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Pierre II d’Alençon ou Pierre II de Valois

samedi 23 novembre 2019

Pierre II d’Alençon ou Pierre II de Valois (1340-1404)

Comte d’Alençon, du Perche et de Porhoët

armes de Pierre II d'Alençon Fils de Charles II d’Alençon, comte d’Alençon [1] et du Perche [2], et de Marie de la Cerda, petite-fille de Ferdinand de Castille-La Cerda et de Blanche de France. Il est un descendant de Saint Louis.

Armé chevalier en 1350, il est l’un des otages envoyés en 1360 en Angleterre en échange du roi Jean II le Bon, fait prisonnier à Poitiers [3] en 1356. Il ne revient en France qu’en 1370. La même année, il achète le fief de Châteauneuf-en-Thymerais [4] à Robert de Pont-Audemer [5].

Il épouse le 10 octobre 1371 Marie Chamaillard vicomtesse de Beaumont-au-Maine [6], Fresnay [7] et Sainte-Suzanne [8], fille de Guillaume Chamaillard , sire d’Anthenaise [9] et de Marie de Beaumont-Brienne, elle-même vicomtesse de Beaumont-au-Maine, Fresnay et Sainte-Suzanne, héritière de la famille de Beaumont.

Il s’engage sous les ordres du duc de Berry [10] Jean 1er de Berry et combat en Aquitaine avec son frère cadet Robert d’Alençon , contre les Anglais. Ils prennent Limoges [11], mais échouent devant Usson [12] en1371. Il combat ensuite en Bretagne avec Du Guesclin, et est blessé durant l’assaut d’Hennebont [13].

Quelques années plus tard, en 1388, il accompagne Charles VI dans une expédition contre Guillaume VI de Juliers , duc de Gueldre [14] et de Juliers [15].

Il fait, en 1401, un accord avec Guy XII de Laval, seigneur de Laval [16] pour délimiter leurs juridictions réciproques.

Il meurt à Argentan [17] le 20 septembre 1404, il est enterré à la chartreuse du Val-Dieu à Feings [18]

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Pierre II d’Alençon/ Portail du royaume de France/ comte d’Alençon et du Perche

Notes

[1] La première maison des comtes d’Alençon descend des seigneurs de Bellême. En 1268, Alençon fut donnée en apanage à Pierre, fils de Louis IX puis en 1293, à Charles, comte de Valois, frère de Philippe le Bel. Une troisième maison des chefs d’Alençon fut issue de Charles II, second fils du comte de Valois, tué à la bataille de Crécy en 1346. Le comté d’Alençon fut élevé au statut de duché en 1414.

[2] Le comté du Perche est issu de l’union de deux seigneuries : celle de Mortagne-au-Perche, et celle de Nogent-le-Rotrou. Les seigneurs de Mortagne furent parfois qualifiés de comtes, mais pas de manière systématique. Ce fut le comte Geoffroy de Mortagne qui adopta le titre de comte du Perche, à la fin du XIIe siècle. À la mort de l’évêque Guillaume du Perche, en 1226, le comté fut réuni à la Couronne. Plus tard il fut donné en apanage à des princes du sang.

[3] Lors de la guerre de Cent Ans, après leur éclatante victoire à la bataille de Crécy (1346), les Anglais se sont solidement établis en Guyenne et mènent régulièrement des raids dans le Sud de la France4. En 1355 déjà, le roi de France Jean II manquant de fonds n’avait pu les combattre. Il réunit en 1356 les états généraux qui lui accordent ce dont il a besoin pour lever une armée. La bataille a lieu à Nouaillé-Maupertuis près de Poitiers. Quoique numériquement très supérieures, Jean II conduit ses troupes par une tactique irréfléchie et se fait prendre.

[4] Châteauneuf-en-Thymerais est une commune française située dans le nord-ouest du département d’Eure-et-Loir. Situé aux confins de l’Île-de-France, de la Normandie, du Perche et de la Beauce, cet ancien chef-lieu de canton fut autrefois une place forte importante régnant sur toute la province du Thymerais. Né de la volonté farouche de ses premiers seigneurs pour faire face à la menace que faisaient peser les ducs de Normandie sur le royaume de France, âprement disputé et dévasté au cours des âges, le château fut finalement rasé, mais la ville resta. Celle-ci perdit progressivement de son importance et le fief dont elle était le centre fut dépecé, si bien que la baronnie qu’elle était devenue au 18ème siècle était loin d’avoir la même étendue qu’au 13ème siècle.

