Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 11ème siècle > Ladislas 1er de Hongrie ou Ladislas 1er Árpád ou saint Ladislas

Ladislas 1er de Hongrie ou Ladislas 1er Árpád ou saint Ladislas

mercredi 8 septembre 2021, par ljallamion

Ladislas 1er de Hongrie ou Ladislas 1er Árpád ou saint Ladislas (vers 1040-1095)

Roi de Hongrie de 1077 à 1095

Il élargit considérablement les frontières du royaume qu’il consolida à l’intérieur. Avant son accession au trône, il était le principal conseiller de son frère, Géza 1er de Hongrie , qui luttait contre leur cousin, le roi Solomon de Hongrie .

À la mort de son frère, ses partisans proclamèrent roi Ladislas selon la tradition hongroise qui donnait la priorité au membre le plus âgé de la famille royale contre les fils du défunt roi. Au terme d’une longue période de guerres civiles, il renforça le pouvoir royal dans son royaume en introduisant une législation sévère. Il put également étendre sa domination sur la Croatie [1].

Second fils du roi Béla 1er de Hongrie et de son épouse la princesse Richeza de Pologne . Il était né en Pologne, où son père avait cherché refuge après la tentative infructueuse du grand-père de Ladislas contre son cousin, saint Étienne 1er, premier roi de Hongrie. Il reçut son prénom conformément aux traditions slaves de sa famille maternelle.

En 1048, sa famille revint en Hongrie, où son père avait reçu en apanage un tiers du pays, don de son frère, le roi André 1er de Hongrie, qui s’était emparé du trône du roi Pierre, à la suite d’une révolte païenne. À la suite de son accession au trône, le roi André 1er dut faire face aux attaques d’Henri III du Saint Empire dont le roi Pierre avait reconnu la suzeraineté.

Le roi André 1er et le duc Béla coopérèrent étroitement contre les attaques allemandes et réussirent à préserver l’indépendance de la Hongrie.

Cependant, leur collaboration commença à se relâcher à partir de 1053 quand le roi eut un fils, Salomon, parce qu’à partir de ce moment-là le roi André voulut garantir contre son frère la succession de son fils : conformément aux vieilles coutumes hongroises, en effet, c’était le membre le plus âgé de la famille royale qui pouvait prétendre au trône en cas de décès du roi.

En 1057, le roi André 1er avait fait couronner Salomon pour être sûr qu’il lui succéderait, et Ladislas dut participer à la cérémonie en même temps que son père et ses frères. Toutefois, le duc Béla et ses fils quittèrent le pays en 1059 et revinrent l’année suivante avec des soldats polonais.

Le roi André 1er perdit 2 batailles contre son frère et il mourut, après quoi le père de Ladislas fut couronné le 6 décembre 1060. Après la mort de leur père le 11 septembre 1063, Ladislas et ses frères préférèrent proposer à leur cousin de le reconnaître car il était revenu à la tête de troupes allemandes, ils demandaient seulement de conserver l’ancien duché de leur père. Cependant, le roi Salomon refusa l’offre et devant la supériorité de ses troupes, les 3 frères furent obligés de quitter la Hongrie et de se réfugier en Pologne. Après le retrait de l’armée allemande, ils revinrent toutefois, suivis par les troupes que leur avait fournies le roi Boleslas II, leur cousin du côté maternel.

Les deux camps malgré tout préférèrent éviter la guerre civile, aussi acceptèrent-ils les bons offices de médiation des évêques, et le 20 janvier 1064 ils conclurent à Győr [2] un accord en vertu duquel Ladislas et ses frères reconnaissaient la suzeraineté de Salomon, et recevaient l’ancien duché de leur père, soit le tiers de la Hongrie.

Les années qui suivirent, Ladislas et ses frères collaborèrent efficacement avec le roi Salomon. En 1068, lorsque les Petchenègues [3] eurent envahi les territoires de la Transylvanie [4], Ladislas, ses frères et le roi allèrent ensemble à leur rencontre et ils furent vainqueurs à Kerlés* ( [5]).

