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Publius Helvius Pertinax

dimanche 25 janvier 2015, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 5 août 2011).

Publius Helvius Pertinax (126-193)

Empereur romain en 193

Buste de Pertinax, musée du Vatican.

Né dans la ville d’Alba Pompeia [1], d’un père affranchi, il débuta sa carrière comme professeur de grammaire, puis, désireux de changer de métier, se fit aider pour devenir officier dans une cohorte. Se distinguant dans la guerre parthique qui suivit, il fut promu plusieurs fois, servit en Grande-Bretagne puis le long du Danube, et devint procurateur en Italie puis en Dacie [2].

Victime d’intrigues de cour durant le règne de Marc Aurèle, il fut rapidement rappelé pour aider Claudius Pompeianus dans les guerres germaniques. Grâce à ses compétences et au patronage de Pompeianus, il entra au sénat et se vit confier des légions dans les guerres danubiennes. En 175 il fut nommé consul suffect. Il participa alors à la répression de la révolte d’Avidius Cassius. Il fut par la suite gouverneur des provinces de Mésie [3], Dacie [4], Syrie, puis de Grande-Bretagne.

Durant les années 180, il épouse Titiana, fille du sénateur Flavius Sulpicianus, qui lui donne un fils, également nommé Pertinax ; mais Perennis le force à se retirer de la vie publique.

3 ans plus tard il fut rappelé pour éviter une mutinerie militaire en Bretagne [5]. Il y acquit une réputation de stricte obéissance à la discipline.

En 187 il doit quitter la province, officiellement à cause du ressentiment au sein des troupes face à cette discipline. La fin du règne de Commode le voit parvenir aux plus hautes distinctions. Il était préfet de Rome, lorsque Commode fut assassiné. Sans que son implication dans le meurtre de celui-ci soit certaine, il apparut comme l’homme de la situation et fut porté au pouvoir par le préfet du prétoire Laetus, le 1er janvier 193.

Devenu empereur, il tenta peut-être de restreindre le train de vie officiel, comme le fit Marc Aurèle. La garde prétorienne fut déçue du faible donativum [6] qui lui fut accordé et tenta de le remplacer par Falco, mais la tentative échoua.

Le 28 mars 193, un groupe de soldats, furieux de n’avoir reçu que la moitié de leur paye, fit irruption dans le palais et tua Pertinax. Didius Julianus prit le pouvoir, ce qui déclencha une courte guerre civile pour la succession, finalement remportée par Septime Sévère la même année. S’il ne put pas réellement affirmer une politique particulière durant son court règne, il passa à la postérité comme un empereur favorable au sénat et représentant des anciennes vertus romaines.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de l’histoire des empereurs romains/ Publius Helvius Pertinax/

Notes

[1] Alba est une ville d’environ 31 300 habitants, située dans la province de Coni dans le Piémont en Italie. Les origines d’Alba datent d’avant la civilisation romaine, probablement liée à la présence des Celtes et des tribus ligures dans la région. La ville est sur le site de l’antique Alba Pompeia, probablement fondée par le consul romain Gnaeus Pompeius Strabo, en construisant une route de Aquae Statiellae à Augusta Taurinorum (Turin). Alba a été le berceau de Publius Helvius Pertinax, empereur romain au règne le plus court.

[2] La Dacie est, dans l’Antiquité, un territoire de la région carpato-danubiano-pontique correspondant approximativement à celui de la Roumanie actuelle. Le mot Dacie vient du nom romain de ses occupants principaux, les Daces, qui sont très proches des Thraces. La Dacie était également peuplée par les Sarmates, les Scythes, et les Bastarnes. On relève aussi quelques peuplements celtes, et probablement un certain nombre de colons grecs et commerçants romains. Les ennemis des Daces sont les Romains et parfois certains Celtes. Leurs alliés sont les Thraces et les Grecs, jusqu’à la conquête de la Grèce par l’Empire romain.

[3] La Mésie est une contrée balkanique de l’Europe ancienne, entre le Danube et la Macédoine. Elle recouvre un territoire inclus dans le nord de l’actuelle Bulgarie, l’actuelle Serbie et une petite partie de la Roumanie. Initialement peuplée par les Thraces, la région accueille à partir du 8ème siècle av. jc des colons grecs qui s’installent sur le littoral. Au 1er siècle av. jc, les Romains, maîtres de la zone, y fondent la province de Mésie, qui fera partiellement partie de l’empire d’Orient par la suite.

[4] La Dacie est, dans l’Antiquité, un territoire de la région carpato-danubiano-pontique correspondant approximativement à celui de la Roumanie actuelle. Le mot Dacie vient du nom romain de ses occupants principaux, les Daces, qui sont très proches des Thraces. La Dacie était également peuplée par les Sarmates, les Scythes, et les Bastarnes. On relève aussi quelques peuplements celtes, et probablement un certain nombre de colons grecs et commerçants romains. Les ennemis des Daces sont les Romains et parfois certains Celtes. Leurs alliés sont les Thraces et les Grecs, jusqu’à la conquête de la Grèce par l’Empire romain.

[5] La Britannia désignait la province romaine qui couvrait l’Angleterre, le pays de Galles et le sud de l’Écosse du 1er siècle au début du 5ème siècle.

[6] Sous l’Empire romain, un donativum est une récompense exceptionnelle accordée à un corps de troupe, généralement équivalente à plusieurs années de solde. Les prétoriens (garde personnelle de l’empereur) reçoivent fréquemment un donativum : lors de l’avènement d’un nouvel empereur, lors d’une naissance ou d’un mariage dans la famille impériale. Les autres corps de troupe (légions, troupes auxiliaires) en reçoivent moins souvent, voire jamais.