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Caroline de Brandebourg-Ansbach dite Caroline d’Ansbach

dimanche 23 janvier 2022, par ljallamion

Caroline de Brandebourg-Ansbach dite Caroline d’Ansbach (1683-1737)

Épouse du roi Georges II de Grande-Bretagne

Née à Ansbach [1], elle est le premier enfant du margrave [2] Jean-Frédéric de Brandebourg-Ansbach et de sa seconde épouse, Éléonore-Erdmuthe de Saxe-Eisenach . Son père est membre de la maison de Hohenzollern [3] et souverain d’une petite principauté du Saint Empire romain germanique.

Son père meurt de la variole à l’âge de 32 ans, alors que Caroline n’a que 3 ans. Sa mère retourne alors dans sa ville d’origine, Eisenach [4], emmenant avec elle Caroline et son frère cadet Guillaume-Frédéric .

En 1692, la mère de Caroline est contrainte de se remarier avec l’électeur de Saxe Jean-Georges IV , et s’installe avec ses 2 enfants à la cour de Dresde [5]. Ce mariage malheureux ne dure pas. Éléonore se retrouve de nouveau veuve 2 ans plus tard, son mari ayant contracté la variole auprès de sa maîtresse. Elle reste en Saxe jusqu’à sa mort, en 1696.

Les deux orphelins retournent à Ansbach auprès de leur demi-frère aîné, le margrave Georges-Frédéric II . Celui-ci est encore jeune et l’idée de servir de tuteur à une petite fille ne lui sourit guère, aussi Caroline part bientôt pour Lutzenbourg [6], dans la banlieue de Berlin, pour y rencontrer ses nouveaux gardiens.

Caroline est placée sous la tutelle de la reine de Prusse [7] Sophie-Charlotte de Hanovre . À la cour de Frédéric 1er , elle reçoit une éducation approfondie et adopte les opinions libérales de sa tutrice.

Caroline est ainsi exposée à un environnement intellectuel bourdonnant d’activité, très différent de ce qu’elle a connu jusqu’alors. Avant d’entamer son éducation sous la garde de Sophie-Charlotte, elle n’avait guère été instruite. Son esprit éveillé lui permet cependant d’acquérir des connaissances importantes, et elle développe une relation particulièrement forte avec Sophie-Charlotte, qui la considère comme sa fille adoptive.

Dans sa jeunesse, Caroline est un parti très recherché. Après avoir repoussé les propositions de la cour impériale qui songeait à l’unir à l’archiduc Charles d’Autriche, second fils de l’empereur et prétendant au trône espagnol

Le 22 août 1705, Caroline arrive à Hanovre [8] pour son mariage avec Georges-Auguste, qui est célébré le soir même dans la chapelle du palais de Herrenhausen [9]. En mai de l’année suivante, elle estime être enceinte, et donne naissance à son premier enfant, le prince Frédéric, le 20 janvier 1707. Quelques mois après sa naissance, elle contracte la variole, puis une sévère pneumonie. Elle est tenue à l’écart de son fils, mais Georges-Auguste reste fidèlement à ses côtés et tombe à son tour malade. Durant les 7 années qui suivent, Caroline donne naissance à trois autres enfants à Hanovre.

Georges-Auguste part pour l’Angleterre en septembre 1714, suivi par Caroline et deux de leurs filles en octobre. Ce trajet de La Haye [10] à Margate [11] est le seul voyage en mer de sa vie. Le prince Frédéric reste quant à lui au Hanovre avec ses précepteurs jusqu’à la fin du règne de Georges 1er.

Caroline s’installe à demeure en Angleterre en 1714, lorsque son beau-père devient roi de Grande-Bretagne et d’Irlande sous le nom de Georges 1er.

Devenus prince et princesse de Galles [12], Georges-Auguste et Caroline réunissent autour d’eux les adversaires politiques de la cour, parmi lesquels Robert Walpole, qui devient un ami proche de Caroline.

