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Philippe 1er de Savoie

vendredi 6 juillet 2012

Philippe 1er de Savoie (1207-1285)

Évêque de Valence de 1241 à 1267-Archevêque de Lyon de 1246 à 1267-Comte de Bourgogne de 1267 à 1279-Comte de Savoie, d’Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285

Né à Aiguebelle, il était le 8ème fils de Thomas 1er, comte de Savoie, d’Aoste et de Maurienne, et de Marguerite Béatrice de Genève.

Destiné de par son rang à l’état ecclésiastique, sans avoir été ordonné prêtre, il fut chanoine, puis primicier de l’église de Metz, prévôt de l’église Saint Donatien de Bruges, gouverneur du patrimoine de Saint-Pierre, grand gonfalonnier de l’Église, élu évêque de Valence en 1241 et archevêque de Lyon en 1246. Pourvu de plus de 50 bénéfices en Savoie, en Flandre, en France et en Angleterre, il renonça à ses charges religieuses et se dépouilla de tous ses titres en 1267, à l’approche de la fin de son frère Pierre II de Savoie, pour pouvoir lui succéder.

Il épousa le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne, âgée de 58 ans, fille du comte Othon III de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne. Par ce mariage sans enfants, il devint comte de Bourgogne, mais à la mort d’Alix, ce fut Othon IV de Bourgogne, né d’un premier mariage d’Adélaïde avec le comte Hugues de Bourgogne qui prit possession de la Bourgogne.

Devenu, comte de Savoie, à la mort de son frère Pierre II de Savoie, il reçut l’hommage pour les protectorats de Berne, de Nyon et de Morat qui lui jurèrent fidélité. Cependant, malgré le traité que la ville de Genève avait conclu avec le comte Thomas 1er de Savoie qui avait reconnu la souveraineté de son église, mais entourée désormais par les possessions du comte de Savoie, le chapitre de la ville et l’évêque décidèrent de s’allier secrètement au comte de Genevois.

Il dut souvent combattre contre Rodolphe de Habsbourg, en Suisse et au Piémont, et parvint à conquérir Turin. Avec son épouse, ils achetèrent en 1276, la ville de « Saint-Élie » et le château de Dole en Franche-Comté. Sans enfant, il choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtint de l’empereur Henri VII du Saint Empire, un décret par lequel le monarque investit de la souveraineté de Savoie, Amédée, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre. Il mourut au château de Rossillon en Bugey, le 15 août 1285 et fut inhumé à l’abbaye de Hautecombe.