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Caius Plinius Secundus dit Pline l’Ancien

mercredi 29 juillet 2015 (Date de rédaction antérieure : 1er août 2011).

Caius Plinius Secundus dit Pline l’Ancien (23-79)

Ecrivain et Naturaliste

Pline l'Ancien Ecrivain et Naturaliste

Important écrivain et naturaliste romain, auteur notamment d’une monumentale encyclopédie intitulée “Histoire naturelle”. Né à Novum Comum [1], il adopta son neveu qui prit le nom de Caius Plinius Caecilius Secundus dit Pline le Jeune en 79.

Son Histoire naturelle, qui compte 37 volumes, est son seul ouvrage qui soit parvenu jusqu’à nous. Ce document a longtemps été la référence en matière de connaissances scientifiques et techniques. Il a compilé le savoir de son époque sur des sujets aussi variés que les sciences naturelles, l’astronomie, l’anthropologie, la psychologie ou la métallurgie.

Il était membre de la classe sociale des chevaliers romains par sa mère, fille du sénateur Gaius Caecilius de Novum Comum. Avant 35, son père l’emmena à Rome, où il confia son éducation à un de ses amis, le poète et général Publius Pomponius Secundus. Il y acquit le goût d’apprendre, qu’il conserva toute sa vie. À Rome, il étudia la botanique au topiaire [2] d’Antonius Castor. Sous l’influence de Sénèque, il devint un étudiant passionné de philosophie et de rhétorique et commença à exercer la fonction d’avocat.

Il servit sous les ordres de Gnaeus Domitius Corbulo en Germanie en 47, participant à la conquête romaine des Chauques [3] et à la construction du canal entre le Rhin et la Meuse. En tant que jeune commandant d’un corps de cavalerie, il rédigea dans ses quartiers d’hiver un essai sur l’art de lancer le javelot à cheval.

En Gaule et en Espagne, il apprit la signification d’un certain nombre de mots celtiques et nota les sites associés à l’invasion romaine en Germanie.

Il accompagna vraisemblablement Pomponius, ami de son père, en expédition contre les Chattes [4] en 50 et visita la Germanie pour la 3ème fois en tant que compagnon du futur empereur Titus Flavius.

Sous Néron, il vit principalement à Rome ou il mentionna la carte d’Arménie et les abords de la mer Caspienne qui fut cédée à Rome par le personnel de Corbulo en 59. Il assista à la construction de la Domus Aurea de Néron après le grand incendie de 64.

Sous le règne de son ami Vespasien, il retourna au service de l’État comme procurateur en Gaule narbonnaise en 70 et en Hispanie romaine en 73. Il visita aussi la Gaule Belgique en 74. Durant son séjour en Espagne, il se familiarisa avec l’agriculture et les mines du pays, en plus de visiter l’Afrique. À son retour en Italie, il accepta une charge auprès de Vespasien, qui le consultait aux aurores avant de vaquer à ses occupations officielles. À la fin de son mandat, il consacra l’essentiel de son temps à ses études.

Le 24 août 79, lors de l’éruption du Vésuve qui ensevelit Pompéi [5] et Herculanum [6], il se trouvait à Misène [7]. Voulant observer le phénomène au plus près et désirant porter secours à quelques uns de ses amis en difficulté sur les plages de la Baie de Naples, il partit avec ses galères, traversant la baie jusqu’à Stabies [8] où il meurt à 56 ans.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de Biographie de Pline l’Ancien/ BnF/

Notes

[1] l’actuelle Côme

[2] L’art topiaire (du latin ars topiaria, « art du paysage ») consiste à tailler les arbres et arbustes de jardin dans un but décoratif pour former des haies, des massifs ou des sujets de formes très variées, géométriques, personnages, animaux, etc. Cet art, qui est né à l’époque de la Rome antique, s’apparente à la sculpture sur des végétaux vivants et s’aide parfois de formes métalliques destinées à guider la croissance des plantes et les cisailles du jardinier. De nombreuses plantes, de préférence sempervirentes, à petites feuilles et à port compact, se prêtent à cet usage, comme le laurier, le cyprès, voire le lierre, mais les plus utilisées sont assurément l’if et surtout le buis.

