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Lucius Sempronius Atratinus (consul en 34 av.jc)

samedi 24 octobre 2020, par ljallamion

Lucius Sempronius Atratinus (consul en 34 av.jc) ( vers 73 av. jc-7 apr. jc)

Sénateur romain du 1er siècle av. jc-consul suffect en 34 av. jc

Emblème de la République romaine.Partisan d’Antoine, il le trahit pour Octavien avant l’affrontement final. Il est ensuite proconsul [1] d’Afrique [2] vers 23 av. jc et obtient un triomphe en 21 av. jc.   Il est probablement le fils d’un patricien [3] de la très ancienne famille des Sempronii [4]. Il est peut-être adopté par Lucius Calpurnius Bestia, mais ne prend pas le nom de famille de son père adoptif comme il est d’usage. Il épouse une Marcia Censorina.   Sa sœur, Sempronia, épouse Lucius Gellius Publicola, consul éponyme [5] en 36 av. jc. Ce dernier reste fidèle à Antoine, commandant l’aile droite de la flotte à Actium [6], où il décède probablement.   En l’an 56 av. jc il tente de poursuivre Marcus Caelius Rufus en justice, lui qui a tenté de poursuivre, en vain, le probable père adoptif d’Atratinus pour des accusations de corruption. Caelius s’est querellé avec son amante, Clodia, et elle l’accuse de tentative d’empoisonnement. D’autres charges incluent le meurtre d’un ambassadeur. Clodia demande à Atratinus de se charger de l’accusation, ce dont il n’est que trop heureux de faire. Caelius est défendu avec succès par le consulaire Cicéron. Dans son Pro Caelio, le célèbre orateur affirme qu’Atratinus est manipulé par Clodia qui cherche à se venger de Caelius pour une liaison qui avait mal tourné.   En 40 av. jc, Atratinus est élu préteur [7] suffect. Tous les magistrats précédemment élus ont dû mettre fin à leur mandat après le traité de Brindes [8] entre les triumvirs Octavien, Antoine et Lépide. Plus tard dans l’année, lui et son collègue Marcus Valerius Messalla Corvinus convoquent le Sénat pour introduire Hérode, qui fuit l’invasion parthe [9] et demande l’aide de Rome. Il reçoit le titre de roi de Judée [10] et sera connu dans la postérité comme Hérode 1er le Grand. Cette même année, il est élu augure [11], poste qu’il occupe jusqu’à sa mort.   Atratinus est un partisan de Marc Antoine et est un de ses légats [12], servant comme propréteur [13] en Grèce en 39 av. jc. Une statue de lui est érigée dans la villa Hypata, dont l’inscription est préservée. Son épouse Marcia Censorina reçoit probablement un hommage à Patras [14]. Sparte [15] frappe des pièces avec le portrait et le nom de Sempronius.   En l’an 36 av. jc, il reçoit le commandement d’une partie de la flotte qu’envoie Antoine aider Octavien dans sa lutte contre Sextus Pompée en Sicile.   En 34 av. jc, il est nommé consul suffect [16] dès le 1er janvier, Marc Antoine se démettant de son poste au bout d’une journée pour remettre la magistrature à l’un de ses partisans. Atratinus reste en poste 6 mois, comme il est d’usage alors, jusqu’au 1er juillet. Il a pour collègue Lucius Scribonius Libo, autre partisan d’Antoine. Lucius Aemilius Lepidus Paullus et Caius Memmius leur succèdent.   À un certain moment avant la bataille d’Actium en 31 av. jc., Atratinus abandonne le camp d’Antoine et apporte son soutien à Octave.   Atratinus est ensuite nommé proconsul d’Afrique par Auguste vers l’an 23 av. jc et obtient un triomphe pour ses actions en l’an 21 av. jc.   Sempronius Atratinus décède en l’an 7 apr. jc Mal conservé, son mausolée funéraire est situé à Gaeta [17], dans le Latium [18].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lucius Sempronius Atratinus »

Notes

[1] La fonction de proconsul dans la Rome antique correspond à la notion actuelle de gouverneur. Étymologiquement, ce terme vient du préfixe latin pro, à la place de, et consul. Le premier cas de proconsulat historiquement cité par Denys d’Halicarnasse date de 464 av. jc, lorsque Titus Quinctius Capitolinus Barbatus reçut le pouvoir de diriger une armée (imperium) pour aller au secours d’un consul assiégé. Il s’agit alors d’une solution improvisée sous la pression des événements. La fonction réapparaît avec l’agrandissement de la République romaine au 4ème siècle av. jc, lorsqu’un consul doit finir une campagne militaire ou doit gouverner un territoire au-delà de la durée normale de son mandat de consul (un an). Son pouvoir (imperium consulaire) est alors prolongé, en général pour une durée d’un an et toujours sur un territoire précis, le plus souvent une province. Le terme « proconsul » tient au fait que son titulaire exerçait un pouvoir consulaire ; cependant, tous les proconsuls n’étaient pas forcément d’anciens consuls.

