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François de Franquetot

vendredi 1er juillet 2022, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 19 janvier 2013).

François de Franquetot (1670-1759)

Duc de Coigny-Maréchal de France en 1734-Gouverneur de Caen

François de Franquetot Duc de Coigny-Maréchal de France en 1734-Gouverneur de Caen

Né à Coigny au château de Coigny [1] près de Coutances [2], fils de Robert de Franquetot , comte de Coigny, lieutenant général des armées du Roi [3] et de Marie-Françoise de Matignon [4]. Il commence sa carrière militaire à l’âge de 17 ans en entrant, comme tous les fils de courtisans choisissant cette voie, aux mousquetaires [5].

En 1687 il participe à la campagne d’Alsace. Mestre de camp [6] du régiment Royal-Etrangers [7], il sert en Allemagne sous le maréchal de Duras.

En 1690, capitaine au même régiment il sert dans l’armée de Moselle sous le marquis de Boufflers, il fait partie du détachement envoyé par Boufflers en renfort au maréchal de Luxembourg, et est blessé à la bataille de Fleurus [8] le 1er juillet 1690. Sur démission de son père en 1691 il devient Mestre de camp-lieutenant, toujours au Royal-Etranger. Il participe à la guerre de Succession de Bavière [9] qui voit la dévastation du Palatinat [10] en 1693. En 1696 il fait sa première campagne en Italie.

Il épousa par contrat du 4 décembre 1699 Henriette de Montbourcher [11], fille de René, marquis du Bordage et de Elisabeth Goyon de la Moussaye, cette dernière nièce de Turenne par sa mère Henriette Catherine de la Tour d’Auvergne.

Au début de la Guerre de Succession d’Espagne [12] il est envoyé en Flandre sous le maréchal de Boufflers et est nommé Brigadier [13] de Cavalerie en janvier 1702, à l’âge de 32 ans.

En 1704, il sert dans l’armée de son père en Allemagne, et après le décès de celui-ci prend le titre de comte de Coigny, et recueille sa charge de gouverneur et grand-bailli de Caen [14]. Immédiatement après il est fait entre octobre et décembre 1704 Inspecteur

Général de la cavalerie et des dragons, Maréchal de camp et sur la démission du duc de Guiche, Colonel Général [15] des dragons [16]. Il fait toutes les campagnes de la guerre de succession d’Espagne,

Lieutenant général en 1709, il se distingue à la tête du Royal Piémont à la bataille de Malplaquet [17]. Vainqueur malgré une forte infériorité en nombre à Landrecies [18] en juillet 1711, l’année suivante par ses manœuvres habiles il est un des artisans de la grande victoire de Denain [19] remportée par le maréchal de Villars sur le Prince Eugène et qui sauva la France de l’invasion.

Pendant la régence et les tensions entre le Régent et Philippe V, il est envoyé en 1719 en Espagne sous le maréchal de Berwick et participe aux sièges de Fontarabie [20] et de San-Sebastian, puis il est envoyé en Catalogne. La même année il entre au Conseil de la Guerre.

Chevalier des ordres du Roi [21] en 1724, il recueille le gouvernement de la principauté de Sedan [22] à la mort du maréchal de Grancey Jacques Eléonor Rouxel de Grancey en novembre 1725.

En 1734, il remplaça Villars dans le commandement de l’Armée d’Italie et gagna, avec François-Marie de Broglie , les batailles de Parme [23] et Guastalla [24] sur les Impériaux.

Après cette action il est élevé à la dignité de Maréchal de France [25] le 14 juin 1734.

Au 1er janvier 1735 il cède son commandement au maréchal de Broglie pour aller à la cour prêter son serment de Maréchal de France et est envoyé commander l’Armée du Rhin. Il y fait quelques mouvements avant la signature de la paix du traité de Vienne [26].

De retour à Paris, il surveille de loin la reconstruction du château de Franquetot [27]. En 1739, à la mort du Maréchal du Bourg il reçoit le gouvernement de l’Alsace en échange de celui de Sedan.

Au début de la Guerre de Succession d’Autriche, il est envoyé en août 1743 pour mettre son gouvernement d’Alsace en défense, pour empêcher le prince Charles de Lorraine de traverser le Rhin. Après un hivernage à Strasbourg, il prend position à Huningue [28], puis remonte au nord vers Spire [29]. Là le surprend la nouvelle du passage des armées impériales au niveau de Lauterbourg [30]. Pour éviter d’être coupé de l’Alsace, avec des forces inférieures en nombre il se force un passage à la bataille de Wissembourg [31] le 5 juillet 1743. Au mois de novembre il réussit à s’emparer de Fribourg [32] et démantèle la place. Il hiverne en Souabe [33] et cesse de servir à partir de 1745.

Par lettres patentes de février 1747, il est créé duc de Coigny. Son fils étant mort en mars 1748 tué en duel par le prince des Dombes Louis-Auguste de Bourbon , il reprend ses charges de Grand-bailli de Caen et de Colonel Général des dragons. Il cède cette dernière au duc de Chevreuse [34] en 1754.

En 1755 et 1756 il résigne en faveur de son petit-fils François-Henri de Franquetot de Coigny le gouvernement de Caen et son duché, tout en en conservant les honneurs jusqu’à son décès à Paris le 18 décembre 1759 dans sa 90ème année. Son cœur a été enterré dans l’église de Coigny. Il eut pour secrétaire le poète Gentil Bernard .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de L’encyclopédie de la Manche /François de Franquetot

Notes

[1] Le chateau de Coigny est construit vers 1598 et les de Franquetot l’habitent un moment. Puis, François de Franquetot, duc de Coigny, restaure et double le chateau de Franquetot pour l’habiter.

[2] Coutances est une commune française, située dans le département de la Manche en Normandie. Elle est notamment connue pour sa cathédrale, son festival Jazz sous les pommiers. Coutances est sous-préfecture, le siège de la Cour d’assises de la Manche et celui de l’évêché de Coutances et Avranches.

[3] En France, sous l’Ancien Régime, l’appellation de lieutenant général des armées du roi, lieutenant général des armées navales pour la Marine, est un grade militaire particulier détenu par un officier général, qui le place entre le grade des maréchaux des camps et chefs d’escadre et la charge tenue par les colonels généraux, ceux-ci n’étant pour leur part surpassés que par les titulaires de la dignité de maréchal de France ou d’amiral de France qui sont des grands officiers de la Couronne titulaires d’une dignité à la fois honorifique et lucrative. En termes de statut et de mission, le grade de lieutenant général des armées constitue aussi dans les faits une charge militaire. On note qu’un lieutenant général porte ce grade et est désigné comme tel dans l’armée, mais que dans la marine, il conserve celui d’amiral. Le grade de lieutenant général des armées ou de lieutenant général des armées navales pour la Marine, était le grade le plus élevé de la hiérarchie militaire d’Ancien Régime, inaccessible à un roturier. Le grade de lieutenant général était l’équivalent du grade actuel de général de division et celui de lieutenant général des armées navales correspondait à celui de vice-amiral de notre époque. Comme c’est aussi le cas dans l’armée d’aujourd’hui pour les officiers généraux de haut rang, il y avait un certain nombre de lieutenants généraux des armées du roi, simultanément au sein de l’armée royale. À partir de 1775, les lieutenants généraux reçoivent des épaulettes à trois étoiles. En 1791, le grade de lieutenant général des armées fut renommé « général de division » pour les troupes terrestres et « vice-amiral » pour la marine. En 1814, le grade de général de division reprit le nom de « lieutenant général des armées », avant de reprendre définitivement l’intitulé de général en 1848.

[4] La maison de Goyon (ou de Goüyon) est une famille subsistante de la noblesse française, d’extraction féodale, originaire de Bretagne. Sa filiation est suivie depuis 1209. La branche aînée de Matignon s’établit en 1421 en Normandie, accéda par mariage au trône de Monaco en 1731, en reprenant les nom et armes de la maison Grimaldi, et s’éteignit en ligne masculine en 1949. Le nom de Matignon fut relevé au 18ème siècle par la branche de Gacé, au 19ème siècle par la branche de Saint-Loyal, puis, en 1921, par les aînés de la branche de Pontouraude. Cette famille donna sous l’Ancien Régime trois maréchaux de France et plusieurs évêques (Condom, Coutances, Lisieux).

