tuntian [18] et utiliser ses soldats comme paysans, pour qu’ils fassent pousser les céréales qu’ils consommeront lors de la campagne suivante. Jiang Wei avait aussi peur de se retrouver face à Huang Hao, car il avait tenté, en vain, de convaincre Liu Shan, l’empereur du Shu, d’exécuter Huang un peu plus tôt la même année. Huang, lui, recherchait une opportunité pour remplacer Jiang à la tête de l’armée par son ami Yan Yu.

En 258, Jiang Wei propose un plan à suivre pour repousser une éventuelle attaque majeure du Wei. Il propose de ne pas envoyer de troupes de renforts pour aider les villes frontalières lorsqu’elles seront assiégées, mais au contraire de masser des troupes à l’arrière du front. Le but est de laisser les troupes du Wei s’épuiser, puis de les piéger dans les cols des montagnes en leur coupant toute possibilité de retraite. Liu Shan approuve cette stratégie et en fait le plan officiel à suivre si le Wei attaque.

Vers la fin de 262, Sima Zhao, le nouveau régent du Wei, était lassé des attaques continues de Jiang contre le Wei. Dans un premier temps, il envisage l’embauche d’assassins pour tuer Jiang, avant de se raviser et de suivre les conseils de ses stratèges, qui pensent que le moment est venu d’annexer le Shu. Sima commence alors à planifier l’invasion et choisit comme chefs de cette expédition les généraux Deng Ai et Zhong Hui . Jiang Wei comprend rapidement que le Wei était sur le point d’attaquer et il demande à Liu Shan d’envoyer des troupes pour défendre les passages clés. Huang Hao, toujours en désaccord avec Jiang, persuade Liu Shan d’ignorer la requête de son général en chef. Finalement, l’empereur du Shu enverra des renforts à la dernière minute.

En 263, alors que Jiang Wei était encore à Tazhong, le Wei passe à l’attaque. Liu Shan donne alors l’ordre d’exécuter le plan mis au point par Jiang Wei en 258. Mais à la grande surprise de Liu Shan, l’armée du Wei n’assiège pas les villes frontalières du Shu. Les généraux du Wei ne laissent que quelques petits détachements au pied des murailles et foncent avec le gros des troupes vers les passages clés. Jiang Wei quitte rapidement son campement pour essayer de se défendre contre l’attaque, et après quelques échecs initiaux, réussit finalement à bloquer les forces de Zhong Hui au col fortifié de Jiange. La situation s’enlisant, Zhong Hui songe à battre en retraite ; mais Deng Ai réussit à conduire un détachement plus petit, par un col de montagne difficile et descend sur Jiangyou. Après une féroce bataille, il tue Zhuge Zhan et prend la direction de Chengdu, la capitale du Shu. Surpris et voyant que Chengdu est sans défense, Liu Shan se rend et donne l’ordre à Jiang Wei de se rendre à Zhong Hui. Après avoir accepté la reddition de son adversaire, Zhong traite Jiang Wei avec respect et fait rapidement de lui un de ses proches conseillers.

Jiang Wei comprend rapidement que Zhong Hui avait une idée derrière la tête. Zhong se voyait comme le plus grand et le plus capable des généraux du Wei et il voulait renverser Sima Zhao. Voyant le parti qu’il pouvait tirer de la situation, Jiang Wei encourage Zhong Hui à se rebeller contre le Wei. Jiang arrive assez vite à ses fins, et Zhong commence à préparer sa rébellion en se débarrassant de Deng Ai.

Zhong commence par envoyer un rapport mensonger à la cour du Wei accusant Deng de préparer une rébellion. Ensuite, grâce à ses talents de faussaire, il écrit des lettres quasi-insultantes en imitant l’écriture de Deng et les fait parvenir à Sima Zhao. Au début de l’année 264, Sima Zhao donne l’ordre à Zhong Hui d’arrêter Deng Ai et de prendre le commandement des troupes de Deng. Mais dans le même temps, Sima prend personnellement la tête d’une puissante armée et prend la direction de Chengdu. Craignant que Sima Zhao ait tout compris, Zhong Hui entre ouvertement en rébellion.