C’est à cette époque que Ladislas épousa sa première femme, qui était sans doute la fille d’un comte allemand.

À partir de 1071, quand le frère aîné de Ladislas, le duc Géza, refusa de rendre au roi sa part du butin acquis après l’occupation de Belgrade [6] prise à l’Empire byzantin [7], les relations se détériorèrent entre le roi Salomon et les trois frères. C’est ainsi que, l’année suivante, quand le roi conduisit une nouvelle campagne contre Belgrade, seul le duc Géza le suivit, tandis que Ladislas et Lampert restaient en arrière : ils craignaient que les partisans du roi tentassent de conquérir leur duché en leur absence.

En 1073, aussi bien le roi Salomon que ses cousins se préparaient à l’affrontement qui venait. Le roi envoya ses émissaires à son beau-frère, le roi Henri IV d’Allemagne, tandis que Ladislas et ses frères cherchaient l’appui de leur parenté polonaise et tchèque. Ladislas se rendit en Moravie [8] d’où il revint accompagné par les troupes qu’Otto, duc de Moravie et son beau-frère, lui avait fournies. Il était grand temps, parce qu’avant son arrivée, son frère, le duc Géza avait été défait par le roi Salomon à la bataille de Kemej le 26 février 1074.

Le 14 mars, à la bataille de Mogyoród [9], les trois frères remportèrent une victoire décisive sur les troupes du roi Salomon, qui dut s’enfuir vers les régions occidentales de la Hongrie, tandis que Géza était proclamé roi par les partisans des ducs. Le nouveau roi confirma ses frères, Ladislas et Lampert dans la possession de leur duché.

Pendant le règne de son frère, Ladislas fut son commandant militaire et, à l’automne de 1074, il repoussa l’attaque du roi Salomon contre Nyitra [10], mais sans réussir en 1076, à occuper Pozsony [11] tenu par le roi Salomon.

Après la mort de son frère, le 25 avril, 1077, Ladislas fut proclamé roi par leurs partisans. Il fut probablement couronné avec la couronne envoyée par l’empereur Michel VII à son frère, du fait que l’antique couronne était encore en la possession du roi Salomon.

Lorsque Ladislas fut couronné, les comtés de Moson [12] et Pozsony étaient encore sous le contrôle du roi Salomon, qui pouvait compter sur l’aide de son beau-frère, le roi de Germanie Henri IV. Aussi Ladislas rechercha-t-il l’alliance des rivaux de ce dernier et, en 1078, épousa Adélaïde de Rheinfelden , la fille du duc Rodolphe 1er de Souabe et de sa seconde épouse,Adélaïde de Savoie.

En 1079, Ladislas prit au roi Salomon la forteresse de Moson, mais il ne fut pas en mesure d’occuper Pozsony. Par la suite, il entama des négociations avec son rival, qui abdiqua finalement en sa faveur en 1081, en échange de grandes propriétés foncières. Le roi déposé tenta cependant de conspirer contre son cousin, mais Ladislas l’emporta et fit emprisonner Salomon.

À l’initiative de Ladislas, le pape Grégoire VII ordonna la canonisation du premier roi de Hongrie, Étienne 1er et de son fils, Emeric (Imre). À l’occasion des célébrations, en la fête de l’Assomption 1083, Ladislas rendit sa liberté à Salomon. Celui-ci s’enfuit alors chez les Petchenègues qui, en 1085, envahirent le territoire oriental du royaume, mais Ladislas les défit. À la suite de sa victoire, plus personne ne lui contesta le droit de régner.

Le roi Ladislas prit une part active dans la réorganisation de l’Église catholique en Hongrie, par la création du nouvel évêché de Zagreb [13] en 1094, la fondation de l’archevêché de Bacs [14] par sa séparation d’avec Kalocsa [15], et le transfert du siège de Bihor [16] à Nagyvárad [17], ce qui n’était pas tout à fait conforme à la pratique normative de l’Église. De même, en 1092, le synode des évêques hongrois de Szabolcs [18] reconnut la légitimité du premier mariage pour les membres du clergé, ce qui allait contre le droit canon.

