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Histoire du peuplement humain en Asie du Sud-Est

lundi 28 septembre 2020, par ljallamion

Histoire du peuplement humain en Asie du Sud-Est

Les premières traces de peuplement humain en Asie du Sud-Est remonteraient à un peu plus d’un million d’années. C’est alors qu’Homo erectus [1] apparaît dans la péninsule. Les routes qu’il emprunta lors de sa migration sont encore peu connues. La découverte de certains sites archéologiques semble indiquer une arrivée par le nord-ouest en provenance de la Chine actuelle. Homo erectus aurait ensuite essaimé à travers l’Asie du Sud-Est actuelle en empruntant les cours d’eau et occupant progressivement les montagnes et les vallées de la région durant le paléolithique. Il sera plus tard rejoint dans la région par Homo sapiens [2] avec qui il cohabitera plusieurs milliers d’années avant de s’éteindre comme dans le reste du monde.   D’importantes traces de terrassement et des restes d’habitations et d’ossements ont été découverts sur les bords de l’Irrawaddy [3] et dans les hauteurs alentour dans l’actuelle Haute-Birmanie. Des vestiges variés furent retirés des sites étudiés, leurs datations s’échelonnant de l’arrivée des premiers hommes dans la région il y a près d’un million d’années jusqu’à la fin des périodes glaciaires marquant le début du néolithique vers 12000 avant notre ère.

Vivant de la chasse et de la cueillette de fruits et légumes sauvages poussant dans leurs environs, ces premiers habitants de la Birmanie laissèrent des restes d’outils faits de pierre taillée et de bois fossilisé similaires à ceux découverts dans le reste de la péninsule indochinoise pour la période paléolithique. Ces premiers hommes furent qualifiés d’Anyathien  [4], où l’essentiel des vestiges fut découvert   Les principaux vestiges néolithiques connus en Birmanie sont les fameuses grottes de Tin Ein, Maung Pa et Padhalin situées dans l’actuelle région shan [5] près de la ville de Taunggyi [6] à l’est du pays.   Occupées entre 10000 et 6000 av. jc, ces grottes abritent un des rares exemples de peintures murales préhistoriques en Asie du Sud-Est. En outre, près de 1 600 objets y furent découverts incluant notamment un large éventail d’outils fabriqués à base de différents types de pierres taillées et polies, témoignant du niveau technologique atteint par les habitants de la région à cette période. Véritable tournant dans l’histoire de l’humanité, cette révolution technique, qui s’observe à la même époque en d’autres points du globe, permit une nette progression dans le domaine agricole qui se traduisit notamment par la domestication de plusieurs plantes et l’apprivoisement des premiers animaux.   Dans le cas de l’Asie du Sud-Est et de la péninsule indochinoise en particulier, les vestiges archéologiques laissent à penser que l’agriculture n’aurait pas été découverte et expérimentée dans la région, mais importée de l’extérieur par des populations qui la pratiquaient déjà. C’est dans les régions côtières du sud de la Chine, dans la basse vallée du Yangzi Jiang [7], que les plus anciennes traces d’une société agricole furent découvertes.   Apparue progressivement dans la région près de 6000 ans avant notre ère, l’agriculture aurait alors répondu à la quasi-disparition du riz sauvage, l’un des effets les plus significatifs des changements climatiques que connut la région à cette époque. Un bouleversement considérable pour les populations locales qui finirent par s’adapter en adoptant l’agriculture comme moyen de subsistance.   L’agriculture sera introduite en Asie du Sud-Est à la faveur de ces premières migrations en direction du sud. Bien que des premiers groupes aient sans doute migré avant la fin du paléolithique, les afflux massifs n’eurent lieu qu’après le début du néolithique et le développement de l’agriculture conduisant à l’essor démographique nécessaire à de telles migrations. Les sites archéologiques de Saï Yok en Thaïlande [8], ainsi que ceux de Bac Son et de Hoa Binh [9] au nord du Vietnam [10], révèlent l’existence de groupes pratiquant la culture sur brûlis dès le début du 4ème millénaire av. jc.   En Birmanie, des sites semblables furent découverts le long de la rivière Samon, au cœur de la Haute-Birmanie. Baptisés par les spécialistes Samon Valley Culture ou culture de la vallée de la Samon, ces vestiges présentent de grandes similitudes techniques et artistiques avec les cultures voisines du Yunnan [11] au sud de la Chine.   La fin du néolithique sera également marquée par l’introduction des métaux dans la péninsule indochinoise, le bronze durant le 2ème millénaire, bientôt suivi du fer vers le 6ème siècle avant notre ère. Ils arriveront par le biais des populations originaires du sud de la Chine actuelle, dont descend l’immense majorité des habitants actuels de l’Asie du Sud-Est, Birmanie comprise.   S’installant d’abord dans la péninsule indochinoise, puis dans le reste de l’Asie du Sud-Est, ces nouveaux arrivants remplacèrent progressivement les populations préexistantes, assimilant une partie d’entre eux et repoussant l’autre vers le sud et les parties insulaires de la région. Ces autochtones se divisaient alors en 3 grands groupes.   Tout d’abord, le groupe australoïde, le plus ancien, d’où sont issus les aborigènes d’Australie. Le groupe négritos encore présent aux Philippines, ainsi que dans la péninsule malaise. Enfin, le groupe dit mélanésien, dont les Mokens [12] de l’archipel des Mergui [13], communément désignés dans la littérature occidentale sous le nom de Sea Gypsies ou Nomades des mers, sont les lointains descendants en Birmanie.   Ce processus de migration nord-sud s’est poursuivi longtemps avec les arrivées successives des différents groupes linguistiques appartenant aux grandes familles de langues actuellement parlées dans la région, à savoir la famille sino-tibétaine regroupant entre autres les dialectes karens* et les langues tibéto-birmanes telles que le birman actuel, le chin [14] ou encore le kachin [15], la famille thaïe à laquelle appartiennent les langues parlées actuellement en Thaïlande, au Laos et dans le pays shan en Birmanie, et la famille des langues austro-asiatiques comprenant notamment le khmer, le vietnamien et surtout le môn. S’étalant sur l’ensemble du 1er millénaire avant notre ère, ces vagues migratoires s’accompagneront d’évolutions significatives sur le plan agricole, avec l’introduction progressive de la culture rizicole inondée au côté de la culture sur brûlis pratiquée jusqu’alors dans la région

