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L’histoire pour le plaisir

Deidamia

lundi 14 juin 2021, par ljallamion

Deidameia ou Deidamia (morte en 300 av. jc)

Princesse d’Épire

L'Épire antiqueFille de Phtia et d’Éacide, souverains d’Épire [1], et la sœur de Pyrrhus 1er.

Enfant, elle est fiancée à Alexandre IV, le fils de Roxane et Alexandre le Grand. Quand Alexandre IV s’enfuit en Macédoine [2] avec sa tutrice Olympias, Deidameia l’accompagne et se retrouve assiégée à ses côtés à Pydna [3] en 316 av. jc. Elle ne l’épousera cependant jamais, car celui-ci est assassiné à l’âge de 13 ans en 309 av. jc tout comme sa mère.

Elle épouse ensuite Démétrios 1er Poliorcète, cette union représentant pour ce dernier l’occasion de renforcer ses liens avec Pyrrhus alors qu’il tente d’établir son autorité en Grèce. De ce mariage, Deidameia a eu un fils, du nom d’Alexandre, dont Plutarque dit qu’il aurait vécu en Égypte, probablement en captivité.

Deidameia demeure à Athènes [4] lorsque Démétrios se rend en Asie afin de soutenir son père Antigone le Borgne contre les autres Diadoques [5],Ptolémée, Séleucos,Cassandre et Lysimaque. Après la défaite de son mari lors de la bataille d’Ipsos en 301 av. jc [6], les Athéniens lui retirent leur soutien et Deidameia est exilée à Mégare [7]. Peu après, elle rejoint Démétrios en Cilicie [8], où ce dernier vient d’offrir la main de sa fille Stratonice au roi Séleucos.

Rapidement après son arrivée, elle tombe malade et meurt en 300 av. jc

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Deidamia Portail de la Grèce antique/ Catégories : Princesse grecque

Notes

[1] Région montagneuse des Balkans, partagée entre la Grèce et l’Albanie. Épire se traduit par "Continent" en français. Ses habitants sont les Épirotes. Le terme peut désigner plus particulièrement : - la périphérie d’Épire, l’une des 13 périphéries de la Grèce. Elle est bordée à l’ouest par la Mer Ionienne ; elle est limitrophe au sud-ouest de l’Albanie, au nord de la région de Macédoine de l’Ouest, à l’est de la région de Thessalie. La périphérie (capitale Ioannina (57 000 habitants) est divisée en 4 préfectures : Thesprotie, Ioannina, Arta et Preveza.- l’Épire du Nord, une région d’Albanie. La dynastie des rois éacides du peuple des Molosses y fonda un royaume puissant au 5ème siècle av. jc, avec les autres peuples Chaones, et Thesprôtes. Pyrrhus est un des membres de cette dynastie, ainsi qu’Olympias, la mère d’Alexandre le Grand.

[2] Le royaume de Macédoine est un État antique situé au nord de la Grèce correspondant aujourd’hui principalement à la Macédoine grecque. Il est centré sur la partie nord-est de la péninsule grecque, bordé par l’Épire à l’ouest, la Péonie au nord, la Thrace à l’est et la Thessalie au sud. Royaume périphérique de la Grèce aux époques archaïque et classique, il devient l’État dominant du monde grec durant l’époque hellénistique. L’existence du royaume est attestée au tout début du 7ème siècle av. jc avec à sa tête la dynastie des Argéades. Il connaît un formidable essor sous le règne de Philippe II qui étend sa domination sur la Grèce continentale en évinçant Athènes et la ligue chalcidienne pour ensuite fonder la Ligue de Corinthe. Son fils Alexandre le Grand est à l’origine de la conquête de l’immense empire perse et de l’expansion de l’hellénisme en Asie à la fin du 4ème siècle av. jc. Après sa mort, la Macédoine passe brièvement sous la tutelle des Antipatrides dans le contexte des guerres des diadoques. En 277, la royauté échoit à Antigone II Gonatas qui installe la dynastie des Antigonides qui règne jusqu’en 168, date à laquelle la Macédoine est conquise par les Romains. En 146 la Macédoine devient une province romaine.

[3] Pydna est une ville grecque de Macédoine antique, la plus importante de Piérie. Elle appartient déjà au Royaume de Macédoine sous Alexandre 1er, retrouve ensuite son indépendance, est assiégée par les Athéniens en 432 av. jc, pour être de nouveau soumise par Archélaos en 410 av. jc. Celui-ci déplace la population de 20 stades vers l’intérieur des terres pour y refonder la ville. Les Athéniens s’en emparent en 364 av. jc puis Philippe II de Macédoine la prend en 356 av. jc malgré l’accord secret qui le liait à Athènes. En 317 av. jc, la ville est assiégée et prise par Cassandre qui y fait mettre à mort la reine mère Olympias.

[4] Athènes est l’une des plus anciennes villes au monde, avec une présence humaine attestée dès le Néolithique. Fondée vers 800 av. jc autour de la colline de l’Acropole par le héros Thésée, selon la légende, la cité domine la Grèce au cours du 1er millénaire av. jc. Elle connaît son âge d’or au 5ème siècle av. jc, sous la domination du stratège Périclès

[5] En grec ancien diádokhos, qui veut dire successeur . C est le nom donné aux généraux successeurs d Alexandre le Grand, qui se partagèrent son empire à sa mort en 323 av jc.

[6] La bataille d’Ipsos se déroule en Phrygie (Turquie actuelle) en 301 av.jc et s’inscrit dans la troisième guerre des Diadoques. Elle est remportée par les forces coalisées de Séleucos (roi de Syrie, de Babylonie et des satrapies orientales) et de Lysimaque (roi de Thrace) face à Antigone le Borgne et son fils Démétrios Poliorcète qui regroupent l’Asie Mineure, la Syrie, le Levant et la Grèce (la ligue de Corinthe est reconstituée en 302 av.jc). La bataille d’Ipsos peut être considérée, avec la bataille de Raphia (217 av.jc), comme l’une des plus grandes batailles de la période hellénistique et comme la plus grande bataille d’éléphants de l’histoire « occidentale ».

[7] Mégare est une ville de la banlieue d’Athènes en Grèce. Située à l’extrémité est de l’isthme de Corinthe, à mi-chemin entre Corinthe et Athènes, elle était connue à l’origine sous le nom de Nisée, d’après le roi éponyme légendaire Nisos. Selon la tradition, la cité est peuplée par les Doriens après que ceux-ci ont été écartés d’Athènes par le sacrifice du roi Codros. Point de passage terrestre entre la Grèce centrale et le Péloponnèse, la cité acquiert rapidement de l’importance. Ses deux ports, l’un sur le golfe Saronique et l’autre sur le golfe de Corinthe, en font un centre commercial de première importance. Entre 730 et 550 av. jc, elle connaît une activité coloniale considérable : elle fonde Astacos, Chalcédoine et Byzance sur le Bosphore ; Héraclée du Pont en Bithynie ; Megara Hyblaea en Sicile. Vers 600 av. jc, elle tombe sous la domination du tyran Théagène ; la tyrannie fut suivie de luttes politiques dont l’écho se trouve peut-être dans les poèmes de Théognis. Elle perd ses territoires à l’ouest au profit de Corinthe, et Salamine au profit d’Athènes (570 av. jc). Peu avant 500 av. jc, elle rejoint la ligue du Péloponnèse et prend une part active aux guerres médiques.

[8] La Cilicie est une région historique d’Anatolie méridionale et une ancienne province romaine située aujourd’hui en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’ouest par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la mer Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province turque d’Adana, une région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée.