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Gunthamund ou Gundamund

mardi 12 février 2019, par ljallamion

Gunthamund ou Gundamund (mort en 496 ou 497)

Roi des Vandales et des Alains d’Afrique de décembre 484 à 496

Monnaie à l'effigie de GunthamundFils du prince Gento, l’un des fils du roi Genséric, il devint à la mort du roi Hunéric le 23 décembre 484 le membre le plus âgé de la famille royale hasding [1], bien qu’il ne soit âgé que d’une trentaine d’années lors de sa montée sur le trône.

Il dut faire face aux incursions des bandes de pillards berbères [2] qui menacent toujours un peu plus le royaume vandale de Carthage [3], se faisant de plus en plus pressant.

En 491, il fut battu en Sicile par les Ostrogoths [4] du roi Théodoric le Grand.

Arien [5], il poursuivit les persécutions de chrétiens catholiques initiées par son père et son grand-père.

Il meurt précocement en 496 ou 497.

Son frère, Thrasamund, lui succède.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Gunthamund/ Portail du Haut Moyen Âge/ Roi des Vandales

Notes

[1] Les Hasdings sont l’une des deux principales branches du peuple vandale, scindé depuis le 3ème siècle au moins en deux grandes tribus, les Hasdings et les Sillings. En 418/419, après leur défaite dans la péninsule Ibérique face aux Wisigoths, envoyés contre eux par Rome, et la mort du roi silling Frédébal, tué au combat, Hasdings et Sillings s’unissent sous un même roi, le roi hasding Gondéric. Les Vandales réunis intègrent également dans leur rang des clans alains, eux aussi sévèrement battus par les Wisigoths. C’est ainsi que les Hasdings deviennent l’aristocratie dominante des deux peuples. En 429 les Vandales et Alains s’installent en Afrique du Nord et fondent un royaume qui dura jusqu’en 530.

[2] Les Berbères sont les membres d’un groupe ethnique autochtone d’Afrique du Nord. Connus dans l’Antiquité sous le nom de Libyens, les Berbères ont porté différents noms durant l’histoire, tels que Mazices, Maures, Numides, Gétules, Garamantes et autres. Ils sont répartis dans une zone s’étendant de l’océan Atlantique à l’oasis de Siwa en Égypte, et de la mer Méditerranée au fleuve Niger en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, la majeure partie des Berbères vit en Afrique du Nord : on les retrouve au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso, en Égypte, mais aussi aux Îles Canaries. De grandes diasporas vivent en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, au Canada et dans d’autres pays d’Europe

[3] Le royaume vandale est un royaume ayant existé en Afrique du Nord de 429 à 534. Il disparaît après la reconquête byzantine de la région, et plus précisément lors de l’abdication du dernier roi vandale d’Afrique du Nord, Gélimer, en mars 534. Il est créé dans le contexte de la sédentarisation, dans la région la plus éloignée atteinte par les colonnes de peuples des Grandes invasions, entreprise par les Vandales et les Alains qui leur sont soumis, l’aristocratie dominante devenant peu à peu celle des Vandales. De 429 à 439, les Vandales conquièrent une partie des territoires situés sur la côte nord-africaine et s’établissent durablement dans l’actuelle Algérie orientale, avec comme capitale l’actuelle Béjaïa, puis définitivement à Carthage dans l’actuelle Tunisie. Ils contraignent Rome à établir un traité (fœdus) avec eux par deux fois, en 435 et 442, et constituent un original royaume, parfois nommé « royaume de Carthage », du nom de la riche cité romaine d’Afrique du Nord qu’ils prennent en 439 et qui devient la capitale de leur royaume. La chute du royaume se joue durant les années 533 et 534.

[4] Les Ostrogoths étaient une des deux fractions des Goths, peuple germanique venu des confins de la Baltique et établi au 4ème siècle en Ukraine et en Russie méridionale, au nord de la mer Noire, l’autre fraction étant celle des Wisigoths. Ils jouèrent un rôle considérable dans les événements de la fin de l’Empire romain.

[5] L’arianisme est un courant de pensée théologique des débuts du christianisme, due à Arius, théologien alexandrin au début du 4ème siècle, et dont le point central concerne les positions respectives des concepts de « Dieu le père » et « son fils Jésus ». La pensée de l’arianisme affirme que si Dieu est divin, son Fils, lui, est d’abord humain, mais un humain disposant d’une part de divinité. Le premier concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325, rejeta l’arianisme. Il fut dès lors qualifié d’hérésie par les chrétiens trinitaires, mais les controverses sur la double nature, divine et humaine, du Christ (Dieu fait homme), se prolongèrent pendant plus d’un demi-siècle. Les empereurs succédant à Constantin revinrent à l’arianisme et c’est à cette foi que se convertirent la plupart des peuples germaniques qui rejoignirent l’empire en tant que peuples fédérés. Les wisigoths d’Hispanie restèrent ariens jusqu’à la fin du 6ème siècle et les Lombards jusqu’à la moitié du 7ème siècle.