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Alexandre II d’Écosse

mercredi 4 février 2015

Alexandre II d’Écosse (1198-1249)

Roi d’Écosse de 1214 à 1249

Né à Haddington [1], fils de Guillaume 1er le Lion, et d’ Ermengarde de Beaumont . Il succède à son père, et est couronné à l’Abbaye de Scone [2] le 5 décembre 1214.

Il est reconnu par la noblesse écossaise comme héritier du trône le 12 octobre 1201 à Musselburgh [3] et il est mentionné dans les traités conclus en 1209 et 1212 entre son père et le roi Jean 1er d’Angleterre. Bien que les termes exacts ne soient pas connus, dans le premier traité Alexandre rend l’hommage féodal à Jean pour les domaines et droits que son père détient de la couronne anglaise.

Guillaume Ier confie de plus au roi Jean le soin de marier ses 2 filles aînées, Marguerite et Isabelle, dans l’espoir qui sera d’ailleurs déçu, qu’au moins l’une devienne la belle-fille du roi. Dans le traité de 1212 Jean négocie peut-être avec la promesse d’une union entre Alexandre et sa fille aînée Jeanne qui l’épousera en 1221, avec le Northumberland [4] comme dot.

Après avoir été armé chevalier par Jean sans terre à Clerkenwell [5] dans le Middlesex [6] le 4 mars 1212 Alexandre seconde son père âgé dans le gouvernement du royaume. Il prend le commandement de la campagne de l’été 1212 dans le comté de Ross [7] et le Moray [8] contre Gothred MacWilliam .

Pendant sa dernière maladie Guillaume fait confirmer par les membres de sa cour, leur appui à Alexandre qui est couronné roi à Scone le 5 décembre 1214, le jour suivant la mort de son père.

Les relations avec le roi Jean d’Angleterre, qui réclame la suzeraineté sur l’Écosse, sont conflictuelles car le roi Alexandre II revendique de son côté ses droits sur le Northumberland.

Alexandre II est un des signataires de la Magna Carta [9] imposée par les grands barons au roi le 15 juin 1215. Après la répudiation de la charte par Jean, Alexandre II qui reproche en outre au roi de n’avoir toujours pas organisé les mariages de ses sœurs prévus par le traité de 1209, à l’automne 1215, traverse la Tweed, envahit le Northumberland et assiège Norham [10] le 19 octobre 1215. Les grands barons du nord de l’Angleterre menés par Robert de Ros et Eustace de Vescy, tous deux époux de filles illégitimes du roi Guillaume 1er, en révolte ouverte contre leur roi n’hésitent pas à rendre hommage à Alexandre II le 22 octobre 1215 à Felton près d’Alnwick [11].

Après l’incendie de Newcastle upon Tyne [12] en décembre, le roi Jean Sans terre à la tête d’une armée de mercenaires mène une expédition de représailles dans le nord en janvier 1216. Il s’empare des châteaux des rebelles dont Carlisle [13] et Richmond [14] et oblige les barons félons du Yorkshire [15] à se réfugier en Écosse où ils font allégeance à Alexandre II le 11 janvier 1216 à Melrose [16].

Jean prend Berwick [17] et ravage le Lothian [18]. Mais la situation se retourne en février lorsque Alexandre II contre-attaque. En juillet 1216 il assiège et prend la ville de Carlisle dont le château tombe peu après. À mi septembre de la même année Alexandre II rend hommage à Douvres [19], pour Huntingdon et les comtés du nord au prince Louis de France qui tente de se faire proclamer roi d’Angleterre.

Après la mort du roi Jean sans Terre en octobre 1216, et la défaite des français et des rebelles anglais à Lincoln [20] le 20 mai 1217, le traité de Kingston [21] le 12 septembre 1217 met fin à l’intervention française et le royaume d’Écosse est mis en Interdit et le roi excommunié par le légat du Pape Honorius III.

