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François de Laval-Montfort dit Guy XV de Laval

dimanche 19 juillet 2015

François de Laval-Montfort dit Guy XV de Laval (1435-1501)

Comte de Laval de 1489 à 1498-Baron de Vitré-Vicomte de Rennes-Comte de Caserte

Né à Moncontour [1] fils de Guy XIV de Laval et d’ Isabelle de Bretagne , il prend le nom de Guy XV de Laval à la mort de son père en 1486. Il est aussi Baron de Laz [2], d’Acquigny [3] et de Crevecœur, de Lohéac [4], de Montfort [5], de Gaël [6], seigneur de Tinténiac [7], de Bécherel [8] et de Romillé, de Bréal [9], de Montreuil-Bellay [10], de Saosnois [11], de la Guerche, de Gournay et de Noyelles-sur-Mer [12].

Il succède à son père dans les comtés de Laval [13] et de Montfort, la vicomté de Rennes [14], la baronnie de Vitré [15] et autres terres affectées à l’aîné de sa maison.

Il est gouverneur de Melun en 1461 et Grant maistre de l’ostel France [16] en 1484. Il est fait comte de Montfort-l’Amaury par le roi le 8 mars 1497 et fait chevalier de l’Ordre du Croissant.

Le 8 janvier 1461, ont lieu à Tours, sous l’égide du roi Louis XI, les conventions matrimoniales entre François de Laval et Catherine de Valois , petite-nièce et héritière de Catherine de Valois-Alençon épouse de Pierre de Navarre , dame héritière de La Guerche.

Les noces seront célébrées en septembre de la même année à Alençon, après dispense du pape Pie II , donnée au mois de mars, dans laquelle il est dit qu’ils sont parents in duplici tertio et duplici quarto consanguinitatis gradibus [17]. François de Laval devient ainsi le gendre du gentil duc des bataillons de Jeanne d’Arc et de sa seconde épouse Marie d’Armagnac et le beau-frère de Marguerite de Lorraine.

À cette époque, François de Laval, tout en étant comte des comtés de Montfort de Bretagne et de Normandie, doté par sa femme de la terre valoisienne du Saosnois, apanagé de l’ancien comté du Gavere [18] et d’autres lieux, n’était cependant pas encore seigneur de sa propre Maison, tout au plus seigneur associé.

Louis XI, en mariant Catherine d’Alençon avec le futur Guy XV de Laval, avait fixé sa dot à 3000 livres de rentes, et obligé son père à donner les terres et la baronnie de La Guerche en Bretagne, la baronnie de Saosnois dans le Maine [19], avec les terres et la châtellenie de Peray, ainsi que les fiefs d’Averton et d’Anthenaise.

Il avait été élevé avec le dauphin Louis, fils de Charles VII, et vécut toujours dans une grande intimité avec lui. Beau-fils de Françoise de Dinan , inspiratrice du traité de Châteaubriant de 1487, proche des familles de Rieux et de Rohan il est aussi cousin issu de germain du roi de France dont il a obtenu une charge à la cour.

Il suit le roi dans l’expédition de la Guyenne et assiste au second siège de Bordeaux en 1453. La guerre de la Ligue du Bien public [20] qui se déroule à partir d’avril 1465 entre la France et la Bretagne va être un test pour la stratégie de la famille de Laval. Guy XV de Laval choisit la fidélité au roi Louis XI.

Louis XI, en considération de son alliance avec Catherine de Valois, lui donna, en 1463, le gouvernement de Melun, et lui permit d’écarteler dans son écu des armes de France.

Le comte de Gavre assista, avec Pierre de Laval son troisième frère, aux Etats Généraux tenus à Tours en 1467. Ils prirent place parmi les princes. En 1467, par lettres du 19 novembre, pour l’égaler aux princes du sang, il lui accorda le privilège de précéder le chancelier et les prélats du royaume, comme il l’avait accordé aux comtes d’Armagnac, de Foix et de Vendôme.

À la mort de Charles IV d’Anjou, comte du Maine, dernier de la maison d’Anjou, ces provinces retournèrent à la couronne par la loi d’apanage. Louis XI ajouta dans la suite, par lettres patentes expédiées en janvier 1482 de Thouars et destinées au parlement de Paris, celle de distraire le comté de Laval du comté du Maine pour être dans la mouvance immédiate de la couronne, avec pouvoir de nommer à tous les offices royaux qui se trouvaient dans son district. Il y fut ajouté l’attribution de la connaissance des appellations du sénéchal de Laval au parlement de Paris.