Georges-Auguste et Caroline entreprennent de « s’angliciser » en se cultivant sur la langue, la population, la politique et les coutumes anglaises. Bientôt, deux cours distinctes se développent : celle du roi est peuplée de courtisans et de conseillers allemands, tandis que celle du prince de Galles attire les nobles anglais en défaveur auprès du roi, et s’avère beaucoup plus appréciée de la population britannique. L’opposition politique au roi se cristallise peu à peu autour de Georges-Auguste et de Caroline.

L’opposition du couple princier au roi entraîne leur bannissement de la cour en 1717, et ce ne sera que 3 ans plus tard, par l’entremise de Walpole, que Georges 1er se réconcilie avec son fils.

Ils s’installent à Leicester House [13], tandis que leurs enfants restent sous la garde du roi. Caroline se rend malade d’inquiétude, s’évanouissant même lors d’une visite secrète à ses enfants, avant que le roi, apaisé, lui redonne de nouveau le droit de les revoir. Le prince Georges-Guillaume tombe malade en février, et le roi autorise ses parents à venir le voir au palais de Kensington [14]. Après la mort de l’enfant, une autopsie permet de déterminer que la cause du décès est un polype cardiaque, et non la séparation d’avec sa mère. Un deuxième drame touche Caroline en 1718.

Leicester House devient le lieu de réunion de prédilection des opposants politiques au gouvernement. Caroline se lie d’amitié avec Robert Walpole, ancien ministre au sein du gouvernement whig [15] devenu leader d’une faction dissidente du parti. En avril 1720, la faction de Walpole se réconcilie avec celle au gouvernement, et Walpole et Caroline obtiennent la réconciliation du roi et du prince de Galles, au nom de l’unité nationale.

Caroline espère pouvoir ainsi retrouver ses trois filles aînées, toujours sous la garde du roi, mais les négociations ne débouchent sur rien. Georges-Auguste en vient à croire que Walpole l’a piégé pour accéder au pouvoir et lorsque les Whigs de Walpole rejoignent le gouvernement, le prince se retrouve isolé politiquement.

Dès lors, Leicester House accueille davantage d’écrivains et de polémistes que d’hommes politiques, parmi lesquels John Arbuthnot et Jonathan Swift.

Beaucoup plus intelligente que son mari, Caroline lit avec avidité, amassant une vaste bibliothèque au palais St. James [16]. Dans sa jeunesse, elle correspond avec Gottfried Wilhelm Leibniz, et facilite par la suite l’échange de lettres entre Leibniz et Samuel Clarke. Elle joue un rôle dans la popularisation de la variolisation, technique d’inoculation rapportée de Constantinople [17] par Mary Wortley Montagu  : sur ses ordres, 6 condamnés à mort se voient proposer la variolisation au lieu de l’exécution. Tous survivent, de même que 6 orphelins inoculés lors d’une autre expérience. Convaincue de l’intérêt médical de cette technique, Caroline la fait appliquer à ses enfants Amélie , Caroline et Frédéric .

Caroline devient reine consort de Grande-Bretagne à la mort de son beau-père le 11 juin 1727 avec l’avènement de son époux sous le nom de Georges II.

Elle est couronnée avec son époux, le nouveau roi Georges II, le 11 octobre à l’abbaye de Westminster [18]. Elle est la première reine consort couronnée depuis Anne de Danemark en 1603.

Leur fils aîné, Frédéric, 20 ans, devient à son tour prince de Galles, mais entretient lui aussi des relations orageuses avec ses parents.

En tant que princesse, puis reine, Caroline exercera une grande influence sur la vie politique du royaume de Grande-Bretagne. Elle assurera la régence à 4 reprises durant les séjours de son mari au Hanovre, et grâce à elle, la nouvelle dynastie acquière un meilleur ancrage en Grande-Bretagne, malgré l’instabilité politique de l’époque.

Bien que Georges II ait décrit Walpole comme un vaurien et une fripouille au moment de la réconciliation de 1720, Caroline lui conseille de le garder comme principal ministre. Walpole dispose d’une majorité confortable au Parlement, et Georges II doit se résoudre à le rappeler pour ne pas faire face à une instabilité ministérielle.

