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Giacinto di Pietro di Bobone dit Célestin III

lundi 11 janvier 2021 (Date de rédaction antérieure : 8 mars 2012).

Giacinto di Pietro di Bobone dit Célestin III (mort en 1198)

175ème Pape de l’Église catholique du 14 avril 1191 à sa mort

Célestin III 175ème Pape de l'Église catholique du 14 avril 1191 à sa mort

Élu à 85 ans, il était membre de la célèbre famille Orsini [1]. Il sacra l’empereur Henri VI du Saint Empire, avec l’impératrice Constance de Hauteville, ce qui ne l’empêcha pas d’excommunier ce prince en 1194, parce qu’il retenait prisonnier Richard cœur de Lion au retour de la croisade.

Il condamna le divorce de Philippe Auguste, donna la Sicile [2] à Frédéric II du Saint Empire, fils de Henri, à condition qu’il payât tribut au Saint-Siège, fit prêcher des croisades, et approuva la création de l’Ordre teutonique [3] dont le rôle le plus important était de défendre les pèlerins en Terre Sainte. Il fut enterré dans la basilique Saint Jean de Latran [4].

P.-S.

[Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Célestin III/ Portail du Vatican/ Portail du catholicisme/ Catégories : Pape du Moyen Âge

Notes

[1] La famille Orsini (en latin Ursinis et en français « Ursins ») est l’une des familles princières les plus importantes de l’Italie médiévale et de la Renaissance, propriétaire également de grandes possessions en Hongrie. Les membres les plus célèbres de cette famille furent les papes Célestin III (1191-1198), Nicolas III (1277-1280) et Benoît XIII (1724-1730). Elle a également donné naissance à de nombreux condottieres et à d’autres figures politiques ou religieuses d’importance.

[2] Le royaume de Sicile, également appelé royaume normand de Sicile, est créé en 1130 par Roger II sur l’île de Sicile, la Calabre, les Pouilles, et Naples. Ce royaume traverse plusieurs phases marquées par les dominations successives des Normands, des Souabes (autre nom pour la dynastie des Hohenstaufen, descendants de Frédéric de Souabe), des Angevins et des Aragonais. Le royaume de Sicile a dans le passé recouvert plusieurs zones géographiques différentes au fil du temps. Le royaume de Sicile ne s’est pas limité à la seule île de Sicile. Il a été l’objet de convoitises de la part des plus grandes familles européennes, qui se sont battues pour s’en assurer la possession. L’histoire du royaume a été particulièrement mouvementée, marquée par des assassinats, des guerres de succession, des séparations. Les rois de Sicile n’ont donc pas tous régné sur un territoire identique. On a même pu parler, lors des périodes au cours desquelles les royaume de Sicile et de Naples ont été réunis, de Royaume des Deux-Siciles

[3] L’ordre Teutonique est fondé en Terre sainte, à Saint-Jean-d’Acre, du temps des Croisades et, à l’instigation de l’évêque Wolfgar d’Erla, reconnu comme ordre hospitalier en 1191 par le pape Clément III. Il a pour racine l’hôpital Sainte-Marie-des-Teutoniques à Jérusalem, fondé en 1128 par des pèlerins germaniques originaires de Brême et de Lübeck pour soigner leurs compatriotes, grâce aux fonds du duc Frédéric de Souabe. À l’origine simple communauté religieuse charitable venant en aide aux pèlerins chrétiens malades auprès de cet hôpital, il est réorganisé en ordre militaire vers 1192 et obtient la reconnaissance officielle du pape Innocent III en 1198. Il est composé pour l’essentiel de chevaliers allemands ou teutons. Ce sont les dons que les malades font à l’ordre qui permettent de financer la défense d’une section de mur, puis de deux tours et enfin de plusieurs villes en terre sainte. Petit à petit l’ordre se dote d’une force de frappe militaire importante et participe aux guerres contre les Maures. Le premier grand maître Heinrich Walpot est élu en Terre Sainte où il fait bâtir une église et un hôpital. L’ordre teutonique s’implante également en Suisse actuelle en 1199, en Thuringe en 1200, dans le sud du Tyrol en 1202, à Prague et en Bohême en 1202, et à Liège en 1259. L’Ordre compte en 1220, une douzaine de maisons en Terre Sainte, en Grèce, en Italie méridionale et en Germanie.

[4] L’archibasilique Saint-Jean-de-Latran est l’une des quatre basiliques majeures de Rome, édifiée sur le mont Latran. Son titre exact est basilique du Très-Saint-Sauveur et des saints Jean Baptiste et Jean l’Évangéliste. Premier édifice monumental chrétien construit en Occident, à partir de 320, elle est l’église cathédrale de l’évêque de Rome, le pape. Tout comme le palais du Latran qui lui est contigu, elle est la propriété du Saint-siège et bénéficie à ce titre du privilège d’extraterritorialité. Elle est considérée comme la « mère » en ancienneté et dignité de toutes les églises de Rome et du monde.