La Birmanie

Le premier des grands États à avoir vu le jour sur le territoire de la Birmanie actuelle est le royaume de Thâton [16] fondé par les Môns [17]. Descendus de Chine méridionale durant le 4ème siècle av. jc, les Môns se sont implantés dans la Thaïlande et le Cambodge [18] actuels mais également en Birmanie, où ils fondèrent le port de Thâton peu après leur arrivée dans la région   Structuré autour de cette cité contrôlant le golfe de Martaban [19], ce premier royaume môn, résolument tourné vers la mer et le commerce, établit rapidement des liens avec les civilisations voisines de l’Inde et du Sri Lanka [20].   D’abord commerciaux, les échanges deviennent peu à peu culturels et, dès la fin du 3ème siècle av. jc, des moines bouddhistes sont envoyés à Thâton par l’empereur Ashoka , dont le pouvoir s’exerce alors de l’actuel Afghanistan [21] jusqu’au Bengale [22]. D’abord connu sous le nom de Devanampiya Piyadassi [23], il sera rebaptisé Ashoka [24] après sa conversion au bouddhisme faisant suite à sa conquête, en 261 av. jc, du royaume de Kalinga [25]. Ce triomphe extrêmement sanglant provoqua chez ce souverain une profonde crise morale qui le conduisit à adopter le bouddhisme et ses principes non violents. Son zèle fut pour beaucoup dans la diffusion du bouddhisme en Asie du Sud-Est.   Articulé autour du port de Thâton, le royaume s’étendait à son apogée de l’actuelle ville de Moulmein [26] au sud jusqu’à l’actuelle ville de Pégou [27] au nord, qui sera fondée plus tard.   La ville de Thâton elle-même était défendue par d’imposantes fortifications, faites de terre et de briques. Ce type de fortification se retrouve dans d’autres régions de la péninsule indochinoise, là où l’influence môn semble également avérée.   Bien que n’y ayant laissé que peu de traces, les Môns de Basse-Birmanie et leur culture furent pour beaucoup dans l’émergence de civilisations voisines du Dvaravati [28] et du Haripunjaya [29] qui s’étendaient respectivement sur le centre et le nord de la Thaïlande actuelle à partir du 6ème siècle de notre ère, et abritaient chacune une large population môn.   Entretenant des liens commerciaux, politiques et culturels étroits avec le royaume de Thâton, les Môns du Dvaravati et du Haripunjaya formeront ce que les chroniqueurs de l’époque appelèrent le Ramanna Desa [30], qui deviendra bientôt le grand vecteur de diffusion de la culture indienne et du bouddhisme qui pénètre alors dans la région