[3] tribu germanique du littoral Nord-ouest

[4] Les Chattes ou Cattes sont un peuple germanique ancien, qui était établi au début de l’ère chrétienne dans la région du cours supérieur de la Weser et de l’Eder. Ils donneront naissance à l’actuelle et à la Franconie au-dessus du Main. C’étaient de redoutables fantassins. Les Bataves seraient un rameau issu des Chattes.

[5] Pompéi est une ville italienne de Campanie célèbre pour avoir été détruite suite à une éruption du Vésuve, le 24 août de l’an 79. Située près de Naples, au pied du Vésuve, la ville fut fondée au 6ème siècle av. jc et entièrement ensevelie, en 79 avec Herculanum, Oplontis et Stabies, lors d’une éruption plinienne de ce volcan.

[6] Herculanum était une ville romaine antique située dans la région italienne de Campanie, détruite par l’éruption du Vésuve de 79, conservée pendant des siècles dans une gangue volcanique et remise au jour à partir du 18ème siècle par les Bourbons qui régnaient sur Naples. L’origine d’Herculanum est liée à la figure mythique du demi-dieu Hercule. D’après la légende rapportée par Denys d’Halicarnasse, c’est lui qui a fondé la ville lors de son passage en Italie de retour d’Espagne avec les bœufs de Géryon. La région fit l’objet d’une active colonisation grecque, avec la prépondérance régionale de Cumes, fondée en 740 av. jc. La poussée étrusque vers le sud, marquée par la fondation de Capoue en 524 av. jc, se heurte à la présence grecque. La défaite étrusque de 474 contre la coalition de Cumes et de Hiéron de Syracuse fait passer Herculanum et Pompéi sous l’influence grecque, pour quelques décennies seulement. Vers 420 av. jc d’après Diodore de Sicile et Tite-Live, des montagnards samnites prennent le nom de Campaniens, s’emparent de Cumes et des cités de la baie de Naples, dont Herculanum et Pompéi, s’y installent à la place des anciens habitants et y exercent une influence durable. Avec l’expansion romaine vers la Campanie et les guerres samnites, Herculanum et Pompéi passent dans l’alliance romaine, qui se maintient lors des incursions en Italie de Pyrrhus et d’Hannibal. Mais malgré leur fidélité à Rome, les habitants d’Herculanum et de Pompéi se voient refuser le droit de cité romaine, ce qui les pousse à la révolte en 90 av. jc lors de la guerre sociale. En juin 89 av. jc, T. Didius, légat de Sylla, prend d’assaut Herculanum qui reçoit ensuite le peuplement de vétérans de Sylla. Si en 80 avant jc, Pompéi devient une colonie de droit romain, Herculanum a dû attendre la fin des années 30 avant notre ère pour obtenir le statut de municipe.

[7] Misène est le site naturel d’un ancien port militaire romain, aujourd’hui, situé sur la commune de Bacoli, dans la province de Naples. Pline l’Ancien fut le préfet chargé de la flotte à Misène en 79, au moment de l’éruption du Vésuve qui était visible depuis la baie. Voyant le début de l’éruption, Pline l’Ancien voulut s’en rapprocher par curiosité scientifique et pour organiser les secours. Il fut tué, étouffé par les retombées du Vésuve. Le récit de sa mort nous est donné par son neveu Pline le Jeune, qui était aussi présent à Misène à ce moment-là.

[8] Stabies est une ancienne ville romaine, située à côté de Pompéi et touchant l’actuelle Castellammare di Stabia, à 16 km du Vésuve. Cette cité fut largement détruite, comme Pompéi, Herculanum et Oplontis par deux mètres d’ejecta tombés lors de l’éruption de 79. Stabies est connue pour ses thermes romains ainsi que ses fresques.