Alexandre II doit restituer Carlisle le 1er décembre et se soumettre en personne à Northampton [22] au fils du roi défunt, Henri III d’Angleterre, lui rendre hommage pour Tynedale [23] et Huntingdon alors qu’Henri ignore les revendications écossaises sur les comtés du nord. Au début de 1218 l’interdit sur le royaume d’Écosse est levé.

La réconciliation est scellée le 19 juin 1221 et confirmée par le mariage du roi Alexandre II avec Jeanne d’Angleterre la sœur d’Henri III. Alexandre doit renoncer au comté de Northumberland, mais reçoit en échange quelques fiefs dans le Cumberland [24]. L’union la même année de Marguerite d’Écosse avec Hubert de Burgh Justiciar [25] et comte de Kent suivie en 1225 de celle d’Isabelle avec Roger III Bigod futur comte de Norfolk [26] clos les derniers différents liés au traité de 1209. Alexandre II donne son approbation à ces mariages et impose une aide de 10 000 livres à l’Écosse pour doter le deux princesses.

Le roi d’Écosse rend une visite amicale à Henri III d’Angleterre à Worcester en juillet 1223 et à York en décembre 1229. En 1235 il donne en mariage à Gilbert le Maréchal, comte de Pembroke, sa jeune sœur Marjorie ou Marguerite qui avait été promise précédemment à Thibaut IV de Champagne en 1219, Richard de Cornouailles en 1227 et au roi Henri III lui-même en 1231. Par le traité de York [27] signé le 25 décembre 1237 Alexandre II renonce définitivement à ses prétentions sur le Northumberland la Cumbrie [28] et le Westmorland [29] en compensation il reçoit la promesse de domaines en Angleterre.

Il reçoit de nouveau Henri III lors de son second mariage avec Marie de Coucy à Roxburgh [30] le 15 mai 1239. Le roi d’Angleterre craignant qu’il prélude une alliance contre lui avec le roi Louis IX mobilise ses troupes.

Alexandre II prépare également son armée mais une négociation met fin à cette tension et se termine avec le traité de Newcastle upon Tyne* du 14 août 1244 qui engage le roi d’Écosse à ne pas déclarer d’hostilités contre l’Angleterre sauf de manière défensive. L’accord prévoit en outre l’union future du prince héritier Alexandre avec Marguerite la fille aînée du roi Henri III.

La période de paix ininterrompue entre les deux royaumes s’étendra finalement de décembre 1217 à mars 1296.

Bien que les tensions anglo-écossaises n’aient jamais été totalement éradiquées, l’importance d’une politique de conciliation d’Alexandre II pour la consolidation du royaume ne doit pas être surestimée. Il a à la fois la volonté et la possibilité de faire progresser le pouvoir royal dans le nord et l’ouest de l’Écosse avec une pugnacité sans précédent.

La Bulle pontificale “Filia specialis” délivrée par Honorius III en 1218 fait suite à celles de Célestin III et d’Innocent III du règne précédent. Elle étend sa protection sur “l’Ecclesia Scoticana” du royaume d’Écosse qu’elle définit comme une fille spéciale du siège apostolique avec ses évêchés de St Andrews, Dunblane, Glasgow, Dunkeld, Brechin, Aberdeen, Moray, Ross et Caithness

Comme un bienfaiteur de l’église, Alexandre II assortit sa piété d’une forte volonté politique. Ses préférences religieuses, le porte à la fois vers les ordres traditionnels et les ordres nouveaux.

En 1227-1229, il fonde avec sa mère, la reine Ermengarde, un monastère cistercien à Balmerino, dans le comté de Fife [31]. Vers 1230, il crée un prieuré à Pluscarden, en Moray, pour les Valliscauliens [32], en 1230-1231.

Alexandre II doit faire face aux ultimes tentatives des Meic Uilleim [33] de Moray. En janvier/février 1215 Domnall Ban MacWilliam proclame à son tour, ses prétentions à la couronne mais il est vaincu et pris et exécuté par un noble local, Farquhar MacTaggart en Ross le 19 juin 1215.