[5] Le mousquetaire est un fantassin armé d’un mousquet. Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France est créé en 1622 lorsque Louis XIII dote de mousquets, arme plus puissante que l’arquebuse, une compagnie de chevau-légers de la Garde, créée par Henri IV. Elle est connue sous le nom de Compagnie des Mousquetaires du Roi. De 1622 à 1629, les mousquetaires dépendent du capitaine-lieutenant des chevau-légers. Le premier occupant du poste en 1622 est Jean de Bérard de Montalet. En 1634, le roi le fait capitaine-lieutenant de la compagnie des mousquetaires, le titre de capitaine revenant à Louis XIII. Le commandement effectif est assuré par Jean-Armand du Peyrer, comte de Tréville. Ce corps est nommé d’abord Compagnie de Mousquetons du Roi, puis des Mousquetaires du Roi. Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans les Gardes. L’accès aux mousquetaires, corps d’élite et de parade, proche du roi, représente une promotion. En quittant ses rangs, on est nommé enseigne ou lieutenant dans les Gardes ou officier dans les régiments. En l’absence d’école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme. Les mousquetaires sont d’abord des combattants à cheval, puis indifféremment à pied ou à cheval. Ils forment la garde habituelle du roi à l’extérieur, la garde à l’intérieur des appartements royaux étant assurée par les gardes du corps et des gardes suisses.

[6] Mestre de camp est un grade militaire de l’Ancien Régime qui désigne le chef d’un régiment.

[7] Le régiment Royal-Étranger cavalerie est un régiment de cavalerie du Royaume de France, puis de la République française et du Premier Empire, créé en 1659 devenu le 7e régiment de cuirassiers.

[8] La bataille de Fleurus a eu lieu le 1er juillet 1690 à Fleurus (en Belgique actuelle). Ce fut une victoire pour l’armée française commandée par le maréchal de Luxembourg contre les armées d’une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l’Espagne et l’Angleterre commandées par le général allemand Waldeck

[9] La guerre de Succession de Bavière (juillet 1778 - mai 1779), est un conflit qui opposa la monarchie des Habsbourg à une alliance prusso-saxonne, visant à empêcher les Habsbourg de faire l’acquisition du duché de Bavière. La guerre ne voit pas se dérouler de bataille allant au-delà de quelques escarmouches mineures, mais causa des pertes significatives, avec notamment des milliers de soldats morts de maladie et de famine. Reflétant la frustration du soldat en quête de nourriture, le conflit fut appelé, en Prusse et en Saxe, la guerre des Pommes de terre (Kartoffelkrieg).

[10] Le ravage du Palatinat, ou premier ravage du Palatinat, désigne la première série d’exactions commises en Palatinat, sous Louis XIV. Il est le fait de Turenne, en 1674. Un second ravage (dit aussi sac du Palatinat) aura lieu à partir de 1689, sur ordre de Louvois.

[11] Famille d’ancienne chevalerie, originaire de Bretagne (le manoir de Montbourcher se trouve à Vignoc), mais depuis longtemps liée à la famille de Laval. Geoffroy de Montbourcher est exécuteur du testament de Guy VII de Laval passé à Lyon en 1265 ; Jean de Montbourcher est écuyer dans la compagnie de Guy XIII de Laval, en 1411. Déjà la Giguerie en Saint-Sulpice, la Corbière en Méral, et bientôt le Perray en Montreuil, le bois de Denazé sont propriété de la famille.

[12] La guerre de Succession d’Espagne est un conflit qui a opposé plusieurs puissances européennes de 1701 à 1714, dont l’enjeu était la succession au trône d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II et, à travers lui, la domination en Europe. Dernière grande guerre de Louis XIV, elle permit à la France d’installer un monarque français à Madrid : Philippe V, mais avec un pouvoir réduit, et le renoncement, pour lui et pour sa descendance, au trône de France, même dans le cas où les autres princes du sang français disparaîtraient. Ces conditions ne permettaient pas une union aussi étroite que celle qui était espérée par Louis XIV. La guerre de succession donna néanmoins naissance à la dynastie des Bourbons d’Espagne, qui règne toujours aujourd’hui.

