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L’histoire pour le plaisir

Socrate

dimanche 28 juillet 2013

Socrate (470-399 av jc)

Philosophe grec

Il est considéré comme l’un des inventeurs de la philosophie morale et politique. Il n’a laissé aucun écrit, mais sa pensée et réputation se sont transmises par des témoignages indirects. Ses disciples Platon et Xénophon ont notablement œuvré à maintenir l’image de leur maître, qui est mis en scène dans leurs œuvres respectives. D’après Idoménée de Lampsaque dans son ouvrage Des Socratiques, il est le premier à avoir, avec Eschine de Sphettos, son disciple, enseigné l’art oratoire.

Déjà renommé de son vivant, il est devenu l’un des penseurs les plus illustres de l’histoire de la philosophie. Sa condamnation à mort et sa présence très fréquente dans les dialogues de Platon ont contribué à faire de lui une icône philosophique majeure. La figure de Socrate a été discutée, reprise, et réinterprétée jusqu’à l’époque contemporaine.

Il naquit à la fin des guerres médiques, sans doute au mois de mai, près d’Athènes, dans le dème d’Alopèce, dème qui faisait partie de la tribu d’Antiochide. Son père, Sophronisque, était sculpteur, et sa mère Phénarète, sage-femme de qui il s’est sûrement, selon la tradition, inspiré dans sa méthode philosophique dite maïeutique.

Il reçut sans doute une éducation classique, que le père était légalement tenu de donner à son fils, gymnastique, musique (chant, danse, apprentissage de la lyre) et grammaire, ce qui implique l’étude d’Homère, d’Hésiode et d’autres poètes.

Il semble ne s’être pas contenté de cette éducation en se consacrant à la philosophie, il avait dans l’idée de travailler pour la conversion morale de ses concitoyens. Disciple du physicien Archélaos de Milet, Socrate s’adresse à toutes sortes de maîtres dès son jeune âge. Socrate et ses élèves Antisthène ou encore Xénophon considèrent la vertu de la femme comme égale à celle de l’homme.

Socrate fréquente Aspasie, sa maîtresse de rhétorique, compagne de Périclès célèbre tant par sa beauté que par son esprit, de 441 à 429 av. jc, menant ses discussions dans son jardin et sa maison.

Socrate se serait instruit tout au long de sa vie. Il fréquenta les sophistes, Protagoras, Hippias d’Élis, Polos. Il apprend la musique auprès de Connos, la poésie avec Événos de Paros, l’agriculture auprès d’Ischomaque et la géométrie avec Théodore de Cyrène, qui fut l’un des maîtres de Platon. Il disait ne rien comprendre à Héraclite.

Il semble qu’il se soit intéressé d’abord à la philosophie de la nature et aux spéculations dans le domaine de la physique. Cet intérêt aurait été suscité par la rupture qu’entretenaient les philosophes présocratiques avec le surnaturel et le monde des dieux qui prévalaient jusqu’alors. Mais il semble qu’il ait ensuite été déçu par les explications purement causales d’Anaxagore, et s’éloigna rapidement de ces physiciens, déplorant leur explication matérialiste et le côté limité de leurs méditations basées uniquement sur la nature.

Vers 435 av. J.-C., il commença à enseigner, dans la rue, dans les gymnases, les stades, les échoppes, au gré des rencontres. Vivant pauvrement, n’exerçant aucun métier, il parcourait les rues d’Athènes vêtu plus que simplement et sans chaussures, dialoguant avec tous, cherchant à les rendre plus sages par la reconnaissance de leur ignorance.

Il enseignait, ou plus exactement questionnait, gratuitement contrairement aux sophistes, qui enseignaient la rhétorique moyennant une forte rétribution. Cette mission faisait de lui à ses yeux le seul citoyen véritable, c’est-à-dire le seul qui s’interroge sérieusement sur la vie politique. Il s’opposait en cela au caractère démagogique de la démocratie athénienne qu’il voulait secouer par son action. Sa manie du questionnement ne cessait du matin au soir.

Socrate combat en soldat. En 432 av. jc, il sauve la vie d’Alcibiade lors de la bataille de Potidée, en 430, il est hoplite* (fantassin) à Samos aux côtés de Périclès, il participe en 424 à la Bataille de Délion, et en 422 à la Bataille d’Amphipolis, aux côtés de Cléon.

Vers 416 av jc, il se marie avec Xanthippe, femme particulièrement acariâtre dont il eut un fils, Lamproclès. Il fit peut-être un second mariage, avec Myrtho, qui lui aurait donné 2 autres fils. C’est vers 407 que Platon devint son disciple. En 406, Socrate était président de la Boulè. Un de ses disciples, Euclide de Mégare, en 405, fonda la première école des Petits socratiques, le mégarisme. Sous la tyrannie des Trente, qui dura 8 mois, il lui fut interdit d’enseigner. On lui intima l’ordre de procéder à l’arrestation d’un citoyen, Léon, qu’il considérait comme innocent. Il refuse de se soumettre à cet acte inique. Il échappe par chance aux purges des Trente.

Les dix dernières années de sa vie sont presque totalement inconnues. En 400, un autre disciple, Antisthène fonda la deuxième école des Petits socratiques, le cynisme. L’année suivante, Aristippe fonda la troisième école, le cyrénaïsme.

Il passa les 30 jours qui précédèrent sa mort à dialoguer avec ses amis, comme en témoigne le Criton de Platon. Il se défend devant les juges, mais aussi devant toute la cité d’Athènes. Cette défense se déroule en trois parties, ayant toutes un lien direct avec la mort. Il répond aux trois chefs d’accusation déposés contre lui : corruption de la jeunesse, impiété, et introduction de nouvelles divinités dans la cité. Il y eut 30 jours d’intervalle entre la condamnation de Socrate et sa mort, pendant lesquels il resta enchaîné dans sa prison. Ses amis le visitaient et s’entretenaient avec lui quotidiennement.

Socrate mourut en mai ou juin 399 av. jc, condamné à boire la ciguë. Son dernier jour est raconté dans le Phédon

Les Athéniens, par la suite, prirent très mal la condamnation de Socrate. Ceux qui avaient participé à sa condamnation furent bannis de la cité et une statue fut érigée pour perpétuer son souvenir.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de la Grèce antique/ Philosophe de la Grèce antique