Au début de 1221 Alexandre II vient à Inverness [34] mater la révolte d’un petit chef des highlands [35], Donald MacNeil. En 1221–1222 il conduit une grande campagne contre l’Argyll [36].

Après que son principal agent dans l’extrême nord l’évêque Adam de Caithness, ait été tué en septembre 1222 du fait de son zèle à importer dans son diocèse les normes, notamment fiscales, de l’Église conformes avec celles du reste de l’Europe, il met sur pieds une expédition punitive à l’automne de la même année, les meurtriers sont mutilés, et il confisque temporairement une partie du territoire du comté à Jean Haraldsson , comte de Caithness accusé de ne pas avoir protégé le prélat contre ses sujets.

Il doit retourner dans le nord pour combattre une nouvelle révolte des Meic Uilleim en 1228. il laisse le soin à William Comyn, comte de Buchan, d’achever la pacification du Moray.

Dans le sud ouest Alexandre II impose d’une manière aussi ferme le pouvoir royal. Après la mort d’Alan de Galloway en 1234, qui laisse un fils bâtard, Thomas, et trois filles légitimes. Alexandre II décide à mettre fin aux vestiges de l’indépendance du Galloway. Ignorant le droit de succession selon les coutumes celtiques, il impose un partage de la province entre les trois héritières et leurs époux Anglo-normands et déshérite le fils illégitime.

Les Galwegiens se soulèvent en faveur de Thomas qui s’était exilé en Ulster [37], le roi avance au Galloway le 15 juillet 1235 avec l’indispensable Farquhar MacTaggart, désormais comte de Ross, il met en fuite l’armée rebelle dans une contre attaque à un assaut du camp royal. Alexandre II laisse derrière lui Walter Comyn, comte de Menteith, comme gouverneur militaire et avant la fin de l’année Thomas qui était revenu avec une troupe de guerriers des Hébrides et irlandais, est capturé, et interné à vie pendant que 2 de ses alliés irlandais sont écartelés à Édimbourg [38].

Alexandre II meurt, d’une fièvre, âgé de 51 ans, après 35 ans d’un règne effectif, le 8 juillet 1249, dans l’îlot de Kerrara au large d’ Oban [39]. Il est inhumé à l’Abbaye de Melrose [40].

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Richard Oram Domination and Lordship Scotland 1070-1230 Edinburgh University Press (Edinburgh 2011)

Notes

[1] Haddington est une ville d’Écosse et ancienne ville royale, capitale administrative du council area et de la région de lieutenance de l’East Lothian, fondée sous le règne de David 1er d’Écosse (1124-1153) et située à environ 30 km au sud-est d’Édimbourg.

[2] L’abbaye de Scone à l’origine prieuré de Scone était la résidence de chanoines augustins située au village de Scone dans le Comté de Perth en Écosse. D’architecture romane avec une tour centrale surmontée d’une flèche, ses bâtiments ont maintenant disparu

[3] Musselburgh est la principale ville de l’East Lothian, en Écosse. Elle est située sur le Firth of Forth

[4] Le comté de Northumberland est un important comté du nord de l’Angleterre qui remonte à l’époque anglo-saxonne. Il succède à l’ancien royaume de Northumbrie dont il n’occupe qu’une portion septentrionale.

[5] Clerkenwell est un quartier du borough londonien d’Islington.

[6] Le Middlesex est un ancien comté traditionnel d’Angleterre, qui eut, de 1889 à 1965, un statut de comté administratif au Royaume-Uni, la capitale en était Brentford.