[13] Sous l’Ancien Régime en France, « brigadier des armées du Roi » était un grade permanent, intermédiaire entre colonel et Maréchal de Camp (général de brigade).

[14] Caen est une commune française du Nord-Ouest4 de la France en Normandie. Préfecture du département du Calvados. En 1417, la ville de Caen oppose à nouveau une résistance héroïque à l’envahisseur anglais qui massacre 2 000 bourgeois, pille et traite les survivants en rebelles à « leur » roi. La région de Caen sera le lieu d’une très vive résistance à l’occupant anglais qui y procédera à un grand nombre d’exécutions de résistants entre 1418 et 1450. La fondation, en 1432, de l’université de Caen fait partie des mesures du duc de Bedford, régent de Normandie, afin de tenter de se concilier la population caennaise. La fin de l’année 1434 voit un soulèvement commandé par Jean de Chantepie. Caen est reprise par les Français le 1er juillet 1450. La Normandie redevenue française, Charles VII la récompensera de sa « fidélité et loyauté » en confirmant tous ses privilèges et libertés en 1458 (confirmation de la Charte aux Normands).

[15] En France, le colonel général était un officier général chargé de tous les régiments d’une même arme. On trouve notamment un colonel général de l’infanterie et un de la cavalerie. Le colonel général de l’infanterie ayant trop d’importance, Louis XIV supprime sa charge en 1661 et ne nomme plus que des colonels généraux au rôle honorifique comme celui des dragons créé en 1668, celui des Cent-Suisses et Grisons, qui avait autorité sur tous les régiments de Suisses de la Maison du Roi, et celui des Gardes-Françaises. Lorsque la charge de colonel général de l’infanterie fut supprimée, les officiers responsables des régiments, alors appelés mestres de camp, prirent le nom de colonels. Comme la cavalerie conserva toujours ses colonels généraux, les chefs de régiments restèrent des mestres de camp. Tous les grades de colonel général furent supprimés à la Révolution, mais ils furent rétablis par Napoléon, qui nomma certains de ses maréchaux à des grades honorifiques. À la Restauration, quelques titres furent accordés à des membres de la famille royale. Après 1830, on ne trouve plus de colonels généraux.

[16] Le terme dragon désigne des militaires se déplaçant à cheval mais combattant à pied, bien que certaines périodes de l’histoire aient fait déroger à cette règle dans leur attitude de combat. Les premiers exemples de telles unités remontent à l’Antiquité avec les dimaques d’Alexandre le Grand ou les Alamans. On sait aussi que la plupart des samouraïs japonais avaient tendance à se battre de cette façon, utilisant leurs chevaux moins pour les charges que pour le transport et arriver frais sur le champ de bataille.

[17] La bataille de Malplaquet eut lieu le 11 septembre 1709 au cours de la guerre de Succession d’Espagne au sud de Mons dans les Pays-Bas espagnols (sur le territoire de l’actuelle commune de Taisnières-sur-Hon en France). Les forces commandées par le général John Churchill, duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie, essentiellement autrichiennes et hollandaises, affrontèrent les Français commandés par le maréchal de Villars.

[18] À l’occasion de la Guerre de Succession d’Espagne, Landrecies joua un rôle important en permettant aux troupes françaises de tenir une grande partie de leurs ennemis sous les murs de la ville en 1712.Cela permit plus facilement au duc de Villars de remporter la fameuse victoire de Denain,qui sauva la France et mit fin à cette guerre.

[19] La bataille de Denain, qui eut lieu le 24 juillet 1712, est un épisode décisif de la guerre de Succession d’Espagne3. Elle se solde par une victoire inespérée des armées françaises commandées par le maréchal de Villars sur les Austro-Hollandais du Prince Eugène. Elle permet après plusieurs défaites françaises de négocier une paix favorable.