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de / Sfeir, Antoine Charif/Edition Tallandier. Paris

Notes

[1] Homo erectus est une espèce éteinte du genre Homo apparue il y a 2 millions d’années et dont les fossiles les plus récents ont été trouvés sur le site de Ngandong, à Java, en Indonésie, où ils sont datés d’environ 110 000 ans. Le périmètre morphologique, géographique, et temporel de cette espèce varie fortement selon les auteurs.

[2] Homo sapiens, plus communément appelé « Homme moderne », « Homme », « Humain », ou « Être humain », est une espèce de primates originaire d’Afrique qui s’est aujourd’hui répandue et naturalisée sur l’ensemble de la planète hormis l’Antarctique. Il appartient à la famille des hominidés et est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces étant éteintes. Les plus anciens fossiles connus de cette espèce sont datés d’environ 300 000 ans.

[3] L’Irrawaddy ou Ayeyarwady est un fleuve d’Asie du Sud-Est d’environ 2 170 km de longueur. C’est le principal cours d’eau de la Birmanie. Sa large vallée centrale constitue la Birmanie historique, d’abord habitée par les Pyus, puis par les Birmans. C’est aussi le principal axe de communication du pays.

[4] du birman anyathya que l’on pourrait traduire par issu de la région en amont, en référence au nord de la vallée de l’Irrawaddy

[5] L’État shan ou Union des États shan, est un État de Birmanie, frontalier de la Chine au nord, du Laos à l’est et de la Thaïlande au sud. Avec une superficie totale de 155 800 km², l’État shan est la plus vaste subdivision birmane, couvrant près d’un quart de la surface totale du pays. Il tire son nom du peuple Shan, ethnie majoritaire de la région.

[6] Taunggyi est la capitale de l’État Shan, dans l’Est de la Birmanie. Elle se trouve à 1 400 m d’altitude, dans la région de Myelat. Son nom signifie grande montagne en birman, en référence aux crêtes qui se trouvent à l’Est de la ville, et dont le point culminant est le Taung-chun (aiguille).

[7] Le Yangzi Jiang ou Chang Jiang, est le plus long fleuve d’Asie (6 380 km). En France, il est appelé fleuve Bleu, Yang-Tsé-Kiang ou simplement Yang-Tsé. D’un débit de 30 000 m3/s, le fleuve Bleu est le troisième plus long fleuve du monde après l’Amazone et le Nil. Il prend sa source au Qinghai, à 6 621 mètres, dans les monts Tanggula, dans un paysage extrême de glaciers et de terres enneigées, parsemé de moraines, balayé par des vents violents et dépourvu de toute végétation. Il est appelé en tibétain Dri chu. Il parcourt 6 380 km avant de rejoindre la mer de Chine orientale, au nord de Shanghai, la plus grande ville de Chine. Il serpente à travers les provinces du Qinghai, du Yunnan, du Sichuan, du Hubei, du Hunan, du Jiangxi, de l’Anhui et du Jiangsu et traverse les immenses agglomérations de Chongqing, Wuhan, Nankin et Shanghai. Lors de son parcours, il reçoit les eaux de plus de 700 affluents drainant un bassin hydrographique de 1,8 million de kilomètres carrés. Chaque année, il déverse près de mille milliards de mètres cubes d’eau dans la mer de Chine, charriant des milliers de tonnes de limon au large des côtes. Le Yangzi Jiang alimente en eau 40 % du territoire chinois et 70 % de la production rizicole.

[8] Avant 1939, il s’appelait le royaume de Siam. Il est bordé au sud-ouest et au nord-ouest par la Birmanie, au sud par la Malaisie, au sud-est par le Cambodge et au nord-est par le Laos. Sa capitale est Bangkok., Le premier royaume connu des historiens sur le territoire thaïlandais est le royaume de Funan. En effet, celui-ci remonte à peu près au premier siècle de notre ère. Ce dernier couvrait une grande partie de l’Asie du Sud-Est, il s’étendait ainsi sur le Cambodge, le sud du Vietnam, certaines parties du Laos, La Birmanie, des péninsules malaisienne et enfin la Thaïlande. Il était le plus puissant de la région à cette époque et dura presque 5 siècles

[9] Hòa Bình est une ville du nord du Viêt Nam, chef-lieu de la province de Hòa Bình. Elle est située à 76 km à l’est d’Hanoï sur les rives de la rivière Noire.