[7] Initialement le comté de Ross, dont le nom signifie en gaélique « cap », correspondait au territoire de l’est du Ross actuel, limité par le Dornoch Firth et le Cromarty Firth. Il comprenait les paroisses de Kiltearn (c’est-à-dire la moderne Evanton) et Alness. Le premier personnage connu portant le titre de mormaer ou comte de Ross est le rebelle MacHeth

[8] Le Moray est une région de lieutenance d’Écosse située à l’est des Highlands, basée sur l’ancien comté de Moray ou Morayshire.

[9] La Magna Carta Libertatum ou Grande Charte est une charte de soixante-trois articles arrachée par le baronnage anglais au roi Jean sans Terrenote 1 le 15 juin 1215 après une courte guerre civile notamment marquée par la prise de Londres, le 17 mai, par les rebelles. Les barons étaient excédés des exigences militaires et financières du roi et de ses échecs répétés en France, en particulier à Bouvines et à La Roche-aux-Moines.

[10] Norham est un village du Northumberland, en Angleterre, situé juste au sud de la Tweed et de la frontière écossaise. Il abrite le château de Norham, construit au 12ème siècle. C’est là qu’Édouard 1er d’Angleterre rencontra les Écossais en 1292 pour décider du futur roi d’Écosse.

[11] Alnwick est une petite ville marchande du nord du Northumberland, au nord-est de l’Angleterre.

[12] Newcastle upon Tyne, souvent appelée Newcastle, est une ville de la région de l’Angleterre du Nord-Est dans le comté métropolitain de Tyne and Wear située sur la rive nord du fleuve Tyne et capitale du comté historique et traditionnel de Northumberland.

[13] Carlisle est une ville britannique située dans le Cumbria (Angleterre), à 15 km de l’Écosse. Les quatre siècles de présence romaine furent, pour Carlisle, suivis de cinq siècles de déclin, puis de quatre siècles de différends frontaliers et de guerre entre l’Angleterre et l’Écosse.

[14] Richmond est une ville du Yorkshire du Nord en Angleterre, sur les bords de la rivière Swale. Elle constitue le chef-lieu du district de Richmondshire.

[15] Le Yorkshire est un comté traditionnel d’Angleterre. Ce comté, le plus vaste du Royaume-Uni, est administrativement divisé entre quatre comtés cérémoniaux : le Yorkshire du Nord, le Yorkshire de l’Ouest, le Yorkshire du Sud et le Yorkshire de l’Est. Malgré cela, le Yorkshire est toujours considéré comme une entité culturelle et géographique unique.

[16] Melrose est une petite ville de la région des Scottish Borders, en Écosse. Melrose est le lieu de l’ancienne abbaye de Melrose, site supposé abriter la tombe du roi écossais Robert le Bruce.

[17] Berwick-upon-Tweed, ou simplement Berwick, est située dans le comté de Northumberland et est la ville la plus au nord de l’Angleterre, sur la côte Est, à l’embouchure de la Tweed. Elle est située à 4km au sud de la frontière écossaise. La ville a été fondée durant la période du royaume de Northumbrie qui faisait alors partie de l’Heptarchie. Le site a joué un rôle central dans les guerres qui ont opposé l’Angleterre et l’Écosse pendant des siècles ; la dernière fois que la ville a changé de main fut en 1482 quand les Anglais l’ont reconquise.

[18] Le Lothian est une région traditionnelle d’Écosse, s’étendant entre la rive sud du Firth of Forth et les Lammermuir Hills. Son nom provient du semi légendaire roi breton Loth ou Lot. Au 7ème siècle, il devient la partie nord du royaume saxon de Northumbria. Mais au 8ème siècle les clans pictes la revendiquèrent en profitant de l’affaiblissement de la Northumbrie. Le Lothian est connu en Écosse pour avoir été la seule partie Anglo-saxonne de cette nation, et une des rares où l’écossais n’ait pas pris racine.

[19] Douvres est une ville côtière et portuaire du comté du Kent, dans le Sud-est de l’Angleterre. Elle est située au bord de la Manche, à 35 km des côtes françaises et du cap Gris-Nez. C’est donc la ville du Royaume-Uni la plus proche de la France.