La défaite de l’empereur d’Allemagne dans sa lutte contre le pape laissa Ladislas libre d’étendre son empire vers le sud et l’est en direction des Carpates orientales [19]. En 1087, il envoya ses émissaires à la cour de Hermann de Salm , qui avait été proclamé roi de Germanie par les adversaires d’Henri IV, empereur du Saint Empire après la mort du beau-père de Ladislas, mais après qu’il eut reçu des nouvelles sur la mort de Salomon, il n’intervint pas dans les luttes internes en Allemagne.

En 1092, Ladislas conduisit ses troupes contre le prince de Vasilko de Terebovlia, qui s’était allié avec les Coumans [20], et remporta la victoire contre lui. En 1093, Ladislas soutint le duc Zbigniew qui s’était révolté contre son père, le duc Ladislas Ier Herman de Pologne .

Le 20 avril 1089 mourait le roi de Croatie, Dmitar Zvonimir , qui avait épousé Ilona, la sœur de Ladislas. On alla tirer d’un monastère le nouveau roi, Etienne II , un vieillard jamais marié et on le couronna.

À sa mort, en 1091, sa famille revendiqua la couronne pour le parent vivant le plus proche du défunt. Ladislas la réclama aussi en s’appuyant de façon boiteuse sur la tradition byzantine, selon laquelle il appartenait à la veuve de l’empereur de choisir qui succéderait à ce dernier, et Ilona s’était proclamée en sa faveur. En 1091 les troupes hongroises entrèrent en Croatie et Ladislas, vainqueur, incorpora le pays à la Hongrie.

Une telle action suscita l’opposition de l’empereur byzantin Alexis 1er Comnène qui chercha de l’aide parmi les Coumans et les persuada d’envahir les parties orientales de la Hongrie. À la nouvelle de l’invasion coumane, Ladislas mena ses armées contre eux et les tailla en pièces près de la rivière Timiş [21]. Ladislas compléta sa victoire en occupant Szerém [22] et Belgrade qui étaient sous contrôle byzantin.

L’empereur Alexis 1er envoya cependant contre la Hongrie des troupes nomades fraîches qui contraignirent Ladislas à quitter le territoire byzantin. C’est probablement le roi Ladislas 1er qui a installé en Transylvanie les Sicules [23], afin de défendre les parties orientales du royaume de Hongrie contre les invasions étrangères.

À l’automne 1091 le pape Urbain II envoya à la cour de Ladislas un légat [24] qui exigea que le roi acceptât la suzeraineté pontificale sur la Croatie. Mais Ladislas repoussa une telle revendication, et il semble qu’il ait reconnu la légitimité de l’antipape Clément III, qui avait été élu par les partisans de l’empereur d’Allemagne.

Les dernières années du règne de Ladislas furent marquées par les relations tendues entre ses deux neveux, Coloman et Almos . Comme Ladislas n’avait pas de fils, ses deux neveux, fils du roi Géza 1er, pouvaient chacun s’attendre à hériter du trône. Ladislas préférait le plus jeune, Almos, qu’il avait nommé roi de Croatie après la conquête du pays. Coloman ne renonça pas cependant à ses prétentions au trône et, en 1095, il partit pour la Pologne.

Alors que Ladislas préparait une campagne contre le duc de Bohême Břetislav II afin d’aider les fils de sa sœur, les ducs Svatopluk et Otto II de Moravie, il apprit que Coloman revenait en Hongrie avec des troupes polonaises. À cette annonce, le vieux roi mourut subitement.

Il fut enterré à l’abbaye de Somogyvár* qu’il avait fondée en 1091.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité, issu du dictionnaire d’histoire universelle, le petit mourre édition Bordas 2004 p 777/ livre de Miklós Molnár Histoire de la Hongrie, Tempus Perrin (1 septembre 2004) (ISBN 2262022380).