[10] Le Viêt Nam, Viet Nam, Vietnam ou Viêtnam, est un pays d’Asie du Sud-Est situé à l’est de la péninsule indochinoise. Il a une superficie de 330 967 km². Il est bordé par la Chine au nord-nord-ouest, le Laos à l’ouest-nord-ouest, le Cambodge au sud-ouest, le golfe de Thaïlande à l’ouest et la mer de Chine méridionale à l’est-nord-est et au sud-est. Sa capitale est Hanoï. Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. jc. La capitale de l’époque se situait à l’emplacement de l’actuelle Canton en Chine méridionale. L’histoire du pays, dont les origines sont semi-légendaires, se confond en grande partie avec celle du peuple Việt, aussi appelé Kinh, qui, de son berceau primitif du Van Lang, aurait ensuite essaimé vers le delta du fleuve Rouge (Đồng bằng sông Hồng). Les Viêt ne prennent que très progressivement possession de l’espace géographique qui est aujourd’hui celui du Viêt Nam.

[11] Le Yunnan est une province du sud-ouest de la Chine. Frontalier du Viêt Nam, du Laos et de la Birmanie, il regroupe des populations de diverses appartenances ethniques (25 minorités nationales). Région essentiellement montagneuse, le Yunnan reste une des provinces les moins riches de Chine, malgré le développement de la production de riz, cacao, café, thé, de la spiruline et du tourisme.

[12] Les Moken de Birmanie (îles Mergui) et de Thaïlande (îles Surin) sont un peuple nomade maritime d’Asie du Sud-Est. Il ne faut pas les confondre avec les Moklen du littoral et des îles voisines, dont le mode de vie est semi-sédentaire. Les Moken ne sont pas tous reconnus comme citoyens thaïlandais. Ceci les exclut du système éducatif, et leur interdit de posséder des terres. Ils pratiquent l’animisme et leurs chamanes possèdent une riche pharmacopée traditionnelle. Avec les Orang Laut ("gens de la mer") d’Indonésie, les Urak Lawoi’ et les Moklen de Thailande et les Bajau d’Indonésie, de Malaisie et des Philippines, les Moken font partie d’un ensemble plus vaste qu’on appelle "nomades de la mer"

[13] Pratiquement inconnu du monde extérieur, l’archipel des Mergui est situé au Sud du Myanmar (Birmanie) : un groupe de 800 îles désertes

[14] Les Khyang, ou Chin, sont un groupe ethnique des Chittagong Hill Tracts, au Bangladesh. Ils appartiennent à un ensemble d’ethnies qui habitent les Chittagong Hills, l’État de Mizoram en Inde et l’État Chin en Birmanie, et qui partagent le même nom de Khyang. Ces Khyang parlent des langues tibéto-birmanes assez proches les unes des autres. Ils sont 1,5 million.

[15] Les Kachins représentent 7 % de la population birmane, ils sont chrétiens (baptistes et catholiques), bouddhistes ou polythéistes. Ils sont aussi un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus par la République populaire de Chine

[16] Le Royaume de Thaton, ou Thuwunnabumi est un royaume môn établi en Basse-Birmanie au moins depuis le 9ème siècle jusqu’au milieu du 11ème siècle. Un des nombreux royaumes môns de Basse-Birmanie et de Thaïlande, il était essentiellement une cité-état centrée sur la ville de Thaton (aujourd’hui dans l’État Môn). Il commerçait avec l’Inde du Sud et le Sri Lanka et devint un centre majeur du bouddhisme theravada en Asie du Sud-Est. Comme les autres royaumes môns de Dvaravati, il dut faire face à l’expansion graduelle de l’empire khmer. Mais ce furent les birmans du Royaume de Pagan qui le détruisirent en 1057.

[17] Les Môns sont un groupe ethnique vivant en Birmanie et dans le sud du bassin de la Chao Phraya en Thaïlande. Les Môns ont constitué le fond de la population de l’ancien royaume de Dvaravati (6ème siècle 11ème siècle). Ils sont les plus anciens habitants de la région de Pégou (ou Bago). Pour cette raison, les Européens les ont appelés Pégouans, alors que les Birmans les nommaient Talaing, d’après le nom de Télangana, région de l’Inde d’où ils avaient reçu la civilisation indienne. Les Môns ont habité le delta de l’Irrawaddy et au 9ème siècle leur principal centre était Suddamavati, ancien nom de la ville de Thaton, à l’embouchure de la Sittang.

