Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 2ème siècle > Marcus Iunius Homullus

Marcus Iunius Homullus

lundi 15 février 2016, par ljallamion

Marcus Iunius Homullus

Sénateur romain-Consul suffect en 102-Gouverneur impérial de Cappadoce entre 111 et 114

Paysage de la Cappadoce.Ami de Pline le Jeune. En l’an 103, lors du procès de Caius Julius Bassus, proconsul en Bithynie [1] vers 98 et accusé par les Bithyniens de vol, il prend la parole en faveur de l’accusé, défendu entre autres par Pline le Jeune.

En l’an 107, lors du procès d’un certain Varenus Rufus, proconsul en Bithynie en 105/106 et lui aussi accusé par les Bithyniens, qu’il avait pourtant défendu lors du procès de Bassus, Iunius Homullus est un des avocats de la défense aux côtés de Pline le Jeune.

Cette même année, Pline nous apprend que son ami demande aux consuls d’informer Trajan de la volonté du Sénat de lutter contre la brigue. L’empereur promulgue une loi contre la corruption et, au travers d’un édit, force les candidats aux fonctions sénatoriales à investir au moins le tiers de leurs biens sur le sol italien.

Il devient ensuite gouverneur [2] de Cappadoce [3], vraisemblablement entre 111 et 114, succédant à Caius Iulius Quadratus Bassus et précédant Lucius Catilius Severus. En 113/114, Osroès 1er de Parthie impose sur le trône d’Arménie son neveu Parthamasiris sans en référer à Rome. En allant ainsi à l’encontre des clauses du traité de Rhandeia [4] de 63, les Parthes offrent aux Romains une occasion de déclaration de guerre.

Les Parthes envoient des ambassadeurs, semblant avoir sous-estimé la conséquence de leurs intervention en Arménie et de le regretter. Ceux-ci demandent à Trajan de reconnaître Parthamasiris comme roi d’Arménie et vassal de Rome. Ils demandent aussi que Iunius Homullus se voit octroyé le pouvoir de négocier, mais Trajan répond qu’il règlera cette affaire en personne à son arrivée en Syrie. Ce refus de négocier peut être analysé comme une preuve qu’il s’agit d’une guerre préméditée. L’empereur utilise en effet cet évènement comme casus belli et commence alors la guerre parthique de Trajan [5] qui s’étend jusqu’en 117, à la mort de l’empereur.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Marcus Iunius Homullus/ Portail de la Rome antique/ Consul de l’Empire romain

Notes

[1] La Bithynie est une région historique de l’Asie Mineure située sur la côte nord, entre le détroit du Bosphore, la Propontide, le Pont Euxin, la Paphlagonie, et bornée au sud par la Galatie et la Phrygie. Les villes principales de Bithynie sont Nicomédie (actuelle Izmit) et Nicée, qui se disputent le titre de capitale selon l’époque, ainsi qu’Héraclée du Pont, Pruse (actuelle Bursa) et Chalcédoine. Elle est actuellement située en Turquie.

[2] légat d’Auguste propréteur

[3] La région historique de Cappadoce se trouve au centre de l’Anatolie, en Turquie.

[4] Le traité de Rhandeia est signé en 63 par les Parthes et l’Empire romain, à l’issue d’une guerre arméno romano parthe qui avait pris naissance deux ans auparavant. Il est la suite de la défaite que les Romains subirent à la bataille de Rhandeia en 62.

[5] La guerre parthique de Trajan regroupe l’ensemble des campagnes menées par Trajan entre 114 et 117 pour étendre les limites de l’Empire romain en Orient. Elle fait suite à une succession de conflits plus ou moins importants entre Rome et le royaume des Parthes qui se disputent notamment la suprématie sur le royaume tampon d’Arménie. Ces campagnes ont pour conséquences directes l’annexion et la création de provinces éphémères comme l’Arménie et la Mésopotamie. Ces conquêtes sont de courte durée puisqu’elles seront abandonnées par Hadrien, successeur de Trajan.