Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 7ème siècle > Abû Bakr Abd Allah ibn az-Zubayr dit Al-Zulbayr

Abû Bakr Abd Allah ibn az-Zubayr dit Al-Zulbayr

lundi 15 août 2016 (Date de rédaction antérieure : 15 septembre 2011).

Abû Bakr Abd Allah ibn az-Zubayr dit Al-Zulbayr (623-692)

Membre de la tribu des Banu Assad [1], et du clan qurayshite [2] des Banu Abd al Uzza, fils d’ Asmaa , la fille d’Abou Bakr fidèle compagnon de Mahomet, premier converti à l’islam et premier chef de la confédération médinoise après sa mort, et la sœur de Aïcha, la plus jeune épouse de Mahomet.

À l’age de 12 ans, il aurait accompagné son père Zubayr ibn al-Awwam dans la grande bataille du Yarmouk [3] qui a vu l’échec des légions romaines à reprendre le contrôle de la Syrie après la défaite Perse contre les alliés Arabes.

Il se serait dressé contre Uthman ibn Affan à sa prise de pouvoir avec l’aide du clan des descendants d’Abû Sufyan, les chefs historiques de La Mecque et aurait rallié son père et sa tante dans une courte rébellion avant de se murer dans l’opposition orale, et finalement, après la bataille du Chameau [4], vers 32 ans, à rallier avec Aïcha, le clan sufyanide et son leader après l’assassinat de Othman, à l’age de 34 ans.

Il ne semble pas avoir d’activité politique au cours du règne de Quraysh Muawiya ibn Abî Sufyan, mais à l’accession au pouvoir de Yazid 1er , il refusa de faire allégeance.

Après la bataille de Kerbala [5] et la mort de Husayn il retourna au Hijaz [6] où il s’autoproclama commandeur des croyants. Il commença alors à renforcer sa position et pour cela nomma un gouverneur à Koufa [7]. Rapidement il étendit son influence au Yémen et même à certains établissements arabes de Syrie et à Fustat [8] en Égypte. Il bénéficiait largement du soutien des arabes qui revendiquaient une identité propre et dont les tribus syriennes marginalisées acceptaient la suzeraineté en se soudant en grande confédérations et parallèlement, des Arabes émigrés de l’Irak qui souhaitaient conserver leurs privilèges de rente non nominatives. Yazid tenta d’envahir le Hijaz, mais sa mort soudaine mit fin à cette campagne laissant le clan omeyyade en situation de guerre civile.

Les établissements arabes du Sham [9], Homs [10] et Damas [11], proclamèrent dès lors Marwan ben al-Hakam comme commandeur des croyants en 683 et l’année suivante, son fils Abd Al-Malik lui succédait et entamait la conquête de l’Irak. Zubayr ne garda finalement le contrôle que du Hedjaz vers 688. Finalement Abd Al-Malik, envoya son vassal Al-Hajjaj ben Yusef comme gouverneur de l’Irak, sa répression anti-aliide, anti-hashémite et anti-zubayride est restée comme symbole de la cruauté de l’État à l’égard des chiites. Hajjaj vainquit Zubayr et le tua en 692.

P.-S.

Source : Cet article est une traduction de l’article : « Abd Allah ibn al-Zubayr » partiellement ou en totalité issu

Notes

[1] Banu Asad ibn Khuzaymah est une tribu arabe en Irak . Ils sont Adnanite Arabes, puissant et l’une des plus célèbres tribus. Ils sont largement respectés par de nombreuses tribus arabes, respectées par les chiites musulmans parce qu’ils ont enterré le corps de Husayn ibn Ali, sa famille et ses compagnons à l’aide d’ Ali ibn Husayn Zayn al-Abidin , le fils de Husayn , et de nombreux martyrs de la bataille de Karbala sont de la tribu. Aujourd’hui, de nombreux membres de la tribu vivent dans les villes irakiennes de Bassorah , Najaf , Kufa , Karbala , Nassiriya , Imara , Kut , Hillah , Diyala et Bagdad . Il y a des gens de Bani Assad au Koweït, au Liban , au Yémen et même en Inde ou ils ont tous émigré d’Irak. Il y a aussi des membresde la tribu de Bani Assad à Ahvaz dans le Khuzestan d’Iran.