Caroline possède une influence immense pendant les 10 années qui suivent, persuadant le roi de suivre la politique de Walpole et encadrant l’impulsivité de ce dernier. Ayant adopté les convictions libérales de son mentor, la reine Sophie-Charlotte de Prusse, la reine agit en faveur de la clémence pour les jacobites [19], la liberté de la presse et la liberté d’expression au Parlement.

Dans les années qui suivent, le couple royal se retrouve constamment en conflit avec leur fils aîné, le prince de Galles Frédéric. Celui-ci a rejoint sa famille en 1728. Il est désormais adulte, criblé de dettes, et passe son temps en Paris, farces et maîtresses. Il s’oppose aux opinions politiques de son père et se plaint de son manque d’influence dans le gouvernement du pays.

Caroline ne quitte jamais le sud-est de l’Angleterre, autour de Londres. Elle continue à s’entourer d’artistes, d’écrivains et d’intellectuels, collectionne les bijoux, notamment camées et intailles, et fait l’acquisition de portraits et de miniatures réputés. Elle commande des bustes des rois et reines d’Angleterre à Michael Rysbrack et supervise la restructuration plus naturaliste des jardins royaux menée par William Kent et Charles Bridgeman . En 1728, elle découvre des croquis de Léonard de Vinci et Hans Holbein le Jeune qui dormaient dans un tiroir depuis le règne de Guillaume III.

En 1734, la fille aînée de Caroline, la princesse royale Anne , épouse Guillaume IV d’Orange-Nassau et part vivre aux Pays-Bas [20].

Caroline assure à nouveau la régence durant l’absence de son mari au cours de l’année 1735, au grand désarroi du prince de Galles. L’année suivante, le couple royal arrange le mariage de Frédéric avec la princesse Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg . Peu après les noces, Georges retourne au Hanovre. Georges rentrera finalement en Angleterre en janvier 1737

Frédéric dépose une demande au Parlement pour une augmentation de ses rentes, que le roi lui avait précédemment refusée. Ces querelles d’argent, ainsi exposées au public, opposent encore davantage parents et enfant. L’augmentation est accordée à Frédéric sur la recommandation de Walpole, qui espère ainsi atténuer d’éventuels conflits à venir, mais pas autant que le prince le souhaitait.

Durant les dernières années de sa vie, Caroline souffre de la goutte. Plus grave, la naissance de sa dernière fille, en 1724, l’a laissée avec une hernie ombilicale. Le 9 novembre 1737, elle ressent d’intenses douleurs, et se couche après avoir enduré une réception officielle : elle souffre d’une hernie utérine.

Dans les jours qui suivent, elle subit saignées, purges et opérations sans anesthésie, mais sa condition ne s’améliore pas. Le roi refuse de laisser Frédéric voir sa mère, une décision qu’elle accepte, bien qu’elle lui envoie un message de pardon par Walpole. Caroline meurt le 20 novembre au palais St. James.

La reine Caroline est inhumée en l’abbaye de Westminster le 17 décembre. Son fils Frédéric n’est pas invité aux funérailles. Georg Friedrich Haendel compose pour l’occasion l’hymne “The Ways of Zion Do Mourn / Funeral Anthem for Queen Caroline”. Le roi a choisi deux cercueils jumeaux avec des côtés amovibles, afin qu’ils puissent reposer de nouveau ensemble lorsqu’il devra la rejoindre.

Beaucoup la pleurent après sa mort, en 1737, y compris le roi lui-même, qui refuse de prendre une 2ème épouse.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jeremy Black, Walpole in Power, Stroud, Sutton Publishing, 2001 (ISBN 0-7509-2523-X)

Notes

[1] Ansbach, à l’origine Onolzbach, est une ville-arrondissement (Kreisfreie Städte) d’Allemagne, en Bavière. C’est le chef-lieu du district de Moyenne-Franconie et de l’arrondissement homonyme.