Jiang Wei avait d’autres plans en tête. Il persuade Zhong Hui de tuer tous les officiers Wei de haut rang, sous prétexte d’éliminer les opposants à la rébellion. En vérité, il prévoyait de tuer Zhong Hui après l’assassinat des officiers et de restaurer le Shu. Dans le même temps, il écrit à Liu Shan pour lui expliquer son plan. Zhong Hui approuve l’idée de Jiang, mais se révèle hésitant dans l’exécution du plan. Le complot finit par être découvert et les soldats de Zhong Hui se retournent contre lui. Jiang Wei, Zhong Hui et les gardes du corps de Zhong combattent les soldats insurgés, mais tous finissent tués durant les combats.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jiang Wei/ Portail du monde chinois/ Catégories  : Héros des Trois Royaumes

Notes

[1] Le royaume de Wei, également appelé Cao Wei, est un des royaumes qui régnaient sur la Chine pendant la période des Trois Royaumes. Avec sa capitale à Luoyàng, ce royaume fut établi par Cao Pi en 220, à partir des bases posées par son père Cao Cao. Cette dénomination apparaît en 213, lorsque les exploitations féodales de Cao Cao prennent le nom de Wei ; les historiens ajoutent souvent le préfixe Cao (du nom de famille de Cao Cao) afin de distinguer ce royaume des autres États que l’histoire de la Chine a également connus sous le nom de Wei, par exemple les précédents États de Wei durant la période des royaumes combattants, et plus tard l’État de la dynastie Wei du Nord. En 220, lorsque Cao Pi déposséda le dernier empereur de la dynastie Han, Wei est devenu le nom de la nouvelle dynastie qu’il fonda. Cette dynastie fut saisie et contrôlée par la famille Sima en 249, jusqu’à ce qu’elle fût renversée et soit devenue une partie de la dynastie Jin en 265.

[2] Le Shu, appelé rétrospectivement Shu postérieur, pour le différencier du Shu antérieur, est l’un des Dix Royaumes ayant existé dans le sud de la Chine durant la Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes, qui se situe chronologiquement entre les dynasties Tang et Song. Il recouvre l’actuelle province du Sichuan, ainsi que des parties septentrionales du Gansu et du Shaanxi, et sa capitale se situe dans la ville de Chengdu. Il existe de 934 a 965 et est le quatrième et dernier État dominant cette région à porter le nom de Shu.

[3] Le royaume de Wu, connu également sous le nom Sun Wu, est l’un des royaumes de la période des Trois Royaumes en lutte pour le contrôle de la Chine après la chute de la dynastie Han. Il était situé au sud du Yangzi Jiang dans la région des actuelles villes de Nankin, Shanghai et Suzhou, à l’emplacement de l’ancien État de Wu de la Période des Printemps et Automnes. La capitale principale du royaume était Jianye, près de l’actuelle ville de Nankin (Nanjing), mais parfois la capitale fut déplacée à Wuchang, actuelle Ezhou, Hubei. Plus puissant que le royaume du Shu mais plus faible que celui du Wei, le royaume de Wu fut celui qui vécut le plus longtemps des Trois Royaumes de Chine. Il exista pendant 51 ans, de sa fondation en 229 à sa conquête en 280 par le premier empereur de la dynastie Jin, Sima Yan.

[4] Le peuple qiang est l’un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus par la République populaire de Chine. Ils vivent principalement dans des secteurs accidentés, sillonnés de rivières et de ruisseaux, dans le nord-ouest de la province du Sichuan. L’histoire de leur région est marquée par la rencontre entre les Tibétains, les Mongols, les Mandchous, les musulmans et les Hans, parfois très violente, parfois pacifique

[5] La dynastie Han régna sur la Chine de 206 av. jc à 220 apr. jc. Deuxième des dynasties impériales, elle succéda à la dynastie Qin (221/206 av. jc) et fut suivie de la période des Trois Royaumes (220/265). Fondée par Liu Bang, chef de guerre d’origine paysanne révolté contre la dynastie Qin, elle compta 28 empereurs.

