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Titus Aurelius Fulvus (consul en 85)

vendredi 4 septembre 2020, par ljallamion

Titus Aurelius Fulvus (consul en 85)

Sénateur romain de la fin du 1er siècle

emblème consul

Consul suffect [1] puis éponyme [2] en 85 sous Domitien. Il est le grand-père paternel du futur empereur Antonin le Pieux.

Il est originaire de la ville de Nîmes [3] en Gaule narbonnaise [4].

Il a un fils, Titus Aurelius Fulvus, consul éponyme en 89 avec Domitien. Ce dernier épouse Arrida Fadilla, une fille du consulaire Cnaeus Arrius Antoninus , suffect en 69 et 97, et de Boionia Procilla, ami de Pline le Jeune. Le couple n’a qu’un enfant : Titus Aurelius Fulvus Boionius Arrius Antoninus, né le 19 septembre 86 à Lanuvium [5], dans le Latium [6], qui devient l’empereur Antonin le Pieux.

Le futur Antonin est élevé par son beau-père, ainsi que par ses deux grands-parents, à Lauris, sur la voie Aurélienne [7]. Son fils, le consul de 89, est donc probablement décédé peu après la naissance de son petit-fils Antonin.

Pendant son règne, Antonin le Pieux agrée des statues décernées à ses aïeux.

Il entre au Sénat soit à la toute fin du règne de Claude, soit au début de celui de Néron.

Il est légat [8] de la legio III Gallica vers 64 sous Néron, près de l’Arménie après la campagne arméno-parthe [9] de Corbulon. Ensuite, en 69, il est légat en Mésie [10], probablement toujours de la III Gallica, et reçoit les ornements consulaires de l’empereur Othon pour ses succès contre les Sarmates [11].

Sa légion fait partie de celle qui ne peuvent intervenir avant la défaite à Bedriacum [12] d’Othon. Elle accepte un temps Aulus Vitellius pour empereur, mais l’abandonne pour soutenir Vespasien. La III Gallica participe à la deuxième bataille de Bedriacum, qui voit la victoire de Antonius Primus, lieutenant de Vespasien, sur les troupes de Vitellius. On ignore s’il en est encore le légat pendant ces événements de mars à décembre 69 mais cela pourrait expliquer la proximité de sa famille avec les Flaviens [13].

Aurelius Fulvus est une première fois consul, suffect dans les années 70 sous Vespasien, peut-être dès l’an 70. L’empereur le nomme ensuite gouverneur [14] de la province de Tarraconaise [15].

Il devient consul éponyme en l’an 85 aux côtés de l’empereur Domitien.

Il est aussi préfet de Rome [16] sur une période comprise entre 86 et 96.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Titus Aurelius Fulvus (consul en 85)/ Portail de la Rome antique/ Consul de l’Empire romain

Notes

[1] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[2] consul qui donne son nom à l’année

[3] Nîmes est une commune du sud de la France, préfecture du département du Gard. La Colonia Augusta Nemausus est dotée de nombreux monuments et d’une enceinte de 6 km de long, enfermant la troisième superficie urbaine des Gaules (provinces de Germanie incluses), 220 ha. Vers la fin du 3ème siècle, le christianisme commença son histoire en 287 à Nîmes avec saint Baudile. Au début du 5ème siècle (407-408), une invasion des Vandales avec Chrocus à leur tête apporta son lot de dévastations dans la colonie qui vit disparaître, entre autres, la basilique élevée en l’honneur de Plotine.

[4] La Gaule narbonnaise désigne pour des historiens du 19ème siècle une province de l’Empire romain fondée à partir de la première colonie créée par les Romains sur le territoire méridional de l’actuelle France, entre Alpes et Pyrénées dès 118 av.jc.

[5] Lanuvium est une cité antique latine du Latium, dans les Monts albains, en Italie centrale, aujourd’hui connue sous le nom de Lanuvio. Lanuvium faite partie de la Ligue latine. À la dissolution de cette ligue par les Romains en 338 av. jc, ses habitants reçoivent la citoyenneté romaine restreinte (sans droit de vote).

[6] Le Latium, ou officiellement Lazio en italien, est une région d’Italie centrale. Sa capitale est Rome. Elle est délimitée par la Toscane, l’Ombrie, les Abruzzes, le Molise, la Campanie et la mer Tyrrhénienne. Le Latium est habité depuis le 2ème millénaire av. jc par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au 4ème siècle av. jc, le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.

[7] La Via Aurelia ou voie Aurélienne est le nom donné à la grande voie romaine de la côte méditerranéenne de l’Italie romaine et de l’ancienne Gaule. La Via Aurelia a été mise en œuvre à partir de 241 av. jc par le consul Caïus Aurelius Cotta. Elle partait de Rome, longeait la côte occidentale de la péninsule italienne et passait par Pisæ (Pise) pour arriver à Luna (Luni). Au fur et à mesure des conquêtes sont venus s’y rattacher des tronçons. Ainsi le consul Æmilius prolongea la voie à partir de 109 av. jc. Cette section devint la Via Æmilia Scauri. Elle passait par Genua (Gênes) et Vada Sabatia (Vado Ligure). Après sa victoire sur les peuples des Alpes-Maritimes, l’empereur Auguste prolongea la voie, à partir de 13 av. jc, depuis Placentia (Plaisance), jusqu’à Arelate (Arles), sur le Rhône. Elle prendra alors le nom de l’empereur : La Via Julia Augusta.

