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Frédéric II de Hohenstaufen

jeudi 25 juillet 2013 (Date de rédaction antérieure : 5 mai 2012).

Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250)

Empereur germanique de 1220 à 1250

Frédéric II de Hohenstaufen Empereur germanique de 1220 à 1250

Petit-fils de Frédéric Barberousse, fils de l’empereur Henri VI et de Constance de Hauteville, héritière des rois normands, il voit le jour le 26 décembre 1194 à Jesi [1]. A 4 ans il sera orphelin et confié à la tutelle d’Innocent III. En 1209, Sur les conseils d’Innocent III, il épouse Constance d’Aragon qui lui donnera un fils.

En 1212, à 18 ans alors soutenu par le pape il sera désigné comme roi des Romains, les princes allemands vont abandonné à son profit le parti d’Otton de Brunswick après la défaite de Bouvines en 1214 et, abusant de la faiblesse politique d’Honorius III il se fait couronner empereur en 1220 à Aix-la-Chapelle.

Il réunit la Sicile à l’Empire Germanique. En 1226, il convoque la Diète de Crémone pour engager la restauration du pouvoir en Lombardie et les communes lombardes répondent en renouvelant la Ligue. En 1227 il engage le départ de la Croisade mais une épidémie le contraint au retour.

L’expédition est reportée à l’année suivante, mais Grégoire IX ne croit pas à la bonne foi de l’empereur et l’excommunie. En 1230 il fait la paix avec la Curie romaine et le pape retire son excommunication. En 1235, il se rend en Germanie où il cherche à faire obstacle à la rébellion de son fils Henri Roi de Germanie qui s’était allié avec ses ennemis ; il sera déposé et incarcéré. C’est la même année qu’il épouse Isabelle d’Angleterre, sœur d’Henri III, avec l’intention de se rapprocher des riches Guelfes de l’Ile.

De 1235 à 1239 Frédéric II mène une campagne contre les Communes lombardes, prise de Vicenza [2], échec du siège de Brescia [3] et bataille de Cortenuova [4]. En 1239, Grégoire IX excommunie Frédéric II et convoque contre lui un Concile à Rome. Il s’oppose à l’initiative et fait obstacle à l’arrivée des prélats. Sur la mer, près de l’Ile du Lys [5], la flotte impériale intercepte les navires qui transportent les pères conciliaires allemands et français.

Beaucoup d’entre eux sont tués, d’autres faits prisonniers au royaume de Sicile. En 1240, dans l’intention de résoudre définitivement par la force le contentieux avec la Curie, il tente une marche sur Rome mais renonce à ce projet et rentre en Sicile, puis il se consacre à la campagne de la Romagne avec la prise de Ravenne [6] et le siège de Faenza [7]. Lorsqu’il meurt le 13 décembre 1250 au château de Fiorentino. Sa disparition provoque l’écroulement de la puissance impériale, la partie germanique qu’il avait délaissée est soumise à l’anarchie féodale et aux luttes intestines.

Il sera surtout un souverain méditerranéen dans lequel on a vu un précurseur de la Renaissance. Il est connu pour sa très forte personnalité qui fit de lui l’un des souverains les plus originaux de l’histoire. Malgré l’éducation qu’il reçu d’Innocent III il fut, comme ses prédécesseurs, un adversaire acharné de la papauté. Il fait preuve d’une certaine indifférence en matière religieuse, qui n’exclut pas la poursuite des hérétiques mais l’incite à la tolérance envers les juifs et les musulmans.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Atrium/histoire / Les Grands Noms de l’Histoire/ Frédéric II de Hohenstaufen/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 520

Notes

[1] Jesi est une ville italienne de la province d’Ancône dans la région des Marches.

[2] Vicence est une ville du Nord de l’Italie, chef-lieu de la province du même nom en Vénétie (Italie). Elle devint au 12ème siècle une des républiques de la Haute Italie, et prit part aux deux ligues lombardes : Frédéric II la saccagea en 1236. Elle eut ensuite à subir la tyrannie des Romano, obéit quelque temps aux Della Scala avant de devenir, ainsi que tout le Vicentin, province vénitienne en 1404.

[3] Brescia est une ville italienne, située dans la province de Brescia, dont elle est le chef-lieu, en Lombardie, région de la plaine du Pô, au pied des Alpes, du mont Madeleine (870 mètres) dans le nord-ouest de l’Italie. La ville est traversée par la rivière Mella, un affluent du Oglio.

[4] La bataille de Cortenuova s’est déroulée les 27 et 28 novembre 1237 près de la commune italienne de Cortenuova, dans l’actuelle province de Bergame, en Lombardie, dans le nord de l’Italie. Elle opposait les forces de l’empereur Frédéric II à celles de la Ligue lombarde.

[5] L’île du Lys, également appelée île Petite Glorieuse, est une petite île inhabitée de la France appartenant à l’archipel des îles Glorieuses et située dans l’océan Indien, au nord-ouest de Madagascar.

[6] Ravenne est une ville italienne de la province de Ravenne en Émilie-Romagne. Elle est considérée comme la capitale mondiale de la mosaïque. Au Moyen Âge, Ravenne recouvra pour quelque temps sa liberté. En 1198, elle prenait la tête de la ligue des villes de Romagne soulevée contre le Roi des Romains Frédéric, et le pape parvint à se l’associer. À l’issue de la guerre de 1218, la famille des Traversari s’imposa à la tête de la ville, et devait s’y maintenir jusqu’en 1240. Mise ensuite pendant quelques années sous la direction d’un vicaire impérial, Ravenne fut restituée aux États Pontificaux en 1248 et confiée à l’autorité des Traversari jusqu’à ce qu’en 1275, la famille des Da Polenta prenne la direction des affaires.

[7] Faenza est une ville située dans la province de Ravenne en Émilie-Romagne, dans le nord-est de l’Italie. Faenza est une ville d’art, connue dès la Renaissance pour la production d’objets en céramique, exportés dans plusieurs pays européens.