Notes

[1] La Croatie, est un pays d’Europe centrale et du Sud. Elle s’étend depuis les confins de l’extrémité orientale des Alpes au nord-ouest et depuis les plaines pannoniennes au nord-est, jusqu’au littoral de la mer Adriatique au sud-sud-ouest, en passant par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. Elle est entourée par la Slovénie, la Hongrie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro. La Croatie fut, tout au long de son histoire, au carrefour de quatre grands espaces culturels, ce qui confère une richesse à son patrimoine, tant architectural qu’artistique. Outre le caractère slave de ses habitants qui remonte à la fin du 6ème siècle, la Croatie a subi les influences vénitiennes sur la côte dalmate d’une part, et les influences austro-hongroises dans les plaines du Nord de Slavonie et dans le bassin du Danube d’autre part.

[2] Győr est la principale ville du Nord-Ouest de la Hongrie, siège du comitat de Győr-Moson-Sopron. Arrosée par le Danube, elle est située sur l’une des principales routes d’Europe centrale, à mi-distance entre Budapest et Vienne. Elle est la sixième ville de Hongrie par la taille et fait partie des cinq centres régionaux majeurs du pays.

[3] Les Petchénègues ou Petchenègues sont un peuple nomade d’origine turque qui apparaissent à la frontière sud-est de l’empire khazar au 8ème siècle. Ils s’installent au 10ème siècle au nord de la mer Caspienne. Selon la légende, ils constituent la tribu Peçenek des Oghouzes, issue de Dağ Han (« prince montagne »).

[4] Le territoire de la principauté de Transylvanie a varié dans le temps : son cœur historique correspond à une région située à l’est de la Transylvanie actuelle, dans le centre de la Roumanie. La toponymie laisse penser que différentes ethnies y ont cohabité entre le 3ème et le 10ème siècle. S’y succédèrent des Huns (confédération à dominante turcophone), des Gépides (germanophones), des Avars (autre confédération turcophone), des Slaves (slavonophones), des Bulgares (confédération à composantes iranienne et turque), des Iasses (Alains iranophones). Selon la Gesta Hungarorum, Gelou aurait été le premier dux des Valaques et des Slaves de Transylvanie, vaincu et tué par les Magyars au 10ème siècle en 900 ou 903, et son duché se serait soumis au traité d’Esküllő (aujourd’hui Aşchileu, au nord-ouest de Cluj), mais la fiabilité de cette source est contestée. Quoi qu’il en soit, à partir du 11ème siècle, les Magyars, peuple parlant une langue du groupe finno-ougrien venu du nord de la Mer Noire (pays d’Etelköz) et installés à la place des Avars au centre du bassin danubien, étendent progressivement leur emprise jusqu’aux chaîne des Carpates, y compris sur les montagnes de l’Est (massif du Bihor), puis sur ce qui devient alors la Transylvanie

[5] aujourd’hui Chiraleş en Roumanie

[6] Belgrade est la capitale et la plus grande ville de Serbie. Belgrade est l’une des plus anciennes cités d’Europe, avec une histoire qui s’étend sur plus de 7 000 ans. Selon les historiens, on évalue la destruction de la ville entre 28 et 33 fois, sa position stratégique en Europe étant son bonheur et son malheur

