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Simplicius ou Simplice (philosophe)

dimanche 1er septembre 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 1er septembre 2011).

Simplicius ou Simplice (philosophe) (mort en 549)

Philosophe néoplatonicien grec du 6ème siècle

Commentaire sur De Caelo d' Aristote par Simplicius de Cilicie (6ème siècle apr. jc).Commentateur d’Aristote il appartient à l’école néoplatonicienne d’Athènes [1].

Né en Cilicie [2] vers 480, Simplicios devient à Alexandrie [3] le disciple d’Ammonios fils d’Hermias, puis, à Athènes le disciple de Damascios le Diadoque au sein de l’école néoplatonicienne d’Athènes, dirigée par Plutarque d’Athènes en 375, puis Syrianos en 432, puis Proclos en 438, puis Marinos en 485, Isidore de Gaza en 490, Zénodote en 495 et Damascios en 520.

Simplicios fut, auprès d’Ammonios fils d’Hermias, le condisciple d’un autre grand commentateur d’Aristote : Asclépios de Tralles. Quand l’école est fermée par l’empereur Justinien en 529, il s’exile en Perse avec d’autres philosophes et gagne la cour du roi philosophe sassanide [4], Khosro 1er en 532.

En 533, il se réconcilie avec Justinien et se fixe à Athènes, où, vers 533/538, il rédige ses commentaires d’Aristote. Il meurt à Athènes en 549.

Il est très apprécié par les aristotéliciens [5], qui le suivent. Quand Galilée voulut mettre en scène un personnage péripatéticien dans son Dialogo [6], il choisit de l’appeler Simplicio.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Simplicius (philosophe)/ Portail de la philosophie antique/ Philosophe du VIe siècle

Notes

[1] L’École néoplatonicienne d’Athènes est un courant à l’intérieur du vaste mouvement du néoplatonisme, allant du milieu du 4ème au milieu du 6ème siècle qui réussit à « se greffer sur l’antique Académie de Platon », pourtant disparue sous Sylla en 86 av. jc.

[2] actuelle Turquie

[3] Alexandrie est une ville en Égypte. Elle fut fondée par Alexandre le Grand en -331 av. jc. Dans l’Antiquité, elle a été la capitale du pays, un grand centre de commerce (port d’Égypte) et un des plus grands foyers culturels hellénistiques de la mer Méditerranée centré sur la fameuse bibliothèque, qui fonda sa notoriété. La ville d’Alexandrie est située à l’ouest du delta du Nil, entre le lac Maréotis et l’île de Pharos. Cette dernière était rattachée à la création de la ville par l’Heptastade, sorte de digue servant aussi d’aqueduc, qui a permis non seulement l’extension de la ville mais aussi la création de deux ports maritimes.

[4] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l’Empire iranien », ou Empire des Aryens.

[5] Le terme « aristotélicien » peut être employé dans le sens de « commentateur des œuvres d’Aristote » (qu’il soit aristotélicien comme Alexandre d’Aphrodise ou Averroès, ou néoplatonicien comme Ammonios, fils d’Hermias, ou Simplicios de Silicie). Le mot « aristotélisme » renvoie à Aristote, tandis que le mot « péripatétisme » renvoie, plus largement, à l’école péripatétique ou péripatéticienne, qui relève d’Aristote comme de ses disciples.

[6] Le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde est un ouvrage demandé à Galilée par le Pape Urbain VIII vers 1624 et publié en 1632. Il est rédigé comme un dialogue entre trois personnes, la première favorable au système héliocentrique de Copernic, la deuxième au système géocentrique de Ptolémée, et la troisième sans opinion préalable sur la question. Galilée laisse clairement entendre sa préférence pour les thèses héliocentriques, alors interdites par l’Église catholique romaine. L’année suivante, lors d’un procès qui eut un grand retentissement, il se voit contraint de rétracter ses idées.

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