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Ibas d’Édesse

mercredi 22 octobre 2014

Ibas d’Édesse

Évêque d’Édesse de 435 à 457

Il professait à l’École des Perses [1] et était un partisan de Nestorius. Il succéda à Rabbula en 435.

On lui doit les premières traductions en syriaque des œuvres de Diodore de Tarse et de Théodore de Mopsueste. Rabbula avait condamné ces ouvrages et en avait fait brûler des exemplaires.

Ibas devenu évêque, le nestorianisme trouva la voie libre en Mésopotamie, et la lettre que le nouvel évêque avait adressée, en 433, à Mari, évêque de Hardashir en Perse, en encouragea la propagande chez les Syriens orientaux.

Attaqué au sujet de cette lettre aux conciles de Tyr et de Beyrouth, Ibas fut acquitté, mais au second concile d’Éphèse dit le Brigandage d’Éphèse [2], en 449, il fut compris avec son neveu Daniel, évêque de Harran [3], dans la condamnation qui frappa Flavien de Constantinople, Domnus II , patriarche d’Antioche, Irénée de Tyr , Eusèbe de Dorylée, Sophronius de Tella et Théodoret de Cyr. lbas fut déposé et remplacé à Édesse par Nonnus .

Son exil ne dura que 2 ans. Après le concile de Chalcédoine de 451, qui était principalement dirigé contre Eutychès et les Monophysites [4], Ibas revint sur son siège épiscopal où il demeura en paix jusqu’à sa mort, survenue le 28 octobre 457.

La mort d’Ibas occasionna l’expulsion d’Édesse de ses partisans, qui enseignaient ou étudiaient à l’École des Perses, mais l’école ne fut définitivement fermée qu’en 489, par ordre de l’empereur Zénon. Les noms des exilés nous sont fournis par la lettre de l’évêque monophysite Siméon de Beit-Arscham, écrite vers 510, et qui est le document le plus ancien sur la propagation du nestorianisme en Perse.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ibas d’Édesse/Portail des chrétiens d’Orient/ Évêque syrien

Notes

[1] L’école théologique d’Édesse fut une des grandes écoles théologiques des premiers siècles du christianisme et occupe une place importante dans l’histoire du christianisme de langue syriaque. À partir de 363, elle prit le nom d’École des Perses. En 432, l’école d’Édesse se déchire entre les partisans d’Ibas, chef de l’école (fidèle aux idées de Théodore de Mopsueste discréditées par le concile d’Éphèse) et ceux de Rabbula, évêque d’Édesse, qui soutiennent les thèses de Cyrille d’Alexandrie.

[2] Le Deuxième concile d’Éphèse en 449, connu également sous le nom de brigandage d’Éphèse, eut lieu entre deux conciles œcuméniques : le concile d’Éphèse, en 431, et le concile de Chalcédoine en 451. Ce « concile » non reconnu par les catholiques et les orthodoxes fut l’une des causes qui précipita la convocation canonique du concile de Chalcédoine. Le qualificatif de « deuxième » est donc impropre au sens exact du terme, puisque, dans la liste canonique des conciles, seul le concile d’Éphèse de 431 porte ce nom.

[3] Harran ou Carrhes est une ville et un district de Turquie, au sud-est de la Turquie actuelle, au croisement des routes de Damas, de Karkemich et de Ninive.

[4] Le monophysisme est une doctrine christologique apparue au 5ème siècle dans les écoles théologiques de l’empire byzantin. Cette doctrine tente de résoudre les contradictions de la foi nicéenne concernant la nature du Christ. La doctrine chrétienne s’est construite à l’origine autour du symbole de Nicée, c’est-à-dire la reconnaissance de la consubstantialité du Père et du Fils, tout comme de la nature humaine du Christ. Les monophysites, en revanche, affirment que le Fils n’a qu une seule nature et qu’elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine. Ils rejettent la nature humaine du Christ. En cela le monophysisme s’oppose au nestorianisme. Cette doctrine a été condamnée comme hérétique lors du concile de Chalcédoine en 451, tout comme la doctrine opposée. Malgré cela, sous l impulsion de personnages tels que Sévère d’Antioche, le monophysisme continue de se développer dans les provinces byzantines de Syrie et d’Égypte auprès des populations coptes tout au long du 6ème siècle, jusqu aux invasions perses puis arabes au tout début du 7ème siècle. Il fut également responsable du premier schisme entre Rome et Constantinople en 484. Le monophysisme est encore professé aujourd’hui, dans sa variante miaphysite. Ce sont les Églises préchalcédoniennes, arménienne, syro jacobite, copte, etc.

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