En 1482, afin qu’il ne restât plus aucune juridiction aux juges du Maine, Louis XI établit à Laval une élection, un grenier à sel, et un juge des exempts et des cas royaux ; ce prince donna aux seigneurs comtes de Laval la nomination aux offices royaux.

Le roi Charles VIII, fils et successeur de Louis XI, ne se contenta pas de confirmer, par lettres données à Blois, au mois de novembre 1483, toutes les grâces que la maison de Laval avait obtenues de son père, il y en ajouta de nouvelles.

Louis XII et François 1er, par diverses lettres, confirmèrent aux seigneurs comtes de Laval les droits et prérogatives que leurs prédécesseurs avaient concédés.

Guy XV rétablit à Laval la chambre des comptes que, pendant son séjour à Châteaubriand, son père avait transportée dans cette ville.

Il a pourtant pris rapidement conscience de l’ascension victorieuse de la France contre la Bretagne, et a fourni de façon assez discrète du support au roi de France, tout en ne se coupant pas de ses liens bretons.

Ainsi, il ouvre, sans combat, le 1er septembre 1487, les portes de son château de Vitré [21] et de la ville de Vitré, aux troupes royales. Cette décision fut prise contre la volonté des habitants et présentée comme un fait accompli.

Il a aussi tenté de persuader son demi-frère François de Laval-Montfilant de rejoindre les Français. La position tenue par Guy XV de Laval fut clairement reconnue par le roi, qui fit de son mieux pour protéger les possessions de la maison de Laval. François de Laval, son frère, sire de Châteaubriant, n’avait pas suivi le même parti. Entraîné par le maréchal de Rieux, son beau-père, il s’était déclaré pour le duc de Bretagne, et avait commandé l’arrière-garde bretonne à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier [22]. Le comte de Laval vint à bout de le réconcilier avec le roi de France.

Charles VIII donna, en 1488, au comte Guy, le gouvernement et la jouissance de la ville de Dreux ; et l’année suivante, par lettres datées du 3 février 1488, il lui conféra l’office de grand-maître de l’hôtel, vacant par la mort d’ Antoine de Chabannes . C’étaient des récompenses de la fidélité que Guy XV avait montrée à ce prince dans la guerre de Bretagne, commencée au mois de juin 1487, et terminée au mois d’août de l’année suivante.

Guy XV tint, en 1495, les états de Bretagne comme député du roi.

Il est à l’origine de la construction de l’église Saint-Vénérand de Laval [23], et de l’achat du terrain du Couvent des Jacobins de Laval [24]. Il faisait profession d’une dévotion singulière pour Saint François d’Assise, et décide en 1494 de faire une fondation à Laval en faveur des religieuses de cet ordre qui s’étaient attachées à la règle d’Urbain IV.

Avant de mourir, la comtesse d’Angoulême vendit sa portion d’Acquigny et Crevecœur à Jeanne de Laval , qui avait épousé en 1455 René 1er d’Anjou, roi de Jérusalem et de Sicile et duc d’Anjou. Cette reine de Sicile, dame d’Acquigny et de Crevecœur, mourut sans enfants, et institua pour son héritier Guy XV de Laval son frère, qui réunit par là en ses mains toutes les portions de la baronnie d’Acquigny.

Le fils unique de Guy XV était mort encore jeune et la succession revenait à Nicolas de Laval , seigneur de la Roche-Bernard. En conséquence, Nicolas de Laval est chargé, par un acte du 8 novembre 1494, de l’administration des terres de Guy XV. En 1498, Guy XV est l’héritier de sa soeur Jeanne de Laval, veuve de René d’Anjou qui vient de mourir.

En 1499, Guy XV eut une attaque de paralysie, dont il demeura perclus d’esprit et de corps. Nicolas veut profiter de l’ensemble de l’héritage et se trouve en conflit avec Catherine, femme de Guy XV, qui lui dispute tant que vit son mari.

