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Guglielmo Raimondo III Moncada dit le Conquérant

lundi 27 juin 2022, par ljallamion

Guglielmo Raimondo III Moncada dit le Conquérant (mort en 1398)

Marquis de Malte-Comte d’Augusta-Comte de Novara

Il appartient à la maison de Moncada [1]. Il est le fils de Matteo Moncada, comte d’Adrano [2] et de Giovanna Peralta di Castelabelotta.

Il soutient le parti de Martin 1er d’Aragon et de Pierre IV d’Aragon lors des troubles à la succession du roi Frédéric III de Sicile.

C’est lui qui organise l’enlèvement de Marie 1ère de Sicile au château Ursino [3] à Catane [4] le 23 janvier 1379 pour éviter son mariage projeté avec Jean Galéas Visconti.

Guglielmo Raimondo Moncada la séquestre dans le château d’Augusta [5]. De là elle fut conduite en Sardaigne [6], puis à Barcelone [7] à la cour du roi Pierre IV, qui la marie à son neveu Martin le jeune le 29 novembre 1391 à Barcelone. Le couple parvient ensuite avec difficulté à reprendre le pouvoir en Sicile en 1392.

Pour son aide, Moncada reçoit plusieurs charges et titres après la victoire de Martin 1er de Sicile. Il est fait conseiller royal et grand justicier du royaume. Il se voit attribué Malte [8] le 2 avril 1392, mais aussi le comté de Naro [9] et le fief de Sortino [10]. À cette occasion, Malte est élevé en marquisat, Guglielmo Raimondo Moncada est donc le premier marquis de Malte.

Mais l’attribution de Malte fut de brève durée puisqu’à peine un an plus tard, le 5 juillet 1393, le nouveau pouvoir concède finalement l’archipel à Artale II Alagona , fils du défunt vicaire de Sicile [11] qui avait pourtant combattu les Catalans. Cette nomination cherchait à fidéliser un baron puissant mais va sans doute aussi provoquer le ressentiment de Moncada, en dépit des terres qui lui sont concédées en échange de cette perte.

Artale II Alagona se rebella à nouveau contre le roi malgré qu’il avait reçu les îles maltaises. Par rétorsion, l’archipel maltais lui est retiré pour être rendu à Moncada le 15 janvier 1396. Mais cette restitution ne semble pas avoir assagi Moncada qui se rebelle lui aussi contre le pouvoir royal en janvier 1397. Battu, ses possessions lui sont destituées le 16 novembre 1397.

Il meurt un an plus tard en 1398.

Il épouse en premières noces le 3 septembre 1367, Beatrice Alagona, fille de Giovanni Alagona et d’Isabella Palizzi. Elle lui apporte une dot de 1200 onces. Pour son mariage, son père Matteo Moncada lui offre le comté d’Augusta. De cette union naissent cinq enfants

Il épouse ensuite Stefania qui lui donne un fils, Guglielmo Raimondo IV Montecateno qui sera son héritier universel.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guglielmo Raimondo III Moncada/ Portail de la Sicile/ Catégories : Comtes et marquis de Malte

Notes

[1] famille noble originaire de Catalogne, dont un rameau rejoint la Sicile en 1282)

[2] Adrano ou Aderno est une ville italienne située dans la province de Catane, en Sicile. Adrano est situé sur les pentes de l’Etna.

[3] Le château d’Ursino est un château du 13ème siècle situé à Catane, en Sicile, et autrefois réputé inexpugnable. Construit aux environs de l’an 1239, il appartenait au roi Frédéric II de Sicile. Il s’agit de l’un des rares édifices de Catane à avoir survécu au tremblement de terre de 1693. Le château est organisé selon un plan rectangulaire, avec de larges tours circulaires à chaque coin. À l’époque où le château a été construit, il se situait sur une falaise dominant la mer. À la suite des éruptions volcaniques et des séismes, il se trouve désormais un kilomètre à l’intérieur des terres. Les anciennes fosses du château furent par ailleurs remplies de lave au début du 17ème siècle, à la suite d’une éruption de l’Etna. L’édifice abrite aujourd’hui le musée municipal de Catane, ainsi qu’une galerie d’art.

[4] Catane est une ville de la province du même nom en Sicile en Italie. C’est la deuxième ville la plus peuplée de l’île derrière Palerme. Le 4 février 1169, un séisme provoqua la mort de milliers de personnes. L’empereur Frédéric II fit construire le Castello Ursino (fort militaire) entre 1239 et 1250. La ville subit des destructions lors de la guerre des Vêpres siciliennes en 1282. À partir de 1282, sous l’influence aragonaise, Catane devint la capitale du royaume de Sicile. En 1376, les reliques de sainte Agathe furent déposées dans la cathédrale de Catane. La première université sicilienne fut fondée à Catane en 1434.