[20] La seconde bataille de Lincoln a lieu au château de Lincoln le 20 mai 1217, dans le cadre de la Première Guerre des barons, entre les forces de Louis de France – le futur Louis VIII – et celles du roi Henri III d’Angleterre. L’armée du prince français qui s’était proclamé roi d’Angleterre est attaquée par une partie de l’armée anglaise, commandée par Guillaume le Maréchal régent d’Angleterre. Le comte du Perche, Thomas du Perche, est tué dans la bataille, qui est la dernière victoire du Maréchal. Guillaume le Maréchal, qui aurait pu faire prisonnier Louis de France, le raccompagne sur la côte du sud de l’Angleterre. Les batailles navales de Sandwich et de Douvres, la même année, suivront.

[21] Le traité de Lambeth ou traité de Kingston-upon-Thames est signé le 11 septembre 1217 et conclu la paix après la Première Guerre des barons en Angleterre, commencée en 1215. Louis le Lion, fils du roi de France Philippe Auguste, vaincu par les ministres d’Henri III d’Angleterre, renonce au trône d’Angleterre après une tentative de conquête du pays. La couronne échoit à Henri III alors âgée de 9 ans, moyennant certaines compensations, dont l’amnistie des barons rebelles et le paiement de 10 000 Marcs, à l’égard de Louis VIII qui était censé la recevoir.

[22] Northampton est une ville du Northamptonshire dans les Midlands de l’Est, en Angleterre située sur la rive nord de la rivière Nene. Elle est située à 108 km au nord de Londres et à 80 km au sud-est de Birmingham.

[23] Tynedale est un ancien district non-métropolitain du Northumberland, en Angleterre. Il doit son nom à la rivière Tyne.

[24] Le Cumberland est l’un des 39 comtés traditionnels de l’Angleterre. En 1974, il a été amalgamé avec le Westmorland ainsi qu’avec certaines parties du Lancashire et du Yorkshire pour former la Cumbria. Le chef-lieu du comté était Carlisle. Il est bordé à l’ouest par la mer d’Irlande, par le Northumberland et le comté de Durham à l’est, le Westmorland au sud et le Furness qui fait partie du Lancashire au sud-ouest. Il est limitrophe de l’Écosse au nord.

[25] Dans l’Angleterre et l’Irlande médiévales, le Chief Justiciar (appelé plus tard Justiciar ou justicier) occupait des fonctions semblables à celle du premier ministre du Royaume-Uni en tant que ministre en chef du roi.

[26] Le titre de comte d’Est-Anglie remonte à l’époque anglo-saxonne. Son dernier possesseur autochtone fut Gyrth Godwinson, tué à la bataille de Hastings durant la conquête normande de l’Angleterre en 1066. Il fut recréé vers 1067 par Guillaume le Conquérant, probablement avant son retour en Normandie, pour Ralph l’Écuyer, un breton installé en Est-Anglie avant la conquête. Son fils Raoul 1er, seigneur de Gaël lui succède vers 10691. Il lui reprit en 1075 pour trahison à la suite de la révolte des comtes. La première dynastie à avoir porté ce titre est celle des Bigot au 12ème et 13ème siècles.

[27] Le Traité de York est un traité signé en 1237 entre Henri III d’Angleterre et Alexandre II d’Écosse, fixant la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse. La frontière ainsi définie allait du Solway Firth à l’ouest à l’embouchure de la Tweed à l’est. Elle demeure la frontière actuelle à l’exception d’une zone autour de Berwick-upon-Tweed, récupérée par les Anglais en 1482. Par le Traité de York, Alexandre II abandonna les revendications de l’Écosse sur les territoires de Northumbrie et de la Cumbria.