[8] Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Sous la République romaine, les consuls, proconsuls, préteurs en campagne pouvaient charger temporairement des légats du commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion entière et de plusieurs légions. Sous l’Empire romain, à partir d’Auguste, la fonction de ces légats militaires devint permanente. Désignés par l’empereur, ils le représentaient dans les provinces et les légions. On distingua alors les légats consulaires et les légats prétoriens, qui gouvernaient les provinces « impériales » et exerçaient le pouvoir militaire, et les légats de légion, officiers expérimentés, de rang sénatorial, qui étaient chef d’une légion. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique

[9] La guerre romano-parthique de 58-63 est une guerre entre les Romains et les Parthes pour la suprématie du royaume voisin de l’Arménie. Elle est marquée par la campagne victorieuse de Corbulon en 58-60 et par la contre-offensive parthe en 61-62 qui se termine par la défaite romaine à Rhandeia. En 63, Corbulon est de retour sur le front et le traité de Rhandeia met fin aux hostilités la même année.

[10] La Mésie est une ancienne région géographique et historique située au sud du cours inférieur du Danube, dans les actuelles Serbie, Bulgarie (nord) et Roumanie (extrémité sud-est).

[11] Les Sarmates sont un ancien peuple scythique de nomades des steppes, appartenant sur le plan ethno-linguistique au rameau iranien septentrional du grand ensemble indo-européen. Ils étaient établis à l’origine entre le Don et l’Oural. C’est aux 3ème et 2ème siècles av. jc que les Sarmates supplantent ces derniers en Ukraine. Leur poussée vers l’ouest se poursuit jusqu’au 1er siècle. À partir du 1er siècle av. jc, alors qu’ils dominent la steppe européenne, les Iazyges, les Urges, les Roxolans et les Scythes royaux, qui reconnaissaient l’autorité d’un roi, vont former une coalition. Des lanciers sarmates sont recrutés par Rome au cours du 2èmesiècle. L’intégration de ces unités auxiliaires se traduit par l’adoption de l’armement et des techniques militaires steppiques ainsi que par la création d’unités spécialisés. À partir du 3ème siècle une partie des Sarmates fut soumise aux Goths. Dès lors, ils font partie d’une coalition de peuples germaniques et non-germaniques, connue sous le nom de culture de Tcherniakov. À la fin du 4ème siècle, sous la pression des Huns certains groupes de Sarmates prirent part aux migrations et s’installèrent sur le territoire romain

[12] Bataille de Bedriacum ou bataille de Crémone est le nom de deux batailles livrées en 69, l’année dite « Année des quatre empereurs », pour déterminer le successeur de l’empereur romain Néron. Elles ont lieu à Bedriacum (Bedriaco en italien) près de Crémone (Italie). La première bataille de Bedriacum eut lieu le 14 avril 69 à Bedriacum, près de Crémone, entre l’armée de Othon et celle de Vitellius, deux prétendants au trône de l’Empire romain après la mort de Néron et Galba.

[13] Les Flaviens sont une dynastie d’empereurs romains issus de la gens Flavii, qui ont régné de 69 à 96 sur l’Empire romain. Les Flaviens parviennent au pouvoir en 69, lors de la première guerre civile depuis le début du règne d’Auguste, connue sous le nom d’Année des quatre empereurs. Après la chute de Galba puis d’Othon, Vitellius parvient au trône impérial dans le courant de l’année 69. Sa prétention au trône est rapidement contestée par des légions stationnées dans les provinces de l’Est, qui déclarent leur commandant Vespasien empereur à sa place. La seconde bataille de Bedriacum fait pencher la balance de manière décisive en faveur des forces de Vespasien, qui entre dans Rome le 20 décembre. Le lendemain, le sénat romain le déclare officiellement empereur, inaugurant ainsi la dynastie flavienne. Bien que la dynastie ait assez peu duré, plusieurs événements historiques, économiques et militaires significatifs ont eu lieu au cours du règne des Flaviens. Il revient à ces empereurs de remettre de l’ordre dans les finances de l’État, épuisées par Néron et ses fastes, ainsi que d’effacer les séquelles de l’année qui vient de s’écouler.

[14] légat d’Auguste propréteur

[15] La Tarraconaise était une province romaine qui couvrait le nord et l’est de l’Espagne et qui correspond aujourd’hui à peu près à l’Aragon, la Catalogne et les Asturies. Elle est issue de l’ancienne Hispanie citérieure.

[16] Le préfet de Rome ou préfet de la Ville est une magistrature romaine non collégiale et non élective, chargée de gouverner la ville. Si les historiens romains mentionnent durant la monarchie romaine et la République archaïque une délégation temporaire et épisodique pour défendre la ville en l’absence des titulaires du pouvoir, la préfecture de Rome n’est une magistrature réelle que sous l’Empire.