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Phidias

samedi 6 juillet 2013

Phidias

Sculpteur athénien

Il fut le plus célèbre des sculpteurs grecs. Ses représentations colossales d’Athéna Parthénos, qui ornait autrefois l’Acropole et de Zeus à Olympe furent si renommées dans l’Antiquité que le Zeus chryséléphantin , d’or et d’ivoire, figurait au nombre des “Sept merveilles du monde”. Actif de 479 à 432 avant jc, les frises du Parthénon sculptées sous sa direction représentent l’art classique grec à son apogée.

Athénien de naissance, fils de Charmidès, il fut l’élève d’Hégias ou Hégésias, sculpteur dont le style traditionnel, rude et sévère, rappelait l’art étrusque. Il se rendit ensuite à Argos, où se trouvait alors une des écoles les plus florissantes de sculpture. Il y apprit entre autres, auprès de l’illustre Ageladas, la technique du bronze. Il revint dans sa ville natale, alors gouvernée par Cimon, et y exécuta un groupe de bronze consacré à Delphes en mémoire de la bataille de Marathon, une Athéna en bois doré et en marbre blanc, de même que la célèbre Athéna Promachos en bronze qui fut placée sur l’Acropole en 456 et dont les navigateurs pouvaient voir la lance et l’aigrette depuis le Pirée.

La renommée de Phidias était bien établie lorsque Périclès prit le pouvoir en 449 et entreprit des grands travaux d’embellissement d’Athènes. Il confia à Phidias la surintendance de la décoration du Parthénon et des Propylées, érigés sur l’Acropole entre 447 et 438, et dont les architectes furent Ictinos et Callicratès. Pour le Parthénon, Phidias supervisa la production d’un vaste programme décoratif réparti sur les deux frontons, dont l’un est consacré à la naissance d’Athéna (fronton oriental) et l’autre à la lutte de Poséidon et d’Athéna pour la domination de l’attique (fronton occidental). La décoration recouvrait également les frises à l’extérieur du temple où étaient célébrées les victoires militaires attribuées par les Grecs à la protection d’Athéna, de même qu’une longue frise ininterrompue à l’intérieur du temple où était représenté le cortège des Panathénées, fête donnée en l’honneur de la déesse. Plusieurs fragments de ces ouvrages en bas-reliefs subsistent. Ils sont aujourd’hui conservés au British Museum, au Louvre, à Naples et à Athènes.

Phidias sculpta pour l’intérieur du temple une statue colossale d’Athéna Parthénos en or et en ivoire, haute de près de 12 mètresLe musée national d’archéologie d’Athènes possède une copie de l’Athéna Parthenos réalisée au 2ème siècle et qui fut retrouvée lors de fouilles en 1881 sur la place du Varvakéïon. Selon Pline, Phidias s’était dépassé en sculptant sur le revers et l’envers du bouclier, un combat des Amazones ainsi que qu’une Centauromachie, morceaux de bravoure qu’appréciaient particulièrement les Athéniens.

Livré à la cabale de ses ennemis et des artistes envieux, il fut condamné à l’exil après qu’on l’ait accusé d’avoir fait preuve d’impiété en sculptant sa propre image sur le bouclier de la grande Athéna et d’avoir détourné des fonds et de l’or destiné à cette sculpture, accusation apparemment sans fondement. Il fut accueilli par les Éléens qui l’invitèrent à exécuter une statue chryséléphantine pour le temple d’Olympe. Rien n’aurait pu surpasser l’Athéna Parthénos, si ce n’est le Zeus Olympien de Phidias, une statue colossale en or et en ivoire, richement émaillée de métaux précieux. Cette statue allait définir à jamais l’image du dieu grec, trônant, la tête ceinte d’une couronne d’olivier, avec dans la main droite une Victoire et tenant de la main gauche un sceptre incrusté de pierres précieuses et surmonté d’un aigle. Ses chaussures étaient recouvertes d’or, de même que son manteau ; ses pieds reposaient sur un tabouret supporté par des lions d’or ; le tout était placé sur une large base décorée de bas-reliefs où étaient representés les dieux de l’Olympe. Nulle autre œuvre d’art ne fut aussi admirée dans l’Antiquité : elle figurait au nombre des Sept merveilles du monde. Le Zeus d’Olympie ne nous est connu que par des témoignages d’auteurs de l’Antiquité et des pièces de monnaie élésiennes.

Ses élèves les plus connus furent Alcamènes de Lemnos, Agoracrite de Paras ainsi que Colotès.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de l’encyclopédie de l’agora/Canada/ dossiers/Phidias