[28] Le comté de Cumbria est un comté non-métropolitain essentiellement rural du nord-ouest de l’Angleterre. Son nom est parfois francisé en Cumbrie. Le comté est bordé à l’ouest par la mer d’Irlande, au sud par le Lancashire, au sud-est par le North Yorkshire et à l’est par les comtés de Durham et du Northumberland (chaîne des Pennines). L’Écosse est située juste au nord.

[29] Le Westmorland est un comté traditionnel d’Angleterre.

[30] Roxburgh est une ancienne ville d’Écosse, située dans une presqu’île que forment la Tweed et le Teviot, à 5 km de Kelso. Elle fut jadis puissante, elle constituait un burgh d’importance équivalente à Édimbourg, Stirling, ou Berwick upon tweed, et fut même la résidence de plusieurs rois d’Écosse.

[31] Le Fife est une région côtière de l’est de l’Écosse, entre les estuaires de la Forth (Firth of Forth) et du Tay (Firth of Tay). Formant ainsi une péninsule naturelle, ses frontières ont peu bougé à travers les âges. C’est à la fois une subdivision actuelle de l’Écosse, un comté historique, une région de lieutenance et une ancienne région d’Écosse.

[32] un nouvel ordre monastique bourguignon qui ne s’était encore jamais implanté en Grande-Bretagne

[33] Les Meic Uilleim ou MacWilliam forment une famille gaélique descendant de William fitz Duncan, petit-fils de Malcolm III d’Écosse. Ils sont exclus de la succession au trône par le fils de Malcolm, David 1er d’Écosse, au 12ème siècle et fomentent plusieurs rebellions pour revendiquer leur droit sur le Moray voire sur toute l’Écosse.

[34] Inverness est le centre administratif du council area du Highland, et était auparavant la capitale du comté de Inverness-shire et de l’ancienne région du Highland (ainsi que du district d’Inverness au sein de cette région). Elle est, du manière plus générale, la plus grande ville et le pôle d’attraction de toute la région des Highlands. La ville, qui a le statut de Cité, s’est autoproclamée capitale des Highlands. Inverness est située à l’embouchure de la rivière Ness, au nord-est de l’Écosse.

[35] Le Highland (Highland Council Area) est la plus grande des 32 divisions administratives d’Écosse, ainsi que de tout le Royaume-Uni. Sa capitale administrative est Inverness. Elle tient son nom de la région montagneuse des Highlands qui couvrent une bonne partie du council area.

[36] Argyll and Bute est le deuxième council area de l’Écosse et région de lieutenance en superficie. Il s’agit d’une région rurale. La région a un volet maritime important, comportant plus de 3 000 km de côtes avec des îles à l’histoire importante pour l’Écosse, telles que Iona. La région est considérée sur le plan historique comme le « berceau de l’Écosse », car elle est le point d’entrée d’où les Gaëls venant d’Irlande ont amené leur langue et culture, formant le royaume de Dál Riata. La région est restée longtemps en bordure du pouvoir central, parfois sous l’égide des Norvégiens, puis séparée comme royaume du Seigneur des Îles.

[37] L’Ulster est l’une des quatre provinces historiques de l’île d’Irlande. La principale ville de la province d’Ulster est Belfast.

[38] Édimbourg est une ville de la côte est de l’Écosse au Royaume-Uni, et sa capitale depuis 1437. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999.

[39] Oban est une ville située dans le comté d’Argyll en Écosse. Malgré sa petite taille, c’est la plus grande ville entre Helensburgh et Fort William

[40] L’abbaye de Melrose, située à Melrose en Écosse a été fondée en 1136 par des moines cisterciens venus de l’abbaye de Clairvaux à la demande du roi David 1er, roi d’Écosse. Aujourd’hui l’abbaye est sous la tutelle de l’organisme Historic Scotland. L’aile Est de l’abbaye a été achevée en 1146, les autres parties de l’édifice ayant été ajoutées dans les 50 années qui ont suivi. L’abbaye est construite sous la forme d’une croix de Saint-Jean (un style architectural gothique). La plupart des bâtiments sont aujourd’hui en ruines.