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L’histoire pour le plaisir

Marius Mercator

mercredi 23 juillet 2014

Marius Mercator (vers 390- après 451)

Auteur ecclésiastique chrétien de l’Antiquité tardive

Né probablement en Afrique du Nord. En 417 ou 418, il est à Rome où il écrit deux traités anti-pélagiens, qu’il envoya à Augustin d’Hippone. De 429 à 448, il réside à Constantinople.

Ses travaux, surtout composés de traductions et compilations d’extraits d’écrivains hérétiques comme de théologiens grecs orthodoxes furent édités par Jean Garnier en 1673, réimprimés. Ils furent également édités par Étienne Baluze en 1684. Ses traités, “Commonitorium super nomine Cælestii”, “Commonitorium adversus hæresim Pelagii et Cælestii vel etiam scripta Juliani”, sont anti-pélagiens. Ces derniers ont été à l’origine de l’expulsion de Julien d’Eclane et Célestius de Constantinople et de leur condamnation à Éphèse en 431.

Contre les nestoriens [1] il écrivit “Epistola de discrimine inter hæresim Nestorii et dogmata Pauli Samosateni”, “Ebionis”, “Photini atque Marcelli et Nestorii blasphemiarum capitula”.

Parmi ses travaux de traduction on peut citer des extraits d’écrits de Cyrille d’Alexandrie, Nestorius, Théodore de Mopsueste , Theodoret ou encore Pelagius.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Marius Mercator/ Portail de la littérature/ Écrivain de langue latine

Notes

[1] Doctrine hérétique de Nestorius qui reconnaissait les deux natures du Christ, humaine et divine, mais en niait la consubstantialité ; de ce fait même, l’hérésie niait que la Vierge puisse être appelée « Mère de Dieu ». Malgré sa condamnation par le concile d’Éphèse (431), le nestorianisme gagna la Perse, puis l’Asie, jusqu’à l’Inde et la Chine. Au 12ème siècle époque de son apogée, l’Église nestorienne comptait quelque 10 millions de fidèles. Aujourd’hui, seuls subsistent quelques dizaines de milliers de fidèles, principalement en Iraq et aux États-Unis, la majorité des nestoriens ayant rallié l’Église catholique à partir du 18ème siècle