Guy XV meurt au Château de Laval le 28 janvier 1501. Ses obsèques n’eurent lieu à la Collégiale Saint-Tugal de Laval [25] que le 15 février seulement.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jürgen Klötgen, Une charte retrouvée de Guy XV de Laval(1491) - Notice historique sur les armoiries de Laval, in : Revue Historique et Archéologique du Maine, t.CXLVIII, Le Mans, 1997

Notes

[1] Côtes-d’Armor

[2] La baronnie de Laz, dont l’origine est inconnue, comprenait au 15ème siècle « la partie de la Cornouaille qui s’avançait en pointe dans le pays de Poher, du bourg de Coray jusqu’à quelques toises de la ville de Châteauneuf-du-Faou. Elle comprenait la vaste paroisse de Laz, dont Saint-Goazec ne formait qu’une trève, la presque totalité de Trégourez et enfin une notable partie de Coray. Le chef-lieu en était le château de Laz, qui s’élevait au bourg de ce nom, au bord d’un des anciens chemins mettant Carhaix en communication avec la mer. Aucun vestige n’en subsiste

[3] Située dans le département de l’Eure

[4] située dans le département d’Ille-et-Vilaine,

[5] La baronnie de Gaël-Montfort-Brécilien comprenait primitivement plus de 40 paroisses. Mais, par suite des démembrements de Montfort, de Montauban-de-Bretagne, de Mauron, de Lohéac, elle n’étendit plus sa juridiction que sur 12 paroisses : Gaël Concoret, Mauron, Saint-Léry, Saint-Jouan-de-l’Isle, Néant, Paimpont, Illifaut, Saint-Méen, Trémorel et de Loscouët. Elle appartenait dès le 11ème siècle à une puissante famille, dite de Gaël qui s’armait d’argent à la croix guivrée de gueules, et qui prit le nom de Montfort à la fin du 11ème siècle.

[6] Gaël est une commune d’Ille-et-Vilaine

[7] La seigneurie de Tinténiac était une châtellenie d’ancienneté et s’étendait sur sept paroisses, avec un droit de haute justice. En 1168, Henri II, roi d’Angleterre, guerroyant contre Eudon de Porhoët détruisit de fond en comble le château de Tinténiac. Ce fut alors que les héritiers des Ismaëlites bâtirent à quelque distance de Tinténiac, dans la paroisse des Iffs, le Château de Montmuran. En 1351, le chevalier Jean de Tinténiac s’illustre dans le combat des Trente qui a lieu à Mi-Voie près de Josselin. Isabeau de Tinténiac, la fille unique de Jean de Tinténiac épouse vers 1347 Jean de Laval, seigneur de Châtillon-en-Vendelais. Elle apporte à la famille de Laval toute la seigneurie de Tinténiac-Montmuran.

[8] En 1124, Alain de Dinan reçoit en partage la terre de Bécherel et y fait élever, dominant la vallée, un château en pierre autour duquel se développe la cité. En 1168, Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre s’empare de la ville, très convoitée pour sa position stratégique, et la fait fortifier. Pendant la guerre de Succession de Bretagne, les Anglais, alliés de Jean de Monfort, occupent Bécherel. En 1363, Charles de Blois, accompagné de Bertrand Du Guesclin, assiège la ville, mais Jean de Montfort rassemble des troupes et vient les contre assiéger. Les deux parties décident de régler leur différend sur les landes d’Évran, non loin de Bécherel, mais les évêques interviennent, et un partage de la Bretagne est décidé entre les Monfort et les Blois. En avril 1371, Olivier V de Clisson met le siège devant la ville occupée par les Anglais. Il est rejoint en août par Bertrand Du Guesclin. En 1373, le château fort est encore assiégé par les Français. Bécherel est aux mains des Français en 1374. Ce siège dura fort longtemps quoiqu’il fut abandonné et repris plusieurs fois. En 1419, Anne de Laval, baronne de Bécherel, restaure les fortifications de la ville. Mais au 16ème siècle, la place tombe en ruine.

[9] Bréal dispose du titre de ville au Moyen Âge, qui lui donne le droit de haute justice. La ville possède son auditoire et sa prison. La seigneurie de bréal provient peut-être d’un démembrement de la baronnie de Lohéac.

[10] Vers 1026, Foulques Nerra établit un donjon, sur les hauteurs, et un fief confiés à son vassal Berlai (qui par déformation deviendra Bellay), prémices de la future ville haute. Fils de Foulque le Réchin, Foulques V le Jeune devient comte du Maine et d’Anjou en 1109. Il soumet les vassaux rebelles, prenant plusieurs châteaux dont celui de Montreuil-Bellay en 1124. Quelques années plus tard éclatèrent des révoltes de barons en Anjou. Il faudra plusieurs années de siège à Geoffroy V d’Anjou, à partir de 1148, pour que tombe la place de Montreuil-Bellay. La famille Berlai entre plusieurs fois en conflit avec son suzerain et conserve le domaine jusqu’en 1217. Une nouvelle famille s’y installe pendant deux siècles, les Melun-Tancarville, puis les d’Harcourt qui laissent de fortes traces à la ville en achevant, notamment, le château ainsi que l’enceinte fortifiée détruite plusieurs fois auparavant.

