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L’histoire pour le plaisir

Rabbula

lundi 10 novembre 2014, par ljallamion

Rabbula

Évêque d’Édesse de 412 à 435

Folio des Evangiles de Rabbula en syriaque Il est né à Qinnasrin [1], près d’Alep d’un père prêtre païen, et d’une mère chrétienne. Rabbula fut baptisé par Eusèbe, évêque de Qinnasrin, et Acace de Béroé , évêque d’Alep.

Il se consacra tout entier à la religion qu’il venait d’embrasser ; il vendit ses biens, en distribua le produit aux pauvres, et se retira d’abord dans le couvent d’Abraham et ensuite dans un lieu solitaire pour y mener la vie ascétique. C’est là qu’Acacius alla le chercher pour le conduire sur le siège épiscopal d’Édesse que la mort de Diogène avait laissé vacant.

Devenu évêque, Rabboula s’appliqua avec énergie à déraciner les anciennes hérésies qu’ Éphrem avait combattues, mais qui comptait encore des adeptes à Édesse.

Il semble avoir hésité d’abord à rejeter la doctrine de Théodore de Mopsueste dont Nestorius venait de se faire le champion, mais son hésitation ne fut pas de longue durée.

Rabbula se déclara partisan de Cyrille d’Alexandrie, qui devint son ami et dont il traduisit le traité “de De Recta fide”. Il alla attaquer Nestorius à Constantinople même où il prononça un grand discours devant Theodose II.

Au concile d’Éphèse [2] en 431, il est du parti de Cyrille d’Alexandrie.

Son successeur à la tête du diocèse d’Édesse, Ibas d’Edesse, en 435, soutint la position inverse.

On conserve de lui, en syriaque, 3 petits traités intitulés, l’un “Canons”, le second “Avertissements concernant les moines” , et le troisième “Commandements et avertissements adressés aux prêtres et aux réguliers”.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Rabbula/ Portail des chrétiens d’Orient/ Évêque syrien

Notes

[1] Chalcis

[2] Le concile d’Éphèse, troisième concile œcuménique de l’histoire du christianisme, est convoqué en 430 par l’empereur romain de Constantinople Théodose II. Le concile condamne le 22 juin 431 le nestorianisme comme hérésie, et anathématise et dépose Nestorius comme « hérésiarque ». À l’inverse des conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381) dont les questions théologiques portaient principalement sur l’unicité de Dieu, le concile d’Éphèse marque un tournant dans le dogme en définissant l’union hypostatique des deux natures, humaine et divine, du Christ. Le concile d’Éphèse marque donc pour l’Église l’explicitation et de la proclamation du Christ homme et Dieu.