[2] Le titre de margrave était donné aux chefs militaires des marches (ou mark), dans l’empire carolingien, puis à certains princes du Saint Empire romain germanique. Le titre équivalent en français est marquis. Le margraviat est la juridiction sur laquelle il a autorité.

[3] La maison de Hohenzollern est une famille noble et royale européenne qui régna en tant qu’empereurs sur l’Allemagne, en tant que rois sur la Prusse et la Roumanie, en tant que princes électeurs sur le Brandebourg, en tant que margraves sur Schwedt, Bayreuth, Kulmbach et Ansbach, en tant que burgraves sur Nuremberg et en tant que princes sur Hechingen et Sigmaringen.

[4] Eisenach est une ville allemande, située à l’ouest du land de Thuringe et au centre du pays, dans la vallée de l’Hörsel. La ville est dominée par le château de Wartbourg qui fut le théâtre de célèbres joutes de troubadours au 13ème siècle et qui inspirèrent à Richard Wagner le thème de son opéra Tannhäuser. Elle est connue pour être la ville natale de Jean-Sébastien Bach en 1685, où il vécut jusqu’au décès de sa mère, en 1695.

[5] Dresde est une ville-arrondissement d’Allemagne, capitale et ville la plus peuplée de la Saxe. Elle se situe dans le bassin de Dresde, entre les parties supérieures et médianes de l’Elbe et la plaine d’Allemagne du nord.

[6] Berlin-Charlottenbourg est un quartier du centre ouest de Berlin, capitale de l’Allemagne, situé dans l’arrondissement de Charlottenbourg-Wilmersdorf. Il est célèbre pour son château, l’église du Souvenir et le Kurfürstendamm, une des avenues les plus courues de la cité. Le village de Lietzow dans la marche de Brandebourg, situé sur la rive sud de la Sprée, a été mentionné pour la première fois en 1239. L’électeur Frédéric III le donna à son épouse Sophie-Charlotte en 1695, en échange de sa maison de campagne à Caputh. Le nouveau palais a été construit dans le style baroque par l’architecte Johann Arnold Nering. La colonie de Charlottenbourg a reçu les droits de ville par l’arrêté royal de 1705 ; le village de Lietzow a été rattaché en 1720. Le château fut une des résidences préférée des rois prussiens de la maison de Hohenzollern, comme Frédéric II et son neveu Frédéric-Guillaume II. Son successeur, le roi Frédéric-Guillaume III avec son épouse, la reine Louise, se mêle aux citoyens.

[7] Le royaume de Prusse, est un ancien État européen formé en 1701 et intégré en 1871 à l’Empire allemand, dont il est la composante principale ; il disparaît en 1918 lorsque l’Allemagne devient une république. Le royaume de Prusse devient un État de rang européen sous le règne de Frédéric II, puis joue un rôle essentiel de 1792 à 1815 comme adversaire de la France (guerres de la Révolution et de l’Empire), de 1815 à 1866 comme adversaire de l’Autriche (unification de l’Allemagne excluant l’Autriche), et en 1870-71 à nouveau comme adversaire de la France (guerre franco-prussienne).

[8] Hanovre est une ville du Nord de l’Allemagne, capitale du Land de Basse-Saxe et située au bord de la rivière Leine. À partir du 17ème siècle, Hanovre joue un rôle politique international considérable : en 1714, le fils de Ernst-August de Hanovre monte sur le trône de Grande-Bretagne sous le nom de Georges 1er ; cette union personnelle entre la couronne britannique et la principauté de Hanovre procure à celle-ci un prestige considérable.

[9] Herrenhausen, officiellement l’arrondissement municipal de Herrenhausen-Stöcken, est un quartier de la ville de Hanovre en Allemagne. Il abrite le palais de Herrenhausen et ses jardins.

