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Michelangelo Merisi dit Le Caravage

samedi 5 janvier 2013

Michelangelo Merisi dit Le Caravage (1571-1610)

Peintre

Michelangelo Merisi dit Le Caravage Peintre

Né à Caravaggio, bourg de Lombardie dont il tire son nom d’artiste. Son immoralité, ses mauvaises fréquentations ont suscité le mépris et l’animosité de ses contemporains et pourtant il est une des figures majeures de la peinture italienne.

Il subira l’influence de plusieurs courants et événements, la tradition de réalisme qui règne à Bergame, les ravages de la grande peste et la Contre Réforme. Il entre en 1584 à l’atelier Pertanzano à Milan. Il bénéficie ensuite de la protection de Charles Boromé, archevêque de Milan, et de son Frédérico. Ces derniers, agents de la contre réforme produisent des manuels d’instruction sur la représentation des images.

Formé par les peintres lombards et vénitiens comme Lorenzo Lotto, il part à Rome vers 1593 où il travaille dans l’atelier du Cavalier d’Arpin ou il y restera 13 ans. Il n’a pas 20 ans quand il arrive à Rome pour y commencer sa carrière, nouant des amitiés dangereuses et se compromettant dans des rixes qui lui vaudront de nombreux démêlés avec la justice.

Heureusement, il s’attire les grâces de 2 mécènes, le cardinal del Monte et le cavalier d’Arpin.

A partir de 1599, il change complètement de technique en se consacrant presque exclusivement à la peinture religieuse. En 1600, il reçoit une commande pour décorer l’Eglise Saint Louis des Français dite chapelle Cantarelli par un ensemble de tableaux illustrant la vie de Saint Mathieu. 2 autres tableaux lui sont demandés pour l’Eglise St Maria di Populo.

En 1607, accusé d’avoir tué un certain Tomasi au cours d’une rixe, il est condamné à mort et doit fuir Rome. A la suite d’un duel, il doit fuir Rome pour Naples, Malte et la Sicile, où il renouvelle encore sa technique en se concentrant sur les personnages, entourés de vide. Il y produit une décollation de Saint Jean-Baptiste, et des portraits du chevalier de Vignancourt.

C’est à lui que l’on attribue la première nature morte autonome. On trouve dans sa peinture beaucoup d’instruments de musique. Parfois il se servi lui-même de modèle, ce qui explique que les jeunes gens ont un air de famille. Il innova aussi en s’intéressant à la peinture de chevalet et à la peinture à huile, qui répondent mieux aux désirs des commanditaires.

En 1608, il est fait chevalier de grâce de l’ordre de Malte. Mais sa réputation le rattrape, il est emprisonné et radié de l’ordre et fuit en Sicile. Dès lors, il cherche à obtenir la grâce papale. Il meurt sur une plage de Port Ercole en juillet 1610.

Sa peinture, qui révolutionne la peinture religieuse en même temps que la technique, donnera lieu à ce qu’on appelle le caravagisme, qui aura des retentissements dans toute l’Europe, en Hollande avec Terbrugghen ou en France avec Georges de la Tour.