[7] L’Empire byzantin ou Empire romain d’Orient désigne l’État apparu vers le 4ème siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux. L’Empire byzantin se caractérise par sa longévité. Il puise ses origines dans la fondation même de Rome, et la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. La fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin 1er en 330, autant que la division d’un Empire romain de plus en plus difficile à gouverner et qui devient définitive en 395, sont parfois citées. Quoi qu’il en soit, plus dynamique qu’un monde romain occidental brisé par les invasions barbares, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet Empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. À la frontière entre l’Orient et l’Occident, mêlant des éléments provenant directement de l’Antiquité avec des aspects innovants dans un Moyen Âge parfois décrit comme grec, il devient le siège d’une culture originale qui déborde bien au-delà de ses frontières, lesquelles sont constamment assaillies par des peuples nouveaux. Tenant d’un universalisme romain, il parvient à s’étendre sous Justinien (empereur de 527 à 565), retrouvant une partie des antiques frontières impériales, avant de connaître une profonde rétractation. C’est à partir du 7ème siècle que de profonds bouleversements frappent l’Empire byzantin. Contraint de s’adapter à un monde nouveau dans lequel son autorité universelle est contestée, il rénove ses structures et parvient, au terme d’une crise iconoclaste, à connaître une nouvelle vague d’expansion qui atteint son apogée sous Basile II (qui règne de 976 à 1025). Les guerres civiles autant que l’apparition de nouvelles menaces forcent l’Empire à se transformer à nouveau sous l’impulsion des Comnènes avant d’être disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s’emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans et à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise). La chute de Constantinople en 1453 marque sa fin.

[8] La Moravie est une région d’Europe centrale, formant aujourd’hui la partie orientale de la République tchèque. Ses villes principales sont Brno et Olomouc. Dans le premier tiers du 11ème siècle, la Moravie est rattachée à la Bohême. La Moravie est aujourd’hui entourée par la Bohême à l’ouest, l’Autriche au sud, la Slovaquie à l’est, la Silésie et la Pologne au nord.

[9] La Bataille de Mogyoród a eu lieu entre Mogyoród et Cinkota le 14 mars 1074. Elle opposait d’un côté les fils de Béla 1er au roi Salomon 1er. Il s’agit d’un conflit d’allégeance, les premiers reprochant au titulaire du trône sa soumission au Saint Empire romain germanique. À l’issue de la bataille, Géza prend le contrôle du pays.

[10] Nitra est une ville de Slovaquie occidentale. Avec Bratislava, c’est l’une des plus anciennes villes de Slovaquie.

[11] Bratislava est la capitale de la Slovaquie indépendante depuis 1993, située dans le sud-ouest du pays, à proximité des frontières avec l’Autriche, la Hongrie et la Tchéquie d’une part et de la capitale autrichienne, Vienne, d’autre part. Au 10ème siècle, le territoire de Presbourg (qui deviendra plus tard Pozsony) fait partie de la Hongrie qui devient en l’an 1000, le royaume de Hongrie et devient un centre économique et administratif important à la frontière du royaume. La position stratégique de la ville fait d’elle le théâtre de nombreuses attaques et batailles, mais également lui apporte un développement économique et un statut politique. Les premiers privilèges de villes sont octroyés par le roi André III. Elle fut déclarée ville royale en 1405 par le roi de Hongrie Sigismond 1er du Saint Empire qui attribue à la ville le droit d’utiliser ses armoiries en 1436

[12] Moson est une ancienne commune rattachée en 1939 à la ville de Magyaróvár, dans le département de Győr-Moson-Sopron en Hongrie.

[13] Zagreb est la capitale de la Croatie. L’histoire de Zagreb remonte au moins à 1094, lorsque le roi Ladislas décide de fonder un diocèse à Kaptol et de construire une cathédrale. Deux bourgs existent alors : Kaptol au nord et Gradec, place forte située sur les hauteurs. Ces deux communautés étaient entourées de solides murailles et de tours, dont les vestiges ont été préservés jusqu’à nos jours. En 1242, les deux sites subissent cette même année les attaques des Tatars. Pour remercier Gradec de lui avoir donné un abri efficace, le roi Béla IV de Hongrie lui offre, cette même année, une bulle d’or et déclare la ville « ville royale libre ». Plus tard, des combats éclatent entre le diocèse de Zagreb et la ville libre de Gradec. Pendant les invasions turques en Europe, entre le 14ème siècle et le 18ème siècle, Zagreb constitue un important rempart frontalier.

