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Pierre Cadéac

jeudi 2 juin 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 11 novembre 2012).

Pierre Cadéac (1510-1560)

Maître de la chorale de la cathédrale d’Auch [1], Pierre n’est connu que par son œuvre.

Il est probablement né dans le petit village de Cadéac [2] du sud de la Gascogne [3].

Ce n’est qu’en 1538 que paraissent les premières œuvres signées "Pierre Cadéac" ou "Cadéac" chez Pierre Attaingnant à Paris et Jacques Moderne à Lyon.

Précédemment de 1533 à 1535, 4 pièces avaient été éditées chez Attaingnant sous d’autres signatures. En 1551, il est cité dans un poème latin édité à Toulouse et consacré au collège d’Auch, ce qui prouverait que sa réputation était bien établie dans la région.

En 1556, un an après la publication de son recueil de motets [4] chez Adrian Le Roy et Robert Ballard, il fait mentionner ses fonctions dans la préface de sa messe “Alma Redemptoris Mater”.

Il est probablement mort lors d’une des épidémies qui ravagèrent la cité gasconne au milieu du 16ème siècle. Le style des chansons de Cadéac est assez proche de celui de Claudin de Sermisy.

Notes

[1] La cathédrale Sainte-Marie d’Auch est une cathédrale catholique romaine située à Auch dans le Gers. Vaste édifice à trois nefs, de 102 mètres de long sur 35 m de large, elle est le siège de l’archidiocèse d’Auch. Elle est une basilique mineure depuis 1928. Commencée en juillet 1489, à l’instigation de François de Savoie, sur les ruines de la cathédrale romane de Saint-Austinde, elle est consacrée le 12 février 1548, mais deux siècles ont été nécessaires pour terminer sa construction.

[2] au sud de Lannemezan

[3] La Gascogne est une ancienne province située sur le territoire actuel des départements français des Landes, du Gers, des Hautes-Pyrénées et, pour partie, d’autres départements des régions de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Successivement appelée Aquitaine, Novempopulanie, Vasconie puis Gascogne, elle a disparu en tant qu’entité politique propre en 1063 lors du rattachement au Duché d’Aquitaine ; toutefois le nom de Gascogne est resté usité jusqu’à la révolution française.

[4] Un motet est une composition musicale apparue au 13ème siècle, à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement musical, courte et écrite à partir d’un texte religieux ou profane. Ce genre musical à deux voix atteignit son apogée à la fin du 12ème siècle, avec l’école de Notre Dame de Paris et ses maîtres, Léonin et Pérotin. Le motet a remplacé le conduit. Au début du 16ème siècle, le motet s’enrichit grâce à Josquin Desprez et atteint son apogée avec Palestrina. Le nombre des voix était le plus souvent de quatre, mais pouvait atteindre six, huit, et même douze. À l’extrême, le motet Spem in alium de Thomas Tallis ne compte pas moins de 40 voix indépendantes. En France, le motet fut illustré, notamment, par Henry Du Mont et Pierre Robert, sous-maîtres de la Chapelle de Louis XIV ; sous l’égide de Louis XIV, Lully, puis Delalande, inaugurèrent le « grand motet » ou « motet à grand chœur », équivalent de l’antienne (anthem) des Anglais et de la cantate des Allemands.