Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Marguerite des Baux

mercredi 1er décembre 2021, par ljallamion

Marguerite des Baux (1394-1469)

Comtesse de Saint-Pol-Comtesse de Brienne et de Conversano 

Membre de la famille noble del Balzo [1] du royaume de Naples [2], originaire de Provence [3]. Elle est l’épouse de Pierre 1er de Luxembourg-Saint-Pol, de Brienne [4] et de Conversano [5].

Elle compte parmi ses descendants la reine consort d’Angleterre Élisabeth Woodville , le roi de France Henri IV, Marie Ire d’Écosse, et tous les monarques anglais après 1509.

Fille de François des Baux , 1er duc d’Andria [6] et de sa 3ème épouse Sueva Orsini [7] del Balzo des Baux d’Orange, une descendante d’ Aliénor Plantagenêt dite Aliénor d’Angleterre et Simon V de Montfort.

Ses grands-parents paternels sont Bertrand III del Balzo, comte d’Andria et Squillace [8] et Marguerite d’Aulnay, et ses grands-parents maternels sont Nicola Orsini, comte de Nola [9], sénateur de Rome, et Jeanne de Sabran.

Marguerite épouse le 8 mai 1405 Pierre 1er de Luxembourg-Saint-Pol fils aîné de Jean de Luxembourg , seigneur de Beauvois, et de Marguerite d’Enghien , comtesse de Brienne et de Conversano, héritière d’Enghien. Pierre hérite de sa mère des comtés de Brienne et Conversano. Il succède à sa tante Jeanne de Luxembourg , comtesse de Saint-Pol et de Ligny, comme comte de Saint-Pol [10] en 1430.

Son frère cadet Jean II de Luxembourg-Ligny, un allié des anglais pendant la guerre de Cent Ans, reçoit Jeanne d’Arc comme prisonnière, et la vend aux anglais pour 10 000 livres.

Marguerite meurt le 15 novembre 1469 à l’âge de 75 ans. Elle est enterrée à l’abbaye de Cercamps [11]. Son mari Pierre meurt de la peste en 1433.

P.-S.

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Margherita del Balzo »

Notes

[1] Les seigneurs des Baux constituent l’une des familles les plus puissantes de la basse-Provence médiévale. Ils installent un pouvoir local sur le comté de Provence à la fin du premier millénaire. Mais cette domination est contrecarrée au 13ème siècle par le comte de Barcelone, dont la prise de pouvoir marque la fin de la maison des Baux. Ils étaient des seigneurs indépendants, châtelains des Baux et d’Arles, et exerçaient une autorité considérable au niveau local.

[2] Le royaume naquit de la scission de fait du royaume de Sicile, provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d’Anjou, chassé de l’île de Sicile par les troupes de Pierre III d’Aragon, ne se maintint que sur la partie continentale du royaume. Naples devint la capitale de ce nouveau royaume, ce qui provoqua une forte croissance de la ville qui était auparavant supplantée par Palerme. Sous le règne de Robert 1er, le royaume connaît une période de paix et de prospérité. Le roi fit de Naples l’un des centres culturels de l’Italie, invitant à sa cour Giotto, Pétrarque et Boccace. La seconde partie du 14ème siècle vit cependant s’amorcer une période de déclin due à la lutte fratricide entre deux branches adverses de la dynastie angevine pour régler la succession de Robert 1er puis celle de sa fille, la reine Jeanne 1ère. La maison d’Anjou-Duras finit par triompher, avec Charles III, duc de Duras, qui fit assassiner la reine Jeanne en 1382. Son fils, Ladislas 1er, étendit provisoirement le royaume sur une bonne partie de l’Italie centrale, caressant le rêve d’unifier la péninsule. À sa mort sans héritier en 1414 c’est sa sœur, Jeanne II, qui monta sur le trône.

[3] Le Comté de Provence est une ancienne principauté territoriale située à l’est du delta du Rhône. Il ne doit pas être confondu avec le marquisat ou le Duché de Provence. En 1019, Emma, comtesse de Provence, se maria avec Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. Le titre de marquis de Provence passa définitivement à cette maison à compter de 1093. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épousa Raimond Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raimond Bérenger 1er de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrèrent alors en conflit pour le marquisat. Un traité fut conclu, en 1125, entre Raymond Bérenger et Alphonse Jourdain de Toulouse : par celui-ci, le comté de Provence fut divisé en un marquisat au nord de la Durance - attribué aux Toulouse - et un comté au sud, attribué à Barcelone. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence Forcalquier.

[4] La Maison de Brienne est une maison noble de France, issue de la Champagne, dont plusieurs membres se sont illustrés en France, en Italie et en Orient. La maison de Brienne est une dynastie célèbre dont les comtes remontent jusqu’à Engelbert 1er qui vivait au 10ème siècle sous le règne de Louis IV d’Outremer. Vassaux des comtes de Champagne, leur comté médiéval était centré sur la ville de Brienne-le-Château. Cette maison s’éteignit en 1356, en la personne de Gautier VI, connétable de France.

[5] Conversano est une ville italienne située dans la ville métropolitaine de Bari dans la région des Pouilles.

[6] Le duché d’Andrie (ou aussi duché d’Andria) était un duché du royaume de Naples. Établi dès le 11ème siècle en tant que comté normand du royaume de Sicile, sa capitale était Andria, une municipalité de l’actuelle région des Pouilles, et a été élevée au rang de duché au 14ème siècle.

[7] La famille Orsini est l’une des familles princières les plus importantes de l’Italie médiévale et de la Renaissance, propriétaire également de grandes possessions en Hongrie. Les membres les plus célèbres de cette famille furent les papes Célestin III, Nicolas III et Benoît XIII. Elle a également donné naissance à de nombreux condottieres et à d’autres figures politiques ou religieuses d’importance.

[8] Squillace est une commune italienne de la province de Catanzaro dans la région de Calabre. Elle constitue un important site archéologique et demeure une station balnéaire réputée.

[9] Nola, ou Nole en français, est une ville de la ville métropolitaine de Naples, en Campanie (Italie), dont le centre est situé à 23 km à l’est du centre de Naples, et à 20 km au nord de Pompei.

[10] Le comté de Saint-Pol est un territoire féodal correspondant au pays du Ternois, région comprise dans le département du Pas-de-Calais entre l’Artois et la Picardie. Au cours de son histoire, il a été acteur et objet de plusieurs conflits entre les grands États voisins : Royaume de France, Royaume d’Angleterre et Saint-Empire.

[11] L’abbaye Notre-Dame de Cercamp était une abbaye cistercienne fondée au 12ème siècle par Hugues III de Campdavaine, à Frévent dans le hameau de Cercamp. Rattachée à l’ordre cistercien, elle était fille de Pontigny. Elle a été fermée à la Révolution française et ses bâtiments ont été en grande partie ruinés au 19ème siècle. L’abbaye se trouvait dans la vallée de la Canche qui baignait, au nord, les murs du monastère au moyen d’un canal creusé de main d’hommes. Ce canal amenait l’eau dans les jardins de l’abbaye.