[11] Le Saosnois fut une baronnie dont le territoire fut placé par Richard 1er duc de Normandie, sous le contrôle d’Yves de Béllême de la seigneurie de Bellême, avec l’Alençonnais et une partie du Bellêmois, avec pour mission de le défendre contre les comtes du Maine et le roi de France. Il en fit un territoire tampon entre le duché de Normandie et le comté du Perche. Son fils Robert II Talvas, seigneur de Bellême, lui succède et fait restaurer les château de Mamers, d’Aillières-Beauvoir et de Blèves et fait édifier en même temps avec de nouvelles forteresses une ligne de fortifications qui, sur une frontière féodale et seize kilomètres de Saosnes à Saint-Rémy-du-Plain, barre les routes qui conduisent vers les possessions des comtes du Maine. Il est néanmoins vaincu par le roi d’Angleterre et meurt dans ses prisons vers 1130. Son successeur, Guillaume III Talvas, fonde, dans la première moitié du 12ème siècle, une nouvelle localité, Neufchâtel-en-Saosnois. Animé de motivations religieuses, que confirme sa participation à la croisade aux côtés de Louis VII le Jeune, il fait édifier une abbaye cistercienne dont on consacre l’église en 1145. À son décès en 1171, le Saosnois, jamais réuni au comté du Maine, passe dans les mains de Jean 1er, comte d’Alençon, puis, par les mariages, dans celles des familles de Châtellerault, d’Harcourt, d’Alençon. Durant la guerre de Cent Ans, le Saosnois sera occupé par les Anglais en 1417 et pendant plus de trente ans, Français et Anglais reprirent les places fortes. Ces dernières seront démantelées par le comte de Salisbury, faute de troupes pour surveiller la région alors qu’il devait se rendre au siège d’Orléans en 1428. Le Saosnois revient alors à Charles IV, duc d’Alençon, qui meurt sans enfant après le désastre de Pavie. Sa veuve l’apporte à Henri d’Albret, roi de Navarre, son second mari. Leur fille unique, Françoise d’Alençon, épouse en secondes noces Charles de Bourbon, duc de Vendôme puis, devenue veuve, obtient de François 1er l’érection de sa vicomté de Beaumont, dont relève la baronnie du Saosnois, en duché. Leur fils, Antoine de Bourbon, duc de Vendôme et roi de Navarre, en hérite.

[12] Lorsque les comtes du Ponthieu eurent fortifié Abbeville et que celle-ci prit de l’importance comme havre maritime, ils élevèrent une forteresse à Noyelles à l’embouchure de la Somme. C’était une citadelle avancée contre les incursions et les invasions des pirates. En 1194, Noyelles obtint une charte communale copiée sur celle d’Abbeville. En 1217, naissance d’une collégiale dédiée à Notre-Dame : Guillaume III, comte de Ponthieu, établit dans l’église un chapitre composé de douze chanoines et d’un doyen. En 1346, Édouard III d’Angleterre, passa le gué de Blanquetaque, se présenta et somma le château de se rendre. Jacques d’Harcourt, seigneur de Noyelles et gouverneur du Crotoy attaque les villes et les châteaux occupés par les anglo-bourguignons et ramène à Noyelles un butin important. En 1423, Jacques d’Harcourt finit par succomber sous le nombre des Anglo-Bourguignons de Philippe III de Bourgogne.

[13] Le comté de Laval était composé de douze châtellenies importantes1 et contenait 112 paroisses. Il constituait un gouvernement distinct du Comté du Maine et du Perche. Il a été créé en 1429 en suite de la baronnie de Laval, indépendamment du comté du Maine, par le roi Charles VII, avec une dépendance directe au royaume de France.

[14] Ancien membre de la baronnie de Vitré, la vicomté de Rennes en avait été détachée par les ducs de la Trémouille, héritiers des comtes de Laval. Comme la baronnie dont elle avait été démembrée, la vicomté jouissait du droit de haute justice ; sa juridiction s’exerçait en l’auditoire de la Prévôté, où ses officiers avaient leur banc armorié aux armes du seigneur titulaire. Les fiefs soumis à cette juridiction s’étendaient aux territoires des paroisses de Saint-Germain, Toussaints et Saint-Hellier ; la rue Haute et le faubourg de la Magdelaine y étaient compris.