[10] La Haye a été fondée en 1248 par Guillaume II, comte de Hollande et roi d’Allemagne, puis du Saint Empire romain germanique. À cette date il a ordonné la construction d’un château dans une forêt près de la mer en Hollande, dans lequel il avait l’intention de s’installer après son couronnement. Guillaume II mourut dans une bataille avant celui-ci, stoppant ainsi la construction avant la fin. Aujourd’hui le château est appelé le « Ridderzaal » (littéralement : « salle des Chevaliers ») et est encore utilisé pour des événements politiques. Par la suite, La Haye a été le centre administratif des comtes de Hollande. De puissantes villes hollandaises comme Leyde, Delft et Dordrecht s’accordèrent pour choisir la petite et peu importante ville de La Haye comme leur centre administratif. Cette situation n’a jamais été remise en cause, ce qui fait aujourd’hui de La Haye le siège du gouvernement, mais pas la capitale officielle des Pays-Bas qui est Amsterdam.

[11] Margate est une ville du district du Thanet dans le Kent en Angleterre. À l’origine, cette ville fut baptisée « Meregate » en 1264 puis « Margate » en 1299 mais ce nom a continué d’évoluer dans le temps. Les falaises de l’île de Thanet se composent de craie, une roche sédimentaire fossile.

[12] Traditionnellement, le fils aîné du souverain britannique reçoit le titre de prince de Galles. L’actuel prince de Galles porte également les titres de duc de Cornouailles, duc de Rothesay, comte de Chester, comte de Carrick, Baron Renfrew, Lord des Îles, Prince et Grand Steward d’Écosse. Le titre de comte de Chester est attaché à celui de prince de Galles depuis le 19ème siècle. Les regalia du prince de Galles sont connus sous le nom « d’honneurs de la principauté de Galles ».

[13] la demeure du prince de Galles

[14] Le palais de Kensington est une résidence royale située, ainsi que les jardins de Kensington attenants, dans le district royal de Kensington et Chelsea, arrondissement de Londres. Ce fut, jusqu’au 17ème siècle, la résidence de la monarchie britannique. Aujourd’hui, il loge divers membres de la famille royale dont le duc et la duchesse de Cambridge, le duc de Gloucester, le duc et la duchesse de Kent, le prince et la princesse Michael de Kent.

[15] Le parti Whig est un parti politique apparu au 17ème siècle en Angleterre qui, à compter de la fin du 17ème siècle, militait en faveur d’un parlement fort en s’opposant à l’absolutisme royal. Il s’opposait au parti Tory de l’époque.

[16] Le palais Saint James est l’un des plus vieux palais de Londres. Il est situé entre Pall Mall et The Mall, juste au nord de St James’s Park. Bien que les souverains britanniques n’y résident plus depuis 1837, date de l’accession au trône de la reine Victoria, il reste la résidence administrative officielle de la Couronne, toujours appelée Court of St. James’s.

[17] Constantinople est l’appellation ancienne et historique de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie (du 11 mai 330 au 28 mars 1930). Son nom originel, Byzance, n’était plus en usage à l’époque de l’Empire, mais a été repris depuis le 16ème siècle par les historiens modernes.

[18] L’abbaye de Westminster est l’un des édifices religieux les plus célèbres de Londres. Sa construction date pour l’essentiel du 13ème siècle, sous Henri III. C’est le lieu de sépulture d’une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.

[19] Le « jacobitisme » historique était un mouvement politique proche des Tories entre 1688 et 1807, composé de ceux qui soutenaient la dynastie détrônée des Stuarts et considéraient comme usurpateurs tous les rois et les reines britanniques ayant régné pendant cette période. Soutenu par les monarchies catholiques françaises et espagnoles, il était surtout implanté en Irlande et dans les Highlands d’Écosse qui furent le théâtre de plusieurs révoltes soutenues par la France. Plus marginalement, le jacobitisme disposait également d’un certain nombre de partisans dans le nord de l’Angleterre et au Pays de Galles.

[20] Les Pays-Bas sont un pays transcontinental dont le territoire métropolitain est situé en Europe de l’Ouest. Frontalier de la Belgique au sud et de l’Allemagne à l’est, les Pays-Bas possèdent également une frontière avec la France sur l’île de Saint-Martin (Caraïbes).