[6] La bataille de Jieting fut livrée en 228 durant la période connue sous le nom de Trois Royaumes de Chine, dans le cadre de la première expédition nordique. Elle opposa les forces du Wei, commandées par Zhang He, à celles du Shu, dirigées par Ma Su, et se termina par une victoire décisive du Wei.

[7] Un eunuque est un homme castré. La castration se limite généralement à l’ablation des testicules mais il arrive qu’elle concerne également le pénis, connue alors sous le nom de pénectomie. Dans la Chine ancienne, la castration était à la fois une punition traditionnelle (jusqu’à la dynastie Sui) et un moyen d’obtenir un emploi dans le service impérial. À la fin de la dynastie Ming, il y avait 70 000 eunuques dans la Cité interdite. La valeur d’un tel poste était importante car elle pouvait permettre d’obtenir un pouvoir immense qui dépassait parfois celui du premier ministre. Cependant, la castration par elle-même fut finalement interdite. Le nombre d’eunuques n’était plus estimé qu’à 470 en 1912, lorsque la fonction fut abolie. La justification de cette obligation pour les fonctionnaires de haut rang était la suivante : puisqu’ils ne pouvaient procréer, ils ne seraient pas tentés de prendre le pouvoir pour fonder une dynastie. À certaines périodes, un système similaire a existé au Viêt Nam, en Inde, en Corée et dans d’autres contrées du monde.

[8] actuellement Dingxi, Gansu

[9] Hefei est une ville du centre de la province de l’Anhui en Chine. On y parle le mandarin. La préfecture de Hefei s’étend sur 7 048 km²

[10] Le Longxi était une commanderie de la Chine impériale dans l’actuelle Gansu, nommée en raison de son emplacement à l’ouest du mont Long (la partie sud du mont Liupan). Établi par Shi Huangdi, il couvrait à l’origine tout le territoire de l’empire Qin à l’ouest du mont Long avec son siège à Didao (aujourd’hui Taoyang dans le comté de Lintao). Cette zone comprenait la majeure partie de la haute vallée de la Wei. Sa principale voie de communication était la longue route (du nom de la montagne), qui passait probablement le long du chemin de fer moderne à l’ouest de Xi’an, bien qu’une grande partie de la zone la plus proche de la rivière était alors un marais. Le territoire a été utilisé comme un terrain d’escale pour les campagnes remontant le Tao et le cours supérieur du fleuve Jaune.

[11] qui correspond actuellement plus ou moins au Shaanxi

[12] actuellement Tianshui, Gansu

[13] La rébellion de Zhuge Dan, ou la troisième Rébellion du Shouchun, est une révolte initiée par Zhuge Dan, gouverneur général de Yangzhou et général du royaume du Wei, contre le régent Sima Zhao et son clan. C’est la troisième et dernière rébellion d’une série de trois, qui se déroulèrent toutes au Shouchun pendant la décennie 250, durant la période des trois royaumes de Chine. Le royaume du Wu fut également impliqué dans cette rébellion.

[14] La bataille des plaines de Wuzhang est une bataille qui s’est déroulée en 234 durant la période des Trois Royaumes dans les plaines de Wuzhang, en Chine, dans le cadre des expéditions nordiques de Zhuge Liang. Il s’agit de la cinquième et dernière de ses expéditions nordiques. Elle se résume en un long face à face entre l’armée du Shu, dirigée par Zhuge Liang, et l’armée du Wei, commandée par Sima Yi. Elle s’achève par la mort de Zhuge Liang et la retraite des troupes du Shu.

[15] actuellement la Préfecture autonome tibétaine de Gannan, Gansu

[16] nord-ouest de l’actuel Xian de Zhugqu, Gansu

[17] Chengdu est la capitale de la province du Sichuan en République populaire de Chine. Elle est avec Chongqing et Xi’an l’une des villes les plus peuplées de la Chine intérieure. Chengdu dispose du statut administratif de ville sous provinciale.

[18] Le tuntian, ou duntian, ou t’ouen-t’ien était une politique agraire chinoise. L’exemple le plus connu est celui instauré par le seigneur de guerre Cao Cao à partir de 196.