[2] Les Quraychites, sont les descendants de Quraysh. Ils appartiennent au groupe des Arabes adnanites qui se disaient descendants d’Adnan et par lui d’Ismaël. Les plus farouches adversaires de Mahomet se sont recrutés parmi les Quraychites. Un de ses oncles Abû Lahab qui fait l’objet de la condamnation divine dans la sourate CXI. Un autre adversaire déclaré est Abû Sufyân qui se convertit à l’islam au moment de la prise de la Mecque par les troupes musulmanes. Son fils Mu`âwîya sera le premier calife héréditaire, fondateur de la dynastie Omeyyade. Le 15 mars 624, le clan mecquois des Quraychites, qui avait contraint Mahomet à l’exil vers Médine deux ans auparavant, est défait par la petite troupe de Mahomet à la bataille de Badr, première bataille victorieuse de l’islam, devenue mythique.

[3] La bataille du Yarmouk est une bataille majeure entre les forces musulmanes conduites par le califat rachidun et les armées de l’Empire romain d’Orient. La bataille consiste en une série d’engagements qui s’étalent sur une durée de six jours en août 636, près de la rivière Yarmouk qui marque aujourd’hui la frontière entre la Syrie et la Jordanie, au sud-est de la Mer de Galilée. La bataille est une grande victoire pour les musulmans qui mettent fin à la domination byzantine en Syrie. Pour certains historiens, la bataille du Yarmouk est l’un des engagements majeurs de l’histoire et marque la première grande vague des conquêtes musulmanes. Elle est notamment à l’origine de l’expansion de l’islam au sein du Levant chrétien.

[4] La bataille du chameau est une des batailles entre les premiers musulmans, opposant le clan des Quraychites à La Mecque aux fidèles d’Ali. Elle a lieu le 9 décembre 656 près de Bassorah. À l’issue de cette bataille, Ali est vivant et les deux chefs de l’insurrection morts.

[5] La bataille de Kerbala eut lieu le 10 octobre 680 en Irak. Dans le calendrier musulman c’est le 10 de muharram 61 A.H. La commémoration de cette bataille est le deuil chiite d’Achoura. Cette commémoration se célèbre tous les 10 muharram, c’est-à-dire, en suivant le calendrier lunaire et non pas le calendrier grégorien. La bataille opposa la puissante armée de Yazid Ibn Mu’awiyya (environ 30 000 hommes) à l’armée des partisans de Husayn, fils d’Ali et petit-fils du prophète Mahomet, qui se réduisait à 72 hommes.

[6] Le Hedjaz est la région ouest de la péninsule arabique, comprenant notamment les provinces de Tabuk, Médine, La Mecque et Al Bahah ; sa principale ville est Djeddah, mais les cités les plus connues sont les villes de La Mecque et Médine.

[7] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.

[8] Fostat fut la première capitale arabe de l’Égypte. La ville fut fondée par le général Amru ben al-As à la suite de la conquête de l’Égypte par les Arabes en 641. C’est là que la première mosquée du pays et de l’Afrique fut bâtie. Fostat était aux temps des dynasties omeyyades (661-750) et abbassides (750-1050) un camp fortifié. La ville était le centre du pouvoir administratif de l’Égypte jusqu’en 1168, lorsqu’elle fut incendiée par son propre vizir, Shawar, qui voulait empêcher les croisés de piller ses richesses.

[9] Syrie

[10] Homs appelée Émèse dans l’Antiquité, est une ville et un centre industriel et économique syrien de haute importance, en raison de sa situation géographique au centre du pays, sur l’Oronte, alors que les frontières de son district touchent le Liban et l’Irak.

[11] Damas est la capitale de la Syrie. Damas est l’une des villes les plus anciennes continuellement habitées au monde. La vieille ville se trouve sur la rive sud de la rivière Barada, qui est presque à sec. À l’intérieur des remparts se trouvent plusieurs monuments comme la mosquée des Omeyyades, le palais Azim ou encore le caravansérail Khan Assad Pacha. Rues ou ruelles couvertes et bordées de boutiques, les souks (souk Al-Hamidiyya, souk Medhatt Basha, souk Bzouriye) pénètrent la vieille Cité, principalement à l’ouest de la mosquée des Omeyyades. Par le tracé de l’ancienne Via Recta on gagne la partie Est où se situent les quartiers chrétiens, en particulier le quartier de Bab Touma. Ces derniers abritent de nombreuses églises, basiliques et cathédrales de tous les rites présents en Syrie : grec-orthodoxe, grec-catholique (melkite), maronite, syriaque, arménien, chaldéen qui montrent toute la richesse liturgique orientale. À Bab Kissan, la chapelle Saint-Paul commémore la fuite de saint Paul caché dans un panier à ce niveau du mur d’enceinte.