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Gaius Trebonius ou Caius Trebonius

lundi 29 janvier 2018 (Date de rédaction antérieure : 31 juillet 2011).

Gaius Trebonius (mort en 43 av.jc)

Politicien romain

Son père était de rang équestre mais n’avait pas été un magistrat. Sa carrière est donc celle d’un homo novus [1]. Il commença sa carrière en soutenant le parti aristocratique [2] et, questeur [3] en 60, il s’oppose à Clodius Pulcher tentant de s’opposer à la volonté des triumvirs de voir celui-ci adopté par une famille plébéienne. Il change alors de parti et devient tribun de la plèbe en 55. Durant son mandat, il prête son nom à la Lex Trebonia [4] qui confère les pleins pouvoirs durant 5 ans à Pompée, Crassus et César respectivement dans les provinces d’Hispanie [5]]], de Syrie [6] pour les 2 premiers et les Gaules et l’Illyrie [7] pour le troisième.

Il devient ensuite légat [8] de César pendant 5 ans, faisant des rapports pour César durant sa campagnes en Gaule. Il accompagne ensuite ce dernier lors de sa 2ème expédition en Grande-Bretagne. Il dirige ensuite le siège de Massilia [9] en 49 avant d’être élu préteur [10] l’année suivante. Il résiste alors à la tentative de sédition organisée à Rome par son collège Marcus Caelius Rufus.

Il succède comme propréteur [11] d’Hispanie ultérieure à Caius Cassius Longinus en 47, mais doit fuir face à une mutinerie des troupes ayant épousé le parti de Pompée. Cette défaite ne lui fait cependant pas perdre la confiance de César qui le nomme consul suffect [12]. Pourtant en 45 en mars de l’année suivante, il trahit César et prend part à l’assassinat de son bienfaiteur, son rôle consistant à tenir Marc Antoine éloigné du sénat. En 43, il devient préfet pour l’Asie mais se fait assassiner à Smyrne [13] par Publius Cornelius Dolabella auquel Marc Antoine à attribué la province.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Caius Trebonius/ Portail de la Rome antique/ Consul de la République romaine

Notes

[1] Homo novus est une expression latine désignant dans l’Antiquité romaine, particulièrement sous la république, un citoyen dont aucun aïeul n’a occupé quelque charge publique que ce soit (consulat, préture, questure, édilité, ...) et qui occupe pour la première fois une telle charge alors qu’il n’est pas issu du patriciat.

[2] Le parti aristocratique, dans la Rome antique, évolue au cours des siècles, mais il obéit à un certain nombre de constantes. Il est formé de patriciens, puis bientôt de nobles, hommes dont les ancêtres ont exercé une magistrature curule. C’est dans le parti aristocratique que le sénat recrute la grande majorité de ses membres, les optimates.

[3] Dans la Rome antique, les questeurs sont des magistrats romains annuels comptables des finances, responsables du règlement des dépenses et de l’encaissement des recettes publiques. Ils sont les gardiens du Trésor public, chargés des finances de l’armée et des provinces, en relation avec les consuls, les promagistrats et les publicains. Maintenue sous le Haut Empire avec son rôle comptable, cette fonction se réduit sous le Bas-Empire à une magistrature honorifique et coûteuse exercée uniquement à Rome.

[4] La Lex Trebonia a été adopté en 55 av. jc lors du 2ème consulat conjoint de Marcus Licinius Crassus et Gnaeus Pompeius Magnus (Pompée le Grand). Parrainée par le tribun Trebonius, la législation accordait à chaque consul sortant un commandement proconsulaire prolongé de cinq ans. Crassus a reçu la province de la Syrie, avec l’intention à peine déguisée de lancer une invasion de la Parthie. Pompée reçut les provinces d’Espagne, mais resta à Rome et dirigea son administration par l’intermédiaire des légats.

[5] [[L’Hispanie est le nom donné par les Romains à la péninsule Ibérique. Depuis le 15ème siècle l’Hispanie est l’hôte des États modernes espagnol et portugais.

