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Artaxerxès 1er dit Longue-Main

vendredi 14 février 2020, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 24 juillet 2011).

Artaxerxès 1er dit Longue-Main

Roi perse de 465-424 av.jc

Artaxerxès Ier sur sa tombe de Naqsh-e Rostam. Source : wiki/ Artaxerxès Ier/ Auteur Diego DelsoFils de Xerxès 1er et de la reine Amestris. Au début de son règne il fait assassiner Artaban, ministre et assassin de son père, certains de ses frères, après la révolte de l’un d’entre eux, le satrape de Bactriane [1], pour s’assurer le pouvoir.

Comme son père, il doit faire face à une révolte de l’Égypte, de 465 à 460. Inaros, roi Libyen de Cyrène [2] et son commandant Amyrthée, regroupe les forces nationalistes éparses dans le delta du Nil et se déclare roi.

Athènes lui envoie une escadre pour l’aider à affronter les Perses [3]. En 456, il l’emporte malgré tout. Le corps expéditionnaire athénien, retranché sur une île du Nil, est massacré vers 454 tandis qu’une flotte de renfort est anéantie. Puis il remplace son frère Achaiménès par Arsamès à la tête de la satrapie [4] d’Égypte.

En 450, il fut battu par l’Athénien Cimon qui reprend Chypre [5] et en 449-448, il est contraint de signer la paix avec les Grecs dite la paix de Callias [6], qui met fin aux guerres Médiques. Par ce traité les Perses renoncent aux cités grecques de Ionie [7].

Pendant une génération, le calme revient dans l’Empire. Il accueille l’Athénien Thémistocle qui était le vainqueur de la bataille de Salamine [8], après avoir été exilé, victime d’ostracisme.

Il autorise les Juifs Esdras et plus tard Néhémie à rentrer à Jérusalem. Il donne à Esdras une lettre de décret lui donnant ordre de prendre en charge les affaires civiles et ecclésiastiques de la nation juive.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ Artaxerxès I

Notes

[1] La Bactriane ou Bactrie est une région à cheval sur les États actuels d’Afghanistan, du Pakistan, de la Chine, du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan et aussi un peu du Turkménistan, située entre les montagnes de l’Hindū-Kūsh et la rivière Amou-Daria. Elle était beaucoup plus grande autrefois. Elle avait pour bornes : au sud les Paropamisades et l’Inde ; au nord, la Sogdiane ; à l’est, la Scythie extra Imaum ; à l’ouest, l’Hyrcanie, et contenait, entre autres contrées, la Margiane, la Guriane, la Bubacène, le pays des Tochares et des Marucéens.

[2] Cyrène, l’ancienne ville grecque en actuelle Libye, est la plus ancienne et la plus importante des cinq colonies grecques dans la région et lui donne son nom de Cyrénaïque, qui est encore utilisé aujourd’hui. Ancien évêché, elle se situe dans la vallée de Djebel Akhdar.

[3] Synonyme d’Iraniens (terme utilisé pour les désigner en Occident jusqu’en 1934).

[4] Un satrape est le gouverneur d’une satrapie, c’est-à-dire une division administrative de l’Empire perse.

[5] L’île de Chypre, que les anciens Égyptiens nommaient « Alachia », les anciens Assyriens « Iatnana » et les Phéniciens « Enkomi », était dès l’Antiquité au carrefour d’importants courants commerciaux, assimilant au fil des siècles différentes cultures provenant de la Crète minoenne, de la Grèce mycénienne et de tout le pourtour du bassin Levantin ; son nom de « Kupros » signifie cuivre, en référence aux importants gisements de ce métal, qui assurèrent sa renommée et sa prospérité dans l’ensemble du bassin méditerranéen. Chypre était aussi connue pour ses nombreuses épices et plantations. L’histoire de Chypre fut très mouvementée et l’île subit de nombreuses tutelles : hellénistique, romaine, byzantine, arabe, franque, vénitienne, ottomane et enfin britannique.

[6] La paix de Callias est un traité conclu en 449 av. jc par lequel l’Empire achéménide et les Grecs mettent fin aux guerres médiques, après la victoire d’Athènes à Salamine de Chypre la même année. Elle porte le nom de Callias, l’homme politique athénien qui l’aurait négociée. Son existence est contestée depuis l’Antiquité et fait encore aujourd’hui l’objet d’un vif débat parmi les historiens.

[7] L’Ionie est une région du monde grec antique située à l’ouest de l’Asie mineure, entre Phocée et Milet. Elle correspond à la région située dans un rayon de 170 km autour de la ville actuelle d’Izmir. Elle emprunte son nom à Ion, ancêtre légendaire des peuples de cette région. C’est en Ionie que se sont développées les premières formes de science de la philosophie en Occident, chez les penseurs appelés Présocratiques. Les côtes ioniennes présentent beaucoup d’avantages économiques : de bons abris naturels facilitant l’établissement de ports pour le commerce avec des communications aisées vers l’arrière-pays, un climat agréable, des vallées ouvertes pour la culture des céréales et l’élevage des chevaux, des plateaux pour l’élevage des moutons, des collines pour les arbres fruitiers et les oliviers. Dans l’Antiquité, elle fédérait douze cités grecques, du continent et des îles : Chios, Éphèse, Érythrée, Clazomènes, Colophon, Lébédos, Milet, Myonte, Phocée, Priène, Samos et Téos. Halicarnasse les rejoignit après. Brillant foyer de la civilisation hellénique aux 7ème et 6ème siècle av. jc, elle appartient à une ensemble plus vaste appelé « Grèce d’Asie » ou « Grèce de l’Est ».

[8] La bataille de Salamine est une bataille navale qui opposa le 29 septembre 480 av. jc (22 du mois Boédromion dans l’antique calendrier athénien) la flotte grecque menée par Eurybiade et Thémistocle à la flotte perse de Xerxès 1er.