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John le Scot ou Jean d’Écosse

mercredi 24 février 2021, par ljallamion

John le Scot ou Jean d’Écosse (1206-1237)

Lord de Garioch en Écosse-Comte de Huntingdon à partir de 1227-7e comte de Chester à partir de 1232-Prince écossais, héritier présomptif du trône d’Écosse de 1219 à sa mort

Fils de David de Huntingdon, frère des rois d’Écosse Malcolm IV d’Écosse Guillaume 1er d’Écosse et de Mathilde (ou Maud), fille de Hugues de Kevelioc , comte de Chester [1].

À la mort de son père en 1219, John, qui n’est qu’un enfant, est placé sous la tutelle de son oncle, Ranulph de Blondeville, le 6ème comte de Chester. En 1222, il épouse Hélène, fille de Llywelyn le Grand, roi de Gwynedd [2].

Il ne reçoit son héritage, l’honneur de Huntingdon [3], qu’à sa majorité, le 25 avril 1227.

Son oncle maternel, Ranulph de Blondeville, meurt sans héritier le 26 octobre 1232, et ses terres sont partagées entre ses héritiers. Toutefois, il semble que Ranulph avait un accord avec le roi Henri III d’Angleterre pour que John soit son héritier principal. John est donc créé comte de Chester le 21 novembre 1232. Toutefois, il semble qu’ensuite, les autres cohéritiers de Ranulph aient changé d’avis sur la division, car en 1235, ils commencent à contester le partage. La mort de John mit fin à cette dispute en 1237.

Le roi Alexandre II d’Écosse n’ayant pas d’héritier mâle avant 1241, John le Scot est également héritier présomptif du trône d’Écosse, entre la mort de son père en 1219 et sa propre disparition.

John le Scot meurt sans descendance à l’âge de 31 ans peu avant le 6 juin 1237, à Darnhall [4]. Ses trois sœurs sont ses cohéritières. Elles se partagent ses domaines, et transmettent leurs droits potentiels à la couronne d’Écosse à leurs descendants. Il est inhumé dans le chapitre cathédral de l’abbaye de Chester [5].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du livre de Keith Stringer, « David, earl of Huntingdon and lord of Garioch (1152–1219) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, édition en ligne, janvier 2008.

Notes

[1] Le Cheshire, anciennement appelé « comté de Chester », est un comté en grande partie rural dans le nord-ouest de l’Angleterre. Son chef-lieu administratif est la ville de Chester, bien que Warrington soit la ville la plus peuplée du comté. Cheshire avoisine le Merseyside et Grand Manchester dans le nord, Derbyshire dans l’est et Shropshire et Staffordshire dans le sud. À l’ouest du comté se trouvent deux districts gallois, Flintshire et Wrexham.

[2] Le Gwynedd était un des royaumes ou principautés du Pays de Galles au Moyen Âge, appelé Vénédotie, Winet ou Norgalles au Moyen Âge. Il couvrait une partie du nord-ouest du pays autour de la Snowdonia et comprenait l’île de Môn (Anglesey). Ses dirigeants ont eu à plusieurs reprises le dessus sur leurs rivaux gallois. Les rois et princes de Gwynedd ont résisté longtemps aux projets de conquête des rois d’Angleterre.

[3] Aux 11ème et 12ème siècle, le titre de comte d’Huntingdon comprenait les comtés d’Huntingdon, Northampton, Bedford et Cambridge.

[4] Cheshire

[5] La cathédrale de Chester est le siège du diocèse de Chester, elle est située dans la ville de Chester, dans le Cheshire, en Angleterre. La cathédrale, anciennement église abbatiale St Werburgh, d’un monastère bénédictin, est dédiée au Christ et la Vierge Marie. Depuis 1541 elle est le centre du culte, de l’administration, des cérémonies et de la musique de la ville et du diocèse.