[18] L’histoire du Cambodge est l’histoire des peuples qui ont occupé le pays que l’on appelle le Cambodge. Elle est surtout l’histoire de l’ethnie majoritaire, les Khmers dont les différents royaumes ont pu largement déborder les frontières actuelles du Cambodge. Le Cambodge actuel se veut l’héritier de l’empire khmer qui dominait la majeure partie de la péninsule indochinoise au 12ème siècle. De nombreux temples furent érigés sur l’ensemble du territoire, dont le plus notable est Angkor Vat. S’ensuivra un long déclin au profit du Siam à l’ouest puis de l’Annam à l’est ; paradoxalement, cet affaiblissement ne prendra fin qu’avec la mise sous tutelle du pays par la France

[19] Le golfe de Martaban ou golfe de Mottama est un golfe de l’océan indien situé dans la partie nord de la mer d’Andaman. Il doit son nom à la ville birmane de Martaban située non loin de sa côte est. Sur la côte ouest se trouve l’estuaire du fleuve Yangon en amont duquel, à une quarantaine de kilomètres, se trouve l’ancienne capitale birmane, Rangoun.

[20] Le pays était auparavant nommé Tambapanni par ses premiers habitants, Taprobane par les Grecs, Serendip (ou Serendib) par les Arabes, puis Ceylan jusqu’en 1972. Le pays possède une diversité religieuse, culturelle et linguistique marquée. Ainsi, le Sri Lanka possède deux langues officielles reconnues par la Constitution du pays à parts égales, le singhalais et le tamoul. La première est prédominante dans la plus grande partie du pays, car environ 73,8 % des habitants parlent singhalais et environ 26,1 % parlent tamoul

[21] Convoité par de nombreuses puissances tant régionales que mondiales, l’Afghanistan se trouve toujours sur le chemin de l’Inde lorsque les Perses, Grecs, Moghols, ou Turcs rêvent d’en prendre le contrôle. Inversement, l’Afghanistan s’est toujours trouvé sur le chemin des empereurs indiens comme Ashoka, dans leur volonté d’expansion vers l’ouest.

[22] Le Bengale désigne aujourd’hui une zone géographique de l’est du sous-continent indien partagée entre l’Inde et le Bangladesh. Le nom de Bengale n’a pas recouvert exactement la même zone au fil des siècles. Cette zone recoupe également plus ou moins l’aire de distribution de la langue bengali. Au total, le Bengale historique couvre une superficie d’environ 250 000 kilomètres carrés, et de nos jours, l’État du Bangladesh recouvre plus de 50 % de la superficie du Bengale historique.

[23] roi ami des dieux au regard bienveillant

[24] Le sans douleur

[25] au nord-est de l’Inde actuelle

[26] Moulmein, officiellement appelée aujourd’hui Mawlamyine ou Mawlamyaing est une ville de Birmanie (Myanmar) et la capitale de l’État Môn. Son nom signifie « œil perdu », car un roi môn y perdit un de ses yeux. Elle doit son essor à son port de mer et constitue un important nœud de communications

[27] Pégou, que les Birmans écrivent Bago depuis 1989, est une ville de Birmanie, capitale de la région du même nom. Elle est située à 80 km au nord-est de Rangoun. Pégou fut une des trois capitales des Môns, avec Thaton, située plus à l’est, et Nakhon Pathom, aujourd’hui en Thaïlande.

[28] Dvâravatî est une civilisation qui se développa du 6ème au 11ème siècle dans le centre de la Thaïlande et le sud de la Birmanie. Il est encore incertain si le terme de Dvâravatî fait référence à une cité, un royaume, une entité géopolitique, une culture ou tout cela.

[29] Haripunchai ou en pâli Haripunjaya est un royaume môn du nord de l’actuelle Thaïlande, établi avant l’arrivée des Thaïs dans la région. Sa capitale était la ville actuelle de Lamphun, qui portait aussi le nom d’Hariphunchai. En 1292 Lamphun fut assiégée et conquise par les Thaïs du royaume de Lanna.

[30] Pays des Môns