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Alix ou Adélaïde de Méranie

vendredi 6 juillet 2018

Alix ou Adélaïde de Méranie (1209-1279)

Comtesse de Bourgogne de 1248 à 1279 sous le nom d’Adélaïde 1ère de Bourgogne

Fille du duc Othon 1er d’Andechs et de Moravie et de la comtesse Béatrice II de Bourgogne .

Le 1er novembre 1236, elle épouse le comte Hugues III de Chalon, issu d’une branche cadette de la Maison d’Ivrée [1].

En 1248, son frère, le duc d’Andechs et de Méranie et comte Othon III de Bourgogne décède à l’âge de 40 ans sans héritier. L’ayant désignée comme héritière du comté de Bourgogne [2] avec son mari le comte Hugues III de Châlon, son décès marque la fin de la lignée Impériale masculine allemande directe des comtes palatin de Bourgogne de la Maison de Hohenstaufen [3] et de la Maison d’Andechs [4] et la restauration de la lignée des comtes palatin de Bourgogne de la maison d’Ivrée française. Le comté de Bourgogne revient sous la suzeraineté du duché de Bourgogne et du Roi de France depuis la première fois de son histoire à défaut de suzeraineté filiale des Empereurs Germaniques par héritage du royaume de Bourgogne par les Allemands

En 1267, son mari Hugues III de Chalon meurt, et, en 1268, son beau père le comte Jean 1er de Chalon. Adélaïde se retrouve alors seule sans l’aide de ses deux précédents régents face à l’empereur Rodolphe 1er du Saint Empire qui veut restaurer la vassalité du comté de Bourgogne au Saint Empire germanique.

En 1257, l’Empire voit s’affronter deux prétendants à l’élection impériale : Richard de Cornouailles, anglais, fils de Jean sans Terre, et Alphonse X de Castille. Ce dernier l’emporte ; or, il est soutenu par le duc de Bourgogne Hugues IV , qui cherche à agrandir son territoire en annexant le comté au duché. La Savoie étant l’allié traditionnel de l’Angleterre contre la France et Philippe 1er de Savoie soutenant Richard, Alix assure son territoire en l’épousant Le 11 juillet 1267.

Le 8 mars 1279 elle meurt à Évian, alors dans le comté de Savoie [5], au bord du lac Léman à l’âge de 70 ans. Elle est enterrée dans l’église de l’abbaye de Cherlieu [6]. Son fils Othon IV de Bourgogne lui succède alors comme comte de Bourgogne, vassal du duché de Bourgogne et du Roi de France.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Alix de Méranie/ Portail de la Bourgogne/ Comtesse de Bourgogne

Notes

[1] La maison d’Ivrée, appelée aussi maison des comtes palatins de Bourgogne, est une famille de seigneurs originaires du comté d’Oscheret du royaume de Bourgogne. De cette famille furent notamment issus pendant plusieurs siècles les comtes de Bourgogne et les rois de Castille.

[2] Le Comté de Bourgogne, appelée aussi Franche Comté de Bourgogne était un important comté fondé en 986 par le comte Otte-Guillaume de Bourgogne et dont le territoire correspond aujourd’hui, approximativement à l’actuelle région de Franche-Comté. Il avait pour capitale Dole et était gouverné du 10ème siècle au 17ème siècle par les comtes palatins de Bourgogne.

[3] La maison des princes de Hohenstaufen est une dynastie qui a donné plusieurs ducs et empereurs germaniques entre les 11ème et 13ème siècles. La désignation apocryphe de Hohenstaufen renvoie au château de Hohenstaufen, sur la crête septentrionale du Jura souabe, près de Göppingen. Les plus importants représentants de cette dynastie furent Frédéric Barberousse, Henri VI et Fréderic II.

[4] La lignée de la maison des seigneurs d’Andechs a commencé avec la lignée des comtes de Dießen-Andechs de 1135 à 1180 puis des ducs d’Andechs-Meranie de 1180 à 1248 avec deux ducs Othon 1er d’Andechs et Othon II d’Andechs. Cette lignée est une lignée de seigneurs margraves ayant régné avec des titres donnés et retirés par l’empereur germanique, sur des acquisitions étrangères faites par mariage avec le comté de Bourgogne en France et par guerre ou par mariage avec le duché de Méranie au Tyrol.

[5] Le comté de Savoie est un comté féodal, faisant suite à une ancienne division de la Sapaudia et du royaume de Bourgogne. Il correspond à la province savoyarde de la Savoie Propre, créée au 18ème siècle. L’empereur Sigismond 1er érige le comté de Savoie en duché le 19 février 1416.

[6] L’abbaye de Cherlieu était une abbaye cistercienne. Il n’en reste que des ruines, situées au hameau de Cherlieu, dans la commune de Montigny-lès-Cherlieu, département de Haute-Saône. La création de l’abbaye est attestée par une charte d’Anséric, archevêque de Besançon, envers Germain, prieur de Cherlieu en 1127. Les premiers bienfaiteurs seront les nobles de Jussey, et Renaud III, comte de Bourgogne, alors même que le prieur et ses compagnons, miséreux, sont contraints à manger des feuilles de chêne.