[2] L’Afrique ou Afrique proconsulaire, est une province romaine qui correspond au territoire naturel de Carthage, la Numidie Orientale et à la côte occidentale de la Libye actuelle. Cette province, qui est issue de la réunion de l’Africa Vetus et de l’Africa Nova, est divisée par Dioclétien en trois : la Tripolitaine, la Byzacène et l’Afrique proconsulaire résiduelle, aussi appelée Zeugitane.

[3] Un patricien est durant la période romaine un citoyen qui appartient, par sa naissance, à la classe supérieure ancienne et traditionnelle, et par ce rang détient diverses prérogatives politiques et religieuses. La classe des patriciens se distingue à Rome du reste de la population dite plébéienne.

[4] Les Sempronii sont les membres de la gens romaine Sempronia. Ils se divisent entre une branche patricienne, les Atratini, et des branches plébéiennes dont les célèbres Gracchi. Les Sempronii occupent de hautes magistratures tout le long de la République et ont pour cognomina principaux Atratinus pour les patriciens et Gracchus, Longus, Sophus et Tuditanus pour les plébéiens.

[5] consul qui donne son nom à l’année

[6] Le 2 septembre de l’an 31 av. jc pendant la guerre civile romaine qui suit l’assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d’Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l’île de Corfou. Elle met aux prises les forces d’Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre. Elle marque la fin de la guerre civile, et la victoire d’Octave (qui deviendra l’Empereur Auguste). Par son ampleur et ses conséquences, elle est généralement considérée par les historiens comme l’une des batailles navales les plus importantes de l’histoire.

[7] Le préteur est un magistrat de la Rome antique. Il était de rang sénatorial, pouvait s’asseoir sur la chaise curule, et porter la toge prétexte. Il était assisté par 2 licteurs à l’intérieur de Rome, et 6 hors du pomerium de l’Urbs. Il était élu pour une durée de 1 an par les comices centuriates. La fonction de préteur fut créée vers 366 av. jc pour alléger la charge des consuls, en particulier dans le domaine de la justice. Le premier préteur élu fut le patricien Spurius Furius, le fils de Marcus Furius Camillu. Égal en pouvoir au consul, auquel il n’a pas de compte à rendre, le préteur prêtait le même serment, le même jour, et détenait le même pouvoir. À l’origine, il n’y en avait qu’un seul, le préteur urbain, auquel s’est ajouté vers 242 av. jc le préteur pérégrin qui était chargé de rendre la justice dans les affaires impliquant les étrangers. Cette figure permit le développement du ius gentium, véritable droit commercial, par contraste avec le ius civile applicable uniquement aux litiges entre citoyens romain. Pour recruter, pour former ou pour mener des armées au combat ; sur le terrain, le préteur n’est soumis à personne. Les préteurs ont aussi un rôle religieux, et doivent mener des occasions religieuses telles que sacrifices et des jeux. Ils remplissent d’autres fonctions diverses, comme l’investigation sur les subversions, la désignation de commissionnaires, et la distribution d’aides. Lors de la vacance du consulat, les préteurs, avant la création des consuls suffects, pouvaient remplacer les consuls : on parle alors de préteurs consulaires.

[8] Brindisi est une ville de la province de Brindisi dans les Pouilles en Italie. C’est une ville importante de la côte adriatique, célèbre depuis l’antiquité. Son port en branches de cerf, le seul vraiment protégé de la côte adriatique, en a fait une porte vers l’Orient dès l’époque romaine. Cité grecque à l’origine et capitales des Salentins, Brindisium est conquise par le consul Marcus Atilius Regulus en 267 av., achevant la conquête romaine du sud de l’Italie. Transformée en colonie romaine en -244, elle fut rapidement reliée à Rome par la via Appia, puis par la Via Trajana.

[9] La Parthie est une région historique située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l’empire des Achéménides et berceau de l’Empire parthe qui domine le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre 190 av. jc. et 224 ap. jc. Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord (aujourd’hui la frontière entre Iran et Turkménistan) et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l’ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l’Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l’Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l’antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.

