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L’histoire pour le plaisir

Robert 1er de Bar

dimanche 8 mai 2016, par ljallamion

Robert 1er de Bar (1344-1411)

Marquis de Pont-à-Mousson-Comte de Bar de 1352 à 1354-Duc de Bar de 1354 à 1411

Titres de noblesse Comte de BarFils cadet d’Henri IV comte de Bar, et de Yolande de Dampierre.

Il n’avait que quelques semaines quand son père mourut et son frère aîné Édouard II, devint comte de Bar sous la régence de leur mère. Comme les deux frères étaient de faible constitution, Yolande demanda et obtint du pape Clément VI pour eux deux l’autorisation de manger de la viande pendant les périodes d’abstinence.

Quand son frère meurt, il n’a que sept ans, et le problème de la régence se pose différemment que sept ans auparavant. En effet, sa mère est sur le point de se remarier avec Philippe de Navarre, comte de Longueville, de la famille de Navarre qui conteste la royauté à Jean II le Bon.

D’autre part, Jeanne de Bar comtesse de Warren, fille du comte Henri III, a fait savoir au roi qu’elle était prête à assumer la régence. Le parlement de Paris, par arrêt du 5 juin 1352 décide que le Barrois est dans la main du roi, lequel confie la régence à Jeanne de Bar le 27 juillet 1352.

Yolande de Flandre, qui avait renoncé à la régence dans un premier temps, revient sur sa décision et lève des troupes pour combattre Jeanne de Bar. Jean le Bon doit intervenir et oblige Yolande à renoncer le 2 juillet 1353.

Une question de préséance aboutira à l’érection du comté de Bar en duché. En effet, la seigneurie de Pont-à-Mousson [1] ayant été érigé en marquisat, les actes mentionnent Robert comme marquis de Pont-à Mousson et comte de Bar, ce qui, pour les nobles barrois est illogique, le Barrois étant territorialement plus important que Pont-à-Mousson. Pour résoudre cette anomalie, l’empereur Charles IV comte de Luxembourg et empereur érige le Barrois et le Luxembourg en duchés.

La défaite de l’armée Française à Poitiers en 1356 [2] prive Jeanne de Bar du soutien du roi qui est fait prisonnier. Yolande reprend la régence et Robert est armé chevalier en décembre 1356.

Il est déclaré majeur le 8 novembre 1359 et assiste au sacre du roi Charles V à Reims le 19 mai 1364, puis à celui de Charles VI le 4 novembre 1380. Durant le règne de Charles V, il avait participé en 1374 à plusieurs expéditions militaires destinées à chasser les Anglais de Normandie.

En 1401, il cède le duché à son fils Édouard en s’en réservant l’usufruit, écartant son petit-fils Robert, fils d’Henri, seigneur de Marle. Ce dernier tentera de s’y opposer par un procès au Parlement de Paris qui durera de 1406 à 1409, mais sans succès.

La folie de Charles VI met aux prises le duc Louis d’Orléans avec le duc de Bourgogne Jean sans Peur. Robert, dont les états sont frontaliers de la France et de la Bourgogne, soutient le duc d’Orléans, mais après l’assassinat de ce dernier, reste de plus en plus dans le duché à cause des crises de goutte qui l’empêchent de marcher.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Georges Poull, La Maison souveraine et ducale de Bar,‎ 1994

Notes

[1] Pont-à-Mousson est une ville et une commune du nord-est de la France, en Meurthe-et-Moselle. Tour à tour place forte, ville avancée ou pays frontière, Pont-à-Mousson a souvent eu à souffrir des rigueurs de la guerre. Pont-à-Mousson est située au cœur de la Lorraine et du département de Meurthe-et-Moselle, à mi-chemin entre Nancy et Metz, au pied de la colline de Mousson (382 mètres), ancienne place forte des comtes puis ducs de Bar. La ville est située de part-et-d’autre de la Moselle.

[2] Lors de la guerre de Cent Ans, après leur éclatante victoire à la bataille de Crécy en 1346, les Anglais se sont solidement établis en Guyenne et mènent régulièrement des raids dans le Sud de la France. En 1355 déjà, le roi de France Jean II manquant de fonds n’avait pu les combattre. Il réunit en 1356 les états généraux qui lui accordent ce dont il a besoin pour lever une armée. La bataille a lieu à Nouaillé-Maupertuis près de Poitiers. Quoique numériquement très supérieures, Jean II conduit ses troupes par une tactique irréfléchie et se fait prendre.