[5] Pont-Audemer est une ancienne commune française située dans le département de l’Eure, en Normandie. Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. Au 12ème siècle, Pont-Audemer poursuivit sa croissance et présentait des caractères de type urbain. Elle était le siège d’une vicomté, circonscription fondamentale de l’administration locale en Normandie. Quatre paroisses la composaient (Saint-Ouen, Saint-Aignan, Saint-Germain et Notre-Dame). Un système d’enceintes semblait protéger le bourg entre les deux bras de la Risle et le quartier Saint-Aignan. Le dynamisme économique est indéniable. De nombreux artisans s’installent, créant notamment des ateliers de tannerie. Pont-Audemer abrite l’une des plus importantes communautés juives en Normandie aux 12ème et 13ème siècles. La ville est prise par Philippe Auguste en juin 1204 et se voit accorder une charte communale. Le roi y installe le siège d’un bailliage tout spécialement pour un de ses hommes de main, Lambert Cadoc, chef d’une bande de routiers, qui s’était mis au service du roi de France lors de l’annexion du duché de Normandie. Ce dernier pressure la ville et ses habitants, multipliant taxes et détournements. Les Pont-Audemériens vont se plaindre au roi qui relève Cadoc de ses fonctions et supprime, vers 1219/1220, le bailliage qui sera par la suite rattaché à celui de Rouen. La guerre de Cent Ans cause de grands ravages à la ville

[6] Beaumont-sur-Sarthe est une commune française, ancienne cité médiévale, située dans le département de la Sarthe. La vicomté de Beaumont entra dans la Maison de Brienne avant le mois de février 1253, par le mariage d’Agnès, vicomtesse de Beaumont, dame de La Flèche, de Fresnay, de Sainte-Suzanne et du Lude, fille héritière de Richard II de Beaumont, dernier descendant des premiers vicomtes, avec Louis d’Acre, troisième fils de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, empereur de Constantinople, et de Bérangère de Castille-León, sa seconde femme.

[7] Fresnay-sur-Sarthe est une commune française, située dans le département de la Sarthe. La ville est située à 17 km au sud d’Alençon, 16 km au nord-est de Sillé-le-Guillaume et 27 km à l’ouest de Mamers, elle surplombe un méandre de la Sarthe.

[8] Sainte-Suzanne est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire.

[9] La Chapelle-Anthenaise est une commune française, située dans le département de la Mayenne.

[10] Le Berry est une province historique de la France de l’Ancien Régime, ayant pour capitale Bourges, mais dont toute structure administrative disparaît définitivement avec la Révolution française. Le Berry est érigé en duché en 1360, que le roi de France Jean II le Bon confie en apanage à son fils Jean 1er de Berry (1340-1416). Le duché de Berry revient dans le domaine royal à la mort du Duc Jean, en 1416, avant de passer entre les mains de deux fils du roi Charles VI : d’abord à Jean puis à Charles, le futur Charles VII. Le duché de Berry est de nouveau concédé à Jeanne de France, fille de Louis XI en 1498. Le titre de duc de Berry sera ensuite épisodiquement donné à plusieurs princes de la famille royale, dont les plus célèbres sont Charles de France (1686-1714), cadet des petit-fils de Louis XIV, le futur Louis XVI et le second fils du roi Charles X. Le 31 décembre 1661, Philippe de Clérembault, comte de Palluau fut nommé gouverneur du Berry.

[11] À partir du 12ème siècle, Limoges, lieu de couronnement traditionnel des ducs d’Aquitaine, est l’une des principales villes de la dot d’Aliénor d’Aquitaine. La majeure partie de son histoire médiévale se calque sur celle des guerres entre Plantagenêts et Capétiens. Richard Cœur de Lion est couronné duc d’Aquitaine lors de deux cérémonies tenues successivement à Poitiers, puis, dans la grande tradition des monarques d’Aquitaine, à Limoges en 1172. À la tête de l’empire Plantagenêt, le roi-chevalier meurt en avril 1199 à Châlus, place-forte défendant l’accès sud-ouest de Limoges, lors d’une expédition punitive contre son vicomte, Adémar V de Limoges. Au 14ème siècle, les affrontements entre rois de France et rois d’Angleterre, détenteurs du duché d’Aquitaine dont relève Limoges, culminent à l’occasion de la guerre de Cent Ans. Entre deux événements guerriers, Limoges doit faire face aux pillages des routiers et brabançons désœuvrés. Constituant toujours une « ville double », partagée entre la Cité et le Château, les bourgeois (par leurs consuls), évêques et vicomtes de Limoges jouent des alliances et protections, chacun selon les opportunités du moment. Ainsi, en 1370, la Cité ouvre ses portes aux troupes du roi de France, alors que le Château reste fidèle au roi anglais. Cet événement sera d’ailleurs l’occasion, pour le Prince Noir, de mettre à sac la Cité.