[6] La Syrie est l’une des provinces les plus importantes de l’Empire romain, tant par sa richesse que sur le plan militaire. Étendue de la Méditerranée à l’Euphrate, elle constitue un riche creuset de civilisations, composées entre autres de Juifs, de Phéniciens, ou de Nabatéens, hellénisés pour la plupart d’entre eux. La Syrie est conquise par Pompée en 64 av. jc. En 63 av. jc, après avoir vaincu le roi Mithridate VI, il transforme le royaume de Syrie en province romaine, mettant ainsi fin à la dynastie séleucide. L’acquisition du territoire n’est cependant pas sa mission originelle. Le gouvernement de cette riche région constitue rapidement un enjeu majeur à Rome. Crassus, qui l’a obtenu, y trouve la mort en tentant une expédition militaire contre les Parthes en 53 av. jc, à Carrhes. Sous Auguste, la province est placée sous l’autorité d’un légat d’Auguste propréteur de rang consulaire, résidant à Antioche, la capitale. Les frontières de la province connaissent à plusieurs reprises des modifications. Le royaume de Judée, devenu province de Judée, est renommé Syrie-Palestine durant le règne de l’empereur Hadrien, mais n’appartient pas à la province de Syrie proprement dite. Les frontières varient aussi avec l’Arabie nabatéenne. La Syrie englobe l’Iturée et le territoire de Palmyre. Si les conquêtes de Trajan sont éphémères, la frontière sur l’Euphrate est durablement déplacée jusqu’à Doura Europos, lors de la guerre parthique de Lucius Verus, entre 161 et 166. À partir de la seconde moitié du 2ème siècle, le sénat romain comprend un nombre important de Syriens, comme Claudius Pompeianus ou Avidius Cassius sous Marc Aurèle. Dans la première moitié du 3ème siècle, des Syriens accèdent au pouvoir impérial, avec la dynastie des Sévères.

[7] L’Illyrie est un royaume fondé à Shkodra, Albanie actuelle, en 385 av.jc, par le roi Bardylis. Annexée par Rome durant l’Antiquité, elle désignera plus tard une région historique des côtes de la rive orientale de l’Adriatique, correspondant à peu près actuellement à l’ouest de la Croatie, de la Slovénie, de la Bosnie-Herzégovine, du Montenegro de l’Albanie et du Kosovo.

[8] représentant

[9] Marseille

[10] Le préteur est un magistrat de la Rome antique. Il était de rang sénatorial, pouvait s’asseoir sur la chaise curule, et porter la toge prétexte. Il était assisté par 2 licteurs à l’intérieur de Rome, et 6 hors du pomerium de l’Urbs. Il était élu pour une durée de 1 an par les comices centuriates. La fonction de préteur fut créée vers 366 av. jc pour alléger la charge des consuls, en particulier dans le domaine de la justice. Le premier préteur élu fut le patricien Spurius Furius, le fils de Marcus Furius Camillu. Égal en pouvoir au consul, auquel il n’a pas de compte à rendre, le préteur prêtait le même serment, le même jour, et détenait le même pouvoir. À l’origine, il n’y en avait qu’un seul, le préteur urbain, auquel s’est ajouté vers 242 av. jc le préteur pérégrin qui était chargé de rendre la justice dans les affaires impliquant les étrangers. Cette figure permit le développement du ius gentium, véritable droit commercial, par contraste avec le ius civile applicable uniquement aux litiges entre citoyens romain. Pour recruter, pour former ou pour mener des armées au combat ; sur le terrain, le préteur n’est soumis à personne. Les préteurs ont aussi un rôle religieux, et doivent mener des occasions religieuses telles que sacrifices et des jeux. Ils remplissent d’autres fonctions diverses, comme l’investigation sur les subversions, la désignation de commissionnaires, et la distribution d’aides. Lors de la vacance du consulat, les préteurs, avant la création des consuls suffects, pouvaient remplacer les consuls : on parle alors de préteurs consulaires.

[11] Un propréteur est le nom donné à ceux qui ont exercé la charge de préteur pendant 1 an, et plus tard à ceux qui dirigent les provinces avec l’autorité de préteur. Il s’agit d’une prorogation de leur pouvoir, c’est un promagistrat. Sous la République romaine, les préteurs, comme les consuls, sont élus par le peuple romain assemblé en comices ; à l’issue de leur charge, ils peuvent devenir propréteurs, ou gouverneurs, de provinces, pour un mandat de 1 an. On retrouve le premier propréteur en 241 av. jc, et la fonction se généralise les 2 siècles suivants, jusqu’à ce que Sylla rende obligatoire aux anciens magistrats à imperium de servir dans une province comme gouverneur pour 1 an. A la suite de la réorganisation provinciale au début de l’Empire, chaque province impériale est dirigée par un propréteur qui est sous l’autorité proconsulaire de l’empereur. Il porte ce titre qu’il soit ancien consul ou préteur. La durée du mandat est variable.

[12] suppléant

[13] aujourd’hui Izmir, en Turquie