[15] La baronnie de Vitré est un ancien territoire breton dont la capitale était située à Vitré. C’était l’une des neuf anciennes baronnies de Bretagne et était d’ailleurs considérée comme étant la plus puissante et la plus prospère. C’est sous le règne de Robert 1er que la ville de Vitré va naître et va devenir la capitale de la nouvelle baronnie. Les deux églises ont aujourd’hui disparues : l’église Saint-Pierre est à l’origine de l’actuelle église Notre-Dame et l’église Sainte-Croix fut reconstruite à de nombreuses reprises. Par la suite, la baronnie de Vitré s’agrandit de plus en plus jusqu’à comprendre près de 80 paroisses. Mais les barons de Vitré occupèrent d’autres seigneuries : Riwallon, par exemple, fut vicomte de Rennes et aussi seigneur d’Acigné et de Marcillé, André II fut comte de Mortain... Certains barons furent de fervents protecteurs de la Bretagne, et donc de la baronnie, contre les envahisseurs anglais : on peut citer Robert 1er et André II. En 1248, le baron André III part en croisade en Terre-Sainte. Il y meurt en 1250 lors de la bataille de Mansourah. Son seul fils, André, un enfant, va hériter de la baronnie mais il mourra l’année suivante. C’est alors sa sœur, Philippa, dernière représentante de la Famille de Vitré, qui devint baronne. À sa mort, en 1254, la baronnie de Vitré passe aux mains de son mari, le baron Guy VII de Laval.

[16] Le grand maître de France est, sous l’Ancien Régime et la Restauration, un grand officier de la couronne et le chef et surintendant général de la Maison du roi. Avant 1413, le titre Grand maître de France n’existait pas, le titre équivalent était celui de Souverain Maître d’hôtel du roi.

[17] Dans le troisième, le quatrième degré de consanguinité, et avec une double consanguinité

[18] La terre de Gavere fut érigée en comté par l’empereur Charles-Quint l’an 1319. L’érection en comté fut faite au bénéfice de Jacques de Luxembourg et la terre de Gavere fut apportée en dot à Jean IV d’Egmont par Françoise de Luxembourg.

[19] entre Beaumont-le-Vicomte et Alençon

[20] En Bretagne, le conflit interagissait avec la question du contrôle des évêchés bretons, un sujet majeur et d’importance concernant l’indépendance du duché. Révolte des princes contre la politique de Louis XI qui veut briser leur volonté d’indépendance, la ligue du Bien public est une révolte féodale contre l’autorité royale, obligeant le roi à s’engager à la tête d’une armée de fidèles pour ramener ses vassaux dans le droit chemin.

[21] Le château de Vitré est un puissant château-fort situé à Vitré, en Ille-et-Vilaine. le domaine échoit par alliance à la famille des Comtes de Laval. Guy XII de Laval agrandit le château au 15ème siècle. C’est à cette époque que sont réalisés les derniers ouvrages défensifs : châtelet avec double pont-levis à flèche, tour de la Madeleine, tour Saint-Laurent (ultérieurement percée de cannonières). Pendant la guerre folle, Guy XV de Laval ouvre, selon Bertrand d’Argentré, sans combat, le 1er septembre 1487, les portes de son château de Vitré et de la ville, aux troupes royales.

[22] La bataille de Saint-Aubin-du-Cormier a lieu le 28 juillet 1488 entre d’une part, les troupes du roi de France, et d’autre part, celles du duc de Bretagne François II et de ses alliés. La défaite de ces derniers clôt la « Guerre Folle », guerre féodale qui voit quelques princes français profiter d’une période de régence pour se révolter contre la puissance royale, défendue par la régente Anne de Beaujeu pour son frère mineur Charles VIII.

[23] L’église Saint-Vénérand est située à Laval en Mayenne. Elle date de la fin du 14ème siècle. Elle comprend un vaste chœur à cinq nefs avec abside centrale.

[24] L’ancien couvent des Jacobins de Laval nommé également ancien couvent de Bonne Rencontre, en France, construit au 15ème siècle et modifié jusqu’au 18ème siècle, était situé à la situation actuelle de l’Hôtel de préfecture de la Mayenne. Ce couvent était aussi appelé « couvent des Jacobins », en référence à l’hospice de Saint-Jacques-le-Majeur à Paris, qui était leur premier établissement.

[25] La collégiale Saint-Tugal de Laval était située à Laval en Mayenne. Elle était liée à la paroisse Saint-Tugal de Laval. La collégiale fut démolie en 1798. Lors du rétablissement du culte en 1800, il ne pouvait être aucunement question ni du rétablissement du chapitre ni de celui de la paroisse de Saint-Tugal qui se trouva réuni tout naturellement à celle de la Trinité.