[20] En 1638, dans le cadre de la guerre de Trente Ans, Fontarabie subit son siège le plus célèbre. Le prince de Condé, à la tête d’une armée de douze mille hommes, en est chassé par une sortie des 7 000 défenseurs de la ville. La fin de ce siège est fêtée chaque année par ses habitants avec l’Alarde. Malgré cela, la ville est à nouveau assiégée et prise l’année suivante, l’ingénieur Pierre d’Argencourt participant au siège côté français. En 1719, la ville est prise le 17 juin par le maréchal de Berwick. En 1794, elle est encerclée pendant la guerre de la Convention. En 1836, la ville est attaquée pendant les guerres carlistes par un corps expéditionnaire britannique.

[21] L’ordre du Saint-Esprit est un ordre de chevalerie français, fondé le 31 décembre 1578 par Henri III. Pendant les deux siècles et demi de son existence, il est l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française. Ce n’est cependant pas le plus ancien, puisque l’ordre de Saint-Michel a été fondé 110 ans auparavant. Tous les chevaliers du Saint-Esprit étaient faits chevaliers de l’ordre de Saint-Michel avant leur réception et portaient de ce fait le titre de « chevaliers des ordres du roi ».

[22] Sedan est une commune française située dans le département des Ardennes. La ville de Sedan se développe autour du château fort bâti par Évrard III de La Marck à partir de la fin des années 1420. Le château ne cessera d’être perfectionné et agrandi au cours des siècles suivants et en particulier par Jean Errard. Les seigneurs de La Marck sont reconnus seigneurs souverains de Sedan par le roi de France Henri II, en 1549, sous Henri-Robert de La Marck qui choisit la religion protestante. Pour prix de cette reconnaissance de souveraineté du prince sur ses terres, le prince devait au roi assistance en cas de guerre, ne pas prendre parti contre ses intérêts et lui ouvrir les places fortes s’il en faisait la demande. En échange le roi lui accordait sa protection et payait une partie des fortifications. Pendant les guerres de Religion, de nombreux protestants sont accueillis dans la Principauté de Sedan, intellectuels, avocats, artisans, ils sont la source de la prospérité de la ville. L’académie de Sedan attire professeurs et élèves. Le Prince de Sedan bat sa monnaie, contrôle une manufacture d’armes. En 1611, Jean Jannon, graveur de caractères et imprimeur-éditeur, est en activité à Sedan. Bernard Palissy invente le procédé de fabrication de ses émaux à Sedan. Les horlogers Forfaict participent à cette richesse. La dentelle point de Sedan est alors très recherchée. Henri de La Tour d’Auvergne devient duc de Bouillon en épousant, en 1591, la dernière héritière des La Marck, Charlotte de La Marck. Prince bâtisseur, il développe la ville et les fortifications urbaines. La principauté est rattachée à la France le 29 septembre 1642, après la bataille de la Marfée puis la prise de la ville par le Roi le 1er août 1641, après quelques jours de siège. Puis vint le complot de Cinq-Mars contre Richelieu. En effet, le prince Frédéric Maurice de La Tour d’Auvergne-Bouillon a participé à ce complot. Il obtient la vie sauve en échange de la Principauté. Abraham de Fabert d’Esternay est gouverneur de Sedan de 1642 à 1662.

[23] La bataille de San Pietro appelée aussi bataille de Parme ou bataille de la Crocetta eut lieu le 29 juin 1734 et opposa les troupes franco-sardes et les forces autrichiennes à proximité de la ville de Parme au lieu-dit la Crocetta. La bataille acharnée dura toute la journée et finit par le départ des troupes autrichiennes qui devaient déplorer la perte de 4 généraux et du maréchal Claude Florimond de Mercy. Cette bataille ne fut pas considérée comme une victoire franche des Français et la bataille de Guastalla confronta de nouveau les deux armées le 19 septembre 1734.

[24] La bataille de Guastalla qui eut lieu le 19 septembre 1734 oppose les Français et Piémontais aux Autrichiens. Victoire de Charles-Emmanuel III de Savoie qui prend Novare aux Autrichiens (Guerre de Succession de Pologne).