[5] Augusta est une ville italienne, située dans la province de Syracuse en Sicile. C’est sur les ruines de Xiphonia, qu’est fondé en 1232 le port fortifié d’Augusta, par Frédéric II (roi de Sicile en 1197, roi des Romains en 1212, empereur du Saint-Empire romain germanique en 1220). Ce dernier peut se maintenir en Sicile grâce à l’appui du pape Innocent III jusqu’à ce que la bataille de Bouvines fasse de lui le maître de l’Allemagne. C’est une personnalité originale, défenseur des arts et des lettres. Disciple d’Averroès, il laisse à la Sicile et à ses villes l’empreinte de son œuvre et de son goût pour l’art et la philosophie arabe. Le château date de la fondation de la ville

[6] Le Regnum Sardiniæ et Corsicæ (royaume de Sardaigne et de Corse) est créé le 4 avril 1297 par le pape Boniface VIII afin de résoudre les conflits entre les maisons d’Anjou et d’Aragon au sujet du royaume de Sicile, conflits déclenchés par les fameuses Vêpres siciliennes. C’est donc un royaume de compensation, attribué à Jacques II le Juste d’Aragon. La Sardaigne reste toutefois soumise à de puissants seigneurs portant le titre de judex, elles-mêmes sous l’influence des cités de Pise et de Gênes. En 1323, Jacques II forme une alliance avec le juge d’Arborée, d’origine catalane, et la ville de Sassari, et contrôle les judicats de Cagliari et de Gallura, éliminant de l’île les Pisans. Le contrôle royal n’est toutefois définitif qu’au début du 15ème siècle, quand Martin le Jeune, roi de Sicile et procureur de Sardaigne pour le compte de son père le roi d’Aragon Martin le Vieux, défait les derniers juges d’Arborée, dont Éléonore d’Arborée, célèbre pour sa novatrice charte appelée Carta de Logu, et achète les droits sur le Royaume. La Corse n’est pas conquise et les rois d’Aragon cessent d’y prétendre en 1479, après que la mention et Corsicæ est retirée de l’appellation officielle du royaume. La Sardaigne, rattachée à la couronne d’Aragon, passe avec cette dernière, dans la monarchie espagnole au 16ème siècle.

[7] Barcelone devint le centre d’un territoire qui comprenait l’actuelle Catalogne, différentes possessions maritimes, ainsi que la confédération catalano-aragonaise (1282-1412) pendant une bonne partie de son histoire. Barcelone fut l’une des principales puissances méditerranéennes du 13ème au 15ème siècle, centre d’un important commerce maritime rivalisant avec Gênes, Pise et Venise. À partir du 14ème siècle, la ville entre dans une période de déclin à la suite de l’extinction de la dynastie catalane et la succession par la famille castillane des Trastamara, qui culmine avec le mariage de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle de Castille. Dès lors, la tradition pactiste des institutions catalanes se heurtera au modèle absolutiste de la monarchie castillane. Barcelone est une première fois dévastée à la suite de la proclamation de la république de Catalogne sous protection française (1640 à 1652, année où les Français sont assiégés dans la ville). Lors de la guerre de Succession (1701-1714), Barcelone, comme la plupart de la Catalogne, prit le parti de l’archiduc Charles contre le roi Bourbon, Philippe V. Après le siège de 1697, la ville s’ouvre à l’armée de l’archiduc et le proclame roi sous le nom de Charles III. Barcelone est assiégée par les Franco-Espagnols en 1705 et 1706, puis à nouveau de juillet 1713 à septembre 1714.

[8] Après la conquête de Malte par Roger de Hauteville en 1091, l’archipel devient un territoire de la couronne de Sicile en entre dans sa période féodale. En 1192 Malte est élevée en comté puis en marquisat en 1393. Jusqu’à l’arrivée des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1530, Malte sera tantôt sous l’autorité d’un comte, tantôt intégrée au domaine royal et directement administré par des fonctionnaires nommés par la cour de Palerme. Malte est souvent offerte en cadeau à des membres de la famille royale à des nobles pour services rendus à la couronne. Pour cette raison, la chronologie est complexe est parfois peu sûre.

[9] Naro est une commune italienne de la province d’Agrigente en Sicile. La ville de Naro est située au Sud de la Sicile, à proximité d’Agrigente

[10] Sortino est une commune italienne, située dans la province de Syracuse, dans la région Sicile, en Italie. Sortino se trouve au nord-ouest de Syracuse avec une distance de 30 kilomètres. Mais également une distance de 60 kilomètres avec la ville de Catane. Sortino se trouve dans la haute vallée d’Anapo.

[11] Au début du 13ème siècle, l’empereur Frédéric II organisa le regnum Italie ("royaume d’Italie", c’est-à-dire le nord de la péninsule) en plusieurs vicariats. Ces vicariats étaient confiés à des représentants impériaux nommés pour un an et dont les compétences étaient à la fois civiles et militaires. Ces vicaires étaient inspirés de l’organisation qu’il avait mise en place en Sicile. De 1237 à 1240