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Philippe de Champaigne ou Champagne

dimanche 11 novembre 2012

Philippe de Champaigne ou Champagne (1602-1674)

Peintre

Philippe de Champaigne Peintre

Né dans une famille pauvre, jeune, il refuse d’intégrer l’atelier de Rubens à Anvers. C’est en 1613 qu’il commence son apprentissage à Bruxelles chez Jean Bouillon. Puis il passe par les ateliers des peintres Bourdaux et Fouquières. Il souhaite visiter Rome mais s’arrête à Paris en 1621, se fixe au quartier latin au collège de Laon où il se lie d’amitié avec Nicolas Poussin et travaille chez les maniéristes Georges Lallemand et Nicolas Duchesne, Il quitte l’atelier de Lallemand vers 1625 et commence à travailler pour son compte. Ayant regagné Bruxelles il est rappelé un an plus tard par Claude Maugis, intendant des bâtiments de Marie de Médicis pour participer à la décoration du palais du Luxembourg, dont les pièces maîtresses sont une série de grand tableaux relatant la vie de la commanditaire par Rubens. Il épouse la fille de Duchesne en 1628. Sous la direction de Duchesne, il participe aux travaux qu’implique alors la construction du palais du Luxembourg à Paris, il y peint plusieurs fresques des plafonds. Marie de Médicis lui accorde le titre de peintre ordinaire de la reine mère, ainsi qu’un logement au Louvre même. En outre, il satisfait les commandes des carmélites de l’abbaye de la rue Chapon, celle des religieuses du calvaire, travaille encore au Palais Cardinal et pour Richelieu même, dont il peint le portrait à plusieurs reprises, en 1636 et en 1637. Il peint également plusieurs portraits du roi. Il est, avec Simon Vouet, l’un des 2 peintres les plus réputés du royaume. En 1643, année de la mort de Louis XIII, il se rapproche des jansénistes et sa peinture, marquée jusque-là par l’ampleur et le mouvement baroque, enrichie des couleurs et des lumières qu’il emprunte aux peintres de Bologne, au Caravage ou à Poussin, se fait peu à peu plus austère. Elle se dépouille, fait le choix de la rigueur et de la gravité. Il peint le portrait de Saint-Cyran et celui de la mère Angélique en 1648. Il est reçu en 1648 membre fondateur de l’Académie royale de peinture et de sculpture.

Après 1654, il se heurte à la concurrence de Charles Le Brun. Il décore l’appartement d’Anne d’Autriche au Val de Grâce ainsi que le réfectoire de cet hôpital. Il est nommé professeur en 1655. En 1657, il peint une série de trois grands tableaux pour l’église Saint Gervais Saint Protaiss de Paris. À partir de 1654, il participe à la décoration des Tuileries, cette fois sous la direction de Charles Le Brun.

À la fin de sa vie, son activité pédagogique devient plus importante : même si aucun écrit ne subsiste de sa main, il existe des transcriptions de plusieurs de ses conférences, publiées par André Félibien en 1668. Il y commente plusieurs œuvres dont celles du Titien, participant ainsi au débat entre coloristes et dessinateurs et prônant une attitude modérée.

Son œuvre est vaste, il a laissé nombre de tableaux religieux et des portraits fameux et très appréciés : Haute Noblesse, princes de l’Église, grands commis de l’État, parlementaires, toute la Cour et la Ville posent devant lui et lui font peindre des figures où refusant d’exprimer des expressions passagères, il veut saisir l’être profond de ses modèles.

Influencé par Rubens au début de sa carrière, son style devint par la suite de plus en plus austère. Il meurt le 12 août 1674.

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