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Marcus Aponius Saturninus

vendredi 18 juin 2021, par ljallamion

Marcus Aponius Saturninus

Sénateur de la Rome impériale

emblème consul Fils de riches parents sénatoriaux possédant des biens en Égypte. Il est mentionné dans les Acta Arvalia [1] en 57.

Saturninus est mentionné comme étant présent en 66 pour des sacrifices sur le Capitole [2] avec l’empereur Néron. Tacite le traite de consul, mais la date de son mandat est incertaine.

Il fut nommé gouverneur de Mesie [3] en 69, nomination qui aurait pu être confiée à Galba. Il repoussa les Sarmates [4], qui avaient envahi la province et fut récompensé en conséquence par une statue triomphale au début du règne d’ Othon.

Dans la lutte entre Vitellius et Vespasien pendant l’année des quatre empereurs [5], Saturninus épousa d’abord la cause de Vitellius, avec sa relation avec Gaius Dillius Aponianus , et rendit compte de la rébellion dans une lettre à Vitellius. Il semblait cependant ne s’en tenir qu’à Vitellius mais se déclara ensuite en faveur de Vespasien, et traversa les Alpes pour rejoindre Marcus Antonius Primus dans le nord de l’Italie.

Il décida d’utiliser la confusion des loyautés changeantes des légions et essaya de tué Lucius Tettius Iulianus, partisan de Vespasien dans sa légion et beau-frère du ministre des Finances de Vespasien, sous le prétexte que Tettius était en réalité un partisan secret de Vitellius.

Primus, qui souhaitait obtenir le commandement suprême, a excité une mutinerie des soldats contre Saturninus. Celui-ci fut obligé de quitter le camp.

Le destin de Saturninus est incertain par la suite. Il est possible qu’il soit décédé peu de temps après avoir quitté la légion.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Marcus Aponius Saturninus/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Les Acta Arvalia étaient les protocoles enregistrés des frères Arval (Arvales fratres), une confrérie sacerdotale de la religion romaine antique.

[2] Le Capitole est l’une des sept collines de Rome. C’est le centre religieux de la ville avec le temple consacré à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Par extension chaque cité romaine se doit d’avoir son Capitole.

[3] La Mésie est une ancienne région géographique et historique située au sud du cours inférieur du Danube, dans les actuelles Serbie, Bulgarie (nord) et Roumanie (extrémité sud-est).

[4] Les Sarmates sont un ancien peuple scythique de nomades des steppes, appartenant sur le plan ethno-linguistique au rameau iranien septentrional du grand ensemble indo-européen. Ils étaient établis à l’origine entre le Don et l’Oural. C’est aux 3ème et 2ème siècles av. jc que les Sarmates supplantent ces derniers en Ukraine. Leur poussée vers l’ouest se poursuit jusqu’au 1er siècle. À partir du 1er siècle av. jc, alors qu’ils dominent la steppe européenne, les Iazyges, les Urges, les Roxolans et les Scythes royaux, qui reconnaissaient l’autorité d’un roi, vont former une coalition. Des lanciers sarmates sont recrutés par Rome au cours du 2èmesiècle. L’intégration de ces unités auxiliaires se traduit par l’adoption de l’armement et des techniques militaires steppiques ainsi que par la création d’unités spécialisés. À partir du 3ème siècle une partie des Sarmates fut soumise aux Goths. Dès lors, ils font partie d’une coalition de peuples germaniques et non-germaniques, connue sous le nom de culture de Tcherniakov. À la fin du 4ème siècle, sous la pression des Huns certains groupes de Sarmates prirent part aux migrations et s’installèrent sur le territoire romain.

[5] L’Année des quatre empereurs (ou des trois empereurs) désigne la période de juin 68 à décembre 69 voyant se succéder à la tête de l’Empire romain pas moins de trois empereurs, avant que le pouvoir n’échoie à Vespasien. Première guerre civile depuis le règne d’Auguste, elle débute dans les derniers mois du règne de Néron avec la révolte de Caius Julius Vindex dans la province de Gaule lyonnaise, premier acte de la Révolte de 69-70. Si le terme Année des quatre empereurs renvoie à une période historique légèrement plus large, on notera tout de même que, dans les faits, il y eut quatre empereurs en l’an 69.