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Robert de Torigni

vendredi 13 juin 2014

Robert de Torigni (vers 1110-1186)

Chroniqueur normand et 16ème abbé du Mont Saint-Miche de 1154 à 1186

Abbaye du mont Saint-Michel.

Originaire de Torigni-sur-Vire [1] il serait le fils de Téduin et d’Agnès, seigneurs de Torigni. Il fut grand bâtisseur, diplomate, historien et conseiller privé de Henri II d’Angleterre.

Il entre à l’abbaye du Bec [2] en 1128, sous l’abbatiat de Boson. Robert en devient probablement le prieur en 1149.

Il est élu abbé du Mont-Saint-Michel le 27 mai 1154. Il est confirmé le 24 juin et béni le 22 juillet par Hugues d’Amiens , archevêque de Rouen, assisté d’Herbert, évêque d’Avranches, Gérard évêque de Sées et de Roger de Bailleul , abbé du Bec, Michel, abbé de Préaux et Hugues, abbé de Saint-Sauveur-le-Vicomte [3].

Il réalise d’importants travaux. Il édifie les deux tours occidentales et le bâtiment sud qui comprend l’hôtellerie et l’infirmerie.

Le 29 septembre 1158, Henri II d’Angleterre assiste à la messe et mange au réfectoire des moines avec ses barons, à son retour d’Avranches où il a reçu la soumission de Conan IV de Bretagne . Le 23 novembre suivant, les rois Louis VII et Henri II assistent à la messe pour sceller leur réconciliation.

Il se trouve à Domfront en 1161 pour le baptême d’Aliénor, fille d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine, avec Achard de Saint-Victor , parrain de la baptisée.

Robert devient en janvier 1162 châtelain de Pontorson [4]. Il est présent en 1163 au concile de Tours [5] à l’invitation du pape Alexandre III. Les biens de l’abbaye en Bretagne sont confirmés le 30 septembre 1164 par Étienne, évêque de Rennes. Il préside en mai 1169 à Rennes la cérémonie d’investiture de Geoffroy, nouveau duc de Bretagne, avec Étienne de Fougères , évêque de Rennes et Albert, évêque de Saint-Malo.

Il participe le 11 novembre 1177 avec Henri, évêque de Bayeux et Richard évêque d’Avranches à l’élection de Rolland , doyen d’Avranches à l’archevêché de Dol.

Robert de Torigni était aussi un grand lecteur d’ouvrages religieux aussi bien que profanes. En tant que prieur et abbé, il était plus impliqué dans le monde séculier qu’Orderic Vital et Guillaume de Jumièges, les deux coauteurs de la “Gesta Normannorum Ducum”. La première œuvre substantielle de Robert de Torigni est la révision de la “Gesta Normannorum Ducum” datant de 1139. Il est l’auteur d’appendices et d’annexes à la chronique de Sigebert de Gembloux qui couvre la période 385 à 1100. “La Gesta Normannorum Ducum” est une suite de Sigebert qui s’étend de 1100 à 1186. Cet ouvrage est d’intérêt pour l’histoire de 1154 à 1170.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Robert de Torigni/ Portail de la Normandie/ Écrivain normand

Notes

[1] Torigni-sur-Vire est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie. Anciennement Thorigny, elle a été le fief de la famille de Matignon dont il demeure l’aile sud du château du 16ème siècle,

[2] L’abbaye Notre-Dame du Bec est une abbaye catholique bénédictine faisant aujourd’hui partie de la congrégation de Sainte-Marie de Mont-Olivet et située au Bec-Hellouin, près de Brionne, dans le département de l’Eure. Elle a été fondée en 1034 par Herluin, chevalier du comte Gilbert de Brionne. Avec l’arrivée de l’Italien Lanfranc de Pavie, prieur et maître de l’école monastique, puis d’Anselme de Cantorbéry, le Bec devient l’un des principaux foyers de la vie intellectuelle du 11ème siècle : le futur pape Alexandre II y étudie vers 1050 ainsi que nombre de futurs légats et évêques. Depuis près de 1 000 ans, l’abbaye du Bec est liée par l’histoire à la cathédrale de Cantorbéry, à laquelle elle a donné trois archevêques.

[3] L’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, située à Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans le département de la Manche a été fondée au 11ème siècle par Néel de Néhou, vicomte de Saint-Sauveur.

[4] Pontorson est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie.

[5] Le Concile de Tours de 1163 est le 6ème concile de Tours. Ce concile s’ouvre le 19 mai sous la présidence du pape en exil Alexandre III, qui le réunit à la suite du schisme provoqué en 1159 par l’empereur Frédéric Barberousse, en ouverture duquel Arnoul de Lisieux prononça son sermon le plus important. Il institue une procédure éliminant l’injustice et l’arbitraire de la répression et autorise les princes toulousains et gascons, dans le cadre de la lutte contre les hérétiques, à recourir à la procédure inquisitoire. Ce concile proclame Ecclesia abhorret a sanguine (L’Église abhorre le sang) : la dissection des cadavres est strictement interdite et la chirurgie est déclarée comme étant un acte de barbarie.