[12] Usson est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme. Le château d’Usson, démoli sur l’ordre du cardinal de Richelieu, avait été auparavant, de 1585 à 1605, lieu de résidence surveillée de Marguerite de Valois, dite la Reine Margot, première épouse du roi de France Henri IV.

[13] Hennebont selon des sources aux archives, signifiant « vieux pont », est une commune française située dans le département du Morbihan en Région Bretagne.

[14] Le comté de Gueldre, devenu à la fin du 12ème siècle duché de Gueldre est un ancien duché du Saint Empire romain germanique. Au début du 16ème siècle, il fut incorporé dans le Cercle de Bourgogne et se trouve actuellement dans les Pays-Bas. Le Gueldre fut érigé en comté en 1079, puis en duché en 1339. Par mariage, il passe aux maisons de Juliers en 1371, puis d’Egmont en 1423. Charles le Téméraire oblige le duc Adolphe à lui vendre le duché en 1471, mais Maximilien 1er de Habsbourg, gendre du Téméraire, rendra le Gueldre au fils d’Adolphe, Charles. À la mort du duc Charles et en dépit des prétentions de sa sœur Philippe, épouse du duc de Lorraine René II, Charles Quint attribue le duché à Guillaume de Clèves, mais le reprend en 1543 et l’intègre dans les Pays-Bas espagnols

[15] Le comté de Juliers, devenu au 14ème siècle duché de Juliers est un ancien duché du Saint Empire romain germanique. Au début du 15ème siècle, il fut incorporé dans le Cercle du Bas-Rhin Westphalie. Vers la fin de l’époque carolingienne, le comté de Juliers était administré par des comtes impériaux qui le possédèrent en fief héréditaire à partir du 12ème siècle. Le comté de Juliers fut une dépendance du duché de Basse Lotharingie jusqu’au milieu du 13ème siècle, où le comte Gérard V fut créé prince immédiat de l’Empire. Le comte Guillaume V fut créé margrave en 1336 par l’empereur Louis IV, puis duc en 1356 par l’empereur Charles IV. Son fils Guillaume VI acquit par mariage le duché de Gueldre et son autre fils Gérard VI le duché de Berg. Adolphe hérita en 1423 de toutes ces possessions. Guillaume VIII, dernier descendant de la dynastie, laissa le duché à sa fille Marie, femme de Jean III le pacifique, duc de Clèves.

[16] La baronnie de Laval est un ancien territoire situé à la frontière entre le duché de Bretagne et le comté du Maine. Sa capitale était Laval. Seigneurie puissante et influente, cette baronnie fut érigée en comté en 1429, récompensant ainsi l’aide apportée par ses seigneurs aux rois de France, au cours de la guerre de Cent Ans.

[17] Argentan est une commune française, située dans le département de l’Orne. Argentan devient siège du comte Pierre II d’Alençon avant que celui-ci devienne l’un des otages envoyés en 1360 en Angleterre en échange du roi Jean II le Bon, fait prisonnier à Poitiers en 1356. Gros centre urbain à la fin du Moyen Âge, la ville est une place religieuse importante avec ses deux églises Saint-Martin et Saint-Germain et son abbaye de bénédictines.

[18] La chartreuse Notre-Dame du Val-Dieu1 se trouve sur la commune de Feings dans le département de l’Orne. Rotrou III, comte du Perche, jeta les fondements de la future chartreuse du Val-Dieu au sein de la forêt de Réno-Valdieu , pour les religieux de saint Bruno. La première église fut consacrée en 1181. Hugues de Courlessain et sa femme Agathe, qui avaient assisté à la fondation du Val-Dieu en 1170 y furent inhumés. Cette chartreuse fut fort agrandie par Pierre de Valois, 2e du nom, comte d’Alençon et du Perche. Il y fut inhumé avec sa fille Jeanne en l’an 1404.