[10] La Judée est le nom historique et biblique d’une région montagneuse qui correspond aujourd’hui à une partie de la Cisjordanie et du sud d’Israël. Son nom vient de la tribu de Juda dont elle constituait le territoire. Dans l’Antiquité, c’était une région plutôt reculée au relief escarpé. La Judée a été le centre de plusieurs royaumes et provinces antiques : le royaume de Juda à l’âge du fer, la province perse de Yehoud Medinata, les dynasties des hasmonéens et des hérodiens puis la province romaine de Iudaea.

[11] L‘augure est, dans la religion romaine, un prêtre chargé d’interpréter les phénomènes naturels considérés comme des présages. Les augures étaient les interprètes des volontés de Jupiter, maître des signes ; il était hors de question de partir à la guerre, de choisir l’emplacement d’un temple, de désigner un homme pour une fonction politique, sans consulter les augures. Par exemple, en 63 av. jc, Marcus Calpurnius Bibulus tenta de s’opposer à l’une des actions de Jules César en affirmant que les augures étaient défavorables.

[12] Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Sous la République romaine, les consuls, proconsuls, préteurs en campagne pouvaient charger temporairement des légats du commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion entière et de plusieurs légions. Sous l’Empire romain, à partir d’Auguste, la fonction de ces légats militaires devint permanente. Désignés par l’empereur, ils le représentaient dans les provinces et les légions. On distingua alors les légats consulaires et les légats prétoriens, qui gouvernaient les provinces « impériales » et exerçaient le pouvoir militaire, et les légats de légion, officiers expérimentés, de rang sénatorial, qui étaient chef d’une légion. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique

[13] Un propréteur est le nom donné à ceux qui ont exercé la charge de préteur pendant 1 an, et plus tard à ceux qui dirigent les provinces avec l’autorité de préteur. Il s’agit d’une prorogation de leur pouvoir, c’est un promagistrat. Sous la République romaine, les préteurs, comme les consuls, sont élus par le peuple romain assemblé en comices ; à l’issue de leur charge, ils peuvent devenir propréteurs, ou gouverneurs, de provinces, pour un mandat de 1 an. On retrouve le premier propréteur en 241 av. jc, et la fonction se généralise les 2 siècles suivants, jusqu’à ce que Sylla rende obligatoire aux anciens magistrats à imperium de servir dans une province comme gouverneur pour 1 an. A la suite de la réorganisation provinciale au début de l’Empire, chaque province impériale est dirigée par un propréteur qui est sous l’autorité proconsulaire de l’empereur. Il porte ce titre qu’il soit ancien consul ou préteur. La durée du mandat est variable.

[14] Patras est une ville de Grèce, située en Achaïe au nord de la péninsule du Péloponnèse.

[15] Sparte était une ville-état de premier plan dans la Grèce antique . Dans l’Antiquité, la ville-état était connue sous le nom de Lacedaemon, tandis que le nom de Sparte désignait son établissement principal sur les rives de la rivière Eurotas en Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse. Vers 650 av. jc, elle est devenu la puissance terrestre militaire dominante dans la Grèce antique. Compte tenu de sa prééminence militaire, Sparte fut reconnu comme le chef de file des forces grecques combinées pendant les guerres gréco-perses. Entre 431 et 404 av. jc, Sparte fut le principal ennemi d’ Athènes pendant la guerre du Péloponnèse

[16] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[17] Gaète, ou en français Gaëte, est une commune de la province de Latina dans le Latium en Italie, située sur la côte tyrrhénienne, à 71 km au nord-ouest de Naples, et à 117 km au sud-est de Rome. À l’époque romaine, Caieta était un centre de villégiature pour de nombreux personnages importants et riches de Rome, ainsi que de Formia et de Sperlonga. Au début du Moyen Âge, après l’invasion des Lombards, Gaète resta sous la souveraineté de l’Empire byzantin. Dans les années suivantes, à l’instar d’Amalfi, Sorrente et Naples, il semblerait que Gaète se soit constituée en port pratiquement indépendant, et qu’elle ait continué un commerce prospère avec le Levant.

[18] Le Latium, ou officiellement Lazio en italien, est une région d’Italie centrale. Sa capitale est Rome. Elle est délimitée par la Toscane, l’Ombrie, les Abruzzes, le Molise, la Campanie et la mer Tyrrhénienne. Le Latium est habité depuis le 2ème millénaire av. jc par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au 4ème siècle av. jc, le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.