[25] Depuis la création du titre, en 1185, il y a eu 342 maréchaux de France. L’office de maréchal n’est devenu militaire que depuis le début du 13ème siècle. À son origine, le maréchal de France n’a qu’un rôle d’intendance sur les chevaux du roi. Son office devient militaire au début du 13ème siècle, tout en étant subordonné au connétable. Le premier à porter le titre de maréchal du roi de France avec une fonction militaire était Albéric Clément, seigneur de Mez, désigné par Philippe Auguste, en 1185. Après l’abolition de l’office de connétable par Richelieu en 1624, les maréchaux deviennent les chefs suprêmes de l’armée. Parfois le roi crée une charge de maréchal général des camps et armées du roi, qu’il confie au plus prestigieux de ses maréchaux. Outre leurs fonctions militaires, les maréchaux ont aussi la responsabilité du maintien de l’ordre dans les campagnes, par l’intermédiaire des prévôts des maréchaux, d’où l’appellation de « maréchaussée » donnée à l’ancêtre de la gendarmerie. Jusqu’en 1793, date de l’abolition de cette charge, il y eut 263 maréchaux de France.

[26] Le traité de Vienne de 1738 signé le 18 novembre 1738 entre l’Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques qui modifient la carte politique de l’Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances.

[27] Le château de Franquetot est une demeure, du 17ème siècle, qui se dresse sur la commune déléguée de Coigny au sein de la commune nouvelle de Montsenelle, dans le département de la Manche, en région Normandie.

[28] Huningue est une commune française de l’agglomération trinationale de Bâle, située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace.

[29] Spire (Speyer en allemand) est une ville portuaire et un arrondissement au sud du Land de Rhénanie-Palatinat.

[30] Lauterbourg est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

[31] Wissembourg est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace. Wissembourg est située au nord de l’Alsace, à la pointe nord-est de la France. Elle est à la frontière avec l’Allemagne, plus précisément l’État de Rhénanie-Palatinat. La commune est traversée par la Lauter, affluent gauche du Rhin, qui prend sa source en Allemagne.

[32] Fribourg-en-Brisgau est une ville d’Allemagne située dans le land de Bade-Wurtemberg. C’est à la fois une ville arrondissement et le chef-lieu de l’arrondissement de Brisgau-Haute-Forêt-Noire, dont elle ne fait pas partie. Elle est aussi le chef-lieu du district de Fribourg-en-Brisgau et de l’association régionale Südlicher Oberrhein. De 1945 à 1952, elle fut la capitale du land de Bade, qui a alors fusionné avec deux autres länder pour former le Bade-Wurtemberg. Fribourg est l’une des villes allemandes les plus méridionales. Elle est traversée par le Dreisam et se trouve au pied des montagnes de la Forêt-Noire. Le centre-ville est à une vingtaine de kilomètres du Rhin et de la France, et à environ 70 km de la Suisse.

[33] La Souabe est une région historique d’Allemagne. Au haut Moyen Âge, le royaume d’Alémanie regroupait de nombreux petits royaumes sur le territoire des Alamans. Ceux-ci sont soumis par les Francs sous Clovis 1er et Théodebert 1er. À partir du début du 6ème siècle, l’Alémanie est un duché sous le contrôle des Francs, jusqu’à ce qu’il soit dissous en 746 en raison du Massacre de Cannstatt. En 829, le royaume de la Souabe se forme sur le même territoire, qui est attribué à Louis II le Germanique et donc à la Francie orientale dans le traité de Verdun en 843. Après la réforme des comtés dans la Francie orientale, le Duché de Souabe est alors formé en 915 ; il s’étendait alors des Vosges dans l’ouest jusqu’au Lech dans l’est et à Chiavenna, aujourd’hui en Italie, dans le sud

[34] La seigneurie de Chevreuse, après avoir appartenu aux Montmorency et aux Guise, passa en 1657, faute d’héritier mâle, aux ducs de Luynes, et l’usage s’établit dans cette famille de porter alternativement de mâle en mâle les titres de duc de Luynes et de duc de Chevreuse. En 1692, une partie de la châtellenie de Chevreuse fut accordée par Louis XIV aux dames de Saint-Cyr ; le roi donna en compensation le comté de Montfort au duc de Luynes, érigé en duché de Montfort mais resta connu jusqu’à la Révolution comme duché de Chevreuse.