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L’histoire pour le plaisir

Claudin de Sermisy

vendredi 25 octobre 2013 (Date de rédaction antérieure : 30 octobre 2012).

Claudin de Sermisy (1490-1562)

Musicien

Il apparaît pour la première fois dans un document daté du 15 juin 1508 comme clerc de la Sainte-Chapelle et entra ensuite à la Chapelle Royale. Il y servit successivement Louis XII, François 1er, Henri II et François II, et eut pour collègues Jean Mouton, Antoine Divitis et Jean Richafort.

Il quitta Paris pour devenir chanoine de Notre Dame de la Rotonde à Rouen, avec obligation de résidence dans cette ville. Il résilia cette charge en 1524 pour se rendre dans le diocèse d’Amiens. Il rejoignit la capitale en 1532, cette fois en tant que sous-maître de la Chapelle Royale sous l’autorité du cardinal François de Tournon, ami de François 1er, ministre de celui-ci, protecteur de Pierre Cadéac et du luthiste Valentin Bakfark et auteur d’un texte mis en musique par Sermisy “Orsus amour, puisque tu m’as attaint” en 1543. En tant que sous-maître, il était chargé, moyennant un salaire annuel confortable de 400 tournois par an, de veiller à l’éducation des enfants de choeur, ainsi qu’à l’entretien des livres et au recrutement de choristes. Il resta au service des rois de France jusqu’à sa mort. Dans le même temps, il fut nommé le 20 septembre 1533 à la 11ème chanoinie de la Sainte-Chapelle.

Comme ce poste ne s’accompagnait pas d’une obligation de résidence, il se rendit souvent hors de la capitale. Cette position enviable lui assurait également de bons revenus, ainsi qu’une maison à Paris, maison dans laquelle il accueillit des chanoines de Saint-Quentin lors de l’invasion de la ville par les Espagnols. Il obtint également une prébende à Sainte-Catherine de Troyes en 1554. Il eut également des fonctions à la Cour et mit en musique la plupart des chansons de Clément Marot dont “Tant que vivray, Jouyssance vous donneray” et “Vous perdez temps” ainsi que des textes de François 1er, de Claude Chapuys, de Bonaventure des Périers, de François de Tournon et Antoine Héroët. Ses chansons polyphoniques le placent, avec Clément Janequin et Pierre Certon, parmi les grands de la chanson parisienne. Il fut enterré dans la chapelle basse de la Sainte-Chapelle.

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P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Claudin de sermisy /biographie