[14] Bač est une ville et une municipalité de Serbie situées dans la province autonome de Voïvodine. Elles font partie du district de Bačka méridionale.

[15] Kalocsa est une ville du comitat de Bács-Kiskun, en Hongrie.

[16] Bihor est un județ roumain situé dans l’ouest du pays, à la frontière avec la Hongrie, dans la région historique de la Crișana.

[17] Oradea ou Oradea Mare est une ville dans la province historique de la Crișana, en Roumanie. Elle est le chef-lieu du județ de Bihor, situé dans la région de développement Nord-Ouest. Oradea est une des villes les plus prospères de Roumanie.

[18] Le synode de Szabolcs s’est tenu le 20 mai 1092 dans la forteresse hongroise de Szabolcs, sous la présidence du roi Ladislas 1er et de Séraphin, évêque d’Esztergom, capitale du royaume de Hongrie.

[19] Les Carpates constituent la partie orientale de l’ensemble montagneux situé au centre de l’Europe, dont les Alpes constituent la partie occidentale. Les Carpates et les Alpes partagent les mêmes origines tectoniques et géologiques. Les Carpates s’étendent sur les territoires de l’Autriche, de la Slovaquie, de la Pologne, de la République tchèque, de la Hongrie, de l’Ukraine, de la Roumanie et de la Serbie. Principale chaîne de montagnes de l’Europe centrale, les Carpates culminent à 2 655 m au mont Gerlachovský en Slovaquie, à 2 544 m au mont Moldoveanu en Roumanie et à 2 499 m au Mont Rysy en Pologne.

[20] Les Coumans désignent les Turcs kiptchaks (Kaptchaks ou Qiptchaqs) de la région du fleuve Kouban. Ils étaient appelés en russe Polovtses (« de couleur fauve »). Peuple turcophone semi-nomade, les Kiptchaks occupèrent un vaste territoire qui s’étendait du nord de la mer d’Aral jusqu’à la région au nord de la mer Noire. En 888, les Coumans, alors établis entre la Volga et le fleuve Oural, avaient chassé les Petchenègues de ces territoires. Au 11ème siècle, ils se répandirent sur la steppe pontique entre le Dniepr, le Don, la Volga et le fleuve Oural (Iaïk), puis ils ont occupé une partie de l’Ukraine actuelle au 12ème siècle en affrontant la Rus’ de Kiev. Au 11ème siècle, ils se sont répandus dans les territoires peuplés de Valaques, qui formeront plus tard la Moldavie, la Valachie et la Transylvanie. De là, ils continuèrent leurs campagnes dans l’Empire byzantin, dans le royaume de Hongrie, en Serbie et dans l’Empire bulgare, soit comme pillards, soit s’engageant comme mercenaires. La plus grande partie d’entre eux passa en Hongrie, où ils s’établirent dans la région appelée depuis Coumanie.

[21] Le Timiș est une rivière roumaine et serbe, affluente gauche du Danube.

[22] Sremska Mitrovica est une ville de Serbie située dans la province autonome de Voïvodine. Sremska Mitrovica est l’antique ville romaine de Sirmium qui obtint le statut de colonie et devint une importante position militaire et un centre stratégique de la province de Pannonie ; avec l’instauration de la Tétrarchie, elle devint pour un temps l’une des capitales de l’Empire ; dix empereurs romains sont nés dans la ville ou à proximité. L’actuelle Sremska Mitrovica est le centre administratif du district de Syrmie (Srem).

[23] Les Sicules ou Széklers sont un groupe ethno-linguistique de langue hongroise présent essentiellement en Transylvanie et lié historiquement aux Magyars. Les Sicules habitent originellement le « Pays sicule » région montagneuse située à l’Est de la Transylvanie, sur les județe roumains de Harghita, Covasna et la moitié du Mureș, ainsi qu’un arrondissement de celui d’Alba. Leur capitale historique est Odorheiu Secuiesc, en hongrois Székelyudvarhely.

[24] Le légat apostolique ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint Siège auprès des gouvernements étrangers.